Soros met 30 mil­lions sur la table
George Soros met 30 mil­lions pour racheter des radios en Pologne. Une paille pour le bud­get d’un mil­liard de dol­lars de son Open Soci­ety Foun­da­tion. L’Observatoire du jour­nal­isme ne sera jamais financé par Soros. C’est pourquoi nous avons besoin de vous. Pour nous aider, nous aimer, vous pou­vez don­ner avec un reçu fis­cal de 66% de votre don, c’est par ici.

 
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Le JT de France 2 : pas neutre selon Pujadas

Invité par Ali Baddou dans La Nouvelle Édition ce lundi sur Canal +, David Pujadas, co-auteur avec Hassen Chalghoumi d’Agissons avant qu’il ne soit trop tard (2013), a admis que son journal télévisé n’était pas neutre.

Voici leur échange retran­scrit :

- Du coup, on se dit que David Pujadas n’est pas si neu­tre que ça…

- Mais, hon­nête­ment, je pense que si vous regardez le jour­nal (télévisé), vous sen­tez qu’il n’y a pas for­cé­ment de neu­tral­ité, qu’il y a des con­vic­tions. Alors, ce n’est pas des con­vic­tions comme on les imag­ine : pour tel can­di­dat ou pour tel par­ti ou pour tel truc. Ça, hon­nête­ment, je pense que beau­coup d’entre nous… Quand on est jour­nal­iste, on est surtout dans le doute, dans le ques­tion­nement… Mais des con­vic­tions de se dire, sim­ple­ment : atten­tion, il y a un immense malen­ten­du qui est en train de naître, entre la France et sa com­mu­nauté musul­mane. Il y a un risque aus­si, de cette com­mu­nauté musul­mane, qu’elle se rad­i­calise, ces con­vic­tions-là, oui, bien sûr.

Out­re que le doute et le ques­tion­nement amè­nent man­i­feste­ment à vot­er mas­sive­ment à gauche, on com­prend que le choix du reportage dif­fusé en décem­bre 2012 dans le JT de 20h, qui résumait les chômeurs à une mère de famille nom­breuse catholique pra­ti­quante, n’était peut-être pas si inno­cent que cela !

Crédit pho­to : DR

Dossier : La Vague dissidente

Zemmour, Ménard, Lévy, Cohen, Rioufol, Brunet : leur nombre s’accroît et les médias les rassemblent sous l’étiquette de « néo-réacs ». Mais forment-ils, pour autant, une équipe cohérente ? Sont-ils réellement « réactionnaires » ou seulement « réactifs » ? Et comment se cognent-ils au mur de la Pensée Unique ?

Au début des années 90 du siè­cle précé­dent, alors que le mur sovié­tique finis­sait de s’effondrer, un autre achevait de bar­ri­cad­er la nou­velle doxa à l’encontre de tous ceux qui auraient pré­ten­du la remet­tre en cause. Était-ce la con­séquence de la vic­toire occi­den­tale par for­fait du camp adverse ? En tout cas, on baig­nait dans une atmo­sphère de fin de l’Histoire, la dialec­tique idéologique sem­blait désor­mais devoir appartenir à une ère révolue, et un con­sen­sus se met­tait en place, pro­pre à béton­ner tout débat, que cer­tains finirent par nom­mer « Pen­sée Unique » ou « Poli­tique­ment cor­rect », une fois qu’il apparut que les parpaings solide­ment encas­trés étaient égale­ment recou­verts de verre pilé. Cepen­dant, la décen­nie suiv­ante allait peu à peu voir grossir une vaguelette, quoique sécrétée au compte-goutte, de jour­nal­istes cri­tiques ten­tant d’éclabousser le mur de la rec­ti­tude morale offi­cielle. À peine une poignée, ils fer­ont pour­tant telle­ment tâche dans le paysage mono­chrome du dis­cours médi­a­tique, qu’on ne par­lera bien­tôt plus que d’eux, jusqu’à don­ner l’impression d’une grande défer­lante réac­tion­naire s’abattant sur la muraille du Pro­grès. Qu’en est-il réelle­ment ?

Une décennie « néo-réac »

Les atten­tats du World Trade Cen­ter, qui ont ouvert véri­ta­ble­ment le XXIème siè­cle, sem­blent avoir égale­ment relancé le cours de l’Histoire intel­lectuelle. En effet, c’est en 2002 que parais­sent en France deux livres tout à fait symp­to­ma­tiques : d’un côté, la jour­nal­iste Élis­a­beth Lévy pub­lie Les Maîtres censeurs (Lat­tès), attaquant la Pen­sée Unique de manière frontale et dans le champ médi­a­tique ; de l’autre, Daniel Lin­den­berg assène un pam­phlet, Le Rap­pel à l’ordre (Seuil), sur les têtes d’une dizaine d’intellectuels accusés de « réac­tion » (dont la plu­part, c’est à not­er, vien­nent de la gauche ou s’en procla­ment, comme Alain Finkielkraut, Pas­cal Bruck­n­er ou Alain Badiou). Ces deux livres, soule­vant cha­cun de fortes polémiques, vont déter­min­er les modal­ités de l’affrontement. Ceux qui se dressent con­tre la Pen­sée Unique reprochant à ses représen­tants d’entretenir un véri­ta­ble ter­ror­isme intel­lectuel, de refuser le débat et de recourir à des formes insi­dieuses de cen­sure ; ceux qui emboîteront le pas de Lin­den­berg se con­tentant la plu­part du temps de dress­er des listes et d’amalgamer les gêneurs sous le voca­ble de « réac­tion­naires », « néo-réacs », voire, comme Renaud Dély fin 2012 dans Le Nou­v­el Obs, « néo-fachos ».

Tête à clash

En 2006, Lau­rent Ruquier offre un fau­teuil de chroniqueur à Éric Zem­mour, un jour­nal­iste du Figaro à peine con­nu du grand pub­lic pour son livre Le Pre­mier Sexe (Denoël), au sein de son talk-show « On n’est pas couché ». D’abord sys­té­ma­tique­ment hué par les spec­ta­teurs de l’émission, c’est lui qui, par la suite, accom­pa­g­né d’Éric Naul­leau, va assur­er l’immense suc­cès du pro­gramme, notam­ment grâce à un nom­bre con­sid­érable de « clashs » avec les invités qui tour­nent en boucle sur Inter­net. Brisant soudaine­ment à la fois le con­sen­sus pro­mo­tion­nel auquel ont été réduites depuis longtemps les émis­sions cul­turelles et de diver­tisse­ment, et le con­sen­sus idéologique, en assumant des vues de droite dans un milieu uni­for­mé­ment de gauche, Zem­mour fait le show, polémique avec brio, démolit avec humour et devient un véri­ta­ble phénomène de société. Franken­stein échap­pant des mains de ses créa­teurs, une bête médi­a­tique est née, qui dérange un milieu corseté dans le poli­tique­ment cor­rect mais arrange ses employeurs par sa fac­ulté de faire mon­ter l’audimat.

Les mousquetaires des plateaux télé…

Le suc­cès inat­ten­du d’Éric Zem­mour va entraîn­er dans son sil­lage la médi­ati­sa­tion d’autres jour­nal­istes qui, sans doute, seraient restés dans l’ombre si le sys­tème médi­a­tique n’avait pas, grâce au phénomène Zem­mour, repris con­science de quelques équa­tions élé­men­taires : pour qu’il y ait de l’audimat, il faut du spec­ta­cle ; pour qu’il y ait du spec­ta­cle, il faut du débat ; pour qu’il y ait du débat, il faut des con­tra­dicteurs… C’est ain­si qu’Ivan Rioufol, jour­nal­iste au Figaro égale­ment, plus clas­sique, moins flam­boy­ant, mais s’assumant réac­tion­naire (De l’urgence d’être réac­tion­naire, PUF, 2012), va trou­ver égale­ment sa place de mous­que­taire des plateaux télé, à fer­railler seul con­tre tous sur des sujets où l’opinion offi­cielle est par­faite­ment for­matée. Auteur d’Être de droite : un tabou français (Albin Michel, 2006), Éric Brunet va quant à lui car­ré­ment se « ven­dre » sur cette éti­quette tou­jours infâ­mante, mais dev­enue depuis peu asso­ciée à un quo­ta néces­saire à assur­er dans les grandes rédac­tions. Il obtient ain­si une quo­ti­di­enne sur RMC (« Car­ré­ment Brunet ») à par­tir de novem­bre 2010, non sans essuy­er les attaques de l’ACRIMED, l’association bour­dieusi­enne accu­sant tout bon­nement l’un des seuls ani­ma­teurs ouverte­ment de droite de faire une « émis­sion de pro­pa­gande ». À gauche, en effet, on se con­tente de rap­pel­er la Vérité. Prav­da.

Tartuffe démocrate

En 2008, le directeur de Reporters sans fron­tières, Robert Ménard, infati­ga­ble défenseur de la lib­erté d’expression, se con­fronte assez vio­lem­ment à Éric Zem­mour lors de l’émission « On n’est pas couché », au sujet de la Chine. Pour­tant, trois ans plus tard, le pre­mier vient témoign­er en faveur du sec­ond, dans le cadre d’un procès inten­té par plusieurs asso­ci­a­tions sub­ven­tion­nées de lutte con­tre les dis­crim­i­na­tions. Ménard a-t-il retourné sa veste ? Changé de camp ? Non, sim­ple­ment, cohérent avec l’intitulé de sa cause, le jour­nal­iste s’attache, surtout depuis qu’il a quit­té RSF, à défendre la lib­erté d’expression à l’intérieur des fron­tières, enfin de ce qu’il en reste. Ain­si s’insurge-t-il – presque naïve­ment -, con­tre tous les tabous qu’il détecte, allant jusqu’à sor­tir, avec sa femme Emmanuelle Duverg­er, un pam­phlet titré : Vive le Pen ! (Mordi­cus, 2011), sans accorder pour autant nul sou­tien au Front Nation­al mais pour soulign­er la tartufferie d’une presse soi-dis­ant démoc­rate qui dia­bolise des par­tis pour­tant autorisés.

Complaisance

Le clan Le Pen incar­nant le pôle nord de la vie intel­lectuelle, médi­a­tique et fan­tas­ma­tique française, en 2012 comme vingt ans plus tôt, c’est encore ce sujet qui va faire naitre le scan­dale autour de Philippe Cohen, auteur, avec Pierre Péan, de Le Pen, une his­toire française (Robert Laf­font). En effet, parce que les jour­nal­istes ont mené une enquête très cri­tique, mais volon­taire­ment dépas­sion­née (et sans « dia­boli­sa­tion », donc), sur les cro­quemi­taines du cirque poli­tique, on les accuse de « com­plai­sance ». Le seul soupçon de com­plai­sance envers ce par­ti, fût-il légal, suff­isant à se voir con­fér­er une répu­ta­tion de nos­tal­gique des camps de la mort, ou presque, et s’appelât-on « Cohen », la polémique enfle au point d’aboutir à la démis­sion du coupable de l’hebdomadaire Mar­i­anne, dont il était pour­tant l’un des fon­da­teurs, après une rude con­tro­verse avec Mau­rice Szafran, PDG de la revue. Une revue dont les objec­tifs ini­ti­aux avaient été juste­ment de lut­ter… con­tre la Pen­sée Unique. Élis­a­beth Lévy, qui y col­lab­o­rait, avait mon­té avec Philippe Cohen la « Fon­da­tion du 2 mars », un think-tank des­tiné à pro­mou­voir les valeurs répub­li­caines, ten­dance gaul­lo-chevène­men­tiste. Cette affaire prou­ve, par ailleurs, que dix ans après ses pre­mières ébul­li­tions vis­i­bles, la « vague dis­si­dente », si elle déchaîne tou­jours davan­tage les réac­tions out­rées des milieux médi­a­tiques offi­ciels, n’a jamais pu con­clure sur un réel ancrage dans cette sphère.

Bilan et perspectives

Si l’on en croit les dis­cours des médias autorisés, les « néo-réacs » (voire « néo-fachos », bref, ces « SS 2.0 »), for­ment un ensem­ble idéologique cohérent, suff­isam­ment cohérent pour être insi­dieuse­ment réductible à une seule chose : la cervelle de la Bête immonde, et un ensem­ble d’autant plus menaçant qu’il aurait peu à peu pris ses mar­ques dans le sys­tème médi­a­tique au point de le gan­grén­er de sa pen­sée « nauséabonde ». Tel serait donc le bilan à tir­er de cette décen­nie qui vit sur­gir les néo-réacs. Or, sur ces deux aspects du phénomène : unité de pen­sée et ancrage dans le sys­tème, il serait bon de se pencher de manière objec­tive.

« Ménard sans interdit »… interdit

Tout d’abord, l’ancrage. Quelle est la sit­u­a­tion pro­fes­sion­nelle réelle de nos pro­tag­o­nistes ? Philippe Cohen, nous venons de le voir, a démis­sion­né de la revue Mar­i­anne dont il avait été plus de dix ans plus tôt, l’un des mem­bres fon­da­teurs. Robert Ménard a été débar­qué d’i>Télé en juil­let 2012 où il ani­mait une émis­sion quo­ti­di­enne, « Ménard sans inter­dit », après avoir été déjà évincé de la sta­tion RTL l’année précé­dente. Il s’est depuis « replié » sur Inter­net en lançant le site d’information Boule­vard Voltaire. Si Éric Brunet con­serve sa quo­ti­di­enne sur RMC, il ne sem­ble pas dépass­er le statut de « quo­ta droiti­er ». Quant à Ivan Rioufol, hormis son « Bloc-notes » au Figaro, il n’est jamais qu’un invité récur­rent des talk-shows, de la même manière qu’Élis­a­beth Lévy, laque­lle n’a plus comme il y a quelques années chez Franz-Olivi­er Gies­bert, un fau­teuil de chroniqueuse télé, et se con­cen­tre sur le développe­ment de sa revue Causeur, qui devrait attein­dre les kiosques en avril 2013. Enfin, Éric Zem­mour, le plus emblé­ma­tique de tous, s’est fait évin­cer d’« On n’est pas couché » en pleine gloire et s’il a relancé une émis­sion avec son com­père Éric Naul­leau (« Zem­mour et Naul­leau »), ce n’est plus que sur le câble qu’il appa­raît, demeu­rant égale­ment chroniqueur sur i>Télé (« Ça se dis­pute »), quand ses chroniques quo­ti­di­ennes sur RTL ont été réduites au rythme de deux par semaine. Par con­séquent, l’idée d’une inva­sion des médias par les néo-réacs, telle qu’elle est véhiculée par des jour­nal­istes dis­posant quant à eux de postes clés dans les chaînes de télévi­sion ou de radio publiques paraît totale­ment dis­pro­por­tion­née, si ce n’est déli­rante, ou encore rel­e­vant du pur fan­tasme ou bien, peut-être, d’un sim­ple « sen­ti­ment d’insécurité » que ceux-ci éprou­veraient sur le plan pro­fes­sion­nel.

Un courant intellectuel défini et organisé ?

Analysons main­tenant cet autre préjugé qui accorderait une unité idéologique aux néo-réacs, comme s’il s’agissait d’un courant intel­lectuel défi­ni et organ­isé, qu’on pour­rait par con­séquent aisé­ment rap­procher d’autres courants ayant ani­mé les « heures les plus som­bres de notre His­toire ». Si l’on use de la typolo­gie établie par René Rémond dans son célébris­sime ouvrage Les droites en France, force est de con­stater qu’un Zem­mour bona­partiste est assez éloigné, d’un point de vue idéologique, des orléanistes libéraux Rioufol ou Brunet, ces trois-là étant les seuls, par ailleurs, à se déclar­er eux-mêmes « réac­tion­naires », quand cette épithète reste en out­re dénuée de réelle per­ti­nence, puisqu’il faudrait encore savoir quel repère est asso­cié à la « réac­tion » : Avant mai 1968 ? Les années 1930 ? 1802 ? L’Ancien Régime ? Quant à Élis­a­beth Levy et Philippe Cohen, les pre­mières plumes de Mar­i­anne ne peu­vent être situées à droite qu’en ver­tu d’un mou­ve­ment « sin­istr­o­gyre » (« gauchi­sa­tion » des cli­vages poli­tiques), qui aurait déplacé le mar­queur à bâbord d’un engage­ment répub­li­cain laï­ciste de gauche tra­di­tion­nel. Ménard, l’ancien trot­skyste qual­i­fié de représen­tant d’une « gauche libérale » au début des années 2000, même s’il est dif­fi­cile de le main­tenir aujourd’hui de ce côté de l’hémicycle, s’en réfère quoiqu’il en soit tou­jours à Voltaire plutôt qu’à Joseph de Maistre.

Scénario complotiste

Il est donc clair que nous ne sommes pas en présence d’une nou­velle idéolo­gie réac­tion­naire con­stru­ite et qui se dif­fuserait par le biais de jour­nal­istes s’implantant avec habileté dans les médias afin de laver le cerveau du peu­ple. Même si ce scé­nario com­plo­tiste est pro­pre à flat­ter les bas instincts de lyn­chage d’une élite ten­ant à ses prérog­a­tives, un min­i­mum d’honnêteté intel­lectuelle exige qu’il soit bat­tu en brèche. La vérité est beau­coup plus sim­ple : depuis dix ans, le mur édi­fié par la Pen­sée Unique a com­mencé de trem­bler. Du haut des miradors, les gar­di­ens grasse­ment payés se voient oblig­és de laiss­er pass­er de temps en temps un réfrac­taire parce qu’une foule trop impor­tante garde les yeux rivés sur lui. S’il fran­chit les bar­belés, on lui tire néan­moins dessus pour crime de « déra­page » en espérant obtenir en con­trepar­tie un brevet de Résis­tance. On explique ensuite au peu­ple qu’une telle sévérité n’est pas exces­sive quand un com­plot réac­tion­naire men­ace le par­adis à venir, après avoir qual­i­fié de « fas­ciste » le pre­mier déviant venu et d’où qu’il vienne. En fin de compte, il sem­blerait qu’en 1991, si le bloc occi­den­tal a vain­cu, ce n’était que pour asseoir sa vic­toire libérale sous une forme sovié­tique. Quant à la « vague dis­si­dente », si elle man­i­feste un élan réel, sa con­sis­tance et sa force de frappe demeurent pour l’heure essen­tielle­ment sous-jacentes. Mais rien ne s’oppose à ce qu’un jour elle explose véri­ta­ble­ment.

MD

Crédit pho­to : mon­tage Ojim

Marie Drucker déshabillée lundi par l’Ojim

Est-elle résolument optimiste ? Endort-elle le bon peuple ? Toujours est-il que ses JT sont de vrais contes de fées…

Engagée dans « la cause des femmes », héri­tière d’une lignée de médi­acrates, Marie Druck­er est aus­si une grande séduc­trice… L’Ojim a lu pour vous le roman d’une de ses rivales, une pure fic­tion bien enten­du !

Avec Marie Druck­er, même l’Ojim est obligé de don­ner dans le peo­ple… Ren­dez-vous lun­di pour en savoir plus…

Crédit phot : Cap­ture d’écran DR France 2

Les Think tanks, des lobbies comme les autres ?

D’« Uni­ver­sités sans enseigne­ment », les think tanks améri­cains seraient en train de se trans­former en « entre­pris­es de lob­by­ing et de rela­tions publiques » avec une action s’appuyant de plus en plus sur la pub­lic­ité et le mil­i­tan­tisme que sur les pub­li­ca­tions et la recherche : tel est le sujet d’un arti­cle con­va­in­quant traduit du jour­nal améri­cain The Fis­cal Times et pub­lié sur l’excellent blog Idiocratie.

Pour en savoir plus, c’est ici : idiocratie2012.blogspot.fr

Médias : Laurent Mauduit pose les bonnes questions

Journaliste à Mediapart et chroniqueur à Marianne, Laurent Mauduit n’y est pas allé avec le dos de la cuillère au Forum de Marianne « Ethique et argent » qui s’est tenu à Nice jeudi 14 février 2013.

Selon lui les médias, rachetés par des grands groupes financiers, sont devenus entière­ment soumis à eux. Ils n’invitent ain­si que des écon­o­mistes, « acteurs et com­men­ta­teurs de la crise » qui délivrent un mes­sage unique con­sis­tant à répéter sur tous les tons que notre sys­tème économique est encore le meilleur qui se puisse imag­in­er et que de toute façon, il n’y a pas d’alternative (le fameux TINA de Mar­garet Thatch­er, cre­do des libéraux : « There is no alter­na­tive »).

Selon lui tou­jours, les jour­nal­istes ne se risquent plus à atta­quer les puis­sants, comme Bernard Arnault car « inves­tiguer sur ce type de per­son­nes est la cer­ti­tude pour le média de con­naître de graves prob­lèmes comme la sus­pen­sion des pub­lic­ités ».

Le jour­nal­iste accuse en out­re ses con­frères d’être « cor­rom­pus ». Active­ment : « dîn­er priv­ilégié avec les grands acteurs économiques et poli­tique, verse­ments d’argent, cof­frets cadeaux, voy­ages… » Ou pas­sive­ment : « le sim­ple désir d’appartenir à ce monde qu’ils côtoient finit par les cor­rompre. » Le résul­tat est qu’ils finis­sent par écrire des arti­cles qui ressem­blent plus à des « pub­lire­portages » qu’à des enquêtes d’investigation.

Pour Lau­rent Mauduit, 12 fois mis en exa­m­en en 2012, ce qui, pour un jour­nal­iste, devrait être un titre de gloire, la presse a été abimée par cette soumis­sion aux puis­sances de l’argent.

Si la charge est salu­taire, on peut se deman­der pourquoi Medi­a­part et Lau­rent Mauduit n’ont jamais ren­du compte du livre d’investigation de Ben­jamin Dor­mann qui décrypte pré­cisé­ment ces rap­ports mal­sains entre les médias et l’argent (Ils ont acheté la presse, édi­tions Jean Picol­lec, 2012). Serait-ce parce que l’auteur mon­tre que Medi­a­part n’est pas exempt de tout reproche en la matière ?

Polémique à Prochoix

Dans leur dernier numéro, Les Dossiers du contribuables accusent Prochoix d’avoir reçu 12 000 euros de subventions de la Ville de Paris alors que le dernier numéro de la revue paru remonterait à novembre 2011.

Une affir­ma­tion con­testée par Car­o­line Fourest qui assure qu’un numéro a été pub­lié le 1er avril 2012, bien que ne fig­u­rant pas sur le site de Pro­choix. Elle explique dans la foulée que le prochain Pro­choix « sort dans 3 semaines », c’est-à-dire au mois de mars 2013. Et affirme : « Nous pub­lions 2 à 4 numéros par an selon les ressources de l’association ».

Sauf qu’en 2012, Pro­choix n’en a pub­lié qu’un seul, plus onze posts sur son blog, dont six recopiés sur d’autres médias. Onze posts aux­quels la revue a rajouté mer­cre­di onze autres posts anti­datés, dénonce le site Nou­velles de France qui s’interroge : « Pourquoi cette anti­data­tion ? Pour ne pas attir­er l’attention du Con­seil de Paris et pou­voir jus­ti­fi­er le fait de touch­er de nou­veau 12 000 euros d’argent pub­lic au print­emps 2013 (c’est-à-dire très bien­tôt) sans don­ner l’impression de réa­gir au buzz négatif provo­qué par des “sites ori­en­tés” donc de crain­dre quelque chose/d’avoir quelque chose à se reprocher ? »

Crédit pho­to : mon­tage le-studio-americain.com

La Cour des Comptes épingle sévèrement l’AEF

Dans son rapport intitulé « L’AEF : une réforme chaotique et coûteuse », la Cour des Comptes constate des « surcoûts massifs » estimés à 100 millions d’euros entre 2009 et 2011 pour l’AEF.

L’Audiovisuel Extérieur de la France (AEF), qui chapote France 24, les radios RFI et Monte-Car­lo Doualiya, aurait été « défail­lant » sous la prési­dence d’Alain de Pouzil­hac. Ain­si, la Cour des Compte met l’accent sur une « dérive finan­cière mas­sive », des « plans d’affaire irréal­istes » et une réforme ayant entrainé des « sur­coûts mas­sifs » à la charge de l’État.

Aus­si, l’AEF n’a pas signé de Con­trat d’objectifs et de moyens avec l’État (COM), étant ain­si depuis 2009 dans l’illégalité. La Cour invite les min­istères de tutelle à repren­dre la main après avoir été vis­i­ble­ment lax­istes, alors que Chris­tine Ock­rent était numéro 2 et son mari Bernard Kouch­n­er aux Affaires étrangères… « Dans la sit­u­a­tion actuelle des finances publiques, l’Etat ne pour­ra plus en assur­er la charge », con­clut le rap­port.

De son côté, la nou­velle prési­dente de l’AEF, Marie-Chris­tine Saragosse, a tenu à se désol­i­daris­er de l’action con­duite par Alain de Pouzil­hac et a dénon­cé une « société en état de choc, totale­ment désor­gan­isée : deux plans de départs volon­taires non ciblés por­tant sur 22% des effec­tifs, accom­pa­g­nés d’une fusion bru­tale et insuff­isam­ment pré­parée et d’un démé­nage­ment mal accep­té, auraient pu avoir rai­son de son exis­tence même. » Ambiance…

Crédit pho­to : DR

Critiqué, le patron de LCP pousse un coup de gueule

La Chaîne parlementaire a été la cible de différentes critiques à propos de sa couverture des débats sur le « mariage pour tous ». Gérard Leclerc, son patron, a défendu, très agacé, son dispositif et les efforts qui ont été faits.

Inter­rogé par puremedias.com, le patron de LCP s’est mon­tré très agacé par ces cri­tiques. À deux repris­es, il a assuré avoir fait « le max­i­mum » et a mis en avant le tra­vail qui a été fait mal­gré la petite équipe et le petit bud­get alloué à la chaîne. À la ques­tion de savoir pourquoi il n’avait pas accordé plus de place au débat, Leclerc a répon­du : « Parce que nous n’avons pas les moyens, tout sim­ple­ment ! Sur la TNT, il ne suf­fit pas de dif­fuser le flux de l’Assemblée comme on l’a fait sur inter­net. Sinon com­ment vous faites pen­dant les nom­breuses inter­rup­tions de séance ? Vous dif­fusez un écran bleu pen­dant 5 min­utes ? Il faut accom­pa­g­n­er le flux comme le font tous les médias. Il faut l’éditorialiser en le faisant com­menter par des jour­nal­istes quand c’est néces­saire. Il faut des tech­ni­ciens pour faire des syn­thés. »

Et ce dernier de pour­suiv­re, tou­jours très remon­té : « Tout ça, ça coûte de l’argent. Je n’ai pas les moyens de faire du direct la nuit. LCP a 16,5 mil­lions d’euros de bud­get annuel, dont 4,5M sont con­sacrés aux frais de dif­fu­sion. C’est cinq fois moins que BFMTV ! »

Après avoir fait part des dif­fi­cultés que con­sti­tu­ait le partage de l’antenne avec Pub­lic-Sénat, le patron de LCP a con­clu : « On nous demande des choses qu’on ne peut pas faire. Nous avons de nom­breuses con­traintes, une toute petite équipe et, très hon­nête­ment, je le redis, je trou­ve qu’on a fait le max­i­mum. Retrans­met­tre 2h30 de débats tous les jours sur notre canal TNT ce n’est pas rien ! Ce sont de gros efforts pour nous. Nous ne pou­vions pas vrai­ment faire plus. Ou alors il faut aug­menter notre bud­get. »

Journalisme : le latin réhabilité !

C’est une journaliste de l’agence de presse italienne Ansa, maîtrisant le latin, qui a, la première, relayé l’information du renoncement du pape à ses fonctions, lundi 11 février. Le directeur de l’agence, répondant à l’AFP, a du coup insisté sur la nécessité d’apprendre cette langue morte pour les journalistes.

« À un moment, il (le pape, NDLR) s’est arrêté de par­ler du Con­sis­toire. Notre jour­nal­iste a com­pris qu’il dis­ait qu’il était fatigué, que la pres­sion était trop forte et qu’il allait arrêter » racon­te Lui­gi Con­tu. La jour­nal­iste en ques­tion, Gio­van­na Chirri, n’ayant pu join­dre le porte-parole du Vat­i­can, a aus­sitôt relayé l’information en se bas­ant sur sa pro­pre con­nais­sance du latin, quand ses col­lègues attendaient dés­espéré­ment une tra­duc­tion. « C’est une revanche de la cul­ture dans la pré­pa­ra­tion des futurs jour­nal­istes », sourit M. Con­tu, fier d’avoir été le pre­mier à dif­fuser l’information du moment.

C’est égale­ment en latin que le jour­nal Libéra­tion a pro­posé sa Une et son édi­to­r­i­al le lende­main. « Papus inter­rup­tus » titrait le quo­ti­di­en, quand son édi­to­r­i­al, « Cog­i­ta­tio » (songe), était signé d’un cer­tain « Nico­laus Demor­an­dus » (Nico­las Demor­and, le patron de la rédac­tion). Un clin d’œil amusé qui masque cepen­dant mal l’anticléricalisme vis­céral du jour­nal, con­fir­mé dès le lende­main avec une Une titrant : « Après le pape, Dieu démis­sion ! »

Atlantico va proposer du contenu payant

Le site Atlantico.fr entame une grande mutation. Aujourd’hui en accès libre et gratuit, certains contenus du site vont être monétisés d’ici quelques mois.

Il s’agira de « best-of » thé­ma­tiques pro­posés en for­mat PDF, ain­si que de petits livres numériques, pub­liés en parte­nar­i­at avec les édi­tions économiques et sci­en­tifiques Eyrolles. Le por­tail, classé à droite et d’inspiration libérale, va égale­ment éditer son pro­pre con­tenu à tra­vers des enquêtes, décryptages et autres arti­cles appro­fondis pro­posés sous la forme d’e-books payants. Atlanti­co, qui compte sor­tir une nou­velle ver­sion de son site capa­ble de sup­port­er ces nou­veaux con­tenus au print­emps 2013, compte réalis­er 50% de son chiffre d’affairegrâce au payant d’ici 2014.

Selon les derniers chiffres, com­mu­niqués par Presse­News, Atlanti­co aurait accueil­li 1,6 mil­lions de vis­i­teurs uniques en décem­bre 2012 (Médiamétrie/NetRatings), compterait 20 000 abon­nés à sa newslet­ter et serait le pre­mier site d’information chez les cadres dirigeants et les caté­gories sociales supérieures. Ses recettes pub­lic­i­taires étant, pour l’heure, insuff­isantes, le por­tail libéral compte bien prof­iter de sa muta­tion et vise un chiffre d’affaire de 1 mil­lion d’euros d’ici à deux ans.

Le docu de Caroline Fourest contesté par Pascal Boniface

Suite à la diffusion, mardi 5 février, sur France 5, du premier volet de la série documentaire réalisée par Caroline Fourest, « Les Obsédés du complot », Pascal Boniface s’étonne, sur un blog du Nouvel Observateur, de l’espace publicitaire consacré à ce documentaire en période de restriction budgétaire. « Les Obsédés du complot » n’a du reste réuni que 1,9% de part d’audience.

Plus grave, l’auteur attaque le fond du doc­u­men­taire de Fourest qui, d’après lui, « dénonce les effets sans réfléchir sur les caus­es ». Selon Boni­face, les théories du com­plot qui envahissent le Net sont « la con­trepar­tie des mul­ti­ples manip­u­la­tions de l’information de la part des gou­ver­nants, des ser­vices, des officines » et « dénon­cer les théoriciens du com­plot qui cri­ent haro sur les médias per­met de faire l’économie d’une véri­ta­ble réflex­ion sur le sys­tème médi­a­tique ». L’auteur souligne égale­ment que les théories du com­plot dénon­cées par Car­o­line Fourest sont tou­jours cen­trées sur ceux « qui met­tent en cause les poli­tiques améri­caine et israéli­enne ». Pourquoi Fourest ne réflé­chit-elle pas à la théorie du com­plot qui accuse le jour­nal­iste Charles Ender­lin d’avoir mis en scène la mort du petit Mohamed Al Durah lors de la deux­ième Intifa­da de sep­tem­bre 2000 ? s’interroge l’auteur.

L’article en forme de boomerang mon­tre au final que Car­o­line Fourest, en dénonçant les réseaux « indigéno-ramadano-boni­fa­cien » (Indigènes de la République, Tarik Ramadan et Pas­cal Boni­face lui-même), cède elle-même à la théorie du com­plot qu’elle dénonce par ailleurs. Du grand art.

Pas­cale Boni­face avait déjà cri­tiqué Car­o­line Fourest dans son livre Les intel­lectuels faus­saires. Le tri­om­phe médi­a­tique des experts en men­songe (Jean-Claude Gawséwitch, 2011) où il la qual­i­fi­ait de « ser­i­al-menteuse », exem­ples à l’appui.

Crédit pho­to : cap­ture vidéo France 5

Scoop de Paris Match : encore raté !

Le scoop a tout prix a aussi ses ratés ! Paris Match vient d’en faire, une fois encore, l’expérience.

Dans son dernier numéro l’hebdomadaire titrait en une : « scoop mon­di­al », « voici le vis­age de L’Origine du monde » ! L’hebdomadaire entendait ain­si dévoil­er la tête du tableau de Gus­tave Courbet. Paris Match annonçait ain­si « lever le voile » et « résoudre une énigme qui a pas­sion­né les monde de l’art et le grand pub­lic depuis l’origine du tableau ».

Raté !

Dans un com­mu­niqué, «fait excep­tion­nel car il rompt son devoir de réserve », souligne Le Figaro, la direc­tion du musée d’Orsay réfute les « hypothès­es fan­tai­sistes » dévelop­pées par Paris Match : « L’Origine du monde est une com­po­si­tion achevée et en aucun cas le frag­ment d’une œuvre plus grande ». Tout est dit, le scoop était faux !

Sources : Paris Match / Le Figaro
Crédit pho­to : cap­tures d’écran et mon­tage www.parismatch.com

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Qui a dit…

« Les Français sont beau­coup plus racistes que les Alle­mands à cause de leur manque d’éducation antiraciste »

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