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20 avril 2026 | Temps de lecture : 14 minutes
Portrait

Bruno Gaccio

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Le mauvais esprit Canal

Bruno Gac­cio de retour sous les pro­jecteurs. L’ancien pili­er des Guig­nols de l’info, recon­ver­ti en can­di­dat LFI lors des élec­tions munic­i­pales à Paris, mul­ti­plie les sor­ties provo­ca­tri­ces. Des sail­lies qui rap­pel­lent le par­cours d’un humoriste autre­fois star de « l’esprit Canal » qui, après avoir régné sur la satire télévisée, s’est pro­gres­sive­ment per­du dans une agi­ta­tion poli­tique d’extrême gauche.

Les élec­tions munic­i­pales 2026 ont briève­ment extir­pé des cat­a­combes de l’oubli médi­a­tique l’ancien humoriste, scé­nar­iste et pro­duc­teur de télévi­sion Bruno Gac­cio. Pas pour le meilleur, mal­heureuse­ment, puisque l’histrion retraité et néo-can­di­dat LFI a défrayé la chronique par des pro­pos par­ti­c­ulière­ment indignes et indé­cents à la suite du meurtre du jeune Quentin Der­anque. « C’est une tristesse absolue pour sa famille qui a dû décou­vrir le même jour que leur enfant était mort et qu’en plus, c’é­tait un gros con­nard », a‑t-il en effet déclaré dans une vidéo qui a légitime­ment très large­ment scan­dal­isé les réseaux soci­aux. Ce bref retour de « notoriété », si négatif soit-il, est néan­moins l’occasion de revenir sur le par­cours et la car­rière de celui qui fut l’une des fig­ures majeures des grandes heures de « l’esprit Canal » avant de se per­dre pro­gres­sive­ment dans une vaine et car­i­cat­u­rale agi­ta­tion poli­tique d’extrême gauche.

Jeunesse et formation

Bruno Gac­cio, né le 14 décem­bre 1958 à Saint-Éti­enne, est le fils unique d’un maçon ital­ien et d’une papetière. Peu dis­posé aux études, « détes­tant les profs à deux excep­tions près » (selon ses mots sur Europe 1 en 2019), il quitte l’école à 16 ans et ren­tre comme appren­ti typographe dans une imprimerie. Mais le jeune « rebelle et rêveur » ne sem­ble pas davan­tage fait pour le tra­vail manuel et peine à s’habituer à ses horaires pro­fes­sion­nels. Il décide alors qu’il ne se « lèverait plus jamais à l’aube » et, pour attein­dre cet ambitieux objec­tif, com­mence à fréquenter des milieux inter­lopes et se met à deal­er de la drogue, du « shit » exclu­sive­ment, pré­cise-t-il tou­jours sur Europe 1, une activ­ité lucra­tive qui le grise pen­dant plusieurs mois avant qu’il ne prenne peur face à l’arrivée sur le « marché » des drogues dites « dures » (cocaïne et héroïne prin­ci­pale­ment) et par la mul­ti­pli­ca­tion des descentes de police et des arresta­tions dans son entourage.

Il décide alors de met­tre un terme à ses activ­ités délictueuses et part, en 1977, garder des chèvres dans la Drôme. Mais une nou­velle fois, l’expérience n’est pas con­clu­ante et tourne court, comme pour beau­coup de « néo-hip­pies » con­fon­dant leurs rêver­ies bucol­iques sous sub­stances hal­lu­cinogènes et la dure réal­ité de la vie paysanne. Bruno Gac­cio choisit alors une activ­ité plus ludique et part cette fois aux sports d’hiver où il ren­con­tre une jeune femme avec qui il se met en cou­ple. Or la jeune femme est une pros­ti­tuée et, comme elle l’entretient, il devient un « Julot casse-croûte », un prox­énète de fait.

Une jeunesse pour le moins « tumultueuse et atyp­ique », comme il aime régulière­ment à le rap­pel­er pour ten­ter de se dis­tinguer de la bour­geoisie. À défaut de la rejoin­dre totale­ment, il devien­dra sans doute un « bobo » grâce à ses activ­ités artis­tiques et aux émol­u­ments plus que con­séquents qu’elles vont génér­er (autour de 20 à 25 000 euros par mois de salaire estimé au temps des « Guig­nols de l’Info »).

Théâtre et télévision

Arrivé à Paris au début des années 1980, Bruno Gac­cio devient auteur et inter­prète au café-théâtre pen­dant qua­tre ans. Il est repéré au Petit Théâtre de Bou­vard aux côtés de Michèle Bernier, Mimi Mathy et Isabelle de Bot­ton. Après une brève et anec­do­tique appari­tion au ciné­ma en 1984 (Vive les femmes ! de Claude Con­fortès), il décide de se tourn­er défini­tive­ment vers l’écriture. En 1992, il entre à Canal+ comme coau­teur des Guig­nols de l’info aux côtés de Jean-François Halin et Benoît Delépine. Il en devient rapi­de­ment le « chef de file », for­mant et dirigeant l’équipe pen­dant 15 ans (jusqu’en juin 2007). Pour lui, c’est l’explosion de la notoriété et de la gloire pro­fes­sion­nelle. L’émission est un énorme suc­cès tant d’audience que cri­tique, son ton acerbe et son ironie grinçante séduisent un très large pub­lic même si la cri­tique poli­tique et sociale fran­chit rarement les strictes lim­ites de la « bien-pen­sance » gau­cho-lib­er­taire. L’émission, dev­enue « culte », a même sans doute eu une véri­ta­ble influ­ence poli­tique, faisant et défaisant les répu­ta­tions des uns et des autres au tra­vers de ses divers­es « mar­i­on­nettes » plus ou moins malmenées.

Après avoir présen­té briève­ment Nulle part ailleurs (1996) et mal­gré son départ des Guig­nols, il con­serve des respon­s­abil­ités à la fic­tion Canal+ (directeur de La Fab­rique jusqu’en 2017), pro­duit des comédies musi­cales (Avenue Q) et tient une chronique sur France Inter (Comme on nous par­le). En 2023, il coécrit Les Mar­i­oles, satire poli­tique sur Blast. Par­al­lèle­ment, il pub­lie égale­ment une quin­zaine de livres qui ne mar­queront pas l’histoire de l’édition ni de la lit­téra­ture (voir liste en fin d’article).

Vie personnelle

Bruno Gac­cio a vécu 15 ans avec l’humoriste et comé­di­enne Michèle Bernier qu’il a ren­con­trée au café-théâtre. Ils ont deux enfants : Char­lotte Gac­cio, née en 1987, comé­di­enne, et Enzo, né en 1997. Il trompe et quitte Michèle alors qu’elle est enceinte d’Enzo pour une rela­tion de deux ans avec la présen­ta­trice Agnès Michaux, dont naît un troisième fils, Amadeo, en 2000. La rup­ture avec Michèle Bernier a été par­ti­c­ulière­ment « bru­tale », cette dernière ayant évo­qué dans plusieurs médias un véri­ta­ble « cat­a­clysme », mais soulig­nant qu’aujourd’hui s’est instal­lé un « respect mutuel » pour le bien des enfants. De son côté, Bruno Gac­cio admet que « dans le cas de notre sépa­ra­tion, c’est moi qui ai été con » (France Bleu, 19 févri­er 2024) tout en restant néan­moins assez dis­cret sur sa « vie privée chao­tique ». Il assume toute­fois publique­ment ses choix per­son­nels « sans morale imposée ». Actuelle­ment, il est en cou­ple avec l’actrice Anne-Lau­re Gruet.

Bruno Gac­cio est égale­ment le grand-père de deux petits-enfants. « Ça ne me rend pas heureux d’être grand-père. Ni mal­heureux. C’est indif­férent », affirme-t-il avant d’ajouter : « J’adore voir mes petits-enfants… Mais je vais générale­ment les voir quand ma fille a besoin de moi. (…) Je fais le job d’un grand-père. » (pro­pos recueil­lis dans le livre Le Bruit du bon­heur, de Car­touche et Aurélie Godefroy).

Engagement politique

C’est au con­tact de la CGT lors de sa (brève) expéri­ence d’ouvrier d’imprimerie durant l’adolescence et à la lec­ture des auteurs anar­chistes (Bak­ou­nine, Kropotkine…) que Bruno Gac­cio décou­vre et développe ses pen­chants lib­er­taires, anti-autori­taires et anti-cap­i­tal­istes. Ces tro­pismes transparais­sent pass­able­ment dans son écri­t­ure, notam­ment au temps des Guig­nols, où il se plaît à bro­carder et ridi­culis­er les grands patrons, les politi­ciens du « sys­tème » (de droite de préférence, mais pas que…), les impéri­al­istes améri­cains et les représen­tants du clergé… Son engage­ment poli­tique va néan­moins se ren­forcer par­al­lèle­ment à son activ­ité professionnelle.

En 2013, il cofonde Nou­velle Donne avec Pierre Lar­routur­ou, un par­ti de gauche alter­na­tive prô­nant la recon­nais­sance du vote blanc et la « lib­erté d’ex­pres­sion ». En 2018, il sou­tient les Gilets jaunes, les qual­i­fi­ant néan­moins « d’alliés impar­faits », sans doute un peu trop « France pro­fonde » et « patri­o­tards » pour lui ?

En 2021, il rejoint le Par­lement de l’U­nion pop­u­laire de Jean-Luc Mélen­chon, ani­mant des émis­sions et meet­ings pour sa cam­pagne prési­den­tielle de 2022. Se rap­prochant de La France insoumise (LFI), il répond à ses détracteurs sur X en févri­er 2016 et se décrit comme « méga ultra extra super gauche ». Il défend un ant­i­cap­i­tal­isme vir­u­lent, accu­sant, avec orig­i­nal­ité, nuance et pro­fondeur, le gou­verne­ment Macron de « fas­cisme ». En décem­bre 2025, il annonce sa can­di­da­ture LFI aux munic­i­pales 2026 dans le 7ᵉ arrondisse­ment de Paris, fief de Rachi­da Dati.

3,48 %, c’est le très mod­este score qu’il obtien­dra à cette élec­tion. « LFI dans le 7ᵉ à Paris, on est à l’abri de la vic­toire », avait prédit sa fille Char­lotte Gac­cio dans le Buzz TV. Ils y sont surtout à l’abri de la « diver­sité » et des con­séquences de l’immigration dont ils sont les chantres enam­ourés autant que lointains.

Bruno Gac­cio est égale­ment mem­bre du comité d’honneur de l’ADMD (Asso­ci­a­tion pour le droit à mourir dans la dig­nité) qui milite pour l’euthanasie active volon­taire et le sui­cide assisté. Il y côtoie notam­ment Raphaël Enthoven, Mireille Dumas et Patrick Kessel.

Polémiques et controverses

Anti­sémitisme…

Longtemps unanime­ment encen­sé lorsqu’il se con­tentait de taper sur Nico­las Sarkozy, Jean-Marie Messier ou le Pape avec ses « Guig­nols », Bruno Gac­cio a, depuis lors, été à de nom­breuses repris­es l’objet de vives cri­tiques et polémiques. L’accusation la plus fréquente, et égale­ment la plus infamante, est celle de « dérives anti­sémites », dont il se défend évidem­ment avec la plus grande vigueur tout en assumant une posi­tion cri­tique vis-à-vis d’Israël et de sa poli­tique. Mais rien n’y fait.

Son péché orig­inel date cer­taine­ment de 2010 lorsqu’il cosigne avec Dieudon­né, déjà con­damné pour « inci­ta­tion à la haine raciale », l’ouvrage Peut-on tout dire ? dans lequel les deux humoristes inter­ro­gent les lim­ites de la lib­erté d’expression. Cer­tains se rap­pel­lent alors que Jean-Pierre Elak­abch con­sid­érait sa mar­i­on­nette aux Guig­nols « par­ti­c­ulière­ment anti­sémite ».

Bruno Gac­cio aggrave lour­de­ment son cas en 2023, apos­tro­phant Macron sur X en écrivant « Manu, y’a le patron qui gueule ! » en référence au Crif qui avait « rap­pelé à l’ordre » le prési­dent français quant à ses posi­tions sur Gaza et son appel à un « cessez-le-feu ». Cette allu­sion à une sup­posée sub­or­di­na­tion d’Emmanuel Macron aux injonc­tions du Crif lui vaut une volée de bois vert et les vir­u­lentes admon­es­ta­tions de nom­breux com­men­ta­teurs. Depuis lors, il est régulière­ment taxé « d’antisémitisme », notam­ment par l’inévitable Frédéric Haz­iza con­tre lequel Bruno Gac­cio portera plainte en 2025 pour « injures publiques » (affaire en cours).

En réal­ité, il sem­ble plutôt que les posi­tions de l’ex-humoriste col­lent par­faite­ment avec la ligne de son nou­veau par­ti et les récur­rentes déc­la­ra­tions de son líder max­i­mo Jean-Luc Mélenchon.

Com­plo­tisme…

Pour ne rien arranger, Bruno Gac­cio a adop­té, dès le début de la crise du Covid, des posi­tions rad­i­cale­ment icon­o­clastes, voire « réfrac­taires » aux injonc­tions éta­tiques. Con­tes­tant la ges­tion gou­verne­men­tale, il accuse les respon­s­ables poli­tiques d’incompétence, de men­songes et de man­que­ments graves (masques, tests, hôpi­taux, etc.), appelant publique­ment à ce que « les respon­s­ables soient jugés ».

Par­al­lèle­ment, il crée en mars 2020 la plate­forme Plain­te­Covid, qui pro­pose des mod­èles de plaintes prêts à l’emploi con­tre l’État et le gou­verne­ment pour « mise en dan­ger de la vie d’autrui », « absten­tion de com­bat­tre un sin­istre », etc. Plus de 125 000 de ces mod­èles auraient été téléchargés.

Il s’oppose aus­si vigoureuse­ment au passe sanitaire/passe vac­ci­nal (2021–2022), dénonçant une mesure lib­er­ti­cide, dis­crim­i­na­toire et divisant la société. Il exprime par ailleurs des doutes et cri­tiques sur la stratégie vac­ci­nale mas­sive, relayant des « alertes » sur les vac­cins et s’opposant à toute forme d’obligation ou de pres­sion vac­ci­nale. Son activisme sur ces ques­tions va le pouss­er à un « déra­page » unanime­ment con­damné par les médias, lorsqu’il assim­i­le le statut des non-vac­cinés à celui des Juifs sous le régime de Vichy. Il n’en faut pas plus alors pour le ranger dans le camp hon­teux des « com­plo­tistes » et le diriger douce­ment vers le sas d’exclusion du « camp du Bien » dont il a été si longtemps un valeureux et ricanant petit sol­dat. Ingrat­i­tude et cru­auté du système !

Nanopho­bie…

Bruno Gac­cio est d’ailleurs un habitué des polémiques médi­a­tiques et des pro­pos sus­ci­tant le scan­dale. Déjà, en octo­bre 1998, inter­venant dans l’émission Un an de plus (ani­mée par Marc-Olivi­er Fogiel sur Canal+), il avait com­men­té le scan­dale de l’hormone de crois­sance (con­t­a­m­inée, liée à des cas de mal­adie de Creutzfeldt-Jakob) dans un sketch humoris­tique se voulant provo­ca­teur et avait notam­ment déclaré, à pro­pos des per­son­nes de petite taille, « T’enlèves la tête et le cul d’un nain, il y a moins à manger qu’une caille », puis fait référence à un « pâté de tête de nain », en jouant sur l’idée de les « manger », les com­para­nt à de la viande.

Suite à l’émission, l’Association des per­son­nes de petite taille (APPT) avait jugé ces pro­pos « humiliants », dégradants et por­tant atteinte à la dig­nité humaine. Con­sid­érant qu’il s’agissait d’un dén­i­gre­ment et d’un abus de la lib­erté d’expression, l’association avait donc assigné Canal+ (en tant que dif­fuseur respon­s­able) devant le tri­bunal de grande instance de Nan­terre pour « dén­i­gre­ment por­tant atteinte aux per­son­nes de petite taille ». Bruno Gac­cio, pour sa part, avait ini­tiale­ment répon­du par un cour­ri­er où il expri­mait des regrets pour avoir frois­sé les sen­si­bil­ités, mais assumait son « mau­vais goût » et refu­sait de s’excuser pleine­ment, qual­i­fi­ant l’affaire de « non-dérapage ».

Finale­ment le tri­bunal a con­damné Canal+ à vers­er 100 000 francs (env­i­ron 15 000 €) de dom­mages et intérêts à l’APPT et à dif­fuser à l’antenne un com­mu­niqué faisant état de la sentence.

Au temps du « poli­tique­ment cor­rect » érigé en dogme et du règne sour­cilleux des « minorités », la vie n’est finale­ment pas si facile que cela… même pour un « humoriste de gauche ».

Il a dit…

« On a quand même pop­u­lar­isé un truc qui s’appelle la World Com­pa­ny. Les gens ont fini par très bien com­pren­dre que les poli­tiques n’étaient plus les déposi­taires du pou­voir mon­di­al, et les gens qui ont l’argent achè­tent les poli­tiques. », Bruno Gac­cio, inter­view sur Thinkerview, 10 juin 2021.

« Ce sont les ban­quiers et les insti­tuts de crédit qui diri­gent le monde. », Bruno Gac­cio, inter­view à L’Humanité, 2 octo­bre 2015.

À une inter­naute lui deman­dant s’il com­para­it le traite­ment des non-vax à celui des Juifs : « Non. Mais le statut des non-vax au statut de Juif, oui. Ça ne veut pas dire que le régime est nazi. Ça veut dire qu’il prend des dis­po­si­tions iden­tiques à celles de Vichy. Point. Factuel. », X, 29 décem­bre 2021.

« Si je suis anti quelque chose, c’est anti poli­tique de mon­sieur Netanya­hou, c’est anti armée israéli­enne qui bom­barde après cette attaque ter­ror­iste… », vidéo X, 10 févri­er 2025.

« Dire que c’est le CRIF qui décide de la poli­tique étrangère en France n’est pas du tout de l’antisémitisme. », Les Incor­rectibles, chaîne YouTube d’Eric Moril­lot, 29 novem­bre 2023.

« Je suis com­plo­tiste, sûre­ment, mais il y a une belle coor­di­na­tion entre la mort de Naval­ny et la déc­la­ra­tion de guerre à peine voilée à la Russie. », Bruno Gac­cio sur les réseaux soci­aux à pro­pos du con­flit rus­so-ukrainien (21 jan­vi­er 2024) repris par Fran­ce­in­fo, arti­cle du 14 févri­er 2026.

Ils ont dit (de lui)…

« L’équipe des Guig­nols dénonce l’engagement de Bruno Gac­cio… On est là pour se moquer, on ne fait pas de poli­tique. », Lionel Dutem­ple, Ahmed Hami­di, Julien Hervé et Yves Le Rol­land (co-auteurs et pro­duc­teurs des Guig­nols), déc­la­ra­tion dans Le Monde du 27 mars 2007 à la suite de pro­pos de Bruno Gac­cio attaquant Nico­las Sarkozy (dans Libéra­tion du 24 mars, « Ça fait cinq ans qu’on rit avec Sarko, ça suf­fit. Là, on ne rit plus avec, on rit con­tre »).

« Aujourd’hui, l’humoriste nous fait avaler des salades sur l’Ukraine ou le Covid. Entre anti­sémitisme et Café du com­merce, il a défini­tive­ment per­du le fil. », Yann Barte, « Bruno Gac­cio : Guig­nol de l’infox », Franc-Tireur, 22 novem­bre 2023.

« Gac­cio, c’est la “beauferie mil­i­tante” se prenant “pour la cause du peu­ple”. », cita­tion de Guil­laume Durand reprise et dévelop­pée par Yann Barte (même article).

Bibliographie

  • Le Guig­nol et le Mag­is­trat, 2004, avec Philippe Bil­ger et Gilles Ver­lant, Édi­tions Flammarion
  • La Suc­cess sto­ry du prési­dent, 2006, avec Cabu, etc., Édi­tion Hoe­beke (bande dessinée).
  • Peut-on tout dire ?, 2010, avec Dieudon­né, Édi­tions Mordicus
  • La révo­lu­tion ? On s’rap­pelle, 2011, Édi­tions Descartes & Cie
  • Blanc c’est pas nul, 2011, avec Marie Naudet Édi­tions Descartes & Cie
  • Petit manuel de survie à l’in­ten­tion d’un social­iste dans un dîn­er avec des gens de gauche, 2013, Édi­tions Les liens qui libèrent
  • Mais non, Madame Mar­tin, c’est pas com­pliqué l’é­conomie !, 2015, Édi­tions Les liens qui libèrent
  • Les cent derniers jours du Par­ti social­iste, 2017, Édi­tions Les Liens qui Libèrent
  • De mémoire de guig­nol, la cen­sure n’est jamais poli­tique, 2023 Mas­sot Éditions
  • Le Temps béni des Vérités « Putain… cinq ans », 2025, Mas­sot Éditions.

Polars :

  • C’est quoi ce bor­del ? (Bertrand Moril­lo T1), 2022, Mas­sot Édi­tions, Polar.
  • Tour de vice (Bertrand Moril­lo T2), 2023, Mas­sot Édi­tions, Polar.
  • Le Virus, c’est l’Homme (Bertrand Moril­lo T3), 2024, Mas­sot Édi­tions, Polar

Pho­to : Georges Biard (mod­i­fiée) / Wiki­me­dia (CC BY-SA 3.0)

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