Soros met 30 mil­lions sur la table
George Soros met 30 mil­lions pour racheter des radios en Pologne. Une paille pour le bud­get d’un mil­liard de dol­lars de son Open Soci­ety Foun­da­tion. L’Observatoire du jour­nal­isme ne sera jamais financé par Soros. C’est pourquoi nous avons besoin de vous. Pour nous aider, nous aimer, vous pou­vez don­ner avec un reçu fis­cal de 66% de votre don, c’est par ici.

 
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Médias : Laurent Mauduit pose les bonnes questions

Journaliste à Mediapart et chroniqueur à Marianne, Laurent Mauduit n’y est pas allé avec le dos de la cuillère au Forum de Marianne « Ethique et argent » qui s’est tenu à Nice jeudi 14 février 2013.

Selon lui les médias, rachetés par des grands groupes financiers, sont devenus entière­ment soumis à eux. Ils n’invitent ain­si que des écon­o­mistes, « acteurs et com­men­ta­teurs de la crise » qui délivrent un mes­sage unique con­sis­tant à répéter sur tous les tons que notre sys­tème économique est encore le meilleur qui se puisse imag­in­er et que de toute façon, il n’y a pas d’alternative (le fameux TINA de Mar­garet Thatch­er, cre­do des libéraux : « There is no alter­na­tive »).

Selon lui tou­jours, les jour­nal­istes ne se risquent plus à atta­quer les puis­sants, comme Bernard Arnault car « inves­tiguer sur ce type de per­son­nes est la cer­ti­tude pour le média de con­naître de graves prob­lèmes comme la sus­pen­sion des pub­lic­ités ».

Le jour­nal­iste accuse en out­re ses con­frères d’être « cor­rom­pus ». Active­ment : « dîn­er priv­ilégié avec les grands acteurs économiques et poli­tique, verse­ments d’argent, cof­frets cadeaux, voy­ages… » Ou pas­sive­ment : « le sim­ple désir d’appartenir à ce monde qu’ils côtoient finit par les cor­rompre. » Le résul­tat est qu’ils finis­sent par écrire des arti­cles qui ressem­blent plus à des « pub­lire­portages » qu’à des enquêtes d’investigation.

Pour Lau­rent Mauduit, 12 fois mis en exa­m­en en 2012, ce qui, pour un jour­nal­iste, devrait être un titre de gloire, la presse a été abimée par cette soumis­sion aux puis­sances de l’argent.

Si la charge est salu­taire, on peut se deman­der pourquoi Medi­a­part et Lau­rent Mauduit n’ont jamais ren­du compte du livre d’investigation de Ben­jamin Dor­mann qui décrypte pré­cisé­ment ces rap­ports mal­sains entre les médias et l’argent (Ils ont acheté la presse, édi­tions Jean Picol­lec, 2012). Serait-ce parce que l’auteur mon­tre que Medi­a­part n’est pas exempt de tout reproche en la matière ?

Polémique à Prochoix

Dans leur dernier numéro, Les Dossiers du contribuables accusent Prochoix d’avoir reçu 12 000 euros de subventions de la Ville de Paris alors que le dernier numéro de la revue paru remonterait à novembre 2011.

Une affir­ma­tion con­testée par Car­o­line Fourest qui assure qu’un numéro a été pub­lié le 1er avril 2012, bien que ne fig­u­rant pas sur le site de Pro­choix. Elle explique dans la foulée que le prochain Pro­choix « sort dans 3 semaines », c’est-à-dire au mois de mars 2013. Et affirme : « Nous pub­lions 2 à 4 numéros par an selon les ressources de l’association ».

Sauf qu’en 2012, Pro­choix n’en a pub­lié qu’un seul, plus onze posts sur son blog, dont six recopiés sur d’autres médias. Onze posts aux­quels la revue a rajouté mer­cre­di onze autres posts anti­datés, dénonce le site Nou­velles de France qui s’interroge : « Pourquoi cette anti­data­tion ? Pour ne pas attir­er l’attention du Con­seil de Paris et pou­voir jus­ti­fi­er le fait de touch­er de nou­veau 12 000 euros d’argent pub­lic au print­emps 2013 (c’est-à-dire très bien­tôt) sans don­ner l’impression de réa­gir au buzz négatif provo­qué par des “sites ori­en­tés” donc de crain­dre quelque chose/d’avoir quelque chose à se reprocher ? »

Crédit pho­to : mon­tage le-studio-americain.com

La Cour des Comptes épingle sévèrement l’AEF

Dans son rapport intitulé « L’AEF : une réforme chaotique et coûteuse », la Cour des Comptes constate des « surcoûts massifs » estimés à 100 millions d’euros entre 2009 et 2011 pour l’AEF.

L’Audiovisuel Extérieur de la France (AEF), qui chapote France 24, les radios RFI et Monte-Car­lo Doualiya, aurait été « défail­lant » sous la prési­dence d’Alain de Pouzil­hac. Ain­si, la Cour des Compte met l’accent sur une « dérive finan­cière mas­sive », des « plans d’affaire irréal­istes » et une réforme ayant entrainé des « sur­coûts mas­sifs » à la charge de l’État.

Aus­si, l’AEF n’a pas signé de Con­trat d’objectifs et de moyens avec l’État (COM), étant ain­si depuis 2009 dans l’illégalité. La Cour invite les min­istères de tutelle à repren­dre la main après avoir été vis­i­ble­ment lax­istes, alors que Chris­tine Ock­rent était numéro 2 et son mari Bernard Kouch­n­er aux Affaires étrangères… « Dans la sit­u­a­tion actuelle des finances publiques, l’Etat ne pour­ra plus en assur­er la charge », con­clut le rap­port.

De son côté, la nou­velle prési­dente de l’AEF, Marie-Chris­tine Saragosse, a tenu à se désol­i­daris­er de l’action con­duite par Alain de Pouzil­hac et a dénon­cé une « société en état de choc, totale­ment désor­gan­isée : deux plans de départs volon­taires non ciblés por­tant sur 22% des effec­tifs, accom­pa­g­nés d’une fusion bru­tale et insuff­isam­ment pré­parée et d’un démé­nage­ment mal accep­té, auraient pu avoir rai­son de son exis­tence même. » Ambiance…

Crédit pho­to : DR

Critiqué, le patron de LCP pousse un coup de gueule

La Chaîne parlementaire a été la cible de différentes critiques à propos de sa couverture des débats sur le « mariage pour tous ». Gérard Leclerc, son patron, a défendu, très agacé, son dispositif et les efforts qui ont été faits.

Inter­rogé par puremedias.com, le patron de LCP s’est mon­tré très agacé par ces cri­tiques. À deux repris­es, il a assuré avoir fait « le max­i­mum » et a mis en avant le tra­vail qui a été fait mal­gré la petite équipe et le petit bud­get alloué à la chaîne. À la ques­tion de savoir pourquoi il n’avait pas accordé plus de place au débat, Leclerc a répon­du : « Parce que nous n’avons pas les moyens, tout sim­ple­ment ! Sur la TNT, il ne suf­fit pas de dif­fuser le flux de l’Assemblée comme on l’a fait sur inter­net. Sinon com­ment vous faites pen­dant les nom­breuses inter­rup­tions de séance ? Vous dif­fusez un écran bleu pen­dant 5 min­utes ? Il faut accom­pa­g­n­er le flux comme le font tous les médias. Il faut l’éditorialiser en le faisant com­menter par des jour­nal­istes quand c’est néces­saire. Il faut des tech­ni­ciens pour faire des syn­thés. »

Et ce dernier de pour­suiv­re, tou­jours très remon­té : « Tout ça, ça coûte de l’argent. Je n’ai pas les moyens de faire du direct la nuit. LCP a 16,5 mil­lions d’euros de bud­get annuel, dont 4,5M sont con­sacrés aux frais de dif­fu­sion. C’est cinq fois moins que BFMTV ! »

Après avoir fait part des dif­fi­cultés que con­sti­tu­ait le partage de l’antenne avec Pub­lic-Sénat, le patron de LCP a con­clu : « On nous demande des choses qu’on ne peut pas faire. Nous avons de nom­breuses con­traintes, une toute petite équipe et, très hon­nête­ment, je le redis, je trou­ve qu’on a fait le max­i­mum. Retrans­met­tre 2h30 de débats tous les jours sur notre canal TNT ce n’est pas rien ! Ce sont de gros efforts pour nous. Nous ne pou­vions pas vrai­ment faire plus. Ou alors il faut aug­menter notre bud­get. »

Journalisme : le latin réhabilité !

C’est une journaliste de l’agence de presse italienne Ansa, maîtrisant le latin, qui a, la première, relayé l’information du renoncement du pape à ses fonctions, lundi 11 février. Le directeur de l’agence, répondant à l’AFP, a du coup insisté sur la nécessité d’apprendre cette langue morte pour les journalistes.

« À un moment, il (le pape, NDLR) s’est arrêté de par­ler du Con­sis­toire. Notre jour­nal­iste a com­pris qu’il dis­ait qu’il était fatigué, que la pres­sion était trop forte et qu’il allait arrêter » racon­te Lui­gi Con­tu. La jour­nal­iste en ques­tion, Gio­van­na Chirri, n’ayant pu join­dre le porte-parole du Vat­i­can, a aus­sitôt relayé l’information en se bas­ant sur sa pro­pre con­nais­sance du latin, quand ses col­lègues attendaient dés­espéré­ment une tra­duc­tion. « C’est une revanche de la cul­ture dans la pré­pa­ra­tion des futurs jour­nal­istes », sourit M. Con­tu, fier d’avoir été le pre­mier à dif­fuser l’information du moment.

C’est égale­ment en latin que le jour­nal Libéra­tion a pro­posé sa Une et son édi­to­r­i­al le lende­main. « Papus inter­rup­tus » titrait le quo­ti­di­en, quand son édi­to­r­i­al, « Cog­i­ta­tio » (songe), était signé d’un cer­tain « Nico­laus Demor­an­dus » (Nico­las Demor­and, le patron de la rédac­tion). Un clin d’œil amusé qui masque cepen­dant mal l’anticléricalisme vis­céral du jour­nal, con­fir­mé dès le lende­main avec une Une titrant : « Après le pape, Dieu démis­sion ! »

Atlantico va proposer du contenu payant

Le site Atlantico.fr entame une grande mutation. Aujourd’hui en accès libre et gratuit, certains contenus du site vont être monétisés d’ici quelques mois.

Il s’agira de « best-of » thé­ma­tiques pro­posés en for­mat PDF, ain­si que de petits livres numériques, pub­liés en parte­nar­i­at avec les édi­tions économiques et sci­en­tifiques Eyrolles. Le por­tail, classé à droite et d’inspiration libérale, va égale­ment éditer son pro­pre con­tenu à tra­vers des enquêtes, décryptages et autres arti­cles appro­fondis pro­posés sous la forme d’e-books payants. Atlanti­co, qui compte sor­tir une nou­velle ver­sion de son site capa­ble de sup­port­er ces nou­veaux con­tenus au print­emps 2013, compte réalis­er 50% de son chiffre d’affairegrâce au payant d’ici 2014.

Selon les derniers chiffres, com­mu­niqués par Presse­News, Atlanti­co aurait accueil­li 1,6 mil­lions de vis­i­teurs uniques en décem­bre 2012 (Médiamétrie/NetRatings), compterait 20 000 abon­nés à sa newslet­ter et serait le pre­mier site d’information chez les cadres dirigeants et les caté­gories sociales supérieures. Ses recettes pub­lic­i­taires étant, pour l’heure, insuff­isantes, le por­tail libéral compte bien prof­iter de sa muta­tion et vise un chiffre d’affaire de 1 mil­lion d’euros d’ici à deux ans.

Le docu de Caroline Fourest contesté par Pascal Boniface

Suite à la diffusion, mardi 5 février, sur France 5, du premier volet de la série documentaire réalisée par Caroline Fourest, « Les Obsédés du complot », Pascal Boniface s’étonne, sur un blog du Nouvel Observateur, de l’espace publicitaire consacré à ce documentaire en période de restriction budgétaire. « Les Obsédés du complot » n’a du reste réuni que 1,9% de part d’audience.

Plus grave, l’auteur attaque le fond du doc­u­men­taire de Fourest qui, d’après lui, « dénonce les effets sans réfléchir sur les caus­es ». Selon Boni­face, les théories du com­plot qui envahissent le Net sont « la con­trepar­tie des mul­ti­ples manip­u­la­tions de l’information de la part des gou­ver­nants, des ser­vices, des officines » et « dénon­cer les théoriciens du com­plot qui cri­ent haro sur les médias per­met de faire l’économie d’une véri­ta­ble réflex­ion sur le sys­tème médi­a­tique ». L’auteur souligne égale­ment que les théories du com­plot dénon­cées par Car­o­line Fourest sont tou­jours cen­trées sur ceux « qui met­tent en cause les poli­tiques améri­caine et israéli­enne ». Pourquoi Fourest ne réflé­chit-elle pas à la théorie du com­plot qui accuse le jour­nal­iste Charles Ender­lin d’avoir mis en scène la mort du petit Mohamed Al Durah lors de la deux­ième Intifa­da de sep­tem­bre 2000 ? s’interroge l’auteur.

L’article en forme de boomerang mon­tre au final que Car­o­line Fourest, en dénonçant les réseaux « indigéno-ramadano-boni­fa­cien » (Indigènes de la République, Tarik Ramadan et Pas­cal Boni­face lui-même), cède elle-même à la théorie du com­plot qu’elle dénonce par ailleurs. Du grand art.

Pas­cale Boni­face avait déjà cri­tiqué Car­o­line Fourest dans son livre Les intel­lectuels faus­saires. Le tri­om­phe médi­a­tique des experts en men­songe (Jean-Claude Gawséwitch, 2011) où il la qual­i­fi­ait de « ser­i­al-menteuse », exem­ples à l’appui.

Crédit pho­to : cap­ture vidéo France 5

Scoop de Paris Match : encore raté !

Le scoop a tout prix a aussi ses ratés ! Paris Match vient d’en faire, une fois encore, l’expérience.

Dans son dernier numéro l’hebdomadaire titrait en une : « scoop mon­di­al », « voici le vis­age de L’Origine du monde » ! L’hebdomadaire entendait ain­si dévoil­er la tête du tableau de Gus­tave Courbet. Paris Match annonçait ain­si « lever le voile » et « résoudre une énigme qui a pas­sion­né les monde de l’art et le grand pub­lic depuis l’origine du tableau ».

Raté !

Dans un com­mu­niqué, «fait excep­tion­nel car il rompt son devoir de réserve », souligne Le Figaro, la direc­tion du musée d’Orsay réfute les « hypothès­es fan­tai­sistes » dévelop­pées par Paris Match : « L’Origine du monde est une com­po­si­tion achevée et en aucun cas le frag­ment d’une œuvre plus grande ». Tout est dit, le scoop était faux !

Sources : Paris Match / Le Figaro
Crédit pho­to : cap­tures d’écran et mon­tage www.parismatch.com

La presse payante s’autocélèbre

Réunis vendredi 8 février pour présenter une étude sur les « contrats de lecture », sept grands patrons de presse ont vanté les bienfaits du modèle de l’information payante, tout en insistant sur la nécessité partielle du gratuit.

Suite aux résul­tats de cette étude qu’ils avaient com­mandé, les patrons des jour­naux Le Monde, Le Figaro, Les Échos, La Croix, L’Équipe, Libéra­tion et Le Parisien-Aujourd’hui en France sont unanimes : le fait de pay­er l’information est un gage de qual­ité pour le lecteur. En effet, ces derniers pensent que l’information payante per­met d’approfondir les sujets, tan­dis que la gra­tu­ité n’offre que du « break­ing-news ». Les directeurs des grands quo­ti­di­ens nationaux parta­gent cette analyse et insis­tent sur l’utilité du gra­tu­it, pour attir­er le lecteur, et surtout les jeunes, vers le payant, plus dévelop­pé.

Con­cer­nant les jour­naux entière­ment gra­tu­its comme Métro ou 20 Min­utes, seuls 2 % des sondés con­sid­èrent leur infor­ma­tion comme étant de qual­ité. Mais les gra­tu­its ont protesté, arguant que l’étude n’avait pas pris en compte les lecteurs exclusifs de leurs jour­naux, et que la gra­tu­ité avait per­mis de touch­er un lec­torat plus jeune que celui, vieil­lis­sant, des quo­ti­di­ens payants.

Mais ce que les grands quo­ti­di­ens payants, qui ont relayé cette infor­ma­tion, ten­tent de dis­simuler, c’est qu’au final, seuls 25 % des lecteurs esti­ment que l’information payante qui leur est pro­posée est de qual­ité ! Ain­si, out­re les con­clu­sions intéres­santes tirées de cette étude, qui sait lire entre les lignes aura com­pris le pro­fond dés­in­térêt et le manque de con­fi­ance crois­sant qu’expriment les lecteurs des prin­ci­paux médias insti­tu­tion­nels.

Crédit pho­to : graphique Le Figaro 2011

Le numérique sourit au New York Times

Alors que le quotidien américain avait perdu 40 millions d’euros en 2011, ce dernier vient de dégager, pour cette année 2012, un bénéfice net d’environ 133 millions d’euros.

Ce qui a changé : aupar­a­vant, le New York Times tirait son prin­ci­pal finance­ment de la pub­lic­ité. Le secteur pub­lic­i­taire étant en crise, les jour­naux reposant sur ce mod­èle en ont pâti. Désor­mais, le jour­nal dégage plus de revenus grâce à ses ventes, et par­ti­c­ulière­ment de ses abon­nements numériques. Fin 2012, on recen­sait 668 000 abon­nements à son édi­tion numérique sur inter­net. Ses recettes pub­lic­i­taires ont bais­sé, mais cela n’a vis­i­ble­ment pas eu d’impact sur sa bonne tenue durant le précé­dent exer­ci­ce.

De plus en plus, le mod­èle axé autour des abon­nements et des lecteurs, ten­dant à s’écarter du mod­èle pub­lic­i­taire, s’impose comme une per­spec­tive d’avenir pour la presse.

Crédit pho­to : cap­ture d’écran nytimes.com

Aides à la presse : une « faible efficacité » !

Après le président de la République, le ministre de la culture et tant d’autres, c’est au tour de la Cour de Comptes de remettre en question la politique d’aides à la presse, dans son rapport annuel, publié le 12 février dernier.

Il est vrai que ces aides à la presse coû­tent cher. Comme le souligne Les Echos, « chaque année, l’Etat dépense pas moins de 1,2 mil­liard d’euros pour aider les jour­naux ». Cela se traduit par une TVA très faible, des tar­ifs postaux préféren­tiels, des aides au portage etc.

La Cour des comptes est donc sévère sur le plan d’aides lancé en 2009, qui « a con­duit à un dou­ble­ment des dépens­es du min­istère de la cul­ture et de la com­mu­ni­ca­tion en faveur du secteur de la presse écrite ». Pour autant, « ce plan n’a pas obtenu les effets escomp­tés, ni per­mis de cor­riger les faib­less­es de la poli­tique d’aide à la presse qui se car­ac­térise par un sys­tème de « guichet » au ser­vice d’objectifs mul­ti­ples ».

La Cour des comptes recom­mande donc « une réforme pro­fonde de la poli­tique d’aide à la presse compte tenu de son coût et de sa faible effi­cac­ité » . Con­crète­ment, cela doit pass­er par une « mise en cohérence des nom­breuses aides exis­tantes », une « réflex­ion sur le périmètre d’application des tar­ifs postaux préféren­tiels et du taux de TVA « super réduit » à 2,1% », et une « mod­erni­sa­tion du secteur ».

En bref , l’Etat est prié de réduire et de mieux ori­en­ter ses dépens­es dans ce domaine. On sait que les rap­ports de la Cour des comptes sont rarement suiv­is d’effet…

Qu’en sera-t-il de celui-là ?

Source : Les EchosRap­port annuel de la Cour des comptes

Crédit pho­to : cap­ture d’écran www.ccomptes.fr

Ouest-France : premier bilan déficitaire

Pour la première fois de son histoire, le quotidien Ouest-France perd de l’argent !

Ouest-France, 1er quo­ti­di­en français, qui pub­lie 50 édi­tions locales avec un tirage de 750 000 exem­plaires, a annon­cé une perte de 5 mil­lions d’euros en 2012. L’évènement est his­torique puisque qu’il s’agit du pre­mier bilan défici­taire depuis la créa­tion du titre en 1944. La chute est rude pour le quo­ti­di­en région­al qui affichait encore en 2011 un béné­fice de 2,6 mil­lions d’euros.

Si la dif­fu­sion reste sta­ble (+ 0,14%, mais après un recul de -1,2 % en 2011), c’est la baisse des recettes pub­lic­i­taires de l’ordre de 3,5 % qui serait directe­ment respon­s­able de ce mau­vais résul­tat. La perte est con­séquente lorsque l’on sait que la pub­lic­ité représente 40 % des revenus du jour­nal, pour un chiffre d’affaires de 330 mil­lions d’euros. Ce sont les annon­ceurs nationaux qui ont fait défaut tan­dis que la pub­lic­ité locale s’est main­tenue.

Le quo­ti­di­en Les Échos qui rap­porte cette infor­ma­tion présage une année 2013 dif­fi­cile pour le quo­ti­di­en de l’indéboulonnable François-Régis Hutin (aujourd’hui âgé de 83 ans et tou­jours P-DG du groupe) dans le con­texte économique actuel, avec de plus une baisse con­stante des aides de l’État réduites de moitié en trois ans (5 mil­lions d’euros en 2012).

Si les investisse­ments sont main­tenus avec l’achat de deux nou­velles rota­tives à 35 mil­lions d’euros, le vice-prési­dent du groupe, Louis Echelard, a néan­moins annon­cé qu’il n’y aurait aucune embauche en 2013, ni de rem­place­ment des départs en retraite. Il envis­age égale­ment une éventuelle aug­men­ta­tion du prix du quo­ti­di­en, l’un des moins chers de France à 0,80 cts.

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Qui a dit…

« De l’ordre. Partout. Dimanche, à Mar­seille, Marine Le Pen se pose comme la seule can­di­date de l’extrême droite française. »

Pour le découvrir, cliquez ici