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Qui sommes-nous ?

Un groupe de citoyens intéressés par le monde de l’information, son évo­lu­tion, son influ­ence, aus­si ses dérives.

Le qua­trième pou­voir est devenu le pre­mier pou­voir. Celui qui fait et défait les répu­ta­tions. Celui qui mod­èle l’opinion. Assail­li par des mil­liers de mes­sages, le lecteur, l’auditeur, le spec­ta­teur est sou­vent dans un état de sidéra­tion. Nous souhaitons l’aider à pren­dre du recul, à mieux com­pren­dre d’où vient l’information et com­ment elle peut par­fois être fil­trée ou biaisée.

C’est dans cet esprit que nous avons créé l’Obser­va­toire du jour­nal­isme (OJIM). Nous souhaitons que nos lecteurs par­ticipent à notre entre­prise sous forme col­lab­o­ra­tive. Pro­posez-nous des mod­i­fi­ca­tions de por­traits ou d’analyse de réseaux, des arti­cles sur l’évolution des médias (pro­posez un arti­cle). Con­tribuez aus­si finan­cière­ment (aidez-nous).

Avec nous devenez obser­va­teurs. Mer­ci, et à tout de suite.

Claude Chol­let
Prési­dent de l’OJIM

Claude Chollet, après des études de sciences politiques à Paris, a travaillé à l’international pour l’industrie pharmaceutique. Président du GRECE (Groupement de recherches et d’études pour la civilisation européenne) dans le courant de 1986, il a créé avec un groupe de journalistes et d’étudiants en journalisme, l’Ojim (Observatoire des journalistes et de l’information médiatique) en juillet 2012, devenu Observatoire du journalisme-Ojim en 2017.

Charte

Soyez informés sur ceux qui vous informent

Le matin en vous réveil­lant vous allumez la radio. C’est même par­fois un radio-réveil qui vous tire du som­meil. Vous écoutez les infor­ma­tions. Si vous allez au tra­vail vous pour­suiv­ez votre écoute en voiture ou dans les trans­ports en com­mun grâce à votre télé­phone. Vous lisez un jour­nal gra­tu­it et achetez un quo­ti­di­en. Dans la journée vous allez nav­iguer sur les prin­ci­paux sites d’information. Le soir vous regardez les infor­ma­tions télévisées. Si vous êtes addic­tif vous écoutez en con­tinu les radios et les télévi­sons spé­cial­isées et ce en plusieurs langues.

Mais cette infor­ma­tion qui la crée ? La sélec­tionne pour vous ? Qui la trans­forme ? Qui décide pour vous ce qui doit être mis en exer­gue ou ce qui doit être tu ? L’information n’est pas un objet neu­tre, elle est pro­duite, gérée, ori­en­tée. Par qui ? Par les jour­nal­istes eux-mêmes bien sûr et par les médias qui les emploient. Les mêmes médias sou­vent con­trôlés par des groupes indus­triels et financiers qui, s’ils pré­ten­dent à la neu­tral­ité, défend­ent leurs pro­pres intérêts.

C’est Edmond Burke qui en 1787 a créé l’expression « qua­trième pou­voir », reprise ensuite par Toc­queville en 1837. Les moyens de com­mu­ni­ca­tion (tous les moyens) ser­vent – ou devraient servir – de con­tre-feux aux trois pou­voirs incar­nant l’État : exé­cu­tif, lég­is­latif et judi­ci­aire.

Mais ce qua­trième pou­voir est peut-être devenu le pre­mier. Il influ­ence les élec­tions, locales, nationales ou européennes ; il com­mente et ori­ente les déci­sions du lég­is­latif comme de l’exécutif. Le qua­trième pou­voir juge aus­si les juges comme on peut le voir à tra­vers les con­tro­ver­s­es sur les déci­sions judi­ci­aires les plus sen­si­bles. Il fait et défait les répu­ta­tions, la vôtre comme celle des groupes.

Les jour­nal­istes sont ils indépen­dants ? Ils dépen­dent de leur hiérar­chie dans les médias qui les font tra­vailler. Ils dépen­dent encore plus de leur édu­ca­tion, des cer­cles qu’ils fréquentent, de l’atmosphère cul­turelle et poli­tique restreinte dans laque­lle ils baig­nent.

Tous les jour­nal­istes ne sont bien sûr pas logés à la même enseigne. À côté de quelques dizaines de vedettes (objets de nos pre­miers por­traits) et de quelques cen­taines de jour­nal­istes employés sur une longue durée, la réal­ité est celle de mil­liers de soutiers de l’information payés à a la pige, nou­velle classe intel­lectuelle pré­carisée.

Peut-on par­ler d’une crise du jour­nal­isme ? D’une cer­taine forme de fin de la lib­erté d’expression ? Les lois en vigueur défend­ent la lib­erté de la presse tout en l’encadrant. Serge Hal­i­mi dans son ouvrage Les chiens de garde (1) est plus que cri­tique vis à vis des médias et de leurs acteurs. Hal­i­mi reprend les thès­es de Guy Debord sur la société mod­erne « Tout ce qui était directe­ment vécu s’est éloigné dans la représen­ta­tion » (2). Mais qui représente la représen­ta­tion ? La révérence devant le vrai pou­voir, la fausse imper­ti­nence, la pru­dence devant l’argent, les habi­tudes de vie com­mune ont créé un nou­veau jour­nal­isme « … en se dévoy­ant dans une société de cour et d’argent, en se trans­for­mant en machine à pro­pa­gande de la pen­sée de marché, le jour­nal­isme s’est enfer­mé dans une classe et dans une caste » (3).

Si les jour­nal­istes doivent être pro­tégés, le lecteur, l’auditeur, le spec­ta­teur ont aus­si des droits. Le droit de savoir qui par­le, qui écrit, par quel itinéraire. Prenons un exem­ple. Michel Field a par­faite­ment le droit d’avoir mil­ité active­ment chez les trot­skystes dans sa jeunesse. Mais les audi­teurs de Michel Field ont aus­si le droit de con­naître les ami­tiés de Michel Field et ses arrières plans idéologiques. Sans oubli­er les com­man­di­taires qui l’emploient. Exem­ple par­al­lèle celui de Joseph Macé-Scaron passé du droiti­er GRECE au statut d’icône du boboïsme gay chez Mar­i­anne. Ou bien Éric Le Bouch­er et ses mul­ti­ples inter­ven­tions – rémunérées – au ser­vice d’entreprises privées. Ou encore François d’Orcival passé des engagés Cahiers Uni­ver­si­taires au noble Insti­tut.

C’est ce droit de savoir de l’auditeur, du spec­ta­teur, du lecteur que l’Obser­va­toire du jour­nal­isme (OJIM) veut pro­mou­voir. Une meilleure con­nais­sance du monde jour­nal­is­tique et des médias favorise une véri­ta­ble démoc­ra­tie et une éthique civique.

C’est ce que l’Observatoire met en œuvre à tra­vers des por­traits de jour­nal­istes et des analy­ses des médias. Tout ceci dans un esprit citoyen et par­tic­i­patif. Vous êtes invité à enrichir notre site. Pour cela nous encour­a­geons nos lecteurs à com­pléter nos rubriques. Ces ajouts seront pris en compte et inté­grés dans la mesure où ils sont sour­cés et exclus d’esprit polémique. L’OJIM vise à mieux informer les citoyens sur leur envi­ron­nement médi­a­tique quo­ti­di­en. Avec votre par­tic­i­pa­tion.

(1) Serge Hal­i­mi, Les nou­veaux chiens de garde, nou­velle édi­tion 2005, Édi­tions Raisons d’Agir, télécharge­able sur Inter­net.

(2) Guy Debord, La Société du Spec­ta­cle, Folio, thèse 1.

(3) Serge Hal­i­mi, ibi­dem. Voir aus­si le remar­quable film éponyme.

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