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L’Ojim a mis en ligne le 6 juil­let une let­tre de lecteur qui cri­ti­quait le jour­nal­iste Alain Duhamel. Le 22 juil­let, Face­book sup­pri­mait sans aver­tisse­ment tous les liens vers l’article ; 7 jours plus tard, nous subis­sions une attaque qui nous paraly­sait pen­dant 17 heures.

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Un député s’attaque à l’avantage fiscal des journalistes

Courageux ou incon­scient ? Jean-Pierre Gorges, député UMP de la 1ère cir­con­scrip­tion d’Eure-et-Loire et mem­bre de la Com­mis­sion des Finances a déposé un amende­ment au Pro­jet de Loi de Finances 2013 visant à sup­primer l’avantage fis­cal des jour­nal­istes. « Cer­tains con­tribuables con­tin­u­ent à béné­fici­er de nich­es ou de réduc­tions, incom­préhen­si­bles pour nos conci­toyens. Tel est le cas des jour­nal­istes. L’objet du présent amende­ment est de sup­primer l’avantage fis­cal dont ils béné­fi­cient et de le faire con­tribuer ain­si à l’effort con­sen­ti par tous nos conci­toyens », explique-t-il dans l’exposé des motifs.

Les jour­nal­istes béné­fi­cient en effet, qu’ils aient la carte de presse ou non, d’une réduc­tion fis­cale de 7 650 euros sur leur impôt sur le revenu. Cet avan­tage a été mis en place pour leur per­me­t­tre de cou­vrir les frais pro­fes­sion­nels inhérents à la pro­fes­sion : déplace­ments, déje­uners, mais aus­si frais de « représen­ta­tion » (tenue ves­ti­men­taire)… Un dis­posi­tif com­préhen­si­ble pour les jour­nal­istes pigistes (qui n’ont pas de rédac­tion), mais pour tous les autres ? Cet avan­tage per­met à cer­tains de réduire leur impôt de près de 50%. L’amendement de Jean-Pierre Gorges a recueil­li les sig­na­tures d’une quin­zaine de députés. Mais aucun ancien min­istre ou par­lemen­taire médi­a­tique.

« Tvous, la diversité » change de nom et de logo

Numéro 23 est dirigée par Pas­cal Houzelot, action­naire à 29,92% de Pink TV, une chaîne gay cryp­tée qui ne dif­fuse plus que deux heures de pro­grammes en clair chaque jour (dont des red­if­fu­sions) sans compter les cinq heures de porno gay chaque nuit.

Le con­cept de la diver­sité est-il devenu à ce point impop­u­laire en France qu’une chaîne qui en fera son fond de com­merce dès son lance­ment sur la TNT gra­tu­ite le 12 décem­bre 2012, dont le slo­gan était jusqu’alors « La diver­sité, 24h/24 » et qui a besoin d’an­non­ceurs donc de téléspec­ta­teurs, n’ose plus s’af­fich­er ouverte­ment ?

La redevance TV en hausse

Et ce n’est pas fini, à moins que la pub­lic­ité ne fasse son retour sur France Télévi­sions après 20 heures, une option qui « n’est pas à l’or­dre du jour », avait assuré Jean-Marc Ayrault à l’U­ni­ver­sité d’été du PS en août dernier et con­tre laque­lle milite Aurélie Fil­ip­pet­ti, le min­istre de la Cul­ture et de la Com­mu­ni­ca­tion.

La Société civile des auteurs mul­ti­mé­dia milite en effet pour une aug­men­ta­tion de 3% chaque année du quin­quen­nat de François Hol­lande afin d’at­tein­dre les 140 euros en 2017. Le Syn­di­cat des pro­duc­teurs indépen­dants priv­ilégie, lui, une index­a­tion sur les revenus…

Cette hausse devrait don­ner un peu d’oxygène à France Télévi­sions, qui a per­du plus de 100 mil­lions d’eu­ros en 2012.

La rede­vance française reste toute­fois moins élevée qu’au Roy­aume-Uni (169 euros par an), qu’en Alle­magne (215 euros) ou qu’en Suisse (365 euros).

Plan social à El País

El País, l’équiv­a­lent du Monde en Espagne, va se sépar­er de près d’un tiers de ses effec­tifs (466 salariés) après une année 2011 morose, a annon­cé ven­dre­di sa direc­tion. La faute à une dif­fu­sion en baisse (365 118 exem­plaires par jour en 2011) et à un résul­tat d’ex­ploita­tion en chute libre : 8,92 mil­lions d’eu­ros l’an­née dernière ! Il est loin le temps où, comme en 2005, le quo­ti­di­en réal­i­sait 143,71 mil­lions d’eu­ros de béné­fices avant intérêts et impôts…

Un « plan de prére­traites », une « réduc­tion d’ef­fec­tifs dans les bureaux du jour­nal en vue d’un change­ment de mod­èle », une « réduc­tion des effec­tifs dans les rédac­tions de Madrid et Barcelone » et une « baisse des salaires » vont donc être entamées par la direc­tion du quo­ti­di­en, des mesures « douloureuses » mais « inévita­bles ».

El País appar­tient au groupe Prisa, qui a annon­cé une perte nette de 451 mil­lions d’eu­ros en 2011, après avoir procédé à des pro­vi­sions cou­vrant cer­tains risques et dépré­ci­a­tions d’ac­t­ifs, notam­ment au Por­tu­gal. Sans ces don­nées excep­tion­nelles, le groupe était tout juste à l’équili­bre (1,6 mil­lion d’eu­ros), ce qui ne jus­ti­fie sans doute pas la rémunéra­tion de son P‑DG, Juan Luis Cebri­an (8,2 mil­lions d’eu­ros en 2011).

Le prob­lème, c’est que la sit­u­a­tion s’est depuis dégradée. En effet, Prisa a annon­cé une perte nette de 53,09 mil­lions d’eu­ros pour le 2e trimestre.

2 500 emplois ont déjà été sup­primés (18% des effec­tifs du groupe) depuis jan­vi­er 2011, notam­ment en Amérique latine, au Por­tu­gal et en Espagne où le jour­nal­isme tra­verse une crise impor­tante. Selon la Fédéra­tion des asso­ci­a­tions de jour­nal­istes espag­nols (FAPE), 7 901 jour­nal­istes ont déjà per­du leur emploi dans le pays depuis le début de la crise en 2008, dont 3 039 depuis jan­vi­er 2012 !

Air France veut abandonner la presse écrite

Dans le cadre de son plan d’économies 2012/2015 Air France envis­age de sup­primer la presse écrite dans les salons et les avions de la com­pag­nie. Il serait pro­posé à la place le télécharge­ment sur des tablettes et des télé­phones intel­li­gents.

Mais les édi­teurs se révoltent… et pour cause. Air France est de loin le pre­mier acheteur de presse papi­er de France. Pour cer­tains titres, les achats peu­vent représen­ter plus de 10% de la dif­fu­sion payée. Ces ventes dites « par tiers » ne rap­por­tent rien aux édi­teurs qui vendent à prix coû­tant. Mais cette « dif­fu­sion » est compt­abil­isée comme vente payante par l’Office de la Jus­ti­fi­ca­tion de la Dif­fu­sion (OJD). Et ce sont les sta­tis­tiques OJD qui déter­mi­nent les chiffres de ventes, qui eux-mêmes déter­mi­nent les tar­ifs pub­lic­i­taires.

Air France a fait mine d’enclencher la machine arrière. Les titres numériques seront pro­posés aux abon­nés début 2013, et ensuite éten­dus aux autres pas­sagers. Mais à terme la dis­pari­tion du papi­er, lourd, cher à trans­porter sem­ble bien entamée. Une nou­velle accéléra­tion de la muta­tion de la presse papi­er vers le numérique.

+ 25% d’interventions en matière de déontologie

Le rap­port annuel du Con­seil Supérieur de l’Audiovisuel pour 2011 con­state une ten­dance à la hausse en matière de déon­tolo­gie. Le nom­bre des affaires traitées est resté sta­ble mais celui des déci­sions pris­es par le con­seil a aug­men­té de 25% (49 con­tre 39). L’essentiel de ces déci­sions sont des rap­pels à la régle­men­ta­tion et au respect par les sta­tions de radiotélévi­sion de leurs cahiers des charges ou con­ven­tions.

Deux sanc­tions ont été pronon­cées en 2011, visant des sta­tions de radio : Radio Con­tact pour des pro­pos « racistes et xéno­phobes » dif­fusés lors d’une émis­sion de libre antenne ; Ici et Main­tenant pour des « man­que­ments répétés à l’obligation de maîtrise de l’antenne », notam­ment la dif­fu­sion de « pro­pos à car­ac­tère raciste » par un ani­ma­teur.

Les prin­ci­pales inter­ven­tions du CSA l’ont été dans les domaines suiv­ants :

  • Rigueur et hon­nêteté : traite­ment des affaires judi­ci­aires en cours ; présen­ta­tion et traite­ment de l’information ; manque de diver­sité dans l’expression des dif­férents points de vue.
  • Atteintes à l’ordre pub­lic : inci­ta­tion à la haine ou à la vio­lence ; encour­age­ments à des traite­ments dis­crim­i­na­toires ; respect des sen­si­bil­ités cul­turelles et de la diver­sité de la société.
  • Respect de la per­son­ne humaine : traite­ments avilis­sants ou humiliants. Pro­tec­tion des téléspec­ta­teurs : l’avertissement aux publics sen­si­bles (pour la dif­fu­sion sans pré­cau­tions d’images pou­vant heurter).
  • La « traça­bil­ité de l’image ». Un des enjeux des années à venir en par­ti­c­uli­er pour les images venant de l’étranger.

Source : Bul­letin de l’APCP, octo­bre 2012

C’est tendance : créer son portail d’info de droite

Atlanti­co, Enquête & Débat, Nou­velles de France, Boule­vard Voltaire, Con­tre­points, Le Brévi­aire des patri­otes, Causeur… les pure play­ers qui créent du con­tenu orig­i­nal de droite se pressent au por­tillon ! Tous ne sur­vivront sans doute pas car, selon nos infor­ma­tions, aucun n’a, pour l’in­stant, atteint l’équili­bre, mal­gré des équipes sou­vent restreintes et de nom­breux con­tribu­teurs bénév­oles. Comme cha­cun sait, le mod­èle pour attein­dre la rentabil­ité sur Inter­net reste à trou­ver, notam­ment pour ceux dont la ligne n’at­tire pas les grands annon­ceurs et ils sont légion à droite. Tan­dis que cer­tains comptent sur le livre numérique (Atlanti­co), d’autres devi­en­nent des bimé­dias et lan­cent des édi­tions papi­er (Causeur, Nou­velles de France), d’autres, encore, comptent sur les dons et l’édi­tions de livres ou de DVD (Enquête & Débat, Con­tre­points…). Affaires à suiv­re !

Journalistes : de moins en moins nombreux

Des journalistes de moins en moins nombreux, de plus en plus objets de licenciements et sans doute moins bien payés.

C’est le con­stat que fait Jean-Marie Charon, soci­o­logue des médias, dans une étude détail­lée aux 6èmes Assis­es du Jour­nal­isme à Poitiers où l’Ojim était présente.

Il y avait en 2011 moins de jour­nal­istes dis­posant d’une carte de presse qu’en 2005. L’arrêt de France-Soir, La Tri­bune pour sa par­tie papi­er, ont entraîné la perte de plus de 250 emplois. Ce ne sont pour­tant que les mesures les plus spec­tac­u­laires. Les Échos, L’Équipe ont per­du 10% de leurs effec­tifs. RFI a subi un deux­ième plan social avec 126 départs. On peut citer aus­si Témoignage Chré­tien, Les Dernières Nou­velles d’Alsace, L’Est Répub­li­cain, la Comareg, Le Parisien où les effec­tifs dimin­u­ent ou dis­parais­sent (la Comareg dans les gra­tu­its).

Enfin les nuages s’amoncellent au Groupe Her­sant (voir la brève sur notre site), à Sud-Ouest, France TV sans par­ler de Presstal­is qui n’emploie pas de jour­nal­istes mais qui fait une grève par semaine et dont on ne sait pas quand le plan social sera réglé, avec 1250 emplois à la clé.

Manque à cette étude un volet financier. Les jour­nal­istes licen­ciés sont sou­vent les plus expéri­men­tés donc les plus chers. Ils sont rem­placés par des pigistes facile­ment corvéables voire par des auto-entre­pre­neurs (effet d’aubaine) dont on peut se débar­rass­er du jour au lende­main et… sans charges sociales.

Crédit pho­to : Christophe Car­i­ou

Quel avenir pour la presse ? Vidéo

La con­férence-débat des mer­cre­dis de la DF du 26 sep­tem­bre 2012 a réu­ni Alain Beuve-Méry, prési­dent de la société des rédac­teurs du Monde ; Bruno Hoc­quart de Tur­tot, directeur du syn­di­cat de la presse heb­do­madaire régionale ; Lau­rent Jof­frin, directeur du Nou­v­el Obser­va­teur ; Rémy Le Cham­pi­on, maître de con­férences à l’université Pan­théon-Assas-Paris 2 ; Dominique Payette, pro­fesseure à l’université Laval de Québec. Le débat était ani­mé par Guil­laume Roquette, directeur de la rédac­tion du Figaro Mag­a­zine. Voir la vidéo de la con­férence : www.ladocumentationfrancaise.fr

Les Pigeons : Un buzz spontané ? Mon œil !

Le site Vision-CFA révèle que, der­rière le site et les buzzes sur les réseaux soci­aux des Pigeons, le nom que se seraient don­nés des entre­pre­neurs en colère, on trou­ve une agence de com­mu­ni­ca­tion, Yopps. Impru­dente, celle-ci avait oublié d’effacer son nom de Whois.net, une base publique en ligne qui stocke et per­met l’af­fichage de l’ensem­ble des don­nées rel­a­tives à un nom de domaine :

Ce qu’elle a finale­ment fait il y a quelques heures, lais­sant tout de même des indices, comme l’adresse de l’a­gence ou le nom de sa fon­da­trice et direc­trice, Yaël Rozencwa­jg.

Si le mou­ve­ment des Pigeons n’est pas spon­tané, comme nous l’ont racon­té tous les grands médias (LCI, BFM TV…) qui en ont par­lé, salu­ons l’ex­cel­lent tra­vail de buzz de cette agence de com­mu­ni­ca­tion !

Groupe Hersant le début de la fin ?

C’est peut-être le début de la fin pour ce qui reste du groupe Her­sant. Les titres de Philippe Her­sant déjà plom­bés par une dette ban­caire supérieure à 200 mil­lions d’euros sont dirigés par un admin­is­tra­teur judi­ci­aire qui serait tente de ven­dre le groupe par « apparte­ments ». Des titres pres­tigieux comme La Provence, Nice-Matin, L’Union pour­raient pass­er aux mains de con­cur­rents de la PQR. Il ne reste que peu de choses du groupe de feu Robert Her­sant un temps pro­prié­taire du Figaro et ten­té par la télévi­sion avec Berlus­coni. Con­so­la­tion, le titre France Antilles ne sem­ble pas à ven­dre.

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Qui a dit…

« Je dois être un gros con de droite, mais j’ai du mal à com­pren­dre qu’on puisse pren­dre trois jours sur qua­tre de tra­vail à quelqu’un, même au-delà d’une cer­taine somme. En France, on ne doit stig­ma­tis­er per­son­ne mais pour les rich­es, c’est autorisé. Le riche n’est pas for­cé­ment un salaud de riche. Il y a des salauds de pau­vres aus­si ! »

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