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L’argent n’a pas d’odeur, un prince saoudien devient le deuxième actionnaire de Twitter

23 octobre 2019

Temps de lecture : 2 minutes

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L’argent n’a pas d’odeur, un prince saoudien devient le deuxième actionnaire de Twitter

L’argent n’a pas d’odeur, un prince saoudien devient le deuxième actionnaire de Twitter

Twitter vous connaissez ? Ses difficultés en bourse qui semblent avoir pris fin en partie avec le doublement de caractères par message et la possibilité d’insérer photos et vidéos, ses censures multiples et croissantes. Et maintenant un actionnaire saoudien de poids dans un pays où la liberté d’expression est encore plus contrôlée qu’en France, c’est tout dire.

Mon père il est émir

Telle était l’immortelle déc­la­ra­tion d’Abdallah dans Tintin au pays de l’or noir de l’immortel Hergé. C’est la même chose pour le prince Al-Walid ben Talal, son père était émir ou quelque chose d’approchant au joli roy­aume des Saoud. Sa hold­ing s’appelle Kindg­dom Hold­ing Com­pa­ny (KHC), la hold­ing du roy­aume, en toute simplicité.

La holding du royaume

KHC pos­sède déjà des parts dans Dys­ney, Citibank, les hôtels Four Sea­sons, les hôtels Möven­pick, le George V à Paris, le Savoy à Lon­dres et de nom­breux intérêts dans la dis­tri­b­u­tion en Ara­bie Saou­dite, l’immobilier (la King­dom Tow­er, plus haut grat­te-ciel du monde), la com­pag­nie aéri­enne locale et quelques babi­oles. Le tout est estimé a min­i­ma à 15 mil­liards de dol­lars. Alors inve­stir un mil­liard de dol­lars dans Twit­ter ne con­stitue certes qu’un investisse­ment, mais un investisse­ment pas comme un autre.

Deuxième actionnaire de Twitter

Si vous avez un mil­liard de dol­lars sous la main, vous achetez 35 mil­lions d’actions de Twit­ter et vous devenez son sec­ond action­naire avec 5% du cap­i­tal. Juste der­rière le co-fon­da­teur Jack Evans (un peu moins de 7%) et juste devant Jack Dorsey l’autre co-fon­da­teur avec un peu plus de 3%. Par hasard (ou comme le résul­tat de l’investissement princi­er), Jack Dorsey était con­fir­mé comme PDG de l’entreprise.

Dorsey, dont la for­tune est estimée au-delà de 4 mil­liards de dol­lars, a eu le dou­teux priv­ilège d’être élu « le plus mau­vais prési­dent d’entreprise de l’année » en 2017. Aupar­a­vant prési­dent de Twit­ter, il avait vu Dick Cos­to­lo lui suc­céder avant une longue péri­ode de vacances faute de can­di­dats pour le poste. Le choix de Dorsey ne peut être étranger à la mon­tée en puis­sance du prince.

Pour ajouter du piquant à l’histoire, les réseaux soci­aux sont étroite­ment con­trôlés en Ara­bie Saou­dite, Twit­ter inclus. Twit­ter qui se pique d’éthique dans ses « règles » a été félic­ité par l’Union Européenne pour sa poli­tique de cen­sure, nul doute qu’il recevra les mêmes félic­i­ta­tions de l’aimable Al-Walid ben Talal.

PS : Les pre­mières lignes des règles de Twit­ter « Nos règles sont là pour assur­er que cha­cun puisse par­ticiper au débat pub­lic libre­ment et en toute sécu­rité » (sic). L’hommage du vice à la vertu ?

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