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Anne-Sophie Lapix

Icône télévisuelle de la bobosphère

Por­trait mis à jour le 13/07/2017

Anne-Sophie Lapix est une journaliste et animatrice de télévision française née en avril 1972 à St Jean de Luz (Pyrénées Atlantiques). Mariée au PDG de Publicis France, elle a acquis un statut privilégié d’icône de la gauche bobo après son duel télévisé avec Marine Le Pen sur Canal+ le 15 janvier 2012.

Formation

Dès l’âge de 10 ans, Anne-Sophie Lapix sait qu’elle veut devenir jour­nal­iste. Elle crée avec trois de ses amies un petit jour­nal tapé à la machine à écrire puis poly­copié, Le Monde vu par les enfants, ven­du à la criée pour 5 francs dans les rues de Saint-Jean de Luz. Après un bac C (bac S actuel) obtenu au lycée Saint Thomas d’Aquin à Saint-Jean-de Luz en 1990, elle entre à l’Institut d’Études Poli­tiques de Bor­deaux dans le but d’intégrer le CFJ (Cen­tre de For­ma­tion des Jour­nal­istes) de Paris, ce qu’elle fera par la suite après en avoir passé le con­cours. Entre temps, elle passe un an en Angleterre grâce au pro­jet d’échange uni­ver­si­taire « Eras­mus », prof­i­tant d’un parte­nar­i­at entre l’IEP de Bor­deaux et l’université de Bris­tol. En 1996, elle est donc diplômée à la fois de l’IEP de Bor­deaux et du CFJ spé­cial­ité télévi­sion. Par­al­lèle­ment à ses études, elle s’exerce à son futur méti­er en effec­tu­ant des piges pour le quo­ti­di­en Sud Ouest durant l’été 1995 puis en faisant un stage pour France 3 Cham­pagne-Ardenne durant l’été 1996. Dans sa jeunesse, elle a fait 15 ans de danse clas­sique et par­ticipé à des comédies musi­cales.

Parcours professionnel

Son pre­mier pas­sage à l’antenne date de ses études : en 1996, avec le CFJ elle était en stage pen­dant 3 semaines à TV8 Mont-Blanc (Annecy). Un jour, le présen­ta­teur ne s’est tout bon­nement pas réveil­lé et n’est pas venu au tra­vail. Le rédac­teur-chef lui a con­fié la présen­ta­tion du jour­nal, au pied levé.

Après son stage à France 3 Cham­pagne-Ardenne, Anne Sophie Lapix passe un entre­tien pour présen­ter le jour­nal sur la chaîne d’information spé­cial­isée dans l’économie et la finance Bloomberg TV-AFP, présente dans plusieurs pays. Elle obtient alors son pre­mier CDI en tant que jour­nal­iste et présen­ta­trice de télévi­sion. Elle con­servera ce poste jusqu’en 1999, date à laque­lle elle est recrutée par Jean Claude Dassier, alors directeur général de LCI (fil­iale du groupe TF1), qui fut aus­si prési­dent de l’Olympique de Mar­seille de 2009 à 2011 et qu’elle con­sid­ère comme son men­tor, pour présen­ter le jour­nal. Elle va exercer cette fonc­tion jusqu’en 2005. Par­al­lèle­ment, elle tra­vaille pour l’émission « Sor­tie en salle « sur Cinés­tar 1 et 2 de 2001 à 2002 puis présente « Le Grand Jour­nal » sur Canal pen­dant la sai­son 2004/2005. En 2005, elle est recrutée par M6 pour assur­er la présen­ta­tion et la rédac­tion en chef du mag­a­zine « Zone Inter­dite ». En jan­vi­er 2006, elle présente le « 12.50 » sur M6, jour­nal de la mi-journée dif­fusé du lun­di au ven­dre­di. A la ren­trée 2006, suite à l’annonce de son départ pour TF1, elle est rem­placée par Mélis­sa Theuri­au à la présen­ta­tion de « Zone Inter­dite » et par Nathalie Renoux à celle du « 12.50 ». En sep­tem­bre 2006, libérée de ses engage­ments avec M6, elle rejoint donc offi­cielle­ment TF1 pour devenir le jok­er (ou rem­plaçante) de Claire Chaz­al sur TF1 en présen­tant les jour­naux télévisés du week-end, suc­cé­dant ain­si à Lau­rence Fer­rari. Par­al­lèle­ment, elle co-présen­tera avec Har­ry Rosel­mack le mag­a­zine du dimanche « Sept à Huit ». Elle présente son pre­mier JT sur TF1 le 5 jan­vi­er 2007. En juin 2008, elle démis­sionne de TF1 pour repren­dre les rênes du mag­a­zine poli­tique « Dimanche+ » sur Canal+. De sep­tem­bre 2010 à juin 2012, elle présente aus­si un jour­nal télévisé le dimanche midi dans le cadre de l’émission « Dimanche+ ». Le 15 jan­vi­er 2012, elle reçoit Marine Le Pen dans l’émission et l’entretien prend alors la forme d’un duel avec pour pomme de dis­corde le pro­gramme économique de la can­di­date. La vidéo fera par la suite l’objet d’un incroy­able buzz sur Inter­net. La jour­nal­iste la recevra à nou­veau en avril 2013, ce qui don­nera lieu à un nou­veau clash, Marine Le Pen l’accusant alors de « racisme » con­tre le Front Nation­al. En août 2013, elle est attaquée en jus­tice par Maxime Saa­da, directeur général adjoint de Canal+ en charge des chaînes payantes, lui reprochant d’avoir fait la pro­mo­tion du mag­a­zine « C à vous » (France 5) qu’elle doit présen­ter à la ren­trée, et ce alors qu’elle était encore en con­trat avec Canal. En juil­let de la même année, elle posait en effet aux côtés d’Alessan­dra Sub­let, ex-ani­ma­trice de « C à vous » sur la cou­ver­ture de Télé Sept Jours sous le titre « Pas­sage de témoin com­plice à C à vous ». Pour cette pho­to, il lui réclame 70 000 euros. Le 1er sep­tem­bre, libérée de ses engage­ments avec Canal+, la présen­ta­trice fait éclater sa joie en pub­liant sur Twit­ter le mes­sage suiv­ant : « Enfin libre ! ». Le lende­main, elle reprend offi­cielle­ment les com­man­des du talk show « C à vous », dif­fusé quo­ti­di­en­nement sur France 5, et le 19 sep­tem­bre, la chaîne Canal+ annonce qu’elle a été déboutée de l’ensemble de ses deman­des et qu’elle est con­damnée à vers­er 5000 € de frais de rem­bourse­ment à Anne Sophie Lapix pour les frais de jus­tice engagés.

À la ren­trée 2014, elle prend les com­man­des de l’émission « Mots croisés » sur France 2, qu’elle présente pen­dant toute la sai­son. Au print­emps 2015, elle annonce cepen­dant sa déci­sion d’arrêter l’émission à la sai­son prochaine pour pou­voir se con­sacr­er entière­ment à « C à vous ».

Pour­suiv­ant sa croisade anti-FN, en novem­bre 2014 elle taille en pièces un ado­les­cent, Mohammed, recruté par le Rassem­ble­ment Bleu Marine pour les lég­isla­tives de 2017, et cen­sé représen­ter le nou­veau vis­age « dédi­a­bolisé » du par­ti. Depuis, celui-ci ne touche plus à la poli­tique, de près ou de loin.

Le 11 jan­vi­er 2015, à la suite de l’attentat con­tre Char­lie Heb­do du 7 jan­vi­er, elle co-ani­me avec Patrick Cohen et Nagui une soirée de sou­tien au jour­nal inti­t­ulée « Je suis Char­lie » qui est dif­fusée sur France 2, France Inter, France Cul­ture, France Bleu, TV5 Monde et la RTBF24.

En mars 2015, Anne-Sophie Lapix étrille Tris­tane Banon (un écrivain peu con­nu qui a acquis une cer­taine notoriété quand elle avait traîné Dominique Strauss-Khan en jus­tice pour agres­sion sex­uelle en juil­let 2011 ; le tri­bunal avait classé la plainte sans suite, les faits étant pre­scrits). La roman­cière avait écrit, au sujet de l’émission : « Un dîn­er fac­tice filmé en direct qui donne à quelques chroniqueurs l’occasion de ques­tion­ner le con­vive en pro­mo entre la poire et le fro­mage ». Celle-ci s’est retrou­vée bien gênée, a essayé de se déjuger, a fini par recon­naître que son pas­sage était « mal­adroit ». Elle est alors achevée par l’animatrice : « Du coup, on ne va pas vous garder pour la poire et le fro­mage ».

En juin 2015 elle est con­tac­tée par Canal+ qui cherche un présen­ta­teur pour le Grand Jour­nal ; elle refuse. Au con­traire du Grand Jour­nal qui plonge, C à vous est un suc­cès d’audience qui ne se dément pas en 2016.

Le 26 mai 2016, alors qu’elle reçoit Myr­i­am el Khom­ri dans C à vous, en pleine con­tes­ta­tion con­tre la loi Tra­vail, son émis­sion est inter­rompue par des man­i­fes­tants ; elle doit ren­dre l’antenne et Mme le min­istre en prof­ite pour s’éclipser. Le 7 novem­bre 2016, tou­jours dans C à Vous, elle invite Dominique de Villepin et lui pose une pre­mière ques­tion sur ses rela­tions avec Alexan­dre Djouhri – en l’occurrence l’achat par celui-ci d’un des pre­miers exem­plaires de Tintin au pays des Sovi­ets qui apparte­nait à l’ancien Pre­mier min­istre. Celui-ci lui réplique : « Madame Lapix, vous êtes jour­nal­iste ? Vous avez un cer­tain sens de la déon­tolo­gie ? ». Elle lui répond : « Oui, a pri­ori ». Il reprend : « Alors citez la cita­tion com­plète, citez la cita­tion com­plète (…) Vous savez, le jour­nal­isme ce n’est ni de porter des juge­ments moraux quand on n’a pas tous les élé­ments d’un dossier, ni de jeter le soupçon. Le jour­nal­isme, c’est d’aller jusqu’au bout de l’information », con­tin­ue Dominique de Villepin, qui ne répond pas à la ques­tion.

En mai 2017, il est annon­cé qu’Anne-Sophie Lapix rem­plac­era David Pujadas à la tête du Jour­nal télévisé de 20 heures de France 2 à la ren­trée de sep­tem­bre 2017 ; elle présente son dernier C à vous le 23 juin. Cette nom­i­na­tion crée une cer­taine tem­pête dans l’entre-soi médi­a­tique, d’autant que Pujadas est viré bru­tale­ment et ne cache pas sa décep­tion, et que d’autres de ses col­lègues espéraient que le poste leur reviendrait, et non à une transfuge de France 5.

Sur RMC, Olivi­er Tru­chot et Alain Marschall revi­en­nent le 18 mai sur cette nom­i­na­tion et repren­nent une rumeur des réseaux soci­aux. Selon elle, Anne-Sophie Lapix devait sa nom­i­na­tion à son mari Arthur Sadoun, patron de Pub­li­cis, qui ne serait autre qu’un “généreux dona­teur” de la cam­pagne d’Emmanuel Macron. Cette infor­ma­tion est reprise mas­sive­ment sur les réseaux soci­aux. Son mari monte alors au créneau en menaçant de pour­suiv­re RMC si des excus­es ne sont pas présen­tées : « Je n’ai jamais financé la moin­dre cam­pagne et trou­ve ce sex­isme insup­por­table ! », affirme-t-il. Dès le lende­main les ani­ma­teurs s’excusent, bat­tent leur coulpe, affir­mant avoir col­porté des « rumeurs malveil­lantes » et des « fauss­es infor­ma­tions ». Anne-Sophie Lapix leur aura expliqué que son mari « n’a jamais don­né un cen­time à Macron » et n’est « ni de près, ni de loin auprès du prési­dent de la République ».

Parcours militant

Hormis sont engage­ment anti-FN qui transparaît dans ses dia­tribes et dans son atti­tude inquisi­to­ri­ale vis à vis de Marine Le Pen à la télévi­sion, le cur­sus d’Anne-Sophie Lapix ne laisse pas appa­raître de par­cours mil­i­tant stric­to sen­su.

Flo­ri­an Philip­pot a eu le droit aus­si à l’hostilité anti-FN de Lapix, le 6 mars 2017, lorsqu’elle l’a accusé de sex­isme ; la réponse de Philip­pot a été cinglante : « Vous trou­vez que vous êtes élé­gante madame ? Vous êtes d’une arro­gance per­ma­nente. Vous me regardez avec un mépris ter­ri­ble. Ne dîtes pas que vous êtes élé­gante. Tout le monde le voit, c’est évi­dent. Vous êtes agres­sive, vous me regardez avec un mépris dans les yeux ter­ri­ble, mais je ne vous le dis jamais parce que je suis quelqu’un de poli ».

Ce qu’elle gagne

Inter­rogée par Paris Match en sep­tem­bre dernier sur son salaire, elle répond de manière éva­sive au jour­nal­iste qui lui demande si elle est payée autant que l’ex-présentatrice de « C à vous » Alessan­dra Sub­let à laque­lle elle a suc­cédé (laque­lle touchait 12 000 euros par mois). Anne-Sophie Lapix con­firme seule­ment qu’elle touche un salaire inférieur à France 5 que sur Canal+.

Collaborations

Le 11 jan­vi­er 2015, elle ani­me une soirée spé­ciale «Je suis Char­lie» sur France 2, aux côtés de Patrick Cohen et Nagui. Au cours de l’émission se suc­cè­dent artistes, dessi­na­teurs, chanteurs, acteurs, poli­tiques pour ren­dre hom­mage à l’hebdomadaire satirique, après le défilé des man­i­fes­tants dans toute la France.

Sa nébuleuse

Anne-Sophie Lapix est l’épouse depuis juin 2010 du pub­lic­i­taire Arthur Sadoun, prési­dent depuis jan­vi­er 2009 de Pub­li­cis World­wide France et mem­bre du club Le Siè­cle. Pub­li­cis, géant mon­di­al de la com­mu­ni­ca­tion, a été fondée en 1926 par Mar­cel Bleustein, et son PDG est aujourd’hui Mau­rice Lévy. C’est aus­si l’un des prin­ci­paux con­tribu­teurs financiers (avec Microsoft) du think tank du Par­ti social­iste « Ter­ra Nova ». En avril 2011, Arthur Sadoun a racheté l’agence de san­té de François Sarkozy, le frère de Nico­las, et nom­mé François Sarkozy « chief oper­at­ing offi­cer » de Pub­li­cis Groupe. Fin mai 2017 celui-ci devient prési­dent du groupe Pub­li­cis.

Avec son mari, elle reçoit des per­son­nal­ités influ­entes à son domi­cile, révèle Cap­i­tal (17/05/2017) : « Ce cou­ple de pou­voir que for­ment Anne-Sophie Lapix et Arthur Sadoun reçoit à domi­cile. « Une fois par mois, ils font un dîn­er dans leur mai­son de maître du XVIe arrondisse­ment avec des grands patrons et des per­son­nal­ités des médias », nous ren­seigne un con­vive. Récem­ment, on a pu y voir le P-DG d’Orange Stéphane Richard, le pro­duc­teur Stéphane Cour­bit, et Alexan­dre Bom­pard, le P-DG de la Fnac, au con­seil de laque­lle siège Arthur Sadoun ».

Cinéma

Selon le jour­nal Télé 2 semaines, Anne Sophie Lapix devrait jouer aux côtés de Gérard Lan­vin, Fred Testot et Jean Pierre Dar­roussin, dans le prochain film de Jean Beck­er, réal­isa­teur des « Enfants du par­adis » et de « Un crime au par­adis ». Inti­t­ulé « Bon rétab­lisse­ment ! » le film doit sor­tir courant 2014. Il est une adap­ta­tion du roman éponyme de Marie-Sabine Rogeret.

Elle l’a dit

« J’ai la con­trainte du CSA qui m’oblige à recevoir le leader du Front nation­al. Comme c’est une oblig­a­tion, je ne me pose pas la ques­tion de savoir si c’est une bonne chose ou non. Mais je trou­ve de toute manière tou­jours intéres­sant de met­tre à l’épreuve les idées du Front nation­al. Son pro­jet poli­tique brasse des mil­liards sans apporter d’explication sur la prove­nance des chiffres. Je ne l’avais jamais inter­rogée sur les ques­tions économiques, c’est un angle d’attaque que je recom­mande », Nou­v­el Obs.com, 16 jan­vi­er 2012.

« Je n’ai aucune fas­ci­na­tion pour le pou­voir. Même si cer­tains invités sont très sym­pas, je ne suis copine avec aucun. Ça ne me viendrait pas à l’idée d’aller boire un verre avec eux, je ne veux pas être dans la con­nivence » (www.aufeminin.com)

« J’ai trou­vé dom­mage d’arrêter cette émis­sion [l’émission d’Audrey Pul­var sur i>Télé], car Arnaud Mon­te­bourg est encore loin d’être le can­di­dat social­iste à la prési­den­tielle. Je com­prends que cela puisse pos­er un prob­lème quand une per­son­nal­ité porte la can­di­da­ture de tout un camp, mais là, il s’agit sim­ple­ment d’un can­di­dat par­mi d’autres. Et Audrey Pul­var n’est pas encore pre­mière dame de France… Si elle était capa­ble d’exercer son méti­er il y a deux mois, je ne vois pas pourquoi, subite­ment, cela ne serait plus pos­si­ble… », TV Mag – 9 au 15 jan­vi­er 2011.

« Aujourd’hui encore, je négo­cie tou­jours ce type de con­trat [un CDI]. J’ai tou­jours très peur de ne pas avoir de tra­vail. Lorsque j’étais étu­di­ante, j’économisais ma bourse pour éviter une sit­u­a­tion dif­fi­cile après mes études. », L’Etudiant, 11 mars 2013.

« En tra­vail­lant le dimanche, j’ai réap­pris à l’aimer. C’est le moment où tout tourne au ralen­ti : aucune journée ne peut rem­plac­er le dimanche », le JDD 21 avril 2013.

« Je n’ai pas de goût par­ti­c­uli­er pour l’affrontement, par­fois j’en sors un peu ten­due [de l’émission Dimanche + qu’elle présen­tait alors sur Canal +, NDLA] Je regarde la pro­por­tion d’insultes ou sat­is­fecits sur Twit­ter, un bon ther­momètre! Je ne décroche jamais totale­ment. », ibid.

« J’ai un goût pour la con­fronta­tion, mais pas pour l’affrontement. Je n’ai aucun plaisir à ce que l’interview devi­enne vir­u­lente ou agres­sive. Par con­tre, j’aime con­fron­ter mes inter­locu­teurs à leurs con­tra­dic­tions. Ce n’est pas du sadisme, mais par­fois je ris un peu en pré­parant l’émission : “Là, je vais le coin­cer”. Mais je n’ai pas de goût pour les attaques per­son­nelles. », ibid.

« C’est con­nu des hommes poli­tiques : je refuse toutes les invi­ta­tions. Ce n’est même pas une règle déon­tologique, c’est une pro­tec­tion per­son­nelle. J’aurais plus de mal à pos­er les ques­tions aux gens que je con­nais, et pour lesquels je pour­rais avoir, peut-être, de la sym­pa­thie. Je suis telle­ment dans mon rôle que je ne me vois pas suc­comber. Je ne ren­tre pas du tout dans un jeu de séduc­tion. Il n’y a pas de coup de foudre pos­si­ble sur mon plateau », ibid.

« Je ne veux exclure per­son­ne. Je n’ai pas de liste noire. Pour autant, je n’ai pas envie d’inviter tout le monde. Si un jour, pour respecter les temps de parole des uns et des autres, je dois inviter Marine Le Pen à dîn­er, je le ferai. Mais « C à vous » est une émis­sion con­viviale. Et vous imag­inez bien qu’un repas avec Marine Le Pen serait ten­du et, finale­ment, assez désagréable pour tout le monde », TéléObs – 12 sep­tem­bre 2013.

« Quit­ter “C à vous” qui marche bien et qui pro­gresse, une émis­sion dans laque­lle je me sens libre et heureuse pour aller dans une émis­sion qui est en recon­struc­tion, dans un autre moment de son cycle, il n’y a pas de cohérence », au sujet de son refus de présen­ter le Grand Jour­nal de Canal+, France Info, 19 juin 2015.

« Retour à C à vous. Nous avons dû inter­rompre l’émission car il y avait des man­i­fes­tants dans la cour qui se tapaient sur des vit­res et qui se fai­saient menaçants. La min­istre a pu quit­ter les locaux de C à vous. », sur le plateau de C à vous, 26 mai 2016.

Ils l’ont dit

« Anne Sophie Lapix me hait. Son boulot n’est pas de me haïr ni de me com­bat­tre, ni de m’interroger, elle n’est pas juge d’instruction. La réal­ité c’est qu’elle est mar­iée avec le patron de Pub­li­cis et elle par­ticipe donc, dis­ons par mariage, d’un sys­tème qui me com­bat­tra jusqu’au dernier moment parce que je le com­bats. Je suis con­tre ce sys­tème qui mange ensem­ble, qui a été élevé ensem­ble, qui met ses enfants dans les mêmes écoles et qui a squat­té le pou­voir dans notre pays et qui l’a arraché au peu­ple français », Marine Le Pen – Radio Clas­sique – 2 avril 2012.

« Arthur Sadoun, 42 ans, et Anne-Sophie Lapix, 41 ans, respec­tive­ment patron de Pub­li­cis France et nou­velle présen­ta­trice de l’émission «C à vous» sur France 5 à la ren­trée, après avoir tenu les rênes de «Dimanche +» sur Canal+, cul­tivent nom­bre de points com­muns, dont une absolue dis­cré­tion. Voire une réelle répul­sion envers toute expo­si­tion médi­a­tique, hors des impérat­ifs exigés par leurs activ­ités pro­fes­sion­nelles. [Ils] se sont ren­con­trés il y a cinq ans, lors d’un dîn­er informel chez des amis, et mar­iés le 26 juin 2010, à la mairie du 16e arrondisse­ment de Paris. Pas d’invités «peo­ple», pas de flashs, mais des tenues clas­siques, quelques intimes ain­si que leurs enfants (sa fille à lui et ses deux fils à elle) à leurs côtés. », Paris-Match, 18 août 2013.

« Anne-Sophie Lapix, elle, s’est con­stru­it en peu de temps une répu­ta­tion d’intervieweuse acérée qu’elle entre­tient grâce à des heures d’un métic­uleux tra­vail de pré­pa­ra­tion. Sans pour autant renon­cer à accom­pa­g­n­er ses fils à l’école. Elle retrou­ve par­fois son mari lors des avant-pre­mières très prisées organ­isées par Pub­li­cis, mais, là aus­si, se tient plutôt en retrait », ibid.

« Anne Sophie Lapix prou­vera en jan­vi­er 2012 dans Dimanche+, sur Canal+, son pro­fes­sion­nal­isme, son courage, son opiniâtreté et sa per­sévérance face à Marine le Pen. L’échange est ten­du. La prési­dente du FN sem­ble totale­ment désta­bil­isée devant l’insistance de la jour­nal­iste sur des ques­tions essen­tielle­ment économiques. On croit voir une élève qui n’a pas révisé sa leçon devant une maîtresse d’école », Paul Wer­mus, les VIPères de la télé, 2015.

« Quiconque regarde C à Vous sait que la tra­di­tion de l’émission quo­ti­di­enne de France 5 con­siste à offrir un cadeau à son ani­ma­trice, Anne-Sophie Lapix. Ain­si, chaque soir, les invités tâchent de ne pas arriv­er les mains vides au dîn­er. Un rit­uel tou­jours plein de sur­pris­es pour la jour­nal­iste vedette et ses chroniqueurs étant don­né que les présents vari­ent sou­vent du tout au tout. Fleurs, livres, CD, pro­duits régionaux, objets déco, ou encore vête­ments… tout y passe. Et sou­vent pour le plus grand bon­heur d’Anne-Sophie Lapix qui avait con­fié récem­ment à nos con­frères du site de Télé Loisirs : « Je les garde, par­fois je les partage. Mais la rédac­tion vous dira que la plu­part du temps, je les garde. » Ain­si, la jolie blonde de 43 ans con­serverait, certes, tout ce qui lui plaît, mais n’hésiterait pas à « don­ner les cadeaux pour­ris », comme l’explique un mem­bre de son équipe dans les colonnes de Télé 7 jours. « Si elle dit “On va partager”, alors là, on est sûrs qu’elle les planque et les garde pour elle », racon­te-t-il. Et de pré­cis­er que « c’est sou­vent le cas avec les très bonnes bouteilles de vin ! », Femme Actuelle, 25 avril 2016.

« C’est une jour­nal­iste expéri­men­tée, qui a déjà présen­té des jour­naux de 20 Heures ain­si qu’une excel­lente émis­sion poli­tique sur Canal+. Et c’est une incar­na­tion du ser­vice pub­lic puisqu’elle a fait de « C à vous » un ren­dez-vous plébisc­ité par les téléspec­ta­teurs. Elle y inter­viewe des artistes ou des intel­lectuels mais aus­si des per­son­nal­ités poli­tiques avec une rigueur irréprochable. Elle a une palette extrême­ment large et un savoir-faire acquis dans de nom­breux médias, dont le ser­vice pub­lic qui en fait la meilleure can­di­date pos­si­ble pour ce rôle », Del­phine Ernotte à son sujet, Le Parisien, 17/05/2017

« Son épouse [d’Arthur Sadoun, NDLR] Anne-Sophie Lapix est la fille de Claude, le plus grand pro­mo­teur de Saint-Jean-de-Luz. Celui-ci a reven­du l’affaire en 2014, mais la famille reste très influ­ente. « Ici, c’est elle la star, Arthur Sadoun est dis­cret », nous ren­seigne le jour­nal­iste de « Sud Ouest » Félix Dufour », Cap­i­tal, 31/05/2017.

« Née le 29 avril, Anne-Sophie Lapix est tau­reau ascen­dant can­cer. Son signe solaire appré­cie avant tout sa tran­quil­lité, son con­fort, il ne faut pas le pouss­er, il ne faut pas le con­train­dre. Bref, il faut le laiss­er en paix et surtout lui don­ner du temps. Si on lui en laisse la pos­si­bil­ité, la nou­velle présen­ta­trice du 20 Heures pos­sède les qual­ités néces­saires pour tenir son jour­nal d’une main de maître. Le Tau­reau est tou­jours très doux en apparence, mais il dis­pose d’une déter­mi­na­tion et une inflex­i­bil­ité qui font qu’on se heurte par­fois à un mur avec lui. Mais il peut aus­si s’en pren­dre (des murs) à cause de son obsti­na­tion », Chris­tine Haas, RTL, 24/06/2017.

« cer­tains, en couliss­es, attendaient leur heure, per­suadés que c’était à eux qu’on viendrait pro­pos­er le job, une fois actée l’idée que Pujadas ne fai­sait plus l’affaire. C’est en tout cas ce que s’était dit Julian Bugi­er, si l’on en croit l’hebdomadaire peo­ple Voici : “Julian Bugi­er est énervé de ne pas avoir eu le poste et il ne va pas lui faire de cadeaux », indique l’un des salariés de la chaîne au mag­a­zine peo­ple. Par­ti­c­ulière­ment con­trar­ié qu’on lui ait préféré l’animatrice de C à Vous, le fringant jour­nal­iste ne se priverait pas de dégois­er sur sa future con­sœur, dans les couloirs de France 2 », VSD, 01/07/2017.

« Dans l’ensemble, ce que reprochent les jour­nal­istes de la chaîne à l’ex-star de Can­la + et de France 5, c’est son pro­fil très “talk show, plus axé sur le diver­tisse­ment que sur la mécanique laborieuse du JT. En somme, Lapix ne serait pas, selon ses futurs col­lègues, tail­lée pour le poste », ibid.

Crédit pho­to : Marc Lévy (Cramos) via Wikimé­dia

Ce portrait a été financé par les donateurs de l’OJIM

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