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Charlie Hedbo : ventes qui explosent, un site en rade

La bonne affaire. « D’habitude, ça ne se vend pas et les exem­plaires restent là toute la semaine », explique à l’AFP un marc­hand de jour­naux. Lui a écoulé tout son stock de Char­lie Heb­do ce mer­cre­di matin et attend l’arrivée d’exemplaires sup­plé­men­taires ven­dre­di ou same­di. Le numéro du 19 sep­tem­bre, qui dif­fuse des car­i­ca­tures de Mahomet, est un suc­cès com­mer­cial : les 75 000 exem­plaires du pre­mier tirage se sont arrachés en quelques heures.

Même dans le quarti­er parisien de Belleville, dont une par­tie impor­tante de la pop­u­la­tion est d’origine maghrébine et dont les librairies « vendent des ouvrages sur l’islam » (admirez la pudeur de l’AFP), on ne le trou­vait plus mer­cre­di en fin de mat­inée. L’explication a été don­née par des kiosquiers qui racon­tent que, dès 6 heures du matin, des clients ont acheté tous les stocks avant de les déchir­er sous leurs yeux… Sur Twit­ter, Jean-Michel Aphatie juge que « ce matin, Char­lie Heb­do cherche plus à faire par­ler de lui qu’à défendre la lib­erté d’expression ».

Et, pour ce qui est de faire par­ler de lui, c’est réus­si ! Out­re des réac­tions en pagaille de per­son­nal­ités (Jean-Marc Ayrault, Lau­rent Fabius, Mgr André Vingt-Trois, etc.) ain­si que des dépêch­es rap­por­tant les mesures de sécu­rité pris­es par les ambas­sades, con­sulats et écoles français­es à l’étranger, Charb, son directeur, annonçait en début d’après-midi que « le site (du jour­nal, ndlr) est blo­qué car il a été piraté. Apparem­ment, c’est une attaque encore plus mas­sive qu’en 2011 ». À 15h30, le blog de sec­ours de la rédac­tion fonc­tion­nait, lui, tou­jours. Un piratage en fin d’après-midi per­me­t­trait de pro­longer le buzz… Car les CRS placés devant l’immeuble où elle est instal­lée pro­tè­gent peut-être des incendies crim­inelles mais pas des pirates infor­ma­tiques !

En moyenne, Char­lie Heb­do écoule 45 000 exem­plaires chaque semaine. En novem­bre dernier, un numéro (rebap­tisé Charia Heb­do) s’était ven­du à 200 000 exem­plaires tan­dis qu’en 2006, celui repro­duisant douze car­i­ca­tures de Mahomet avait atteint 480 000 exem­plaires ! Char­lie Heb­do du 19 sep­tem­bre pour­rait dépass­er les 200 000 ventes.

Valérie Trierweiler : du journalisme au star-système

La pre­mière jour­nal­iste de France est l’une des vedettes de la ren­trée lit­téraire. Sor­ti le 15 août, La Favorite (Fayard), sorte de jour­nal imag­i­naire de la con­cu­bine de François Hol­lande, signé par l’ancien directeur adjoint du Monde, Lau­rent Greis­lamer, est déjà un franc suc­cès. Dans Entre deux feux (Gras­set), Anna Cabana et Anne Rosencher évo­quent longue­ment le tri­an­gle amoureux Hol­lande-Tri­er­weil­er-Roy­al, ce qui promet de belles retombées, d’autant que l’ouvrage a reçu un franc sou­tien de l’hebdomadaire Mar­i­anne, qui en a récem­ment pub­lié quelques bonnes feuilles. Enfin, début octo­bre, sor­ti­ra un Valérie Tri­er­weil­er (Édi­tions du Moment), signé de Christophe Jakubyszyn.

Droit à l’information pour Bercy

C’est le méti­er (de com­mu­ni­quant) qui ren­tre : le min­istre de l’Économie, Pierre Moscovi­ci, a promis de tenir régulière­ment des points presse pour les jour­nal­istes accrédités à Bercy. Ces derniers grog­naient depuis un petit bout de temps, car ils ne par­ve­naient à se tenir au courant de la posi­tion française sur la zone euro… qu’en lisant la presse anglo-sax­onne !

Stéphane Guillon clashe Audrey Puylvar sur Twitter

L’humoriste Stéphane Guil­lon a attaqué Audrey Pul­var, nou­velle patronne des Inrocks, sur Twit­ter. Guil­lon est per­suadé qu’Audrey Pul­var a décroché son nou­v­el emploi grâce à son con­joint, le min­istre du Redresse­ment pro­duc­tif, Arnaud Mon­te­bourg, qui aurait ren­con­tré Matthieu Pigasse, le pro­prié­taire du mag­a­zine, juste avant sa nom­i­na­tion… Audrey Pul­var nie évidem­ment et affirme qu’elle ne doit ce tra­vail qu’à la sueur de son front.

Guil­lon a twit­té, ce 14 sep­tem­bre : « On nous apprend que Mon­te­bourg et Pigasse se sont bien ren­con­trés 15 jours avant la nom­i­na­tion d’Audrey aux Inrocks. Impos­si­ble, pure calom­nie. »

Dans un deux­ième mes­sage, posté juste après, il ajoute « Audrey a écrit sur Twit­ter que les 2 hommes ne s’étaient jamais ren­con­trés. La ten­dre, la douce, l’exquise ne peut pas nous avoir barat­inés ! » Cela va sans dire.

Libé : une provoc’ à 700 000 balles

L’équilibre financier de Libéra­tion (atteint en 2010 et 2011) pour­rait être com­pro­mis cette année.

En effet, selon Le Monde, la Une du 10 sep­tem­bre sur Bernard Arnault (“Casse-toi, riche con !”) pour­rait faire per­dre 700 000 euros de recettes pub­lic­i­taires au quo­ti­di­en du Baron Édouard de Roth­schild.

La faute, on s’en doute, au retrait immé­di­at des opéra­tions pub­lic­i­taires prévus d’ici la fin de l’année par les sociétés du groupe LVMH (- 150 000 euros). Mais pas seule­ment : d’autres entre­pris­es du monde du luxe ont décidé, par sol­i­dar­ité avec Bernard Arnault, de ne plus annon­cer dans Libéra­tion, rap­porte le quo­ti­di­en du soir qui cite “des sources internes”.

Libéra­tion s’est quand même payé le luxe de paraître mar­di 11 sep­tem­bre avec un gros encart pub­lic­i­taire Yves Saint Lau­rent, une mar­que du groupe PPR, con­cur­rent de LVMH. Il était “pro­gram­mé de longue date”, a fait savoir François-Hen­ri Pin­ault, son pro­prié­taire.

Le même jour, Renaud Rev­el, le “M. Médias” de L’Express, évo­quait une perte de 500 000 euros de recettes pub­lic­i­taires pour Libé. Un mon­tant revu à la hausse par Le Monde du 13 sep­tem­bre, donc…

De jan­vi­er à août 2012, le groupe LVMH aurait, selon Yacast, dépen­sé 405 000 euros (une somme qui ne tient pas compte des remis­es com­mer­ciales) pour pro­mou­voir ses mar­ques Dior et Givenchy dans les pages de Libé, soit 1,5% du porte­feuille pub­lic­i­taire total du quo­ti­di­en et 20% du sup­plé­ment cul­turel Next, croit savoir Marc Bau­dri­er, jour­nal­iste à Chal­lenges.

Seule con­so­la­tion pour Libéra­tion, ses ventes : elles ont aug­men­té ce jour-là de 27% par rap­port à leur moyenne alors que la dif­fu­sion du titre (comme la pag­i­na­tion pub­lic­i­taire) est en forte baisse depuis l’élection prési­den­tielle…

Crédit pho­to : DR.

Alexis Brézet

PORTRAIT — De l’avis unanime de ses col­lègues jour­nal­istes, Alex­is Brézet se dis­tingue par une solide cul­ture his­torique et un style d’écriture de grande qual­ité : « clair, sere­in, de qual­ité, vif et gai de sur­croît », selon François d’Orcival, qui fut son men­tor à ses débuts.

Yves de Kerdrel directeur général du groupe Valmonde

Yves de Ker­drel, jour­nal­iste au Figaro, a été nom­mé directeur général du groupe Val­monde en rem­place­ment de Guil­laume Roquette. Ce dernier ayant rem­placé Alex­is Brézet à la direc­tion du Figaro Mag­a­zine. Yves de Ker­drel prend ain­si la tête d’un groupe de presse qui regroupe trois titres : Valeurs actuelles, Spec­ta­cle du monde et Jours de chas­se.

Yves de Ker­drel a dirigé la rédac­tion du Jour­nal des Finances de 2006 à 2009. Il a été mem­bre de la Com­mis­sion Attali pour la libéra­tion de la crois­sance. Il dirige égale­ment le site d’intelligence économique Wan­Square.

Il tient, depuis quelques années, une chronique économique dans Le Figaro dont le ton est résol­u­ment libéral. En 2008, il prend résol­u­ment posi­tion pour le tra­vail du dimanche.

En avril 2010, l’une de ses chroniques inti­t­ulée “Arrêtez de tir­er sur les rich­es !” sus­cite quelques remous!

Le gouvernement ne vendra pas son CUL aux médias

On s’en est payé une bonne tranche au Con­seil des min­istres du 22 août. À l’origine de la rigo­lade, le min­istre de la Ville, François Lamy, venu présen­ter son pro­jet de créa­tion de « con­trats urbains locaux » dans les ban­lieues sen­si­bles. Vic­torin Lurel, secré­taire d’État chargé de l’Outre-mer, a aus­sitôt rebon­di, sérieux comme un pape : « Bonne chance pour ven­dre médi­a­tique­ment les… CUL ». Et François Hol­lande, hilare, de tranch­er : « Oui, effec­tive­ment, remar­que judi­cieuse ». On s’est plus sage­ment rabat­tu sur les « Con­trats urbains globaux ». C’est plus facile à assumer, mais incon­testable­ment moins médi­a­tique…

L’islamisme modérément rigolo

Les islamistes n’ont décidé­ment pas d’humour. En Tunisie, une émis­sion satirique inspirée des « Guig­nols de l’info » a été inter­dite moins d’un mois après son lance­ment. Selon le syn­di­cat des jour­nal­istes tunisiens, la chaîne Ettoun­siya TV a cédé « à des pres­sions indi­rectes des autorités ». Les « Guig­nols » tunisiens s’en pre­naient apparem­ment trop dure­ment au pou­voir en place. D’après les rares jour­nal­istes osant encore s’exprimer, les « islamistes mod­érés » d’Ennada seraient en train de pren­dre le con­trôle des médias publics en nom­mant des proches à leur tête. Pour les médias privés, les men­aces con­stitueraient une alter­na­tive con­va­in­cante. Des méth­odes sans aucun doute « islamistes », puisqu’elles s’inspirent des Frères musul­mans, mais, il faut bien l’avouer, « mod­éré­ment » démoc­ra­tiques.

France Télévisions licencie à tour de bras…

C’est timide­ment que Rémy Pfim­lin, prési­dent de France Télévi­sions, a admis, le 30 août, qu’il y aurait sans doute « une réduc­tion des effec­tifs plus impor­tante que les 5 % prévus » pour la péri­ode 2011–2015. Selon les syn­di­cats, les licen­ciements pour­raient par­ti­c­ulière­ment frap­per France 3, engagée dans une réor­gan­i­sa­tion com­pliquée.

Une mau­vaise nou­velle qui arrive sur fond de querelle autour du rétab­lisse­ment de la pub­lic­ité en soirée sur les chaînes publiques. Le min­istre de la Cul­ture, Aurélie Fil­ip­pet­ti a claire­ment annon­cé que l’interdiction serait main­tenue. Or, sans recettes sup­plé­men­taires, Pfim­lin ne pour­ra pas boucler son bud­get. Et pas ques­tion d’augmenter la rede­vance ou de deman­der une sub­ven­tion au gou­verne­ment, qui vient de cri­ti­quer la mau­vaise qual­ité des pro­grammes. Autrement dit, Pfim­lin, fidèle sarkozyste, se retrou­ve coincé par le nou­veau pou­voir. En atten­dant d’être poussé vers la sor­tie.

Faveurs financières pour Le Monde et Les Inrocks ?

En don­nant à la banque Lazard man­dat pour con­seiller son min­istère sur la créa­tion de la Banque Publique d’Investissement, Pierre Moscovi­ci a don­né lieu à soupçon de con­flit d’intérêt où les médias représen­tent le cen­tre d’un pos­si­ble échange de (bons ?) ser­vices. Comme le mon­tre l’infographie ci-dessous Matthieu Pigasse est le piv­ot de l’affaire. La (fausse ?) protes­ta­tion d’Arnaud Mon­te­bourg peut appa­raître comme un écran de fumée pour cacher une opéra­tion clas­sique : je te donne, tu me donnes.

Sondage Ifop-UMP : collusion entre médias et politiques ?

Le 25 juil­let, un sondage IFOP pub­lié dans L’Express annonçait : « Les sym­pa­thisants UMP préfèrent les motions mod­érées aux droitières ». À la ques­tion de savoir pour la motion de quelle sen­si­bil­ité ils voteraient, s’ils le pou­vaient, les sym­pa­thisants plac­eraient en tête celle de la Droite mod­erne des libéraux emmenés par l’ancien min­istre Luc Cha­tel (31%), juste devant celle des Human­istes de l’ex-premier min­istre Jean-Pierre Raf­farin (29%).

Viendraient ensuite la Droite forte (18%), lancée par le sarkozyste Guil­laume Pelti­er. Presque bonne dernière, arriverait la Droite pop­u­laire (12%), dont le chef de file est l’ancien min­istre Thier­ry Mar­i­ani.

Au total donc, les courants « cen­tristes » et libéraux de l’UMP récolteraient près de 60% des suf­frages ; et le mou­ve­ment ayant incar­né la « droiti­sa­tion » de Nico­las Sarkozy se retrou­verait aux pelotes. Exit, donc, la fameuse « ligne Buis­son ».

Cette analyse a été rapi­de­ment reprise par Le Monde et l’AFP, puis leurs con­frères, sans le moin­dre recul. Or, le résul­tat de ce « sondage » appelle plusieurs remar­ques :

Il est d’abord en con­tra­dic­tion avec ceux effec­tués durant les cam­pagnes prési­den­tielle et lég­isla­tives, où la majorité des sym­pa­thisants et adhérents de l’UMP se clas­sait très net­te­ment à droite, sur la fameuse « ligne Buis­son », du nom du prin­ci­pal con­seiller de Nico­las Sarkozy. Régulière­ment, les électeurs de droite se dis­aient majori­taire­ment favor­ables à des accords avec le Front nation­al. Et la Droite pop­u­laire sem­blait le courant le mieux placé pour répon­dre à leurs attentes (sources : lien 1, lien 2).

Com­ment expli­quer cet appar­ent revire­ment des « sym­pa­thisants » UMP annon­cé par L’Express, Le Monde et l’AFP – entre autres ?

Tout sim­ple­ment en regar­dant en détail com­ment l’IFOP a tra­vail­lé : « Ce sondage, nous dit l’institut, a été réal­isé par Inter­net du 10 au 24 juil­let auprès d’un échan­til­lon de 544 sym­pa­thisants de l’UMP ». Autrement dit, il s’agit d’un sim­ple coup de sonde sur Inter­net, avec toutes les lim­ites de l’exercice, et non d’un sondage effec­tué avec la rigueur habituelle, sur l’ensemble de la pop­u­la­tion, à par­tir d’un échan­til­lon dépas­sant 1 000 per­son­nes.

Ensuite, les son­deurs ont inter­rogé des gens se dis­ant « sym­pa­thisants » de l’UMP et non des adhérents – qui seront pour­tant les seuls à vot­er lors du con­grès.

À ce niveau de super­fi­cial­ité, on peut dif­fi­cile­ment tir­er des con­clu­sions per­ti­nentes de ce qui, dans le jar­gon spé­cial­isé, n’est même pas un « sondage », mais une sim­ple « con­sul­ta­tion ».

Il serait intéressant de savoir qui l’a commandée et s’il ne s’agirait pas d’un coup de communication émanant de certains « spécialistes » des relations publiques au sein de l’UMP.

Le but pour­rait être de con­solid­er une ligne « cen­triste » et libérale en prévi­sion du con­grès du 18 novem­bre. Et d’asphyxier l’incontrôlable Droite pop­u­laire.

Les médias qui ont don­né à cette con­sul­ta­tion la valeur d’un sondage ont fait preuve d’imprudence : ils lui don­nent une dimen­sion per­for­ma­tive : les adhérents de l’UMP, influ­encés par les com­men­taires des jour­naux « de référence » pour­raient bien caler leur vote en fonc­tion des prin­ci­pales con­clu­sions de qu’ils perçoivent comme une étude sérieuse. À ce stade, faut-il blâmer la légèreté des jour­nal­istes ou car­ré­ment leur col­lu­sion avec cer­tains poli­tiques ? Les analy­ses du poli­to­logue Alain Gar­rigou, L’ivresse des sondages, La Décou­verte, 2006 sem­blent par­faite­ment validées.

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Qui a dit…

« Ça les a beau­coup sur­pris que je vienne sans caméra. C’est là que j’ai ren­con­tré Ben­jamin Rosoux et Christophe Beck­er (deux des inculpés, ndlr). J’ai passé énor­mé­ment de temps avec eux. Puis je suis revenu une deux­ième fois pour tourn­er (…) On en a fait un faux por­trait, de gens sec­taires qui échafau­dent des plans. Alors que quand on les ren­con­tre, ils ont l’air de gen­dres idéaux. J’avais presque l’impression d’être un punk à côté d’eux. »

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