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À partir du 20 juillet, l’Observatoire prend des vacances et vous fait profiter jusqu’au 19 août des meilleurs articles publiés pendant les six derniers mois.

Alain Duhamel à l’Institut de France ?

Le journaliste Alain Duhamel sera candidat, le 10 décembre prochain, au fauteuil de l’historien Jean Dupaquier à l’Académie des Sciences morales et politiques. Jean-Christian Petitfils, historien, est également candidat.

Alain Duhamel, né à Caen en mai 1940, est diplômé de l’Institut d’Études Poli­tiques de Paris. Il est le frère de Patrice Duhamel, ancien directeur général de France Télévi­sion. Chroniqueur au jour­nal Le Monde depuis 1963 (soit depuis près de 50 ans !), Alain Duhamel sem­ble être passé par toutes les rédac­tions parisi­ennes. Ain­si il a d’abord été chroniqueur à l’hebdomadaire Témoignage Chré­tien en 1965, à L’Express en 1966, édi­to­ri­al­iste au Nou­v­el Écon­o­miste de 1975 à 1981, édi­to­ri­al­iste poli­tique à Antenne 2 de 1976 à 1981, chroniqueur au Quo­ti­di­en de Paris de 1981 à 1992 et au Parisien de 1986 à 1990.

En par­al­lèle, il devient édi­to­ri­al­iste poli­tique sur Europe 1, puis directeur poli­tique de l’an­tenne en 1988 et prési­dent du comité édi­to­r­i­al en 1994 et jusqu’en 1999. Il passe ensuite sur RTL, où il sévit encore comme édi­to­ri­al­iste poli­tique quo­ti­di­en. De 2001 à 2009, il a ani­mé l’interview poli­tique heb­do­madaire de France 2 « Ques­tion ouverte ».

Chroniqueur au Monde depuis 1963, au Point depuis 1986, à Libéra­tion depuis 1992, au Dernières Nou­velles d’Alsace et à Nice Matin, Alain Duhamel est égale­ment l’auteur de nom­breux ouvrages poli­tiques, dont La République gis­car­di­enne, anatomie poli­tique de la France, édi­tions Gras­set, 1980, Les Pré­ten­dants, édi­tions Gal­li­mard, 1983, Le Vème Prési­dent, édi­tions Gal­li­mard, 1987, De Gaulle-Mit­ter­rand, la mar­que et la trace, édi­tions Flam­mar­i­on, 1991, La poli­tique imag­i­naire, les mythes poli­tiques français, édi­tions Flam­mar­i­on, 1995 (Prix de l’essai de l’Académie française), La Marche con­sulaire, édi­tions Plon, 2009 ou encore Por­traits sou­venirs : 50 ans de vie poli­tique, édi­tions Plon, 2012. Il a gag­né l’aimable surnom de “Le Cumu­la­rd”.

Crédit pho­to : ΛΦΠ via Wikipé­dia (cc)

Caroline Fourest porte plainte contre Civitas

Mal­menée same­di lors de la man­i­fes­ta­tion organ­isée par l’institut Civ­i­tas con­tre le mariage homo­sex­uel et l’adoption par des per­son­nes de même sexe, Car­o­line Fourest a déclaré avoir entamé une action en jus­tice.

« J’ai déjà porté plainte » a‑t-elle affir­mé ce lun­di sur les ondes d’Europe 1 avant de présen­ter sa cause : « On m’a mise à terre et ma tête a heurté le trot­toir. (…) On m’a tirée par les cheveux, tabassée, comme on peut imag­in­er les mil­i­tants d’ex­trême droite tabass­er des Arabes et des Noirs ou des femmes ». « Nous avons été tabassées, rouées de coups et à plusieurs repris­es » a‑t-elle rap­porté. Et la jour­nal­iste de pour­suiv­re : « Je fil­mais der­rière les agresseurs et quand j’ai dépassé la ligne de ceux qui étaient en train de fon­dre sur les activistes, en train de les met­tre à terre, de leur tir­er les cheveux, de leur sauter dessus, (…) ils m’ont mis des coups au dos, à la tête ».

Une fois son bon­net retiré, son iden­tité s’est révélée aux man­i­fes­tants. « C’est Fourest ! Cours, sale pute ! » aurait alors lancé l’un d’entre eux. « J’ai pris une deux­ième raclée et ils m’ont encore rossée un petit moment dans le dos et à la tête » a‑t-elle con­tin­ué.

Voir notre post du 19 novem­bre Car­o­line Fourest, con­flit d’intérêt ?

Crédit pho­to : Jérôme Choain via Flickr (cc)

François Rousseau, un nouveau journaliste à i>Télé

L’an­cien attaché de presse de Mar­tine Aubry à la mairie de Lille et au Par­ti social­iste, vient d’être embauché comme jour­nal­iste par la chaîne d’in­for­ma­tion con­tin­ue i>Télé. François Rousseau, présen­té par Paris Match en juil­let 2011 comme « le com­mu­ni­cant, amor­tis­seur impa­vide des sail­lies sou­vent peu amènes de la patronne à l’encontre des jour­nal­istes », a donc com­mencé son nou­veau tra­vail, le 19 novem­bre dernier.

Le néo-jour­nal­iste n’est, pour le moment, qu’en « for­ma­tion » et ne « sera pas à l’an­tenne de i>Télé dans les mois qui arrivent », pré­cise Céline Pigalle, direc­trice de la rédac­tion de la chaîne. Mieux, con­tin­ue-t-elle, « il ne fera aucun sujet poli­tique. Il fera tout sauf de la poli­tique : du ter­rain, du ter­rain, du ter­rain ». Nous voilà ras­surés !

Source : Le Lab — Europe 1

Cachez ce Kamel que je ne saurais voir

Les internautes n’ont pas les mêmes pudeurs que certains journalistes. Le traitement de l’enlèvement de la jeune Chloé en est une nouvelle illustration.

Le 16 novem­bre, aux alen­tours de midi, le kid­nappeur de Chloé est inter­pel­lé en Alle­magne. L’in­for­ma­tion fait immé­di­ate­ment le tour des rédac­tions.

En début d’après-midi, on apprend qu’il s’ag­it d’un « con­duc­teur orig­i­naire du Gard », d’un « homme, âgé de 32 ans », d’« un français de 32 ans orig­i­naire du Gard ». Si son iden­tité n’est pas révélée, ses antécé­dents judi­ci­aires, eux, sont large­ment dévoilés : « il a été con­damné plusieurs fois pour vols et vio­lences et une fois pour agres­sion sex­uelle » pré­cise, à 13h13, L’Ex­press.

En milieu d’après-midi, tou­jours le 16 novem­bre, Le Figaro donne ses ini­tiales, et rap­pelle que l’homme « avait notam­ment été écroué en 2007 pour une série de ten­ta­tives d’agressions sex­uelles com­mis­es dans le Gard et dans le Vau­cluse ».

À par­tir de ces ren­seigne­ments, l’in­ter­naute peut décou­vrir l’i­den­tité de ce K. B., iden­tité qui n’est tou­jours pas révélée par le presse. En effet, un arti­cle de La Provence du 15 juin 2007, encore disponible sur le site du jour­nal, rap­pelle que « Kamel Bous­se­lat, 27 ans, domi­cil­ié à Roque­mau­re, aurait en effet com­mis onze ten­ta­tives d’a­gres­sion sex­uelle entre le 3 et le 12 juin, dans le Gard et dans le Vau­cluse ». Les infor­ma­tions se recoupent.

Côté presse, il fau­dra atten­dre 18h30 pour qu’Europe 1 révèle, au con­di­tion­nel, le nom de l’a­gresseur de Chloé : Kamel Bous­se­lat.

Sources : L’Ex­press, Le Figaro, La Provence, Europe 1

Crédit pho­to : cap­ture d’écran MSN Actu­al­ités

Caroline Fourest, conflit d’intérêt ?

Cer­tains sont pour le mariage entre per­son­nes du même sexe. D’autres con­tre. Cer­tains man­i­fes­tent pour. D’autres con­tre. Où l’ex­er­ci­ce du méti­er de jour­nal­iste devient dif­fi­cile, c’est quand le/la jour­nal­iste est à la fois juge et par­tie. La posi­tion de Car­o­line Fourest la con­traint à pra­ti­quer une forme de jour­nal­isme engagé. Pourquoi pas ? Mais il faut alors ne pas se porter comme juge de paix moral sur les ondes de la radio ou de la télévi­sion. À défaut cela porte un nom bien con­nu en déon­tolo­gie : le con­flit d’in­térêt.

Crédit pho­to : DR

BBC : Twitter dans l’œil du cyclone

On connaissait le tweet de Valérie Trierweiler, ou encore le message privé envoyé par Éric Besson, alors ministre, à ses 14.000 abonnés Twitter, « Quand je rentre je me couche. Trop épuisé. Avec toi ? »

Mais la crise que tra­verse actuelle­ment la BBC place le réseau social sur le banc des accusés. Voici l’histoire. Atten­tion, elle est pleine de rebondisse­ments. En toile de fond : une hys­térie (ou une prise de con­science ?) au sujet de la pédophilie dans des élites qui s’exonèreraient des règles morales com­munes. Alors qu’on a appris récem­ment qu’une anci­enne vedette de la BBC, Jim­my Sav­ile, util­i­sait son méti­er et sa célébrité pour avoir accès à des enfants, une des émis­sions phares de la BBC, « News­night », accuse de pédophilie un homme poli­tique con­ser­va­teur à la retraite. Sans le nom­mer. Mais le nom de Lord McAlpine, 70 ans, ancien tré­sori­er du Par­ti con­ser­va­teur, cir­cule le jour même sur Twit­ter. Nous sommes alors le 2 novem­bre. Puis pata­tras, le témoin prin­ci­pal dit qu’il s’agit d’une fausse accu­sa­tion.

Scan­dale. Démis­sion for­cée du directeur général de la BBC le 10 novem­bre et jeu de chais­es musi­cales. Les têtes ont com­mencé à tomber et Twit­ter – tou­jours lui – bruit de rumeurs con­cer­nant la suite des événe­ments.

Le 13 novem­bre, la nou­velle direc­trice de l’information de la BBC, Fran Unsworth, demande à son per­son­nel, via un mail interne, de cess­er de se répan­dre sur Twit­ter con­cer­nant la crise que tra­verse l’entreprise publique.

Lord McAlpine, lui, annonce par l’intermédiaire de son avo­cat qu’il sait qui sont les per­son­nal­ités coupables d’avoir livré son nom en pâture sur Twit­ter, qu’il attend leurs excus­es publiques, et aus­si des répa­ra­tions de la BBC (tout en pré­cisant qu’il va être mod­éré dans ses deman­des parce qu’il est bien con­scient qu’au final, c’est le con­tribuable qui va pay­er via la rede­vance). Un accord à l’amiable est trou­vé avec la BBC, qui accepte de vers­er au Lord calom­nié 185,000 livres. Puis, surenchère le 16 novem­bre : des plaintes en diffama­tion vont être inten­tées con­tre une douzaine de per­son­nal­ités, prin­ci­pale­ment des jour­nal­istes, pour leurs tweets, même effacés ultérieure­ment, et même si ce sont de sim­ples retweets. Le Dai­ly Tele­graph titrait ven­dre­di 16 novem­bre, « It’s time to end tri­al by Twit­ter ». Pour Lord McAlpine et pour ceux qui le sou­ti­en­nent, il faut en finir avec l’impunité sur Twit­ter et les pour­suites dans cette affaire doivent servir d’avertissement.

Sérillon : l’ami qui veut du bien à Hollande

Selon L’Ex­press, Claude Séril­lon, ancien présen­ta­teur du JT de France 2 et mem­bre offi­cieux de l’équipe de com­mu­ni­ca­tion de François Hol­lande (« un choix ami­cal et de con­vic­tion »), va se voir con­fi­er une mis­sion de con­seiller auprès du Prési­dent de la République « afin de recadr­er son image et sa com­mu­ni­ca­tion, après quelques ratés depuis son acces­sion ». En sep­tem­bre dernier, le jour­nal­iste, qui avait fait ses pre­miers pas chez Presse-Océan, avait annon­cé sa déci­sion de quit­ter « Vive­ment Dimanche » où il inter­ve­nait depuis cinq ans, « afin de réalis­er des pro­jets per­son­nels ».

« Boudé à gauche et peu appré­cié à droite », Claude Séril­lon n’a toute­fois jamais caché sa sen­si­bil­ité de gauche. « Je crois qu’aucun jour­nal­iste n’est neu­tre con­traire­ment à ce qu’on pense », déclarait-il même en octo­bre 2011.

Presse allemande, presse française : même difficultés !

Après la fail­lite de l’a­gence de presse DADP, c’est au tour du Frank­furter Rund­schau, quo­ti­di­en franc­for­tois, classé à gauche, de dépos­er le bilan, à cause « de pertes mas­sives de chiffre d’af­faires dans la pub­lic­ité et les ventes papi­er au pre­mier semes­tre » ! Une sit­u­a­tion qui n’est pas sans rap­pel­er celle de la presse française. Cepen­dant, les deux action­naires du titre ont affir­mé que « l’ob­jec­tif est de pour­suiv­re l’ac­tiv­ité ».

Le Frank­furter Rund­schau est la pro­priété à 50% du groupe de médias M. DuMont Schauberg et à 40% de la DDVG (Deutsche Druck- und Ver­lags­ge­sellschaft ), la hold­ing media du SPD, par­ti de gauche, actuelle­ment dans l’op­po­si­tion, après sa défaite his­torique aux élec­tions fédérales de 2009. Le titre emploie encore 500 salariés, dont une cen­taine de jour­nal­istes. Mal­gré plusieurs restruc­tura­tions, et notam­ment la mise en com­mun de ser­vices avec le Berlin­er Zeitung, le jour­nal perd entre 10 et 20 mil­lions d’eu­ros, chaque année. Son lec­torat a bais­sé de 25% en seule­ment cinq ans.

Source : Les Échos

Big brother is watching you ?

Dans un com­mu­niqué offi­ciel, paru le 13 novem­bre dernier, Google pub­lie les chiffres de son dernier rap­port de trans­parence (Trans­paren­cy Report). Il ressort de ces chiffres une ten­dance claire : « la sur­veil­lance des gou­verne­ments est en hausse ».

On apprend ain­si que de jan­vi­er à juin 2012, Google a reçu 20 938 deman­des d’in­for­ma­tions et de don­nées de la part d’or­gan­ismes gou­verne­men­taux et de tri­bunaux, au sujet de 34 614 comptes d’u­til­isa­teurs. Une hausse de 14,7 % par rap­port au deux­ième semes­tre 2011 et de 67% par rap­port à la péri­ode juil­let-décem­bre 2009, date à laque­lle Google a com­mencé à pub­li­er ces chiffres.

En ce qui con­cerne la France, 1546 deman­des ont été reçues, au sujet de 1880 comptes. Une aug­men­ta­tion de 10% par rap­port au deux­ième semes­tre 2011 et de presque 83% par rap­port à 2009. 45% de ces deman­des d’in­for­ma­tions ont obtenu une réponse favor­able « inté­grale­ment ou en par­tie ».

Ces chiffres pla­cent la France au qua­trième pays dans lequel ces requêtes ont été les plus nom­breuses, der­rière les Etats-Unis, l’Inde et le Brésil.

Pour le même pre­mier semes­tre 2012, Google a reçu 1 791 deman­des de tri­bunaux, de la police ou d’or­gan­ismes offi­ciels. Seules un peu plus de la moitié (52%) ont été déclarées recev­ables. Pour la France, 72 deman­des de ce type ont été enreg­istrées, soit une aug­men­ta­tion de 132%, par rap­port à la péri­ode précé­dente.

Un exem­ple français est d’ailleurs mis en avant dans le rap­port de l’en­tre­prise. Google a « reçu une demande des représen­tants légaux d’une anci­enne per­son­nal­ité poli­tique exigeant le retrait d’un post de blog qui aurait exposé ses rela­tions avec le lob­by phar­ma­ceu­tique, et serait par con­séquent diffam­a­toire ». La demande n’a pas été accep­tée.

Dorothy Chou, auteur du com­mu­niqué et respon­s­able des analy­ses chez Google, con­clue : « les infor­ma­tions que nous présen­tons ne sont qu’un sim­ple élé­ment qui mon­tre com­ment les gou­verne­ments agis­sent sur inter­net ». Elle se réjouit enfin que d’autres sociétés comme Twit­ter ou LinkedIn pub­lient égale­ment ce genre de chiffres.

Détail intéres­sant, par­mi les mots clefs relat­ifs à ce com­mu­niqué, on trou­ve les ter­mes « free expres­sion ».

Source : Google trans­paren­cy report

L’Express : Attirer un lectorat qui se droitise

Ain­si que nous vous l’an­non­cions jeu­di, une réu­nion interne organ­isée à l’ini­tia­tive de la société des jour­nal­istes de L’Ex­press a eu lieu à la rédac­tion de l’heb­do­madaire ce ven­dre­di. « La société se droi­tise », a expliqué un directeur de la rédac­tion « décom­plexé » à des jour­nal­istes « per­plex­es », rap­porte Telerama.fr. « L’Ex­press ne peut pas se décon­necter de ce lec­torat. La une cible les tripes. C’est à l’in­térieur qu’on s’adresse aux cerveaux » a notam­ment déclaré Christophe Bar­bi­er. Autrement dit, L’Ex­press doit attir­er le lecteur pop­uliste, en passe de le devenir ou séduit par de telles thès­es pour ensuite l’é­du­quer. L’homme à l’écharpe rouge appelle cela « l’élas­tic­ité ».

Et puis, « on ne peut plus se per­me­t­tre des couv’ tièdes » a insisté Bar­bi­er. Une allu­sion à l’évo­lu­tion de la dif­fu­sion (518 339 exem­plaires par semaine en 2011–2012 con­tre 559 892 en 2007, d’après l’O­JD) de L’Ex­press ? La faute égale­ment aux con­cur­rents (Le Point, Mar­i­anne…) qui mul­ti­plient les unes provo­ca­tri­ces mais aus­si à Inter­net où les Français sont habitués à des pro­pos plus tranchés, moins policés. Ain­si, titr­er « Immi­gra­tion : une chance pour la France ? », comme l’a sug­géré un jour­nal­iste de L’Ex­press (au lieu de : « Le vrai coût de l’immigration »), « n’au­rait pas fait de buzz négatif » sur Twit­ter, a expliqué Bar­bi­er, donc de « buzz » tout court… donc de bonnes ventes en kiosques.

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Qui a dit…

« Je suis pour la tolérance, et con­tre le racisme »

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