Poubelle la vie : un dossier exclusif

Après le dossier Yann Barthes, voici un dossier exclusif sur la série Plus belle la vie alias “Poubelle la vie”, machine de guerre idéologique du monde libéral lib­er­taire. Pour le recevoir rejoignez nos dona­teurs (avec un reçu fis­cal de 66 %). Pour nous soutenir c’est ici.

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L’Amateur de cigare relaxé

Poursuivie par l’association Droit des non-fumeurs (DNF) pour publicité en faveur du tabac, la revue bimestrielle L’Amateur de cigare, créée en 1994 par le journaliste Jean-Paul Kauffmann, a été relaxée jeudi 13 décembre par le tribunal correctionnel de Paris. L’association réclamait 60 000 euros de dommages et intérêts.

C’est le numéro 78 (octobre/novembre 2010) de la revue qui avait provo­qué le cour­roux de l’association. Le chanteur Raphaël posait en cou­ver­ture, deux cig­a­res dépas­sant nég­ligem­ment de la poche de sa chemise. DNF esti­mait que le numéro pro­dui­sait « divers arti­cles et pho­togra­phies con­trevenant aux dis­po­si­tions édic­tées par le code de la san­té publique, pro­scrivant la pub­lic­ité et la pro­pa­gande directe ou indi­recte en faveur du tabac et des pro­duits du tabac ». Par­mi cette pro­pa­gande éhon­tée, l’association pointait la présen­ta­tion d’accessoires de con­ser­va­tion des cig­a­res et le por­trait d’un artiste-pein­tre qui van­tait les sen­sa­tions que lui procu­rait la con­som­ma­tion des cig­a­res.

La 31e cham­bre du tri­bunal cor­rec­tion­nel a heureuse­ment bal­ayé les argu­ments de DNF en esti­mant que les objets présen­tés dans la revue cor­re­spondaient « à un goût et à une esthé­tique qui ne sont pas le seul apanage du fumeur de cig­a­re ». Con­cer­nant, l’artiste-peintre ama­teur de bar­reaux de chaise, le tri­bunal a sage­ment par­lé de « descrip­tion d’une expéri­ence indi­vidu­elle » qui ne devait pas être con­sid­érée comme « la volon­té délibérée de van­ter, de manière plus générale ou col­lec­tive, l’objet d’un désir gus­ta­tif que cha­cun doit rester en mesure de choisir ». Le tri­bunal a enfin fait preuve de bon sens en soulig­nant le fait que cette revue s’adressait « à un cer­cle restreint d’amateurs, dont l’intention n’est pas de con­fér­er à leur com­mu­nauté une grandeur et une écoute ». Dès lors les pages visées par DNF ne sont con­sti­tu­tives « ni d’une pub­lic­ité, ni d’une pro­pa­gande car­ac­térisées et volon­taires », a con­clu le tri­bunal.

Pour l’avocat Pierre Mairat, con­seil de l’association, la déci­sion du tri­bunal « nie les faits les plus élé­men­taires et les plus évi­dents ». Selon lui, plus qu’une affaire entre deux par­ties, il s’agit d’une ques­tion de « san­té publique ». Il en appelle ain­si solen­nelle­ment aux min­istres de la San­té et de la Jus­tice, deman­dant qu’il soit inter­jeté appel de ce juge­ment.

Au-delà des arguties juridiques, c’est la ques­tion d’une forme de fanatisme anti-tabac qui se pose. Veiller à ce la presse général­iste ne com­porte pas de pub­lic­ités insi­dieuses pour le tabac risquant d’inciter un non-fumeur à fumer est com­préhen­si­ble. Appli­quer ce raison­nement a une revue spé­cial­isée dans le cig­a­re ressem­ble à de l’acharnement. On peut en effet sup­pos­er que le lecteur de ce type de revue, un adulte doté de libre-arbi­tre, ne risque pas d’être manip­ulé ou incité au vice puisqu’il achète de son plein gré une revue entière­ment con­sacré à ce « vice » qu’il con­sid­ère, lui, comme un pro­duit raf­finé de la civil­i­sa­tion. C’est donc très claire­ment la lib­erté indi­vidu­elle qui est remise en cause par DNF qui sem­ble de plus en plus vouloir le bien des gens mal­gré eux, ce qui pour­rait être une déf­i­ni­tion du total­i­tarisme.

Maître Vergès a coutume de dire qu’il aime fumer le cigare parce que la fumée de celui-ci « éloigne les moustiques et les humanistes ». Mais ce que le brillant avocat ignorait, c’est que cette même fumée attire aujourd’hui les emmerdeurs.

Source : Cor­re­spon­dance de la presse, n° 16083. Crédit pho­to : mon­tage Ojim

Combaz à l’assaut du CSA

L’écrivain Christian Combaz pose sa candidature au CSA dont les membres seront renouvelés au tiers en janvier prochain.

Il en prof­ite pour régler son compte à cette cham­bre d’enregistrement de nota­bles qui par lâcheté a lais­sé se dévelop­per une nou­velle bar­barie télévi­suelle dont souf­frent en pri­or­ité les enfants des couch­es sociales les plus pau­vres. Un texte beau comme un match de boxe.

Si vous pensez que toute vérité est bonne à dire, c’est ici : www.atlantico.fr

Crédit pho­to : cap­ture d’écran atlantico.fr

Le kiosque numérique ePresse élargit son offre

En accueillant 50 nouveaux titres à sa palette, le kiosque numérique ePresse.fr veut poursuivre son développement.

Le Groupe­ment d’Intérêt Économique (GIE) ePresse Pre­mi­um a été crée en décem­bre 2010 autour de plusieurs titres (Les Échos, L’Équipe, Le Figaro, Libéra­tion, Le Parisien, L’Express, Le Nou­v­el Obser­va­teur et Le Point) pour « dévelop­per de façon con­certée des pro­jets numériques per­me­t­tant une meilleure val­ori­sa­tion des con­tenus dif­fusés sur Inter­net et sur les plate­formes mobiles ».

Par­mi les nou­veaux arrivants fig­urent des mag­a­zines comme VSD, Gala, Clos­er, Voici ou encore Cap­i­tal. Deux nou­velles thé­ma­tiques sont lancées – l’une réservée aux sports, l’autre au busi­ness –, ain­si que trois packs : Infor­ma­tion (7 quo­ti­di­ens, 1 mag­a­zine) et Heb­dos (5 mag­a­zines) pour 5 euros par semaine, Mag­a­zines (8 mag­a­zines) pour 12 euros par semaine.

Le kiosque numérique ePresse, présidé par Xavier Spender, a vu son appli­ca­tion téléchargée près de 149 000 fois selon les derniers chiffres d’octobre 2012.

Crédit pho­to : cap­ture d’im­age epresse.fr

Orange lance un concurrent à Google News

Alors que la guerre entre Google, les gouvernements et les éditeurs de presse bat son plein, Orange vient de lancer un concurrent à la rubrique « Actualités » du grand moteur de recherche.

Pour ce faire, huit édi­teurs se sont asso­ciés à Orange : L’Express, Le Figaro, Le Point, Le Nou­v­el Obser­va­teur, Le Parisien, Libéra­tion, Les Échos et L’Équipe. La plate­forme per­me­t­tra « d’accéder en un coup d’œil aux dif­férents points de vue » de ces jour­naux « sur l’actualité plébisc­itée par les Français ». Ce moteur con­cur­rent inti­t­ulé sobre­ment Le Moteur Presse est disponible à l’adresse suiv­ante : presse.lemoteur.fr

Crédit pho­to : cap­ture d’écran presse.lemoteur.fr

Radio Classique : Étienne Mougeotte directeur général

Étienne Mougeotte a été nommé directeur général de Radio Classique et directeur de l’antenne. « Cette nomination achève la réorganisation de Radio Classique », suite aux départs de Donat Vidal Revel et de Sébastien Lancrenon, a fait savoir le groupe.

À 72 ans, Éti­enne Mougeotte se lance dans un nou­veau défi. Cet homme de presse est passé par de nom­breux médias comme France Inter, Europe 1 ou RTL, et bien sûr Tf1, où il a occupé le poste de directeur général, et Le Figaro où il a été directeur des rédac­tions du groupe. Diplômé de l’Institut d’Études Poli­tiques de Paris (IEP) et de l’Institut Français de Presse (IFP), il est depuis peu con­seiller de la nou­velle chaîne Numéro 23, la chaine de la « diver­sité diver­tis­sante ».

Avec cette nom­i­na­tion, Radio Clas­sique espère pour­suiv­re sur sa lancée. Son audi­ence n’a en effet cessé de grimper depuis 5 ans (actuelle­ment au-dessus du mil­lion d’auditeurs) ce qui en fait la pre­mière radio de musique clas­sique du pays.

Crédit pho­to : cap­ture d’écran du site radioclassique.fr

Aurélie Filippetti cherche-t-elle à virer Rémy Pflimlin ?

« D’un côté, on nous demande de serrer la ceinture ; de l’autre, on nous tacle ». Telle est, en des termes très diplomatiques, la réaction « d’une source proche de la direction » de France Télévisions, citée par L’Express, aux déclarations d’Aurélie Filippetti sur la stratégie du groupe.

Le 12 décem­bre dernier, la min­istre de la cul­ture s’en est, en effet, prise, sur RTL, aux annonces de Rémy Pflim­lin, PDG du groupe, au sujet des change­ments des grilles des pro­grammes de France 2 et de France 3. Aurélie Fil­ip­pet­ti a claire­ment fait part de ses « inter­ro­ga­tions sur la stratégie » du groupe. « Par exem­ple l’élar­gisse­ment du jour­nal de France 3, le « Soir 3 ». En soi, faire pass­er à une heure ce jour­nal n’est pas un prob­lème . Sim­ple­ment, ça a des con­séquences sur la case des doc­u­men­taires et des fic­tions et ça n’a vis­i­ble­ment pas été anticipé », a déclaré la min­istre, et de regret­ter la sup­pres­sion de « C’est pas sor­ci­er », « une émis­sion du ser­vice pub­lic qui a fait ses preuves », selon elle.

Rémy Pflim­lin, dont le prin­ci­pal tort, selon la min­istre, sem­ble être d’avoir été nom­mé par Nico­las Sarkozy, est claire­ment dans le viseur. Il est d’ailleurs con­vo­qué prochaine­ment, pour présen­ter le « plan stratégique avec des mis­sions de ser­vice pub­lic qui soient claires en matière de sou­tien à la créa­tion, d’aug­men­ta­tion des pro­grammes en direc­tion des enfants et notam­ment les pro­grammes édu­cat­ifs, d’in­for­ma­tion, de qual­ité de l’in­for­ma­tion » souhaité par le min­istre.

Les réac­tions de sou­tien au patron de l’au­dio­vi­suel pub­lic n’ont pas tardé. Michel Boy­on, prési­dent du CSA a estimé que Rémy Pflim­lin était « un bon prési­dent » ; Jean-Louis Bor­loo s’in­surge dans un com­mu­niqué « con­tre l’ingérence de la min­istre dans la vie et les pro­grammes de France Télévi­sions ». De même, le patron du groupe a reçu le sou­tien inat­ten­du des syn­di­cats, pour­tant en guerre con­tre lui : « Aurélie Fil­ip­pet­ti se pose en direc­trice des pro­grammes des chaînes publiques. Nous pen­sions que cette pra­tique apparte­nait au passé », a déclaré au Figaro Véronique Marc­hand, secré­taire générale du SNJ-CGT de France Télévi­sions et par ailleurs jour­nal­iste à France 3 Lille.

Le jour­nal­iste Hervé Gat­teg­no souligne au con­traire sur RMC que « les statuts de France TV dis­ent noir sur blanc que c’est une entre­prise publique soumise à la tutelle du gou­verne­ment – donc Aurélie Fil­ip­pet­ti est chargée, par fonc­tion, de veiller à sa bonne ges­tion et au respect de son cahi­er des charges ». Lors de son point presse à l’is­sue du con­seil des min­istres, Najat Val­laud-Belka­cem n’a d’ailleurs pas dit autre chose aux jour­nal­istes présents : « N’oubliez pas que les opéra­teurs de ser­vice pub­lic ont une tutelle qui est celle de l’Etat ».

Quoiqu’il en soit, la ren­con­tre entre le patron Pflim­lin et la min­istre Fil­ip­pet­ti s’an­nonce explo­sive. Comme le dit Emmanuel Berret­ta, le spé­cial­iste média du Point : « La placid­ité légendaire de Rémy Pflim­lin sur qui tous les reproches glis­sent suf­fi­ra-t-elle à tra­vers­er cette tem­pête force 12 sur l’échelle de Beau­fort » ?

Source : Le Monde

Claude Sérillon bientôt à l’Élysée ?

L’ancien présentateur des journaux télévisés de TF1 et France 2, Claude Sérillon, rejoindra très prochainement l’équipe de communication de l’Élysée, selon un proche de François Hollande. Une nomination qui n’est pas sans rappeler celle de Catherine Pégard, rédactrice en chef au Point et journaliste chevronnée, qui avait été débauchée par le président Sarkozy.

Plus récem­ment, et plus mod­este­ment, c’est Serge Faubert, rédac­teur en chef de Quoi.info, qui rejoignait le cab­i­net du Prési­dent du Con­seil région­al d’Ile-de-France Jean-Paul Huchon.

Sans que l’intitulé de la future fonc­tion de Claude Séril­lon à l’Elysée ne soit encore con­nue, plusieurs sources affir­ment qu’il aura la charge de redress­er l’image du Prési­dent de la République.

Claude Séril­lon, 62 ans, a débuté sa car­rière de jour­nal­iste à Nantes, au quo­ti­di­en Presse Océan, avant de rejoin­dre l’ORTF, Antenne 2, où il devient rédac­teur en chef « société » et présen­ta­teur du Jour­nal télévisé, puis TF1 en 1984. Il retourne ensuite sur France 2, où il ani­me plusieurs émis­sions : « Émis­sion spé­ciale », « Place publique », « Géopo­lis », avant de repren­dre la présen­ta­tion du 20 heures en 1998. Celle-ci lui est retirée en 2001 suite à une inter­view sans con­ces­sion de Lionel Jospin, alors Pre­mier min­istre, qui n’aurait plu ni à l’interviewé, ni à la rédac­tion. De 2007 à 2012, il par­ticipe, en tant que chroniqueur, à l’émission de Michel Druck­er « Vive­ment Dimanche », sur France 2.

Can­di­dat mal­heureux à la prési­dence de Pub­lic Sénat en 2009, Claude Séril­lon était très présent auprès du can­di­dat Hol­lande lors de la cam­pagne prési­den­tielle.

Crédit pho­to : Twentycent90 via Flickr (cc)

Données personnelles : le comportement ambivalent des internautes

La confidentialité sur internet est un sujet on ne peut plus brûlant, et plus particulièrement en ce qui concerne les photos.

Selon une étude menée par la Com­mis­sion Nationale de l’Informatique et des Lib­ertés (CNIL), 54% des inter­nautes avouent pub­li­er des pho­tos sur les sites, blogs et réseaux soci­aux. Même si 60% des sondés déclar­ent que le niveau de con­fi­den­tial­ité ne leur con­vient pas, leur com­porte­ment est jugé « ambiva­lent » par Isabelle Falque-Pier­rotin, prési­dente de la CNIL. D’après les déc­la­ra­tions faites par les inter­nautes lors de cette étude, seuls 36% de ceux-ci deman­dent l’avis de leurs amis pour les iden­ti­fi­er sur des pho­tos, et 44% le font avant de les pub­li­er.

Pour­tant, la pub­li­ca­tion de clichés par des amis est un prob­lème grave pour cer­tains. 43% avouent avoir été « gênés » par des pho­tos d’eux-mêmes. Pire : 18% déclar­ent que cela a eu un impact négatif sur leur vie per­son­nelle ou pro­fes­sion­nelle (12%). Aus­si, 31% des per­son­nes inter­rogées dis­ent ne pas bien maîtris­er leurs paramètres de con­fi­den­tial­ité.

Con­clu­ant son étude, la CNIL con­seille pré­cisé­ment aux inter­nautes de « bien définir les paramètres de con­fi­den­tial­ité » autour de leurs pho­tos et surtout de « réfléchir » avant d’en pub­li­er. Réfléchir : tel est peut-être le mot clé de l’affaire…

Crédit pho­to : Olivi­er Ezrat­ty via Wiki­me­dia (cc)

TNT : 6 nouvelles chaînes font leur apparition

Mercredi 12 décembre 2012, 6 nouvelles chaînes télévisées ont fait leur apparition sur la TNT, portant leur nombre total à 25.

Pour Michel Boy­on, prési­dent du Con­seil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), cette nou­velle vague de chaînes gra­tu­ites ne représente en rien un risque financier pour ces dernières. « En sept ans, une majorité des nou­velles chaînes a équili­bré ses comptes », a‑t-il assuré au sup­plé­ment économique du Figaro. Très con­fi­ant, il estime que les 6 nou­velles arrivantes « étant plus ciblées et plus thé­ma­tiques, elles attireront de nou­veaux annon­ceurs qui ne sont pas aujourd’hui présents car les écrans pub­lic­i­taires sont trop chers pour eux ».

Présentation et enjeux

  • HD1 : Appar­tient au groupe TF1. Cette chaîne con­sacrée au ciné­ma pro­posera 15% de films exclusifs.
  • L’Équipe 21 : Dérivée audio­vi­suel du célèbre quo­ti­di­en du même nom, L’Equipe 21 trait­era de l’actualité sportive grâce à des jour­naux TV, des doc­u­men­taires et des mag­a­zines. La chaîne se réservera aus­si quelques dif­fu­sions olympiques en direct.
  • RMC Décou­verte : Appar­tient au groupe Nex­tRa­dioTV. RMC Décou­verte se veut représen­ter la chaîne doc­u­men­taire de la TNT axée sur le « doc­u­men­taire de diver­tisse­ment ». Directe­ment adap­tée du mod­èle améri­cain, style Dis­cov­ery, la chaîne pro­posera, en atten­dant de pro­duire ses pro­pres pro­grammes, des doc­u­men­taires venus des grands groupes comme Nation­al Geo­graph­ic.
  • Chérie 25 : Appar­tient au groupe NRJ. Ouverte­ment « chaîne pour les femmes », Chérie 25 dif­fusera aus­si bien des mag­a­zines du quo­ti­di­en et de beauté/­bi­en-être que des fic­tions.
  • 6Ter : Appar­tient au groupe M6. 6Ter s’est placée sur le créneau « chaîne famil­iale » avec pour leit­mo­tiv : rien d’interdit au moins de 12 ans. Elle pro­posera des doc­u­men­taires ani­maliers, des séries, des films et des dessins ani­més pour toute la famille.

Zoom sur Numéro 23

Cette chaîne, qui n’appartient à aucun grand groupe audio­vi­suel mais à la société Diver­sité TV (la régie pub­lic­i­taire est con­fiée à TF1), veut être un pro­jecteur diver­tis­sant sur toutes les diver­sités de la société française. Pas­cal Houzelot, fon­da­teur de la chaîne, explique que celle-ci « s’adresse à l’ensemble du pub­lic, mais elle traite plus par­ti­c­ulière­ment des diver­sités qu’elles soient d’origine cul­turelle, sit­u­a­tion famil­iale, physique… Nous ne sommes pas dans une démarche démon­stra­tive, pesante et admin­is­tra­tive sur la diver­sité. Nous sommes dans le diver­tisse­ment et nous souhaitons faire de la diver­sité une évi­dence ».

La nou­velle chaine ne se privera pas d’intervenir sur les thèmes poli­tiques du moment comme « le mariage pour tous ou le vote des étrangers ». Reste à savoir sur quel angle la chaîne va se plac­er : le traite­ment sera-t-il objec­tif, infor­matif… ou sera-t-il celui des défenseurs des minorités ? En plein débat nation­al sur ces sujets, la ques­tion se pose sérieuse­ment.

Les Échos se penchent sur la presse de demain

« Pour la première fois cette année, on passe plus de temps à s’informer sur internet qu’à la télévision ». C’est un constat sans appel qui a été dressé par Francis Morel, PDG du groupe Les Echos, dans son introduction à la conférence Médias 2012, organisée par son groupe de presse, le 11 décembre dernier.

Con­séquence directe de cette « hyper-con­nec­tion » des con­som­ma­teurs, la presse et la pub­lic­ité doivent s’adapter. Ain­si, « en 2013, les investisse­ments pub­lic­i­taires sur inter­net seront supérieurs à ceux de la presse », con­state Axel Ganz, gérant de la société de presse AG+J. Plusieurs évo­lu­tions ont donc été présen­tées par les inter­venants de ce col­loque.

Pour le soci­o­logue Jean-Marie Charon, spé­cial­iste de la ques­tion, les groupes de presse se doivent d’être inno­vants, et doivent, par là même, renou­vel­er « la rela­tion entre jour­nal­istes et experts », ces derniers étant de plus en plus sol­lic­ités. En revanche, pour le directeur général du secteur numérique des Echos, Frédéric Fil­loux, c’est à la pub­lic­ité de s’amélior­er et de s’in­té­gr­er au con­tenu édi­to­r­i­al, en pro­posant moins de pub­lic­ité « tra­di­tion­nelle » et plus de « brand con­tent », autrement dit du con­tenu pro­duit directe­ment par une mar­que à des fins pub­lic­i­taires, celle-ci se trans­for­mant ain­si en quelque sorte en son pro­pre médi­um.

En bref, pour sur­vivre ou pour con­tin­uer à se dévelop­per, selon les points de vue, les groupes de presse sont de plus en plus for­cés de lier des « parte­nar­i­ats » avec des mar­ques.

Source : Cor­re­spon­dance de la presse / www.lesechos-conferences.fr. Crédit pho­to : cap­ture d’écran LesÉchos.fr

A. Duhamel à l’Académie des sciences morales et politiques

Le journaliste et éditorialiste politique Alain Duhamel a rejoint l’Académie des Sciences morales et politiques, une des cinq académies de l’Institut de France dont le rôle est de favoriser et d’accompagner le développement des sciences humaines.

Alain Duhamel a été élu le 10 décem­bre 2012 au pre­mier tour de scrutin, au fau­teuil de l’historien et démo­graphe, Jacques Dupâquier, décédé en juil­let 2010. Il a été préféré à un autre his­to­rien, Jean-Chris­t­ian Petit­fils, auteur d’essais et de biogra­phies his­toriques, et notam­ment d’un Louis XIV (Tal­landi­er, 2001) très remar­qué lors de sa paru­tion. Tit­u­laire du fau­teuil n°7, Duhamel intè­gre la sec­tion « His­toire et Géo­gra­phie »… lui qui n’a écrit ni sur l’histoire, ni sur la géo­gra­phie !

Rap­pelons que l’incontournable Alain Duhamel, âgé de 72 ans, est chroniqueur au Monde depuis… 1963. Il sévit égale­ment (ou a sévi) au Point, à Libéra­tion, aux Dernières Nou­velles d’Alsace, à Nice Matin, sur RTL, etc. Il est d’autre part le frère de l’ancien directeur général de France Télévi­sions Patrice Duhamel.

Par­mi ses livres pub­liés on retien­dra surtout Les Pré­ten­dants 2007 (Plon, 2006), où notre ana­lyste pointu pro­po­sait quinze por­traits de can­di­dats poten­tiels à l’élection prési­den­tielle de 2007. « Le grand clas­si­cisme dans l’art du por­trait », salu­ait Raphaëlle Bac­qué dans Le Monde. A ce détail près que la can­di­date Ségolène Roy­al qui allait affron­ter Nico­las Sarkozy au sec­ond tour… était tout sim­ple­ment absente du livre. Détail amu­sant : dans l’édition poche parue l’année suiv­ante (Pock­et, 2007), celle-ci rem­plac­era dis­crète­ment Noël Mamère, ce qui n’empêchera pas l’éditeur d’indiquer « texte inté­gral » au dos du livre…

Alain Duhamel rejoint ain­si François d’Orcival, autre jour­nal­iste mem­bre de l’Académie des Sci­ences morales et poli­tiques à siéger au palais de l’Institut.

Crédit pho­to : mon­tage Ojim

Martine Gozlan publie Israël contre Israël

Martine Gozlan, grand reporter et rédactrice en chef du service Monde à l’hebdomadaire Marianne, publie Israël contre Israël aux éditions L’Archipel.

« Vient-on en Israël pour s’u­nir ou pour s’af­fron­ter ? Pour se guérir ou pour se meur­trir ? Laïcs con­tre ultra­religieux, ratio­nal­istes con­tre mes­sian­istes, paci­fistes con­tre nation­al­istes, philosophes con­tre mys­tiques : ces frac­tures sont plus béantes que jamais dans la société israéli­enne. À son image, la Dias­po­ra se déchire aus­si, écartelée entre ceux qui sou­ti­en­nent l’ultranationalisme et ceux qui l’accusent de trahir les valeurs morales du judaïsme », explique l’auteur. Dans cet ouvrage qui mêle his­toire et reportage, Mar­tine Gozlan « explore les arcanes du con­flit judéo-juif » dans le but de racon­ter la « désunion sacrée des deux Israël ».

Spé­cial­iste des prob­lèmes de société et de reli­gion, en par­ti­c­uli­er de l’Islam et du con­flit israé­lo-pales­tinien, Mar­tine Gozlan est l’auteur de nom­breux ouvrages sur le sujet : L’Is­lam et la République, Bel­fond, 1994 ; Pour com­pren­dre l’in­té­grisme islamiste, Albin Michel, 1996 ; Le Sexe d’Allah, Gras­set, 2004 ; Le Désir d’Islam, Gras­set, 2005 ; Sun­nites, Chi­ites, pourquoi ils s’entretuent, Seuil, 2008 ; Tunisie, Algérie, Maroc : la colère des peu­ples, L’Archipel, 2011 et L’im­pos­ture turque, Gras­set, 2011.

Pho­to : cap­ture d’écran du site editionsarchipel.com

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Qui a dit…

« Le nation­al­isme de l’époque post-com­­mu­niste peut avoir le vis­age du com­mu­niste nos­tal­gique Miloše­vić, du dic­ta­teur post-sovié­­tique Pou­tine, des anti­com­mu­nistes post-sovié­­tiques Orbán et Jarosław Kaczyńs­ki. Il peut avoir dif­férents vis­ages. Cepen­dant, le dénom­i­na­teur com­mun, c’est tou­jours une hos­til­ité aux règles de l’État de droit libéral, à la philoso­phie du dia­logue, à l’esprit de plu­ral­isme et de tolérance. »

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