Observatoire du journalisme (OJIM)
Cory Le Guen
Carte d'identité
Naissance
1986, Le Mans (quartier des Sablons)
Formation
Sans baccalauréat (première incarcération l'année de ses 18 ans) ; candidature au CFPJ refusée en 2022 après examen de son casier
Fonctions
Pigiste spécialisé dans le monde carcéral (carte de presse en 2021) ; animateur du compte « Syndicat des détenu(e)s » (alias Kozam) ; ex-assistant de la présidente de RT France ; condamné dix-huit fois, vingt-deux mois de détention
Médias
StreetPress, Slate, Reporterre, TRT World, Actualités sociales hebdomadaires ; ex-RT France ; accréditations usurpées (Têtu, Condé Nast, CNN Europe)
Réseaux
Milieux anticarcéraux et EELV (Julien Bayou, section du VIIe) ; élus visiteurs de prisons (Ségolène Amiot, Victoire Jasmin) ; le Tout-Paris qu'il « encanaille » (Les Jours)

Cory Le Guen

Mytho spé mitard

Mis à jour le 26 avril 2024 Temps de lecture : 16 min

« À ce moment-là, j’étais dans un parcours de mensonge, ça ne veut pas dire que je suis dans le mensonge en général, dans ma vie », Libération, 16/01/2023

Si d’aucuns maquillent ou inventent des informations, l’aspirant journaliste Cory Le Guen a quant à lui porté l’art de la falsification à un tout autre niveau. Affabulateur compulsif et mythomane diagnostiqué, l’homme s’est fait passer tout au long de son sinueux « parcours » pour le fils de Jean-Marie Le Guen, le neveu d’Emmanuel Macron ou l’assistant de Bernard Arnault. Armé de son culot et d’un goût certain pour les mondanités, il parvient à duper des rédactions entières pour obtenir des avantages en nature ou une carte de presse. Condamné dix-huit fois et totalisant vingt-deux mois de détention, le profil de l’homme détonne dans les milieux journalistiques et c’est sans surprise qu’il se spécialise dans le domaine qu’il connaît le mieux, le milieu carcéral. Au début de l’année 2023, il passe de l’ombre à la lumière en voulant confondre Damien Rieu sur Twitter. Pas rassasié, il rallie une section locale du parti écologiste où il se fait remarquer par un arrivisme désarmant.

L’affaire Damien Rieu

Alors que Damien Rieu relaie des vidéos de prières sauvages de musulmans, en des lieux souvent insolites comme les couloirs du métro, Cory Le Guen se photographie en train de prier, de dos, à l’intérieur d’un tribunal. L’image parvient jusqu’à Rieu qui la relaie, sans chercher à prouver l’authenticité de celle-ci. L’affaire est dans le sac pour le Sarthois qui en profite pour mettre en lumière le manque de sérieux de l’activiste qu’il vient de piéger dans une vidéo visionnée des millions de fois sur le réseau social. Qu’importe la malhonnêteté foncière du procédé, une invitation dans « Touche pas à mon poste » viendra récompenser ce morceau de bravoure. Mais il faut peu de temps avant que son passé, exhumé par de vigilants twittos dont Hanouna se fait le porte-voix sur son plateau, resurgisse et que son éthique journalistique soit discréditée avant même d’avoir été reconnue.

Formation

Né au Mans en 1986, Cory Le Guen a grandi dans le quartier populaire des Sablons. Selon ses dires, élevé par une mère célibataire sous la coupe d’un beau-père violent, il est happé dans une spirale délinquante qui l’éloigne tôt des bancs de l’école. Les infractions s’accumulent : vol de carburant, usurpation de titre de diplôme, escroquerie. Condamné l’année de ses 18 ans, il entre en prison pour la première fois, ce qui l’empêche de passer l’examen du baccalauréat – qu’il n’obtiendra jamais.

Parcours professionnel

2003

Première condamnation prononcée par le tribunal pour enfants pour escroquerie.

2004-2005

Fin 2004-début 2005, il purge trois mois et une semaine de détention provisoire à Rennes. À l’été 2005, il purge cinq mois à la prison de Caen, toujours pour escroquerie.

2006-2011

Il travaille quelque temps comme représentant commercial d’une marque de maroquinerie avant d’ouvrir une société spécialisée dans l’événementiel qui fera long feu. Parallèlement, il est condamné à des travaux d’intérêt général et replonge pour deux mois à la prison du Mans. En 2008, lorsqu’il se présente aux élections cantonales, il se présente lui-même comme « attaché commercial dans le secteur de la mode ».

2011-2014

Il se rend à Munich afin de passer les examens pour devenir steward chez Emirates. Il travaillera trois ans pour la compagnie aérienne.

2014-2015

Après son départ d’Emirates, il vit entre Paris et Lisbonne et part travailler brièvement à Zanzibar.

2015-2018

Il entre au service de plusieurs sociétés libanaises. L’une d’elles, une grande compagnie d’assurance qui l’avait recruté comme responsable client après cinq entretiens, sur la foi d’un dossier de « candidat parfait », finit par porter plainte contre lui pour recel d’escroquerie et abus de confiance à la fin de l’année 2015. Il lui est notamment reproché d’avoir falsifié son CV (où il prétendait avoir décroché son baccalauréat au lycée français de Washington et avoir été l’assistant de Bernard Arnault), des lettres de recommandation dithyrambiques, ainsi qu’une facture à l’en-tête de l’agence immobilière Foncia, qui gérait son appartement, pour se faire régler 4 500 euros d’arriérés de loyer par son employeur. Il passera à nouveau deux mois en détention mais son procès débouche d’abord sur un non-lieu. Puis, le 9 mars 2023, il est finalement condamné à huit mois de sursis et doit payer 28 125 euros de dommages et intérêts à la partie civile.

Parcours médiatique

2004

L’année de ses 18 ans, il fait ses deux premières apparitions sur le petit écran. La première sous sa vraie identité dans « Y’a que la vérité qui compte » (TF1) où, crâneur, il se présente comme un garçon qui « n’aime pas avouer ses mensonges ». Peu de temps après, on le retrouve sur le plateau de Jean-Luc Delarue pour « Ça se discute » (France 2), où il se fait passer pour un fils de chef d’État étranger. « Ce n’est pas quelque chose qui m’a servi pour plus tard, se défend-il aujourd’hui. C’était pour démontrer qu’ils ne vérifiaient pas qui étaient leurs invités ».

2019

Il crée le compte Twitter Syndicat des détenu(e)s où il rédige des tweets sous le pseudonyme de Kozam. Par ce moyen, il espère devenir le fer de lance des militants anticarcéraux sur le réseau social et n’hésite pas à ferrailler avec la « fachosphère » sur ce thème. Puis, à force de décompter minutieusement les décès survenus en prison et de rendre compte de nombreuses affaires d’abus ou de maltraitances sur les détenus, il gagne vite des milliers de followers, parmi lesquels des juristes, des députés ou des journalistes en vue. Il passe par deux fois sous les fourches caudines des fact-checkeurs de Libération, une fois en 2020, et la seconde en 2022, après qu’il a relaté à tort que des surveillants pénitentiaires auraient refusé d’avertir le Samu de l’AVC d’un détenu.

En novembre 2019, il devient l’assistant de la présidente de RT France, Xenia Fedorova, et gère son agenda pendant huit mois. Par la suite, il occupera les fonctions de coordinateur à la direction des programmes, où il est chargé de trouver des invités, en juin 2020, puis celles d’assistant sur la matinale. Pour décrocher le poste, l’homme a enjolivé son CV dans les grandes largeurs et est suspecté d’avoir répondu lui-même aux mails de vérification envoyés par la rédaction de RT France.

2021-2022

Il commence à piger pour StreetPress, Slate ou encore Reporterre et réalise des duplex pour la chaîne turque anglophone TRT World, relais de la politique gouvernementale. Une seule chose est sûre : Cory Le Guen obtient sa première carte de presse en 2021. Il rate par ailleurs deux tests de présentation à BFMTV, en 2021 puis en 2022. Au deuxième semestre 2021, il se lance dans la chronique judiciaire sur son compte Twitter ; à ce titre, il tient une chronique aux Actualités sociales hebdomadaires à partir de l’été 2021.

2022

En février-mars, il propose à un réalisateur de sa connaissance de l’accompagner en Ukraine en vue de tourner un documentaire sur la guerre qui vient d’éclater. « C’était impressionnant, ça fait mal de le dire, mais il m’a séduit », concède auprès des Jours l’homme que Cory Le Guen va appeler au début du conflit. En voulant franchir la frontière, il est incarcéré en Pologne pendant un mois en conséquence d’une notice rouge établie à son encontre par Interpol à la demande du juge libanais, à la suite de la plainte de son ancien employeur – notice qui lui avait déjà valu une première interpellation en Italie. Une cagnotte est alors ouverte par un de ses alias, Kozam, pour aider « un ancien journaliste de RT France victime de persécution politique en Pologne ».

À l’été, il tente d’intégrer le Centre de formation professionnelle des journalistes (CFPJ). Accepté dans un premier temps, l’établissement fait machine arrière en apprenant son passé judiciaire.

Coups d’éclat

Mars 2018

Il usurpe l’identité du directeur de cabinet de Brigitte Macron, Pierre-Olivier Costa, et se fait passer pour le neveu de la première dame, afin de solliciter diverses prestations de luxe. Il prétend être extrêmement concerné par le sort de la minorité rohingya persécutée en Birmanie. C’est à ce titre qu’il est reçu à l’ambassade de France au Bangladesh, où se trouve un camp de réfugiés rohingyas qu’il visite après avoir dîné avec l’ambassadeur. L’appétit venant en mangeant, il tente de se faire inviter au Grand Prix d’Australie ou de réserver à prix réduits dans des hôtels cinq étoiles à Hong Kong. À son retour en France, il est interpellé et placé en détention à Fleury-Mérogis pendant onze mois avant d’être libéré en mars 2019. À l’issue de son procès en 2021, il est condamné à un an de prison ferme, une peine qu’il effectuera pour moitié en détention, et l’autre moitié à domicile, surveillé par un bracelet électronique.

Mai 2019

Il tente de refourguer au média luxembourgeois L’Essentiel un scoop renversant sous le nom de James Alstin, prétendument employé de TMZ, le média people américain de référence. Sous cette couverture, il annonce à un journaliste de la rédaction que l’actrice Charlize Theron serait en couple avec un dandy franco-luxembourgeois répondant au nom de Cory Le Guen.

Été 2021

Alors que son article sur la condition des transsexuels en prison n’est pas retenu par la rédaction de Têtu, il va se venger de façon assez singulière. Ainsi, il n’hésite pas à s’accréditer à plusieurs événements culturels (festivals, opéras) au nom du magazine, sans son accord.

Novembre 2021

Très peu de temps après sa condamnation dans l’affaire du neveu de Brigitte Macron, il adopte la même technique et prend part à un voyage de presse en Guadeloupe. Cette fois, il persuade une agence de communication qu’il travaille pour Condé Nast, le groupe américain d’édition propriétaire de Vanity Fair.

Été 2022

À son retour de Pologne, il se fait accréditer frauduleusement au nom de StreetPress pour assister à des déplacements de ministres, puis au nom de CNN Europe pour participer aux journées d’été 2022 de La France insoumise.

Ce qu’il gagne

Lorsqu’il est employé par une société libanaise entre 2015 et 2016, il perçoit une rémunération de 6 250 euros par mois.

À la suite de son renvoi de RT France, il perçoit le fruit de ses piges, soit 1 700 euros par mois, assorti de l’allocation chômage.

Parcours militant

À 21 ans, il se présente en tant que candidat divers gauche aux cantonales de 2008 dans le canton du Mans-Ville-Est, où il obtient 7 % des suffrages. Quelques années plus tôt, encore lycéen, il était élu vice-président du conseil départemental des jeunes. Selon Ouest-France, « son ambition était de changer l’image des Sablons, un quartier « où il y a trop de stigmatisations, alors que les gens y sont heureux » ».

En 2022, il se rapproche du député écologiste Julien Bayou à l’occasion d’une visite d’établissements pénitentiaires. Peu de temps après, il intègre la section EELV du VIIe arrondissement de Paris avec, en ligne de mire, des investitures pour les élections à venir, notamment les sénatoriales de 2023 et les européennes de 2024. En plus de chercher à devenir collaborateur d’élu, il tente de se faire élire coresponsable de la commission justice du parti en 2023 mais son élection est invalidée par le conseil fédéral du parti. En effet, selon Les Jours, « Cory Le Guen s’était fait pincer pour avoir rameuté une quinzaine de ses soutiens la semaine précédant le vote afin de s’assurer la victoire ».

En 2024, il vise une investiture des Écologistes pour les élections territoriales à Saint-Barthélemy et Saint-Martin ; la direction nationale du parti refuse de valider cette candidature et le désavoue publiquement, le contraignant au retrait.

Sa nébuleuse

Il s’auto-accrédite en tant que journaliste de StreetPress pour couvrir la visite du ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti à Marseille. Fort de cette expérience et de sa connaissance intime du monde carcéral, il est choisi par des personnalités politiques de premier plan pour les accompagner lors de visites d’établissements pénitentiaires. Parmi elles, la sénatrice PS Victoire Jasmin et les députés Julien Bayou (EELV) et Ségolène Amiot (LFI). Cette dernière, interrogée par CheckNews, ne tarit pas d’éloges à son sujet : « Son passé judiciaire, il en a parlé dès notre première rencontre. Il m’a aidée à préparer la première visite. C’est quelqu’un de soutenant et d’actif dans la visite. Je n’ai jamais eu à le déconseiller ». Il effectuera à ce titre pas moins de trente visites entre juillet et décembre 2022.

Continuant sur sa lancée, il est invité à une réunion-débat chez les Jeunes Écologistes sur le thème « À quoi sert la prison ? » puis par une association de la Sorbonne pour une conférence intitulée « L’affaire Kohlantess : la prison pour réprimer ou réinsérer ». Il est même réinvité à la Sorbonne pour délivrer une nouvelle intervention sur la prison aux étudiants de master de sciences politiques en novembre 2023.

Les Jours rapporte notamment qu’il « s’encanaille avec des fils et filles de bonnes familles, avocats, politiques ou journalistes télé ».

Il l’a dit

« On me pointe du doigt parce que je me réinsère et si je ne me réinsère pas, on me pointe aussi du doigt. Quoi que je fasse, on pointe du doigt des gens qui ont des difficultés de réinsertion. C’est la vérité ! Non mais balek total ! », « Touche pas à mon poste », 14/01/2023.

« La quasi-majorité de ces condamnations, ce sont des faits qui datent de mes 18, 19 ans. Des hôtels dont je pars sans payer, une voiture que j’asperge d’essence. J’étais dans un contexte de fugues et de violences commises par mon beau-père », Libération, 16/01/2023.

« Je suis un jeune trentenaire blanc, j’ai grandi dans une cité. Mais, à la Bourdieu, je m’en suis sorti par les livres. J’ai une appétence extrême pour la culture, le théâtre et l’opéra », Génération Justice, 26/01/2023.

« En prison on retrouve les personnes les plus opprimées et exploitées : derrière les barreaux ce sont souvent des personnes pauvres, racisées, peu qualifiées. Cela ne veut pas dire que ces personnes-là sont naturellement des « criminels » mais plutôt qu’elles sont davantage ciblées par la police, puis par la Justice. En effet la répression ne s’opère pas de la même manière partout, ni pour tout le monde. On voit qu’il y a une présence policière beaucoup plus grande dans les quartiers populaires, que les personnes racisées sont souvent ciblées par la police (par des contrôles d’identité arbitraires et répétés, des délits de faciès) que les délits liés à la pauvreté sont plus sévèrement punis par la loi et beaucoup plus visibilisés », Twitter, 19/02/2023.

« D’accord, j’aime les hôtels de luxe, mais Alexis Corbière fume des cigares et on ne lui fait pas de remarques », Les Jours, 06/02/2024.

« 2027, c’est loin et ce n’est pas loin à la fois. Je pense qu’en politique, c’est bien de viser certaines choses en se donnant les moyens dès aujourd’hui d’y accéder, pour montrer qu’on est légitime à se faire élire », ibid.

Ils l’ont dit

« C’est un individu qui n’est pas socialement dangereux en termes de violence, mais socialement dangereux en raison de son rapport à la vérité », le procureur lors de son procès, cité par Le Figaro, 03/02/2023.

« Le prévenu a assuré qu’il n’avait pas agi « pour l’argent » ou « pour faire du tort », mais pour « le statut, le prestige, les privilèges ». Il avait été qualifié, dans le rapport psychologique, de « menteur pathologique » et de « mythomane affabulateur », sans pour autant conclure à un trouble psychiatrique avéré », Le Parisien, 27/10/2021.

« En mars 2021, un journaliste de gauche diffame mon histoire sur Twitter, une histoire recréée de toutes pièces racontant mon agression sexuelle. Histoire qui a été démentie par l’avocat de mon agresseur, Maître Eolas. La victime dans cette histoire c’est encore moi. Après avoir subi un traumatisme, j’ai dû être confrontée à des récits affreux me faisant passer pour l’horrible menteuse qui porte plainte juste pour l’argent. Oui monsieur Cory Le Guen, je parle de vous. Mythomane et ancien détenu qui essaye de donner bonne conscience à la gauche juste pour le buzz », une victime d’agression sexuelle dont Cory Le Guen admet avoir « romancé » le procès dans un live-tweet diffusé sur son compte, Twitter, 11/01/2023.

« Il n’a pas de tabou sur les erreurs de son passé […] depuis 2019, il n’y a pas eu une seule garde à vue, rien […] On n’a pas le droit d’empêcher une personne de s’amender », son avocate Linda Taghbit, Libération, 16/01/2023.

« Il utilise habilement le réseau de ses nouveaux amis », une connaissance, ibid.

« Il est redoutable et très habile, capable de parler de gens réellement en poste au tribunal comme s’il les connaissait. Quand on prend du recul ensuite, on se rend compte que c’était des banalités, mais sur le moment, on peut difficilement douter de ce qu’il raconte », France Info, 02/02/2023.

« Il faisait bien son taf, il avait énormément de contacts, souligne l’un de ses collègues. Il nous avait par exemple sorti d’on ne sait où un chef d’Amazonie », Les Jours, 13/02/2023.

« La direction avait vraiment la haine mais ils voulaient cacher s’être fait avoir comme des bleus, ils n’ont rien dit. Le mec a quand même réussi à arnaquer la présidente de la chaîne russe, il a eu accès à son agenda, à ses documents persos. Ça la fout mal », ibid.

« Il était très bon, se souvient l’un d’eux. Il parlait plusieurs langues, savait comment chercher telle ou telle chose et avait ses entrées un peu partout. À force d’escroquer, il a développé de vraies compétences », un ancien employeur, Les Jours, 19/02/2024.

« « Il faut être loyal et honnête pour être collaborateur, remarque une source ayant eu accès à l’une de ses candidatures. L’embaucher, c’est un coup à donner un nouveau terrain de jeu à une personne qui peut poser des problèmes. » Les écolos n’en sont pas passés loin. D’après nos informations, certaines de ses cibles ont failli mordre à l’hameçon. Lorsqu’à l’automne dernier, il entame sa cour pour être recruté par des élus d’EELV, Cory Le Guen sort le grand jeu et est sur le point de les convaincre tant il paraît compétent. Les presque floués ne doivent leur salut qu’à un assistant alerte et une recherche Google qui leur ouvrent les yeux sur les articles relatant les frasques du militant, du Figaro à Libération en passant par Marianne, France Info et, évidemment, Les Jours », ibid.

L'auteur
La rédaction de l'OJIM
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Derrière cette signature collective : les contributeurs réguliers et correspondants de l'Observatoire du journalisme. Enquêtes à plusieurs mains, veille quotidienne, portraits actualisés : le travail de fond qui ne porte pas toujours un nom, mais toujours une méthode.

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