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Erik Izraelewicz (Le Monde) nous a quittés

Erik Izraelewicz (HEC, Cen­tre de For­ma­tion des Jour­nal­istes, doc­teur en économie), directeur des rédac­tions du Monde depuis févri­er 2011 et vice-prési­dent du con­seil de sur­veil­lance des heb­do­madaires Téléra­ma et Cour­ri­er inter­na­tion­al, est mort bru­tale­ment mar­di soir, à l’âge de 58 ans, des suites d’un malaise dans les locaux du quo­ti­di­en l’après-midi. Il avait été hos­pi­tal­isé à la Salpêtrière.

Le prési­dent de la République François Hol­lande a regret­té dans un com­mu­niqué « un jour­nal­iste de grand tal­ent, respec­té de tous », « un écon­o­miste réputé, d’un pro­fes­sion­nel recon­nu » et « un homme aus­si exigeant que généreux ». La min­istre de la Cul­ture Aurélie Fil­ip­pet­ti a évo­qué le sou­venir d’« un grand jour­nal­iste et un digne représen­tant de sa pro­fes­sion » tan­dis que le pre­mier secré­taire du Par­ti social­iste Harlem Désir déclarait : « C’est une immense fig­ure du jour­nal­isme français qui dis­paraît, c’est une grande perte pour notre pays. »

Selon une jour­nal­iste du Monde, Erik Izraelewicz devait affron­ter une grosse pres­sion ces derniers temps : « Depuis quelques semaines, c’est la panique à bord chez les action­naires et ils met­taient une pres­sion très forte sur (Louis) Drey­fus (prési­dent du direc­toire du groupe, ndlr) et sur lui. On lui reprochait notam­ment beau­coup son absence au sein de la rédac­tion. Depuis trois, qua­tre semaines, il était davan­tage présent, il pre­nait plus claire­ment les choses en main. »

Marianne en crise

Un site inter­net de moins en moins fréquen­té (-800 000 vis­i­teurs uniques entre mai et octo­bre 2012), des ventes en kiosque en chute de 12% au pre­mier semes­tre… Mar­i­anne tra­verse une mau­vaise péri­ode.

Une réu­nion de crise (une de plus) « houleuse » s’est tenue à la rédac­tion le 13 novem­bre, révèle PressNews.fr, durant laque­lle aurait été notam­ment évo­qué l’échec de la cou­ver­ture de l’élec­tion prési­den­tielle améri­caine.

Marianne.fr ne fonc­tion­nera actuelle­ment plus qu’avec deux jour­nal­istes et pro­pose aux inter­nautes un con­tenu essen­tielle­ment tiré de l’heb­do­madaire, ce qui ne les encour­age pas à l’a­cheter.

Il est loin le temps de Marianne2, celui de l’époque du rédac­teur en chef Philippe Cohen et de son adjoint Math­ieu Maire du Poset, par­tis cet été suite à des désac­cords stratégiques.

Stanis­las Sabati­er, le nou­veau directeur des activ­ités numériques, tra­vaille à ce que la rédac­tion de Mar­i­anne four­nisse aus­si du con­tenu à Marianne.fr, bref, à ce que le titre devi­enne un vrai bimé­dia.

Une offre freemi­um (com­pi­lant une offre gra­tu­ite, en libre accès, et une offre « Pre­mi­um », haut de gamme, en accès payant) est égale­ment prévue pour juin.

VA : plus anglo-saxon, moins populiste

Selon PressNews.fr, le « con­cep­teur de nou­velles for­mules de presse » Jean Bayle a reçu une feuille de route pré­cise pour la refonte de la maque­tte de Valeurs Actuelles prévue en jan­vi­er. Yves de Ker­drel, son nou­veau directeur général, souhaite faire de l’heb­do­madaire de Pierre Fab­re « un news­magazine libéral à l’an­g­lo-sax­onne » et « cass­er codes pop­ulistes ».

Valeurs Actuelles a inau­guré en novem­bre un nou­veau site inter­net.

En 2011–2012, sa dif­fu­sion payée en France s’est élevée à 83 933 exem­plaires par semaine, en baisse de 6,51% sur un an, revenant à son niveau de 2007.

Syrie : les journalistes paient le prix fort

Le 11 jan­vi­er 2012, la mort à Homs de Gilles Jacquier, grand reporter pour France 2 et pre­mier jour­nal­iste occi­den­tal tué en Syrie, avait sus­cité des con­damna­tions unanimes à l’en­con­tre du régime de Damas, jusqu’au moment où on a décou­vert qu’il avait été tué par un tir d’obus des rebelles.

La sit­u­a­tion s’est aggravée récem­ment, avec la mort de sept jour­nal­istes, pro­fes­sion­nels ou « jour­nal­istes-citoyens », en une semaine, ce qui porte le nom­bre de vic­times à quinze jour­nal­istes et 41 « jour­nal­istes-citoyens » depuis le début du con­flit.

On décou­vre que le régime syrien n’est pas le seul respon­s­able de ces morts, loin s’en faut :

Le 16 novem­bre, Mustafa Ker­man, « mil­i­tant de l’information » à Alep, a été mortelle­ment blessé dans le bom­barde­ment d’un quarti­er d’Alep tenu par les rebelles.

L’as­so­ci­a­tion des jour­nal­istes syriens (SJA) indique qu’Abdullah Has­san Kaake, « mil­i­tant de l’information », a été tué sous la tor­ture par les ser­vices de ren­seigne­ments mil­i­taires à Alep, le 17 novem­bre 2012. Deux de ses frères ont égale­ment per­du la vie depuis le début du soulève­ment.

Le lende­main, 18 novem­bre, Mohammed Al-Khalid, « jour­nal­iste-citoyen » orig­i­naire de Homs, a été exé­cuté par un batail­lon de l’Ar­mée Syri­enne Libre à Alep.

Le 19 novem­bre, Moham­mad Al-Zaher, « jour­nal­iste-citoyen », a été tué dans un bom­barde­ment d’une ban­lieue de Damas.

Le même jour, Abed Khalil, Prési­dent du Con­seil munic­i­pal kurde de la ville, jour­nal­iste de pro­fes­sion, avait été tué par un sniper de l’Armée Syri­enne Libre à Ras Al-Ain .

Par ailleurs, la Syr­i­an Jour­nal­is­tic Asso­ci­a­tion (SJA) indique que le « jour­nal­iste-citoyen » Hozan Abdel Hal­im Mah­moud a été tué le 20 novem­bre 2012 dans la même ville de Ras Al-Ain, par les forces de sécu­rité kur­des du Par­ti de l’Union Démoc­ra­tique (PYD).

Dernière­ment, l’agence de presse offi­cielle Sana nous apprend quun jour­nal­iste de la télévi­sion d’Etat syri­enne, Bas­sel Taw­fiq Youssef, a été tué par des rebelles le 21 novem­bre 2012, au sud de Damas, infor­ma­tion con­fir­mée par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Source : RSF

Christophe Barbier invite Renaud Dély à respecter son travail

Le débat fait rage sur Newsring, le site de Frédéric Taddeï consacré justement à la libre opposition des opinions. Alors que Renaud Dély du Nouvel Observateur avait critiqué la une de L’Express consacrée à l’immigration, Christophe Barbier a tenu à lui répondre.

Car le directeur de la rédac­tion de l’Obs n’y est pas allé par qua­tre chemins à pro­pos de son con­frère et con­cur­rent : « il ne faut pas con­fon­dre l’intérêt com­mer­cial avec un naufrage dans une sorte de pop­ulisme dan­gereux, illus­tré par cer­taines unes récentes, qui vont jusqu’à flirter avec la xéno­pho­bie en stig­ma­ti­sant une com­mu­nauté prise comme bouc-émis­saire. » Et ce dernier de dénon­cer « un cal­cul à courte vue : quand vous faites une cou­ver­ture provo­ca­trice, et que cette une ne cor­re­spond pas au con­tenu du jour­nal, cela se retourne imman­quable­ment con­tre les auteurs de ce tour de passe-passe. Il ne faut pas pren­dre les lecteurs pour des imbé­ciles. Vous pou­vez tromper une fois le lecteur, mais vous ne le roulerez pas dix fois, il fini­ra par ne plus acheter votre mag­a­zine ». Selon Renaud Dély, il ne faut pas chercher à copi­er la presse trash, sinon quoi cela ris­querait de « nuire à la crédi­bil­ité de votre titre » tout en atti­sant « les mau­vais­es pas­sions du pays ».

Christophe Bar­bi­er, inter­rogé par News­ring, a défendu ses posi­tions, esti­mant que « ce que dit Renaud Dély est faux. Ce qui excite la xéno­pho­bie, c’est cette presse parisi­enne – dont Le Nou­v­el Obs est une bonne illus­tra­tion – qui dit aux gens qu’il n’y a pas de prob­lème. Il y a dans la bien-pen­sance ger­manopra­tine, celle des bobos parisiens, une forme d’arrogance qui provoque la xéno­pho­bie de “la France d’en bas”. En posant le prob­lème, en mon­trant qu’on entend ce qu’elle dit (“il y a trop d’immigrés”), et en répon­dant péd­a­gogique­ment, on apporte une réponse plus effi­cace à la xéno­pho­bie, bien plus qu’en prenant des pos­tures morales ».

Coup pour coup, le patron de L’Express ne manque pas de rap­pel­er que le Nou­v­el Obs « a récem­ment fait sa une avec une croix gam­mée. Ils savent bien que cela peut faire fris­son­ner dans notre pays, et ils en jouent. Ils ont d’ailleurs bien ven­du ce numéro… Je ne vais pas leur dire qu’ils flat­tent le néon­azisme en met­tant une croix gam­mée à la une, alors que la croix gam­mée est inter­dite d’exposition! Ils ont fait un tra­vail jour­nal­is­tique, avec un visuel cru. Ils ont bien fait leur tra­vail, mais il faut qu’ils respectent le tra­vail de leurs con­frères ».

Crédit pho­to : Manuguf via Wikimé­dia Com­mons (cc)

Une fin d’année difficile pour Le Télégramme

Le Télégramme de Brest connaît une fin d’année 2012 particulièrement difficile, avec un chiffre d’affaire en baisse et moins d’un million d’euros de bénéfices, contre quatre millions en 2011.

En cause, la baisse de 8% des recettes pub­lic­i­taires sur les trois pre­miers semes­tres de l’an­née. De même, les achats en kiosque du quo­ti­di­en ont chuté de 4,5%, tan­dis que le nom­bre de con­nex­ion sur le site inter­net Letelegramme.fr chutait égale­ment. Seules les ventes par tiers ont aug­men­té de presque 14%.

Pour ten­ter de rebondir, les frères Edouard et Hubert Couduri­er, PDG et directeur de l’in­for­ma­tion du titre, ont pris un cer­tain nom­bre de mesures depuis quelques semaines. Le gra­tu­it 7 jours à Quim­per, lancé en juin dernier, a été arrêté début octo­bre. Le Télé­gramme voit égale­ment son for­mat se réduire de qua­tre pages les mois de novem­bre et de décem­bre. Par ailleurs, une refonte glob­ale du site inter­net est prévue pour le début de l’an­née 2013.

Enfin, Bernard Helle­quin, directeur général de Viamé­dia, la régie pub­lic­i­taire du groupe, a été débar­qué tout dernière­ment. Selon Presse News, « Bernard Helle­quin n’au­rait pas été jugé assez com­bat­tif face à la baisse des recettes pub­lic­i­taires . Le nom de son rem­plaçant devrait être annon­cé d’i­ci fin novem­bre ».

Source : Presse News / La Let­tre A

L’Amérique Latine, tombeau des journalistes

Si, depuis le début de l’année, 119 journalistes ont été tués dans le monde, une grande partie peut être imputée à l’Amérique Latine.

En effet, selon un rap­port rédigé par IFEX-ALC, un réseau d’or­gan­i­sa­tions de défense de la lib­erté de la presse basé au Guatemala, 74 jour­nal­istes y ont trou­vé la mort ces trois dernières années. Le décompte mor­bide place le Mex­ique en tête avec 25 tués, suivi de près par le Hon­duras (24 tués). Et les autres ne sont pas en reste : 9 au Brésil, 7 en Équa­teur, 3 au Pérou, 3 en Colom­bie, 2 au Guatemala et 1 en Argen­tine.

Selon Ciu­dad Guatemala Pedro Vaca, mem­bre du réseau à l’origine de ce rap­port, la présence du crime organ­isé, l’in­tolérance de cer­tains pou­voirs publics, ain­si que la vio­lence sex­uelle seraient en cause. « On doit garan­tir le libre exer­ci­ce du jour­nal­isme dans des envi­ron­nements menaçants et met­tre en place des mesures de pro­tec­tion de pair avec des poli­tiques de jus­tice » a‑t-il com­men­té. Ce dernier souhaite « en finir avec la cul­ture de l’im­punité et (…) pren­dre au sérieux le droit à la jus­tice. Le but est de pro­mou­voir une réflex­ion dans les États, dans l’e­spoir que ces élé­ments se traduisent par des actions ».

Rap­pelons enfin que, selon l’ONG, aucun de ces 74 meurtres n’a été élu­cidé…

Crédit pho­to : Mon­terey Nightview via Wikimé­dia

Le Portugal renonce à l’Eurovision

Sous assis­tance finan­cière de l’UE et du FMI, le Por­tu­gal a renon­cé à par­ticiper au fes­ti­val de l’Euro­vi­sion, qui doit se tenir en mai prochain à Malmö en Suède (la Suède ayant gag­né l’édition 2012, c’est elle qui organ­ise celle de 2013). La RTP (Radio e Tele­visão de Por­tu­gal, audio­vi­suel pub­lic) a indiqué que le pays ne se rendrait pas en Suède pour des « raisons budgé­taires ».

La Por­tu­gaise Fil­i­pa Sousa était por­tant par­v­enue en demi-finale en 2012 avec sa chan­son « Vida Min­ha ». « L’actuelle con­jonc­ture budgé­taire ne per­met pas d’accumuler les événe­ments impor­tants et il faut donc choisir ceux qui appor­tent davan­tage de dig­nité et qui, en même temps, touchent un pub­lic plus large », a déclaré le groupe audio­vi­suel por­tu­gais, que l’État cherche à pri­va­tis­er par­tielle­ment.

Le Point entre roman photo et publireportage

Après avoir fait parler avec sa « Une » sur « l’islam sans gêne », Le Point, à en juger par son édition du 22 novembre, semble hésiter entre roman photo et publireportage.

Pho­to en Une : pho­tomon­tage de la pho­to offi­cielle du Chef de l’État cir­cu­lant depuis plusieurs mois sur les réseaux soci­aux.

Quel avenir pour les Pure Players d’information ?

Une étude du Reuters insti­tute for the study of jour­nal­ism de l’u­ni­ver­sité d’Ox­ford vient de paraître au sujet des pure play­ers d’in­for­ma­tion en France, en Alle­magne et en Ital­ie. Le cab­i­net de con­seil en com­mu­ni­ca­tion Seprem en tire plusieurs enseigne­ments.

Ces jour­naux en ligne sont désor­mais « de véri­ta­bles médias d’in­flu­ence », mais lim­ités par leur manque de moyens et leur absence de « mod­èle économique con­va­in­cant ».

Leur avenir est donc « plus qu’in­cer­tain », excep­té pour « ceux qui réus­siront à se faire épouser par un ” vieux média “riche ».

Notons que les pure play­ers d’in­for­ma­tion français se dis­tinguent par « l’in­ven­tiv­ité dont ont fait preuve ces nou­veaux édi­teurs en matière de mod­èles économiques ».

Sources : Matière à réflex­ion by Seprem / Reuters insti­tute for the study of jour­nal­ism

Le Monde le matin ?

Mal­gré sa nou­velle maque­tte et l’accent mis sur la toile, Le Monde con­tin­ue d’être dans le rouge. Pour ten­ter – une nou­velle fois – de sor­tir de l’ornière, le Prési­dent du Direc­toire Louis Drey­fus (homme lige de Matthieu Pigasse) met l’accent sur la dis­tri­b­u­tion. Le quo­ti­di­en sera disponible plus tôt en province grâce à une impres­sion décen­tral­isée déjà en œuvre à Toulouse et Mont­pel­li­er et bien­tôt à Nan­cy et Nantes. Mais une inno­va­tion plus dras­tique (vieux ser­pent de mer) est envis­agée, faire du quo­ti­di­en du soir un quo­ti­di­en du matin comme les autres. Avan­tage col­latéral, la Société des Rédac­teurs sort de son rôle de crou­pi­on (voir notre info­gra­phie sur le groupe Le Monde) pour faire sem­blant de don­ner des con­seils sur un dossier haute­ment poli­tique qui sera tranché par le trio BNP (Bergé/Niel/Pigasse).

Source : La Let­tre A

Voir aussi

Info­gra­phies de l’O­jim

De la télévision à la production

Que faire après un poste de direction à la télévision publique ? De la télévision publique, pardi ! Mais cette fois dans le rôle de producteur au lucratif carnet d’adresses…

Patrick de Car­o­lis, P‑D-G de France Télévi­sions de 2005 à 2010, est devenu asso­cié, à hau­teur de 50% du cap­i­tal, de New Way Com, une société de pro­duc­tion à laque­lle il apporte sa pré­cieuse con­nais­sance des rouages de la télévi­sion, ain­si que son car­net d’adresse. Nico­las Traube, ancien directeur de la fic­tion de France 2, pro­duit à présent pour la 2 et la 3 des télé­films his­toriques.

Même topo dans le doc­u­men­taire : Patri­cia Bouti­nard Rouelle, l’ex-responsable « doc­u­men­taire » du groupe pub­lic, épinglée le 2 mars 2011 par Le Canard enchainé pour avoir com­mandé de nom­breux films à une petite boîte de pro­duc­tion dirigée par… son con­cu­bin, a quit­té la chaîne peu après pour créer Nilaya Pro­duc­tions qui, dans la foulée, a ven­du à France 2 « Guerre d’Algérie, la déchirure » et « Marine Le Pen, l’héritière »… Mais le cham­pi­on toute caté­gorie de ce pan­tou­flage un peu par­ti­c­uli­er reste Jean-Pierre Cot­tet, ancien DG de La Cinquième puis de France 5, qui pro­duit avec sa femme et son fils pour 20 à 30 mil­lions d’euros d’émissions ven­dues à France Télévi­sions.

Source : Cap­i­tal, n° 254, novem­bre 2012, Olivi­er Giro, « Anciens de France Télévi­sions, ça rap­porte ».

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Qui a dit…

« Les Français vont devoir accepter que l’islam soit devenu la deux­ième reli­gion de France, con­fi­ait récem­ment un min­istre social­iste. Les Européens aus­si. Faisons un pre­mier geste : six grandes fêtes religieuses catholiques sont fériées. Ajoutons‑y les deux grandes fêtes juive et musul­mane, Yom Kip­pour et l’Aïd-el-Kebir, ain­si que le 9 mai, jour de la déc­la­ra­tion Schu­man qui lança l’Europe, tro­qués con­tre une semaine de RTT. Il ne s’agit pas d’un renon­ce­ment. Ce serait mon­tr­er que la laïc­ité n’est pas faite seule­ment pour les chré­tiens et les athées. Ce serait la ren­forcer. »

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