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Pourquoi Claude Perdriel recréé un groupe de presse

27 juin 2016

Temps de lecture : 2 minutes

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Pourquoi Claude Perdriel recréé un groupe de presse

Pourquoi Claude Perdriel recréé un groupe de presse

À bientôt 90 ans, le patron de gauche ne manque pas de punch. En rachetant la totalité de Sophia publications (L’Histoire, La Recherche, etc…), Claude Perdriel constituera avec Challenges et Sciences et avenir un ensemble de magazines presque rentable.

Le 11 juil­let, Claude Per­driel devrait se retrou­ver à la tête de six mag­a­zines au lieu de deux actuelle­ment. Déjà action­naire à 50% de l’édi­teur de mag­a­zines cul­turels Sophia pub­li­ca­tions depuis 2014, il en pren­dra le con­trôle com­plet. En out­re les men­su­els L’His­toire et La Recherche, Le Mag­a­zine lit­téraire et His­to­ria tomberont aus­si dans son escar­celle. Ses asso­ciés dans l’af­faire, Thier­ry Ver­ret et Gilles Gra­mat, ont décidé de sor­tir du tour de table. Le pre­mier se con­cen­tre désor­mais sur la con­sol­i­da­tion de son pro­pre groupe (Le Phare de Ré, Ici Lon­dres) auquel il adjoin­dra début juil­let les huit mag­a­zines d’His­toire & col­lec­tion (Raids, Mil­i­taria, Charge utile). Le sec­ond, à la tête de Prag­ma cap­i­tal, n’é­tait pas opérationnel

Mau­rice Szafran, le troisième homme de ce trio qui avait pro­posé à Claude Per­driel d’en­tr­er dans Sophia reste lui auprès du nonagé­naire. Com­pagnon de route depuis la fin des années 70, au Matin de Paris notam­ment, Szafran restera directeur édi­to­r­i­al des qua­tre men­su­els. Guil­laume Malau­rie, éphémère co-directeur de la rédac­tion de L’Obs en 2007 et 2008, arrivé chez Sophia comme con­seiller, est pro­mu directeur édi­to­r­i­al adjoint. Per­driel, qui fonc­tionne en clan depuis cinquante ans, s’est flan­qué de deux autres fidèles pour pilot­er Sophia pub­li­ca­tions. Jean-Claude Rossig­nol sera nom­mé directeur général. Il sera lui-même assisté de Pierre Menat, l’an­cien patron des abon­nements de L’Obs, qui arrivera comme directeur adjoint en charge du développement.

En accolant qua­tre nou­veaux mag­a­zines aux deux qu’il détient déjà — Chal­lenges et Sci­ence et avenir — Per­driel espère par­venir à l’équili­bre à l’échelle de son nou­veau groupe. Les comptes défici­taires de Chal­lenges (un mil­lion d’eu­ros de pertes pro­gram­mées en 2016) seront notam­ment rééquili­brés grâce aux syn­er­gies et à la mutu­al­i­sa­tion des fonc­tions. Sophia a lui été passé à la paille de fer par le vendeur en 2015. Avec 25% d’ef­fec­tif en moins, l’édi­teur dégagera en 2016 un petit béné­fice de 400 000 euros. Les six mag­a­zines et la régie Mediaobs, con­servée par Per­driel après la ces­sion de L’Obs en 2014, représen­tera près de 60 mil­lions d’eu­ros de chiffre d’af­faires. Une belle pépite pour sa femme Béné­dicte, de quar­ante ans sa cadette, qui a pri­ori pren­dra un jour sa succession.

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Por­trait : Claude Perdriel

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