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Julian Assange, début du procès lundi 28 octobre

23 octobre 2019

Temps de lecture : 2 minutes
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Julian Assange, début du procès lundi 28 octobre

23 octobre 2019

Temps de lecture : 2 minutes

Depuis le 11 avril 2019, Julian Assange (son portrait) est enfermé à la prison de haute sécurité de Belmarsh au Royaume-Uni, où sa santé décline rapidement. Les autorités britanniques travaillent en étroite collaboration avec les grands frères américains qui souhaitent une extradition début 2020. Si son procès démarre fin octobre 2019, le jugement sur une probable extradition n’est pas attendu avant février.

Régime spécial et oubli

Qui dit prison de haute sécu­rité dit régime car­céral sévère : 20h par jour à l’isolement en cel­lule, vis­ites dites « sociales » (hors vis­ites des avo­cats) réduites à deux par mois con­sul­ta­tions médi­cales inclus­es. Son père John Ship­ton venu d’Australie n’a pu le ren­con­tr­er qu’une seule fois pen­dant une heure. Début août 2019, le frère d’Assange venu le vis­iter l’a trou­vé « émacié et anx­ieux », il a demandé au Pre­mier Min­istre aus­tralien Scott Mor­ris­son d’intervenir pour amélior­er les con­di­tions de déten­tion de son frère, sans réponse des autorités aus­trali­ennes, proches des intérêts américains.

Rap­pelons que la déten­tion d’Assange n’est due qu’à une « infrac­tion à la loi bri­tan­nique de la mise en lib­erté sous cau­tion », un pré­texte com­mode. Julian Assange a demandé à ses par­ti­sans de man­i­fester devant les sièges des médias qui l’ont con­damné d’avance comme la BBC ou Le Monde, avec un suc­cès réduit, comme si Assange était déjà oublié et par avance enfer­mé à vie dans une prison américaine.

Groupe de soutien au Parlement australien

Plusieurs par­lemen­taires aus­traliens ont con­sti­tué un groupe de sou­tien. Ce groupe com­prend des mem­bres du par­ti tra­vail­liste, du groupe indépen­dant, du LNP (Lib­er­al Nation­al Par­ty). Le groupe est co-présidé par Andrew Wilkie (indépen­dant), ancien offici­er du ren­seigne­ment aus­tralien. Andrew Wilkie a insisté sur le fait que les accu­sa­tions sué­dois­es de viol con­tre Assange sont tombées et que les faits incrim­inés par les améri­cains (Wik­ileaks) se sont déroulés en-dehors des Etats-Unis.

Un des avo­cats d’Assange Greg Barnes a souligné que si les Etats-Unis obti­en­nent gain de cause, « tout jour­nal­iste ou toute per­son­ne qui pub­lie du matériel jugé clas­si­fié en ver­tu des lois améri­caines sur l’espionnage pour­ra faire l’objet de pour­suites, indépen­dam­ment de tout lien avec les Etats-Unis », créant une sit­u­a­tion juridique d’extraterritorialité et une grave men­ace pour les jour­nal­istes. Il a ajouté « C’est comme si l’Australie attaquait quelqu’un en Bel­gique pour des faits com­mis dans ce pays ». Le groupe n’a pas encore été recon­nu par les assem­blées australiennes.

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