Devinette de la fête des rois
Nous sommes autour de la fête des rois, par­lons galette. Quel est le groupe de presse détenu par la pre­mière for­tune de France et que vous sub­ven­tion­nez à hau­teur de 12 mil­lions d’euros par an via les aides à la presse (chiffres 2016) ? C’est le groupe de Bernard Arnault (Les Échos, Le Parisien). L’Observatoire est moins riche qu’Arnault, plus libre que Le Parisien et tous les jours vous informe sur ceux qui vous infor­ment. Pour nous aider, nous aimer, nous soutenir, vous pou­vez don­ner avec un reçu fis­cal de 66% de votre don, c’est par ici.

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Un média suisse résiste à François Hollande

C’est sans doute le suc­cès inter­na­tion­al du por­tail d’informations Romandie.com qui a poussé l’Élysée à deman­der la mod­i­fi­ca­tion d’un arti­cle con­sacré à la porte-parole du gou­verne­ment français, Najat Val­laud-Belka­cem, celle-ci ayant déclaré que l’ancien pre­mier min­istre François Fil­lon avait lais­sé les finances français­es “en état de fail­lite aggravée”.

La dif­fu­sion de cette déc­la­ra­tion mal­heureuse, et le com­men­taire de Romandie.com évo­quant les dif­fi­cultés de la France à défendre sa nota­tion « Triple A », sem­blent avoir inquiété les hautes sphères de l’État français, au point de déclencher ces coups de fil élyséens qu’on pen­sait d’un autre temps…

Attaché à sa lib­erté, un trait typ­ique des suiss­es, Ste­fan Ren­ninger n’a pas cédé aux pres­sions pour­tant répétées et a lais­sé cette « brève » sur Romandie.com.

Romandie.com, por­tail d’informations créé en 1995 par Ste­fan Ren­ninger, est devenu une source d’information com­pa­ra­ble aux agences de presse fran­coph­o­nes les plus con­nues.

Ce suisse de 42 ans, que ses études à HEC Genève des­ti­naient à une car­rière clas­sique dans la banque ou la finance, a trou­vé sa voie dans les bal­bu­tiements d’Internet en 1995 ; il perçoit le poten­tiel de lib­erté totale que promet ce nou­v­el out­il, et suiv­ant son instinct, plonge dans cette jun­gle encore inex­plorée.

La clé de son suc­cès est d’avoir déposé un nom con­nu de tous autour de lui, puisqu’il s’agissait de celui de sa région : l’intérêt fut immé­di­at chez les inter­nautes locaux, puis l’ajout d’actualités nationales et inter­na­tionales don­neront à son por­tail d’informations une audi­ence con­sid­érable.

Le JT de TF1 à la peine

53.000 euros. C’est le prix d’un spot de 30 sec­on­des dif­fusé après le JT de TF1, d’après une enquête du mag­a­zine Cap­i­tal con­sacré aux dif­fi­cultés du « 20 Heures » de la Une. Or le même spot était fac­turé 64.000 euros en 2008. Alors même que le coût du « 20 Heures » a aug­men­té, les pub­lic­ités qui le suiv­ent ne génèrent plus que 5% des recettes de la chaîne con­tre 7% il y a un an.

Com­ment en est-on arrivé là ? Plus que dans le cast­ing, le prob­lème réside dans la for­mule du JT, peu intéres­sante, voire ennuyeuse, pour des téléspec­ta­teurs qui, pour 95% d’entre eux, sont déjà au courant des nou­velles du jour quand ils allu­ment leur téléviseur pour le « 20 Heures ». Bref, le prob­lème de fond est une absence de direc­tion et de vision stratégique. Résul­tat : des départs volon­taires de jour­nal­istes et une « opéra­tion fit­ness » des­tinée à dégraiss­er la chaîne d’une cen­taine de postes, toutes choses qui pour­raient bien aggraver encore la sit­u­a­tion.

Source : Cap­i­tal, octo­bre 2012, Emmanuelle Andreani et Marc Endeweld

Un journaliste de « droite » nommé par Hollande

Le jour­nal­iste François Bachy a quit­té TF1, dont il dirigeait le ser­vice poli­tique, pour la direc­tion de la com­mu­ni­ca­tion de la Caisse des dépôts et consigna­tions. Ce jour­nal­iste ayant fait toute sa car­rière à TF1, et reçu l’Ordre nation­al du Mérite des mains de Chirac, sa nom­i­na­tion peut sur­pren­dre. Mais cet homme réputé de « droite », pressen­ti pour faire par­tie de l’équipe Sarkozy en 2007, a toute l’amitié de Valérie Tri­er­weil­er, et la con­fi­ance de François Hol­lande dont il fut le biographe.

Les recyclées de D8

Ce pour­rait être “le Club des cinq le retour” ou “Femmes en dif­fi­culté recherchent vis­i­bil­ité hon­or­able.” D8 recy­cle les anci­ennes gloires au chô­mage comme la pétu­lante Rose­lyne Bach­e­lot (retraite d’ancien min­istre et d’ancien député, n’envoyez pas de dons), la belle Lau­rence Fer­rari (exilée des sun­lights de TF1) ou par­fois un peu chahutées comme la douce Audrey Pul­var (mais si, vous savez, la femme de…) et d’autres moins con­nues. Le mag­a­zine Ragemag salue cette œuvre de char­ité en ter­mes choi­sis.

Les quotidiens écossais en phase terminale ?

Le quo­ti­di­en écos­sais « de référence » – The Scots­man, basé à Édim­bourg – a rehaussé son prix de vente pour la deux­ième fois cette année. De 85 pence l’an dernier, le prix est passé à 1 livre en jan­vi­er, puis à 1,10 livres ce mois-ci.

Cette déci­sion, que d’aucuns qual­i­fient de sui­cidaire, a été prise pour ten­ter de com­penser le déclin con­stant des ventes du jour­nal – un déclin qui n’a été briève­ment stop­pé qu’à l’occasion des Jeux Olympiques de Lon­dres. Une étude toute récente a révélé que le site du jour­nal avait désor­mais plus de lecteurs que le jour­nal papi­er.

La sit­u­a­tion n’est guère meilleure à 50 miles de là, à Glas­gow. Le Her­ald, fondé en 1783, ce qui en fait un des plus vieux quo­ti­di­ens de Grande-Bre­tagne, est égale­ment men­acé. Plus que la survie immé­di­ate de ces titres phares de la vie écos­saise, ce qui est en cause c’est leur capac­ité à tenir leur rang auprès des grands titres lon­doniens, tout en cou­vrant les affaires écos­sais­es de manière appro­fondie. Un para­doxe à l’heure où l’Écosse a con­fir­mé son choix de met­tre à sa tête le leader du Scot­tish Nation­al Par­ty et où la ques­tion de l’indépendance est évo­quée de plus en plus ouverte­ment.

Source : holdthefrontpage.co.uk

La presse pleure, la presse rit

La presse est une indus­trie cul­turelle mar­ginale ? Faux. Elle représente 5% du CA du secteur ter­ti­aire avec 9,7 mil­liards d’euros, devant la télévi­sion (8,8 Md€).

La presse vit de moins en moins de sa dif­fu­sion ? Le CA des ventes de con­tenus est qua­si­ment sta­ble sur 10 ans (9,7 mil­liards d’euros en 2010 con­tre 10,6 en 2000), grâce aux aug­men­ta­tions des prix de vente et aux recettes dig­i­tales (280 mil­lions d’euros en 2010). Mais les autres médias récents crois­sent rapi­de­ment.

La presse vit de la pub­lic­ité ? De moins en moins vrai. Les recettes pub­lic­i­taires de la presse imprimée sont passées de 4,7 Md€ en 2000 à 3,7 Md€ en 2010, soit une perte d’un mil­liard d’euros.

La presse est inca­pable de se diver­si­fi­er ? Faux. Le CA issu de la diver­si­fi­ca­tion représen­tait 42% du total en 2011, con­tre 39% en 2005. Mais, tou­jours en 201 le CA réal­isé sur le web ne représen­tait que 3% du total.

La presse n’est pas rentable ? Vrai et faux… Le résul­tat d’exploitation des entre­pris­es de presse n’était que de 1% en 2011 con­tre 2% en 2005 ce qui est insuff­isant pour affron­ter cor­recte­ment la crise et les muta­tions tech­nologiques. A not­er que ce résul­tat est « plom­bé » par la presse d’information poli­tique et générale (IPG) qui elle est en perte.

Source : SEPREM, études et con­seils, Matière à réflex­ion 143

Pho­to : crédit Ol.v!er via Flickr (cc)

SOS Homophobie dépose une plainte contre Minute

L’association com­mu­nau­taire homo­sex­uelle que pré­side Eliz­a­beth Ronzi­er n’a pas appré­cié du tout la une de l’hebdomadaire du 11 juil­let de cette année qui titrait « Bien­tôt: ils vont pou­voir s’enfiler… la bague au doigt » et sous-titrait : « Sida: Mal­gré les risques, ils vont vous don­ner leur sang» et «Bour­rage de crâne: le mariage homo enseigné à vos enfants ».

Le visuel (car­i­cat­ur­al) util­isé par Minute a aus­si énervé SOS Homo­pho­bie, bien que pris durant une gay pride (cf. supra).

Pour l’organisation sub­ven­tion­née par la Ville de Paris, « la lib­erté d’expression et la lib­erté de la presse cessent où com­mence le droit à la dig­nité et au respect d’autrui. SOS homo­pho­bie demande aujourd’hui à la jus­tice de recon­naître le car­ac­tère injurieux et inci­tant à la haine de cette pub­li­ca­tion ».

En juil­let, elle avait annon­cé réfléchir à des pour­suites con­tre Minute, accu­sant la pub­li­ca­tion de faire « des amal­games entre l’homosexualité et la zoophilie, entre l’homosexualité et le sida ». Elle aura finale­ment atten­du que la pre­scrip­tion (de 3 mois) approche, pour ten­ter une action judi­ci­aire.

Con­tac­té par l’Observatoire des jour­nal­istes et de l’information médi­a­tique, Patrick Cousteau, assure que Minute, dont il est rédac­teur en chef, « n’a jamais attaqué les homo­sex­uels dont beau­coup vivent nor­male­ment ».

« On s’en est pris au lob­by gay qui essaye de déstruc­tur­er la société », explique-t-il avant de nous ren­voy­er vers des arti­cles de Libéra­tion et du Figaro, « réservés eux aus­si, voire hos­tiles à la pos­si­bil­ité de don­ner son sang pour les homo­sex­uels ».

L’impartialité de la BBC remise en cause

L’impartialité de la BBC remise en cause, un modèle de bonne pratique pour Radio France ?

Une enquête sur les bonnes pra­tiques de déon­tolo­gie jour­nal­is­tique de la BBC va être menée d’ici fin 2012 et ses résul­tats pub­liés début 2013. C’est ce qu’annonce Lord Pat­ten prési­dent de BBC Trust, l’organe interne de con­trôle de déon­tolo­gie du groupe de médias bri­tan­nique au Guardian dans son édi­tion du 10 octo­bre 2012. Lord Pat­ten évoque « une auto cen­sure large­ment incon­sciente » con­duisant cer­taines opin­ions (sous-enten­dues con­ser­va­tri­ces) à être sous-représen­tées de manière rou­tinière. Un précé­dent rap­port de 2007, tout en con­statant une déon­tolo­gie générale­ment accept­able, soulig­nait une ten­dance à « penser en groupe » induisant un biais (slant) incon­scient « libéral » (au sens anglo-sax­on, en France « de gauche ») sur les grandes ques­tions.

Cette inves­ti­ga­tion sera menée par Stu­art Preb­ble, ancien prési­dent de ITV, elle véri­fiera si les « dif­férentes opin­ions des téléspec­ta­teurs, lecteurs et audi­teurs » sont bien pris­es en compte.

La BBC est régulière­ment mise en cause pour une approche biaisée des grandes ques­tions de société en par­ti­c­uli­er l’immigration, la reli­gion (attaquant le chris­tian­isme et jamais l’Islam souligne le Dai­ly Mail) et l’Union Européenne.

Un tel rap­port ne pour­rait exis­ter en France, France Télévi­sions ne dis­posant pas d’un organ­isme com­pa­ra­ble au BBC Trust. Un sujet de réflex­ion pour le nou­v­el Obser­va­toire de la Déon­tolo­gie de l’Information (ODI) récem­ment annon­cé lors des Assis­es du Jour­nal­isme de Poitiers.

Source Guardian, Josh Hal­l­i­day pour la ver­sion orig­i­nale en anglais.

L’inquisition médiatique, Le Monde et l’Ojim

La vidéo postée le 10 octo­bre matin sur le site de l’Ojim à pro­pos du livre de Fran­cis Puyalte « L’inquisition médi­a­tique » ne pou­vait pas mieux tomber. Le lien ci-dessous que nous met­tons en ligne en atteste. Il s’agit du blog d’Abel Mestre et Car­o­line Mon­not sur la ver­sion élec­tron­ique du Monde (droites-extremes.blog.lemonde.fr), datée du 9 octo­bre au soir. Cet arti­cle dénonce (à tous les sens du verbe dénon­cer) la par­tic­i­pa­tion de l’Ojim à une table-ronde de la Fon­da­tion Polémia.

C’est un flo­rilège. « …défense de la race blanche » (où ça ? Cherchez sur www.ojim.fr), « mytholo­gies nordiques » (con­tin­uez à chercher), « grande révo­lu­tion cul­turelle » (restons mod­estes) et des allu­sions au mou­ve­ment Grece… il y a plus de trente ans (archéolo­gie sous-marine). Mieux, les auteurs annon­cent déjà, une « exclu­sion » à venir. Diantre. Exclu­sion annon­cée LA VEILLE de la sup­posée telle (le 10 pour le 11). Com­ment font-ils ? À moins que cette « exclu­sion » (nous ver­rons bien) ne soit réclamée/déclenchée/incitée/instrumentalisée par ce blog ? Une ques­tion jour­nal­is­tique intéres­sante. Nous y revien­drons si néces­saire.

Mer­ci aux auteurs du blog qui nous per­me­t­tent – bien mal­gré eux – de démon­tr­er que l’Observatoire des Jour­nal­istes et de l’Information Médi­a­tique est devenu vrai­ment indis­pens­able.
« Soyez infor­mé sur ceux qui vous infor­ment ». Voir sur le site le por­trait d’Abel Mestre. Sans autres com­men­taires. Mais les vôtres sont les bien­venus.

Claude Chol­let
Prési­dent de l’Ojim

NB : Les arti­cles de l’Ojim ne sont de règle pas signés. Etant mis en cause per­son­nelle­ment je fais excep­tion à la règle. CC.

Presstalis à l’agonie

Presstalis à l’agonie, les kiosquiers condamnés par des grèves

Vous n’avez pas trou­vé Le Monde daté du 10 octo­bre « en rai­son d’un mou­ve­ment nation­al de grève, Le Monde ne sera pas disponible en kiosque » (com­mu­niqué du monde.fr du 9 octo­bre 2012. D’ailleurs vous n’aviez pas trou­vé le même jour­nal il y a deux semaines le jour du Monde des livres. Mais vous ne trou­verez pas plus Le Figaro ou Libéra­tion le mer­cre­di 10 octo­bre car Presstal­is est de nou­veau en grève.

Presstal­is, ses 200 mil­lions de déficits accu­mulés, ses 24 mil­lions de pertes sur le dernier exer­ci­ce, son « armée sud-améri­caine où les généraux sont aus­si nom­breux que les sol­dats » (Le Monde Lib­er­taire). Ses salaires moyens de 2 600 € NETS et sur qua­torze mois. L’histoire de Presstal­is qui dis­tribue entre autres les quo­ti­di­ens nationaux se ter­min­era for­cé­ment mal. Entretemps une nou­velle grève dont sont vic­times les jour­naux déjà mal en point et les plus pau­vres, les kiosquiers.

Les kiosquiers (360 à Paris) sont les vraies vic­times du Syn­di­cat du Livre. Les kiosquiers sont tra­vailleurs indépen­dants et rétribués à la com­mis­sion (22 %). Par tous les temps, ils récep­tion­nent la presse très tôt le matin, la dis­posent, la vendent et rem­bal­lent les inven­dus le soir. Dernier mail­lon de la chaîne, ils sont les par­ents pau­vres de la pro­fes­sion. Le syn­di­cat CGT du Livre scie con­scien­cieuse­ment la branche sur laque­lle tous sont assis. Une affaire à suiv­re car la restruc­tura­tion et les 1250 licen­ciements annon­cés ne se fer­ont sans doute pas dans le calme.

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Qui a dit…

« Je dois être un gros con de droite, mais j’ai du mal à com­pren­dre qu’on puisse pren­dre trois jours sur qua­tre de tra­vail à quelqu’un, même au-delà d’une cer­taine somme. En France, on ne doit stig­ma­tis­er per­son­ne mais pour les rich­es, c’est autorisé. Le riche n’est pas for­cé­ment un salaud de riche. Il y a des salauds de pau­vres aus­si ! »

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