Soros met 30 mil­lions sur la table
George Soros met 30 mil­lions pour racheter des radios en Pologne. Une paille pour le bud­get d’un mil­liard de dol­lars de son Open Soci­ety Foun­da­tion. L’Observatoire du jour­nal­isme ne sera jamais financé par Soros. C’est pourquoi nous avons besoin de vous. Pour nous aider, nous aimer, vous pou­vez don­ner avec un reçu fis­cal de 66% de votre don, c’est par ici.

 
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La presse payante s’autocélèbre

Réunis vendredi 8 février pour présenter une étude sur les « contrats de lecture », sept grands patrons de presse ont vanté les bienfaits du modèle de l’information payante, tout en insistant sur la nécessité partielle du gratuit.

Suite aux résul­tats de cette étude qu’ils avaient com­mandé, les patrons des jour­naux Le Monde, Le Figaro, Les Échos, La Croix, L’Équipe, Libéra­tion et Le Parisien-Aujourd’hui en France sont unanimes : le fait de pay­er l’information est un gage de qual­ité pour le lecteur. En effet, ces derniers pensent que l’information payante per­met d’approfondir les sujets, tan­dis que la gra­tu­ité n’offre que du « break­ing-news ». Les directeurs des grands quo­ti­di­ens nationaux parta­gent cette analyse et insis­tent sur l’utilité du gra­tu­it, pour attir­er le lecteur, et surtout les jeunes, vers le payant, plus dévelop­pé.

Con­cer­nant les jour­naux entière­ment gra­tu­its comme Métro ou 20 Min­utes, seuls 2 % des sondés con­sid­èrent leur infor­ma­tion comme étant de qual­ité. Mais les gra­tu­its ont protesté, arguant que l’étude n’avait pas pris en compte les lecteurs exclusifs de leurs jour­naux, et que la gra­tu­ité avait per­mis de touch­er un lec­torat plus jeune que celui, vieil­lis­sant, des quo­ti­di­ens payants.

Mais ce que les grands quo­ti­di­ens payants, qui ont relayé cette infor­ma­tion, ten­tent de dis­simuler, c’est qu’au final, seuls 25 % des lecteurs esti­ment que l’information payante qui leur est pro­posée est de qual­ité ! Ain­si, out­re les con­clu­sions intéres­santes tirées de cette étude, qui sait lire entre les lignes aura com­pris le pro­fond dés­in­térêt et le manque de con­fi­ance crois­sant qu’expriment les lecteurs des prin­ci­paux médias insti­tu­tion­nels.

Crédit pho­to : graphique Le Figaro 2011

Le numérique sourit au New York Times

Alors que le quotidien américain avait perdu 40 millions d’euros en 2011, ce dernier vient de dégager, pour cette année 2012, un bénéfice net d’environ 133 millions d’euros.

Ce qui a changé : aupar­a­vant, le New York Times tirait son prin­ci­pal finance­ment de la pub­lic­ité. Le secteur pub­lic­i­taire étant en crise, les jour­naux reposant sur ce mod­èle en ont pâti. Désor­mais, le jour­nal dégage plus de revenus grâce à ses ventes, et par­ti­c­ulière­ment de ses abon­nements numériques. Fin 2012, on recen­sait 668 000 abon­nements à son édi­tion numérique sur inter­net. Ses recettes pub­lic­i­taires ont bais­sé, mais cela n’a vis­i­ble­ment pas eu d’impact sur sa bonne tenue durant le précé­dent exer­ci­ce.

De plus en plus, le mod­èle axé autour des abon­nements et des lecteurs, ten­dant à s’écarter du mod­èle pub­lic­i­taire, s’impose comme une per­spec­tive d’avenir pour la presse.

Crédit pho­to : cap­ture d’écran nytimes.com

Aides à la presse : une « faible efficacité » !

Après le président de la République, le ministre de la culture et tant d’autres, c’est au tour de la Cour de Comptes de remettre en question la politique d’aides à la presse, dans son rapport annuel, publié le 12 février dernier.

Il est vrai que ces aides à la presse coû­tent cher. Comme le souligne Les Echos, « chaque année, l’Etat dépense pas moins de 1,2 mil­liard d’euros pour aider les jour­naux ». Cela se traduit par une TVA très faible, des tar­ifs postaux préféren­tiels, des aides au portage etc.

La Cour des comptes est donc sévère sur le plan d’aides lancé en 2009, qui « a con­duit à un dou­ble­ment des dépens­es du min­istère de la cul­ture et de la com­mu­ni­ca­tion en faveur du secteur de la presse écrite ». Pour autant, « ce plan n’a pas obtenu les effets escomp­tés, ni per­mis de cor­riger les faib­less­es de la poli­tique d’aide à la presse qui se car­ac­térise par un sys­tème de « guichet » au ser­vice d’objectifs mul­ti­ples ».

La Cour des comptes recom­mande donc « une réforme pro­fonde de la poli­tique d’aide à la presse compte tenu de son coût et de sa faible effi­cac­ité » . Con­crète­ment, cela doit pass­er par une « mise en cohérence des nom­breuses aides exis­tantes », une « réflex­ion sur le périmètre d’application des tar­ifs postaux préféren­tiels et du taux de TVA « super réduit » à 2,1% », et une « mod­erni­sa­tion du secteur ».

En bref , l’Etat est prié de réduire et de mieux ori­en­ter ses dépens­es dans ce domaine. On sait que les rap­ports de la Cour des comptes sont rarement suiv­is d’effet…

Qu’en sera-t-il de celui-là ?

Source : Les EchosRap­port annuel de la Cour des comptes

Crédit pho­to : cap­ture d’écran www.ccomptes.fr

Ouest-France : premier bilan déficitaire

Pour la première fois de son histoire, le quotidien Ouest-France perd de l’argent !

Ouest-France, 1er quo­ti­di­en français, qui pub­lie 50 édi­tions locales avec un tirage de 750 000 exem­plaires, a annon­cé une perte de 5 mil­lions d’euros en 2012. L’évènement est his­torique puisque qu’il s’agit du pre­mier bilan défici­taire depuis la créa­tion du titre en 1944. La chute est rude pour le quo­ti­di­en région­al qui affichait encore en 2011 un béné­fice de 2,6 mil­lions d’euros.

Si la dif­fu­sion reste sta­ble (+ 0,14%, mais après un recul de -1,2 % en 2011), c’est la baisse des recettes pub­lic­i­taires de l’ordre de 3,5 % qui serait directe­ment respon­s­able de ce mau­vais résul­tat. La perte est con­séquente lorsque l’on sait que la pub­lic­ité représente 40 % des revenus du jour­nal, pour un chiffre d’affaires de 330 mil­lions d’euros. Ce sont les annon­ceurs nationaux qui ont fait défaut tan­dis que la pub­lic­ité locale s’est main­tenue.

Le quo­ti­di­en Les Échos qui rap­porte cette infor­ma­tion présage une année 2013 dif­fi­cile pour le quo­ti­di­en de l’indéboulonnable François-Régis Hutin (aujourd’hui âgé de 83 ans et tou­jours P-DG du groupe) dans le con­texte économique actuel, avec de plus une baisse con­stante des aides de l’État réduites de moitié en trois ans (5 mil­lions d’euros en 2012).

Si les investisse­ments sont main­tenus avec l’achat de deux nou­velles rota­tives à 35 mil­lions d’euros, le vice-prési­dent du groupe, Louis Echelard, a néan­moins annon­cé qu’il n’y aurait aucune embauche en 2013, ni de rem­place­ment des départs en retraite. Il envis­age égale­ment une éventuelle aug­men­ta­tion du prix du quo­ti­di­en, l’un des moins chers de France à 0,80 cts.

Franck Chaumont : journaliste ou militant ?

En complément de l’enquête consacré aux journalistes engagés aux côtés des politiques, nous avions omis de signaler le conseiller presse de la ministre de la culture Aurélie Filipetti, Franck Chaumont, dont le parcours professionnel alterne les allers-retours entre journalisme et engagement militant.

Franck Chau­mont a ain­si débuté sa car­rière pro­fes­sion­nelle comme rédac­teur en chef de la sta­tion radio Beur FM entre 1992 et 1998 avant de devenir chargé de com­mu­ni­ca­tion et des rela­tions presse de France-Lib­ertés, Fon­da­tion Danielle Mit­ter­rand.

En 2001, il revien­dra vers le jour­nal­isme comme présen­ta­teur des jour­naux de la nuit et reporter à Radio France Inter­na­tionale. A par­tir de 2003, il dirige la com­mu­ni­ca­tion du très médi­a­tique mou­ve­ment « Ni putes ni soumis­es ».

En juin 2007, Franck Chau­mont s’engage claire­ment en poli­tique comme attaché de presse et col­lab­o­ra­teur par­lemen­taire d’Aurélie Fil­ip­pet­ti, députée de Moselle, qui est alors porte-parole du groupe PS à l’Assemblée nationale.

Homme de con­fi­ance de la future min­istre, c’est tout naturelle­ment qu’il est nom­mé rue de Val­ois, comme son con­seiller pour la com­mu­ni­ca­tion et les rela­tion avec la presse. C’est égale­ment un mil­i­tant gay revendiqué, auteur du livre « Homo-ghet­to » (Édi­tions du Cherche-Midi — 2009 ) où il dénonce “un décalage” entre les cen­tres-villes et les cités sur la ques­tion homo­sex­uelle.

Crédit pho­to : cap­ture d’écran site tetu.com

Médias : Les Inrockuptibles donnent dans la liste

David Doucet s’indignait en octobre dernier dans Les Inrockuptibles de voir des plumes « d’extrême-droite » sur des sites « grand public ».

Pour le jour­nal­iste David Doucet « depuis quelques mois, nom­bre d’extrémistes de droite trou­vent des tri­bunes sur des sites grand pub­lic bien peu regar­dants sur l’origine de leurs con­tribu­teurs ».

Deux médias sont mis en cause : le site Boule­vard Voltaire crée par Robert Ménard et Dominique Jamet, accusés d’avoir pub­lié des arti­cles de l’ex député européen du Front nation­al Jean-Yves Le Gal­lou, de l’historien Bernard Lugan, du « mil­i­tant com­plo­tiste et sou­verain­iste » Pierre Hillard, de « l’avocat pro-israélien rad­i­cal » Gilles-William Gold­nadel ou encore de Nico­las Gau­thi­er, ancien directeur de la pub­li­ca­tion de Flash, et même d’André Bercoff qui a eu le mau­vais goût à ses yeux de com­met­tre un livre d’entretien avec Pierre Cassen, Chris­tine Tasin et Fab­rice Robert (Apéro saucis­son pinard, Xénia, 2012).

Le deux­ième média mis en cause est le pure play­er Atlanti­co qui a pub­lié des arti­cles de Jean-Paul Gourévitch, « spé­cial­iste auto­proclamé des migra­tions », de Chris­t­ian Rol, « ancien mil­i­tant du GUD » ou de Patrice de Plun­kett au « passé mil­i­tant au sein de la Nou­velle Droite ».

Ces écrivains et jour­nal­istes vien­nent d’horizons poli­tiques très divers mais pour David Doucet, un rien para­noïaque, il s’agit d’un com­plot : « des per­son­nal­ités d’extrême-droite font de l’entrisme sur des sites d’infos », l’extrême-droite sem­blant ici être résumé à quiconque ne pense pas comme David Doucet.

Pas une seule ligne de ces « extrémistes » n’est citée, pas une idée « scan­daleuse » exposée, pas une erreur réfutée, pas l’ombre d’une argu­men­ta­tion avancée. L’auteur se con­tente de dress­er une liste de gens qu’il voudrait voir ban­nir des médias parce qu’ils ont le mal­heur de ne pas penser comme lui. Un mag­nifique exem­ple de tolérance appliquée, pour un mag­a­zine qui n’a pour­tant que ce mot à la bouche.

Qui possède les médias belges ?

La concentration des médias dans des grands groupes industriels n’est pas l’apanage de la France.

En Bel­gique, la plu­part des grands médias sont aux mains de sept groupes privés, qui con­trô­lent ain­si l’information en fonc­tion de leur intérêt économique. Un site belge les recense : frerealbert.be *

* infor­ma­tions datant de 2009, date de leur pub­li­ca­tion, et pou­vant donc s’avérer impar­faites

Mariage gay : « Avalanche de lettres » au Nouvel Obs

Le Nouvel Obs du 31 janvier affirme avoir reçu « une avalanche de lettres » exprimant « une franche hostilité » au projet de « mariage pour tous » du gouvernement en faveur duquel l’hebdomadaire a ouvertement pris position.

« Beau­coup de cour­riels éma­nent d’abonnés » ou de « lecteurs réguliers » qui ont « par­fois » voté pour François Hol­lande et qui dis­ent se sen­tir « méprisés » suite aux dif­fi­cultés ren­con­trées par les organ­isa­teurs de la Manif pour Tous pour être reçus par le Prési­dent de la République, ajoute Le Nou­v­el Obs. L’hebdomadaire affirme les avoir pub­lié sur le blog Parole des lecteurs du Nou­v­el Obs.

Presstalis : Le Figaro VS la CGT

Trop, c’est trop. Selon Le Figaro de jeudi, « le syndicat du livre SGLCE-CGT a bloqué la parution des quotidiens plus de trente fois depuis l’annonce d’un plan de restructuration de Presstalis en septembre, n’hésitant pas à user de l’intimidation physique et à détruire des journaux ».

Presstal­is, qui dis­tribue l’intégralité des quo­ti­di­en, s’était en effet engagé à sup­primer la moitié de ses (sur)effectifs sur­payés (en comp­tant les divers­es primes, entre 4 200 et 5 500 euros brut men­su­els pour les ouvri­ers, entre 5 700 et 7 100 euros pour l’encadrement, affirme Le Figaro) en trois ans, alors qu’en dix ans, le vol­ume de jour­naux à achem­iner chaque jour a dimin­ué de 25%. D’où ces grèves de dis­tri­b­u­tion qui font per­dre aux édi­teurs 300 000 euros par jour de non-paru­tion et met­tent en péril les quo­ti­di­ens les plus frag­iles comme Libéra­tion ou L’Humanité. Face aux destruc­tions de jour­naux et aux vio­lences des syn­di­cal­istes, ils n’osent pas dépos­er plainte (à cause des mesures de rétor­sion) ni quit­ter Presstal­is (un seul départ serait fatal à l’entreprise) tan­dis que les autres logis­ti­ciens sont ter­ror­isés à l’idée de rem­plac­er l’actuel prestataire donc de devoir affron­ter la colère des ouvri­ers du livre.

Très remon­té par ces révéla­tions, le syn­di­cat du livre SGLCE-CGT répond au Figaro en ces ter­mes : « Devant un tel tis­su de men­songes et tant d’inepties, nous pour­rions raisonnable­ment penser que la pre­mière salle de shoot a vu jour au 14 boule­vard Hauss­mann, siège du Figaro et que Mon­sieur Enguérand Renault, auteur dudit arti­cle, en est un mem­bre con­som­ma­teur act­if. » Serge Das­sault y est vio­lem­ment attaqué (« celui qui a été con­damné d’inégibilité »,« marc­hand d’armes », « celui qui tient un dis­cours aux relents homo­phobes »), Enguérand Renault aus­si (« vas­sal »,« chien de garde », « valet », « domes­tique » de Das­sault). Le point God­win est même atteint puisque la CGT affirme que le père du pro­prié­taire du Figaro « fut sauvé du camp de la mort de Buchen­wald par Mar­cel Paul, mem­bre du Par­ti com­mu­niste et de la CGT ».

Crédit pho­to : cap­ture d’écran site LeFigaro.fr

Séguéla condamné en diffamation face à Pouzilhac

Selon Le Point, Jacques Séguela a été condamné devant le TGI de Paris le 14 janvier dernier à 7 000 euros de dommages et intérêts et 3 000 euros pour frais de justice dans le conflit qui l’opposait à Alain de Pouzilhac.

Le pub­lic­i­taire n’avait pas été ten­dre, en 2010, avec son ancien prési­dent à l’Euro RSCG. Invité de LCP-AN, il avait alors défendu Chris­tine Ock­rent et mis en cause M. de Pouzil­hac dans l’affaire d’espionnage à l’AEF : « Je con­nais Alain de Pouzil­hac, qui a été mon prési­dent, qui a fail­li nous met­tre en fail­lite à Euro RSCG, qui, si Vin­cent Bol­loré n’était pas arrivé, aurait ven­du. (…) Pen­dant un an, il m’a bour­ré le mou avec les mêmes procédés, les mêmes équipes, et j’ai vu le com­bat qu’il a fait à Vin­cent Bol­loré. C’est un mir­a­cle que Vin­cent Bol­loré n’en ait pas eu marre ! »

« Quand il voit qu’il est acculé, il est prêt à tout. C’est ça la véri­ta­ble his­toire et il n’y a pas de rai­son que ce soit la plus grande jour­nal­iste (qui) soit traitée comme elle est traitée. C’est inad­mis­si­ble », avait-il ajouté.

Des pro­pos « vir­u­lents et dén­i­grants » pour le TGI de Paris, qui a con­sid­éré qu’ils révélaient une « ani­mosité per­son­nelle » et n’avaient pour « seul but que de nuire (…) à la con­sid­éra­tion pro­fes­sion­nelle ». Jacques Séguéla et Alain de Pouzil­hac, aupar­a­vant bons amis, ont vu leur rela­tion se dégrad­er en juin 2005 quand Vin­cent Bol­loré avait reçu le sou­tien de Séguéla après avoir ren­ver­sé Pouzil­hac à l’Euro RSCG.

Crédit pho­to : DR VidéoPeps via Youtube

Danemark : Lars Hedegaard échappe à un attentat

Lars Hedegaard, président de la Société de la presse libre du Danemark, très critique vis-à-vis de l’islam et estimant que la liberté d’expression « est menacée, principalement par des groupes d’intérêt et de pression religieux et idéologiques », vient d’échapper à un attentat ce mardi 5 février.

L’écrivain et his­to­rien danois, rési­dent de Fred­eriks­berg, com­mune de Copen­h­ague, a reçu dans la mat­inée la vis­ite d’un faux posti­er qui, armé d’un pis­to­let, a tiré en direc­tion de sa tête et l’a man­qué de peu. Une bagarre s’en est suiv­ie, déclen­chant la fuite de l’agresseur. La police a décrit celui-ci comme un homme « étranger » qui por­tait une « barbe fournie ».

Selon la prési­dente de la branche sué­doise de l’association, Ingrid Car­lqvist, M. Hede­gaard aurait décrit l’homme comme « d’apparence arabe », ce qui fait le lien, selon elle, avec les posi­tions de l’association. « Nous voyons l’islam comme une idéolo­gie total­i­taire qui représente une men­ace pour notre mode de vie », a-t-elle déclaré, ajoutant que la Société de la presse libre « ne sera pas réduite au silence ».

Crédit pho­to : DR

Médias : PPDA et « le grand plouf » de TF1

Bien qu’il ait déjà été condamné en appel à 400 000 euros d’amende pour non-respect de sa clause de discrétion à l’égard de son ancien employeur TF1, en octobre dernier, Patrick Poivre d’Arvor ne garde pas sa langue dans sa poche pour autant.

Invité de Marc-Olivi­er Fogiel sur RTL ce lun­di 4 févri­er, PPDA a réa­gi aux émis­sions de télé-réal­ité qui sont actuelle­ment pro­posées sur la pre­mière chaîne d’Europe. Autant dire que « The Voice », « Star Académy », ou encore, la toute dernière, « Splash » ne trou­vent pas grâce à ses yeux. « Quand je pense qu’on était il y a encore quelques années avec Ushuaïa, on est main­tenant dans Splash, là, vrai­ment, on a fait un grand plouf, une grande dégringo­lade et encore plus si c’était pos­si­ble », a ain­si déploré l’ancien présen­ta­teur du JT.

PPDA a égale­ment tenu à mon­tr­er du doigt le grotesque de la con­cur­rence que se livrent les chaînes : « Dès qu’il y en a un qui dégaine, y a tout de suite la chaîne d’en face. Là, M6 s’est fait avoir sur le plouf. Finale­ment, ça va être TF1. Sur The Voice, même chose, ils se bouf­faient le nez. Y en a un qui dit ‘On va faire un truc sur la cui­sine’, ils se met­tent à deux sur le même rôti ! » « Ça ne nous apprend rien, ni sur la con­di­tion humaine, ni sur l’homme. Rien de rien. C’est le degré zéro de la télévi­sion, de la cul­ture, de l’information », a-t-il ajouté. La retraite rendrait-elle lucide ?

Crédit pho­to : Provence Plus via Youtube

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Qui a dit…

« La télé est le reflet de la société, elle a donc besoin de mon­tr­er la société qui est bigar­rée et métis­sée. Je crois aus­si à la valeur d’exemple de la télé qui est le reflet de ceux qui ont réus­si et ce serait bien qu’en regar­dant la télé, on trou­ve des gens qui nous ressem­blent ».

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