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La BBC se trouve un nouveau patron

Le choix du BBC Trust, annon­cé jeu­di, sem­ble pour l’instant faire l’unanimité. Tony Hall, né en 1951 à Birken­head, devenu Lord Hall of Birken­head, est un homme de la BBC. Il y a débuté comme sta­giaire en 1973 et en a gravi suc­ces­sive­ment tous les éch­e­lons. Rédac­teur en chef du jour­nal de 21h en 1985, puis directeur de l’information en 1990, il a présidé aux bal­bu­tiements de la BBC numérique et à la créa­tion de la chaîne d’information con­tin­ue de la BBC (BBC News 24) et de sa cinquième chaîne de radio, Radio 5 Live (con­sacrée au sport).

Autre avan­tage, Hall n’a rien à voir avec les récents scan­dales qui ont sec­oué la grande mai­son et provo­qué la démis­sion for­cée de son précé­dent directeur-général il y a deux semaines. En effet, en 2001, il a quit­té la BBC pour diriger une grande insti­tu­tion cul­turelle, le Roy­al Opera House (Covent Gar­den), alors en pleine crise. Onze ans plus tard, le monde des arts et de l’opéra le voit à regret repar­tir vers les médias.

C’est donc fort de ses deux expéri­ences réussies, à l’intérieur de la BBC comme en dehors, que Tony Hall doit relever les défis qui atten­dent la vénérable mai­son : restau­r­er la con­fi­ance du pub­lic après une série de scan­dales et rené­goci­er la charte de la BBC.

La ques­tion qui est sur toutes les lèvres : parvien­dra-t-il faire à la BBC (17.000 employés et un bud­get de 3,5 mil­liards de livres) ce qu’il a fait à Covent Gar­den (1000 employés et un bud­get de 109 mil­lions de livres) ?

Crédit pho­to : BBC

Un magazine de supermarchés plus lu que The Sun

Révolution au pays de Sa Majesté. Le magazine Tesco, enseigne de supermarché britannique leader du marché au Royaume-Uni, vient de dépasser le journal The Sun en termes de lecteurs.

Selon les chiffres offi­ciels du Nation­al Read­er­ship Sur­vey, près de 7,22 mil­lions de per­son­nes lisent Tesco Mag­a­zine, soit env­i­ron 100.000 de plus que le grand tabloïd. Ce coup de force mis en avant par l’enseigne dans le but d’assurer sa pro­mo­tion a été cepen­dant vive­ment cri­tiqué. En effet, beau­coup jugent incom­pa­ra­bles un mag­a­zine gra­tu­it qui parait tous les deux mois et un grand quo­ti­di­en. En France, c’est comme si un mag­a­zine édité par Fran­prix se tar­guait de devancer le jour­nal Le Parisien en matière d’audience.

D’autres super­marchés bri­tan­niques égale­ment présents dans le monde de la presse présen­tent eux aus­si des chiffres impres­sion­nants : Asda (6 mil­lions de lecteurs), Mark & Spencer (3,7 mil­lions de lecteurs) et Sains­bury’s (3,4 mil­lions de lecteurs).

Crédits pho­to : Tesco Mag­a­zine

Vers une remise à plat des aides à la presse

Le 20 novem­bre dernier, réagis­sant aux dif­fi­cultés du quo­ti­di­en Sud Ouest, Mar­tine Lig­nières-Cas­sou, député-maire de Pau, a inter­rogé Aurélie Fil­ip­pet­ti, min­istre de la cul­ture, au sujet des aides à la presse, « une presse aujourd’hui en sit­u­a­tion très dif­fi­cile ».

La min­istre a répon­du que « l’État dépense 1,2 mil­liards d’euros pour aider et accom­pa­g­n­er la presse, ce qui représente beau­coup d’argent mais n’empêche pas, mal­heureuse­ment, les dif­fi­cultés que nous con­nais­sons ». « J’engage un tra­vail de fond sur un meilleur ciblage des aides à la presse, afin d’accompagner la restruc­tura­tion de la fil­ière » a con­tin­ué Aurélie Fil­ip­pet­ti.

Autre axe de tra­vail pour le gou­verne­ment, un pro­jet de loi, créant un droit voisin numérique, la fameuse taxe Google, en cas d’échec des négo­ci­a­tions entre le moteur de recherche améri­cain et les édi­teurs de presse français.

Un dossier à suiv­re.

Sources : La Cor­re­spon­dance de la presse – Sud Ouest

Crédit pho­to : Jérémy-Jean via Wikimé­dia (copy­left)

Free et la liberté d’expression

Solveig Godeluck, jour­nal­iste aux Échos, a été mise en exa­m­en pour diffama­tion, jeu­di 22 novem­bre, à la suite d’une plainte déposée par Free Mobile après la pub­li­ca­tion le 1er mars 2012 d’un arti­cle inti­t­ulé « Pour faire face à Free, Bouygues lance un plan d’é­conomies ». La faute à une cita­tion de Didi­er Casas, secré­taire général de Bouygues Tele­com, iro­nisant sur une « notion nou­velle de réseau vide qui cou­vre » à pro­pos de celui de l’opéra­teur. Lui-même fait l’ob­jet d’une plainte en diffama­tion.

Le 8 mars dernier, Ili­ad, la mai­son-mère de Free Mobile, avait prévenu qu’« à compter de ce jour », elle « en jus­tice toute per­son­ne dén­i­grant la réal­ité de cou­ver­ture ou de ses investisse­ments ». Le grand pub­lic décou­vre alors un Xavier Niel (jusque là réputé défenseur de la lib­erté d’ex­pres­sion) « très procé­duri­er », comme l’ex­plique au Monde Renaud Lecadre, jour­nal­iste à Libéra­tion, qui a rem­porté les cinq procès en diffama­tion que lui a déjà fait le patron de Free.

Celui-ci s’en défend et explique au Monde que « la plainte n’est pas dirigée con­tre un jour­nal­iste, mais con­tre les pro­pos d’un con­cur­rent. Par le passé, j’ai porté plainte con­tre Libéra­tion, ce qui a entraîné une inter­pel­la­tion vio­lente de Vit­to­rio de Fil­ip­pis. Je n’ai tiré aucune fierté de cet épisode et j’ai arrêté avec ces bêtis­es. Dans le cas de l’ar­ti­cle des Échos, il s’ag­it de con­cur­rents qui tien­nent des pro­pos diffamants et agres­sifs. »

L’Express et le buzz négatif

L’objectif était clair : provo­quer un « buzz négatif » autour de la une de son mag­a­zine. En titrant sur « Le vrai coût de l’immigration » (L’Express, 14 novem­bre 2012) avec, en illus­tra­tion, une femme voilée devant une caisse d’allocations famil­iales, Christophe Bar­bi­er s’est attiré les foudres de sa rédac­tion. À l’occasion d’une Assem­blée Générale organ­isée jeu­di dernier par la Société Des Jour­nal­istes de l’hebdomadaire, ce dernier a dû expli­quer son geste et ses moti­va­tions.

« Dans l’esprit des Français, c’est une immi­gra­tion venue de la Méditer­ranée qui pose prob­lème » a estimé le patron de la rédac­tion. Et ce dernier de pour­suiv­re : « La société se droi­tise. L’Ex­press ne peut pas se décon­necter de ce lec­torat. La une cible les tripes. C’est à l’in­térieur qu’on s’adresse aux cerveaux ». Car le con­tenu du dossier est bien à l’opposé de ce que le titre lais­serait enten­dre. Un « buzz négatif » avoue Christophe Bar­bi­er qui recon­naît même se lancer dans « une course à l’échalote » avec les heb­do­madaires con­cur­rents. « On ne peut plus se per­me­t­tre des couv’ tièdes » renchérit-il.

Peu sat­is­faits de ces expli­ca­tions, les jour­nal­istes de L’Express sont repar­tis aus­si per­plex­es qu’ils étaient arrivés.

François Pinault intéressé par La Provence

Après Jean-Noël Guéri­ni, le duo Mougeotte – Safa et même Bernard Tapie, c’est au tour du mil­liar­daire français François Pin­ault de lorgn­er sur le pôle PACA du Groupe Her­sant Média (qui détient les jour­naux La Provence, Nice-Matin, Var-Matin et Corse Matin), révèle LeFigaro.fr ce jeu­di. « L’in­dus­triel, qui a récem­ment déje­uné avec François Hol­lande, aurait les faveurs de l’Élysée, qui voit d’un mau­vais œil les mar­ques d’in­térêt de Bernard Tapie » indique le quo­ti­di­en à la devise de Beau­mar­chais.

Déjà pro­prié­taire du Point, d’His­to­ria et de La Recherche via Artémis, sa hold­ing famil­iale, François Pin­ault aurait con­fié à Cyril Duval, P‑DG du pre­mier titre, et à Franz-Olivi­er Gies­bert, directeur et directeur de la pub­li­ca­tion, « le soin d’é­tudi­er de près le dossier ». Le 11 avril 2007, ce dernier avait été enten­du par la police pour la pub­li­ca­tion en 2005 d’un arti­cle (« Un PDG inter­dit de séjour ») jugé com­plaisant par le juge Philippe Cour­roye et paru dans son jour­nal Le Point sur le mil­liar­daire français Iskan­dar Safa, alors recher­ché par la jus­tice…

La nuit des nouveaux chiens de garde

Le documentaire de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat, Les nouveaux chiens de garde, paraît en DVD le 4 décembre prochain.

À cette occa­sion, les auteurs du film organ­isent « La nuit des nou­veaux chiens de garde » le 28 novem­bre 2012, au cours de laque­lle « le prix de la Laisse d’or » sera décerné au « meilleur chien de garde de l’ordre médi­a­tique » et des extraits du film dif­fusés.

Sor­ti en salle en 2011, Les nou­veaux chiens de garde a été vu par plus de 210 000 spec­ta­teurs, ce qui le classe par­mi les doc­u­men­taires français les plus vus de ces dernières années.

Le film de 1h40 dresse un réquisi­toire cru­el et argu­men­té de la presse, de la télévi­sion et de la radio français­es où l’absence de plu­ral­isme, d’indépendance et d’objectivité ont trans­for­mé les jour­nal­istes, qui pré­ten­dent incar­n­er un improb­a­ble « con­tre-pou­voir », en pré­cisé­ment l’inverse : des « chiens de garde du pou­voir ».

Le titre du doc­u­men­taire est inspiré du livre de Paul Nizan, Les chiens de garde, paru en 1932, dans lequel l’écrivain com­mu­niste dénonçait écrivains et philosophes de son temps qui, sous cou­vert de neu­tral­ité poli­tique, s’érigeaient en gar­di­ens de l’ordre établi. « Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont les jour­nal­istes, édi­to­ri­al­istes et experts médi­a­tiques devenus évangélistes du marché et gar­di­ens de l’ordre social », avan­cent les auteurs.

La nuit des nou­veaux chiens de garde, 28 novem­bre 2012, de 18h à 22h à la Bourse du Tra­vail, salle Eugène Hénaff, 29 bld du Tem­ple, 75003 Paris. Plus d’information sur www.lesnouveauxchiensdegarde.com

Le Financial Times Deutschland met la clé sous la porte

Ce quotidien économique en langue allemande, fondé il y a douze ans, n’en a plus que pour deux semaines à vivre. Sa dernière édition papier est annoncée pour le 7 décembre, et le personnel ne sait toujours pas si le journal a une chance de continuer sous forme numérique.

Lancé en févri­er 2000 pour con­cur­rencer le Han­dels­blatt, le Finan­cial Times Deutsch­land (FTD) a rapi­de­ment atteint une dif­fu­sion quo­ti­di­enne de 100 000 exem­plaires, mais jamais la rentabil­ité. Le groupe bri­tan­nique Pear­son (pre­mier édi­teur mon­di­al et pro­prié­taire de presse via sa fil­iale FT Group) a reven­du ses parts en 2008 au groupe alle­mand Gruner + Jahr, divi­sion mag­a­zine du groupe Ber­tels­mann (la plus grosse entre­prise média d’Europe).

Gruner + Jahr enreg­istre 15 mil­lions d’euros de pertes pour ses titres économiques, dont 10 mil­lions pour le seul FTD, ce qui motive sa déci­sion d’en finir avec le titre. Il cherche aujour­d’hui un repre­neur.

En Alle­magne comme ailleurs, les temps sont dif­fi­ciles pour la presse : cette annonce fait suite à celle de la fail­lite du quo­ti­di­en Frank­furter Rund­schau, et aux dif­fi­cultés de la DADP, deux­ième agence de presse ger­manique, qui a annon­cé une cen­taine de licen­ciements.

Bernard Tapie, futur patron de presse ?

Un de plus ! Après le gag Jean-Noël Guéri­ni, et la propo­si­tion, plus sérieuse, du duo Mougeotte – Safa, c’est au tour de Bernard Tapie d’an­non­cer son inten­tion d’in­ve­stir dans La Provence, Nice-Matin, Var-Matin et Corse Matin, titres actuelle­ment détenus le Groupe Her­sant Média.

L’an­cien patron de l’OM pré­cise dans une inter­view à France Bleue Provence : « ce n’est pas La Provence qui m’in­téresse, c’est une par­tic­i­pa­tion dans l’in­té­gral­ité des quo­ti­di­ens du Sud ». Selon lui, le groupe de presse n’a « pas du tout l’in­ten­tion de ven­dre tel ou tel titre pour le moment », mais cherche sim­ple­ment des investis­seurs pour l’« accom­pa­g­n­er ».

« C’est hal­lu­ci­nant comme enjeu », con­tin­ue-t-il, rap­pelant les 4000 emplois du Groupe Her­sant Média dans le sud de la France. Selon Le Nou­v­el Obs, Bernard Tapie « aurait évo­qué le dossier au min­istère de l’é­conomie, espérant le sou­tien de la nou­velle majorité ».

Crédit pho­to : cap­ture d’écran RTL via Youtube

Alain Duhamel à l’Institut de France ?

Le journaliste Alain Duhamel sera candidat, le 10 décembre prochain, au fauteuil de l’historien Jean Dupaquier à l’Académie des Sciences morales et politiques. Jean-Christian Petitfils, historien, est également candidat.

Alain Duhamel, né à Caen en mai 1940, est diplômé de l’Institut d’Études Poli­tiques de Paris. Il est le frère de Patrice Duhamel, ancien directeur général de France Télévi­sion. Chroniqueur au jour­nal Le Monde depuis 1963 (soit depuis près de 50 ans !), Alain Duhamel sem­ble être passé par toutes les rédac­tions parisi­ennes. Ain­si il a d’abord été chroniqueur à l’hebdomadaire Témoignage Chré­tien en 1965, à L’Express en 1966, édi­to­ri­al­iste au Nou­v­el Écon­o­miste de 1975 à 1981, édi­to­ri­al­iste poli­tique à Antenne 2 de 1976 à 1981, chroniqueur au Quo­ti­di­en de Paris de 1981 à 1992 et au Parisien de 1986 à 1990.

En par­al­lèle, il devient édi­to­ri­al­iste poli­tique sur Europe 1, puis directeur poli­tique de l’an­tenne en 1988 et prési­dent du comité édi­to­r­i­al en 1994 et jusqu’en 1999. Il passe ensuite sur RTL, où il sévit encore comme édi­to­ri­al­iste poli­tique quo­ti­di­en. De 2001 à 2009, il a ani­mé l’interview poli­tique heb­do­madaire de France 2 « Ques­tion ouverte ».

Chroniqueur au Monde depuis 1963, au Point depuis 1986, à Libéra­tion depuis 1992, au Dernières Nou­velles d’Alsace et à Nice Matin, Alain Duhamel est égale­ment l’auteur de nom­breux ouvrages poli­tiques, dont La République gis­car­di­enne, anatomie poli­tique de la France, édi­tions Gras­set, 1980, Les Pré­ten­dants, édi­tions Gal­li­mard, 1983, Le Vème Prési­dent, édi­tions Gal­li­mard, 1987, De Gaulle-Mit­ter­rand, la mar­que et la trace, édi­tions Flam­mar­i­on, 1991, La poli­tique imag­i­naire, les mythes poli­tiques français, édi­tions Flam­mar­i­on, 1995 (Prix de l’essai de l’Académie française), La Marche con­sulaire, édi­tions Plon, 2009 ou encore Por­traits sou­venirs : 50 ans de vie poli­tique, édi­tions Plon, 2012. Il a gag­né l’aimable surnom de “Le Cumu­la­rd”.

Crédit pho­to : ΛΦΠ via Wikipé­dia (cc)

Caroline Fourest porte plainte contre Civitas

Mal­menée same­di lors de la man­i­fes­ta­tion organ­isée par l’institut Civ­i­tas con­tre le mariage homo­sex­uel et l’adoption par des per­son­nes de même sexe, Car­o­line Fourest a déclaré avoir entamé une action en jus­tice.

« J’ai déjà porté plainte » a‑t-elle affir­mé ce lun­di sur les ondes d’Europe 1 avant de présen­ter sa cause : « On m’a mise à terre et ma tête a heurté le trot­toir. (…) On m’a tirée par les cheveux, tabassée, comme on peut imag­in­er les mil­i­tants d’ex­trême droite tabass­er des Arabes et des Noirs ou des femmes ». « Nous avons été tabassées, rouées de coups et à plusieurs repris­es » a‑t-elle rap­porté. Et la jour­nal­iste de pour­suiv­re : « Je fil­mais der­rière les agresseurs et quand j’ai dépassé la ligne de ceux qui étaient en train de fon­dre sur les activistes, en train de les met­tre à terre, de leur tir­er les cheveux, de leur sauter dessus, (…) ils m’ont mis des coups au dos, à la tête ».

Une fois son bon­net retiré, son iden­tité s’est révélée aux man­i­fes­tants. « C’est Fourest ! Cours, sale pute ! » aurait alors lancé l’un d’entre eux. « J’ai pris une deux­ième raclée et ils m’ont encore rossée un petit moment dans le dos et à la tête » a‑t-elle con­tin­ué.

Voir notre post du 19 novem­bre Car­o­line Fourest, con­flit d’intérêt ?

Crédit pho­to : Jérôme Choain via Flickr (cc)

François Rousseau, un nouveau journaliste à i>Télé

L’an­cien attaché de presse de Mar­tine Aubry à la mairie de Lille et au Par­ti social­iste, vient d’être embauché comme jour­nal­iste par la chaîne d’in­for­ma­tion con­tin­ue i>Télé. François Rousseau, présen­té par Paris Match en juil­let 2011 comme « le com­mu­ni­cant, amor­tis­seur impa­vide des sail­lies sou­vent peu amènes de la patronne à l’encontre des jour­nal­istes », a donc com­mencé son nou­veau tra­vail, le 19 novem­bre dernier.

Le néo-jour­nal­iste n’est, pour le moment, qu’en « for­ma­tion » et ne « sera pas à l’an­tenne de i>Télé dans les mois qui arrivent », pré­cise Céline Pigalle, direc­trice de la rédac­tion de la chaîne. Mieux, con­tin­ue-t-elle, « il ne fera aucun sujet poli­tique. Il fera tout sauf de la poli­tique : du ter­rain, du ter­rain, du ter­rain ». Nous voilà ras­surés !

Source : Le Lab — Europe 1

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Qui a dit…

« Nous sommes tous des tox­i­co­manes numériques. La tech­nolo­gie nous per­met de faire des choses incroy­ables, mais elle a aus­si provo­qué une accéléra­tion dans nos vies qui n’est pas ten­able. Nous sommes sous le con­trôle de ces objets alors que c’est nous qui devri­ons les con­trôler. »

Pour le découvrir, cliquez ici