Poubelle la vie : un dossier exclusif

Après le dossier Yann Barthes, voici un dossier exclusif sur la série Plus belle la vie alias “Poubelle la vie”, machine de guerre idéologique du monde libéral lib­er­taire. Pour le recevoir rejoignez nos dona­teurs (avec un reçu fis­cal de 66 %). Pour nous soutenir c’est ici.

Les plus lus

  • Médias Presstal­is, démis­sion du prési­dent, redresse­ment judi­ci­aire immi­nent et appel aux MLP

    Un com­mu­niqué du Syn­di­cat des Édi­teurs de Presse (SAEP) sonne le toc­sin et demande une réu­nion d’informations à la direc…

  • Por­traits Apolline de Mal­herbe

    PORTRAIT — Née à Paris en 1980, Apolline de Mal­herbe est une jour­nal­iste française de télévi­sion qui offi­cie sur BFMTV c…

  • Médias L’Opinion ne prend même plus la peine de faire du jour­nal­isme

    Au lende­main du débat entre Éric Zem­mour et Mar­lène Schi­ap­pa, dans l’émission Face à l’info de CNews, le quo­ti­di­en libér…

  • Médias Coût du plan de sauve­tage de Presstal­is

    Le dis­trib­u­teur Presstal­is est à l’agonie comme vous avez pu le lire ici et là, le plan présen­té par le prési­dent démiss…

  • Por­traits Rachid M’Barki

    PORTRAIT — Rachid M’Bar­ki, né en févri­er 1969 à Toulouse, d’origine maghrébine, est un jour­nal­iste français de télévi­sio…

  • Médias Les bonnes audi­ences de Zem­mour don­nent des sueurs froides au Rassem­ble­ment Nation­al

    Le Point, dans ses “indis­crets” du 6 févri­er 2020, nous révèle que le Rassem­ble­ment Nation­al sem­ble gêné par Zem­mour. So…

  • Médias Quand les Décodeurs du Monde veu­lent s’en pren­dre à Finkielkraut… mais lui don­nent finale­ment rai­son

    Le 3 févri­er 2020, Alain Finkielkraut a com­men­té sur LCI, l’incarcération en cours de Patrick Balka­ny et a dénon­cé un “a…

  • Médias Julien Assange : je me meurs à petit feu

    Assange a été autorisé à pass­er un seul appel de la prison de Bel­marsh à sécu­rité max­i­male dans le sud-est de Lon­dres po…

  • Médias Plus belle la vie : notre dossier

    La série se veut famil­iale et véhicule en réal­ité les valeurs (et défend les intérêts) du monde libéral-lib­er­taire : lut…

  • Médias Por­trait : Apolline de Mal­herbe

    Apolline de Mal­herbe, chevène­men­tiste et « pétil­lante » Apolline de Mal­herbe est une jour­nal­iste française de télévi­sion…

Un journaliste de BFMTV agressé à Sevran

Un journaliste de BFMTV qui tournait un reportage à Sevran a été agressé par une bande de « jeunes » ce mercredi 17 avril.

Ce dernier tour­nait un reportage à prox­im­ité de l’école pri­maire où trois enfants ont été piqués par une seringue ramassée dans la cour, à Sevran en Seine-Saint-Denis. Le jour­nal­iste a été « molesté par un groupe de cinq jeunes », « blessé au vis­age » et « sa caméra a été jetée à terre » a indiqué la pré­fec­ture. Il a été trans­porté à l’hôpital pour une blessure légère.

Le maire de Sevran, Stéphane Gatignon (EELV) – qui avait demandé l’intervention de l’armée en juin 2011 –, s’est dit « atter­ré », esti­mant que « l’arrivée mas­sive de jour­nal­istes dans le quarti­er une sit­u­a­tion un peu ten­due, d’au­tant plus que les CRS revi­en­nent ».

Lire notre dossier : « Nique les journalistes ! »

Dessin : © Mila­dy de Win­ter

Schneidermann : « nous sommes tous des marathoniens de Boston »

Suite aux attentats de Boston, largement couverts par nos médias, Daniel Schneidermann a, dans un billet remarquable, souligné leur traitement occidentalo-centré.

Le fon­da­teur d’Arrêt sur Images recon­naît avoir été « infor­mé », « par­faite­ment infor­mé » même des événe­ments de Boston et les héros qui s’y sont illus­trés. En revanche, il regrette ne rien savoir « des blessés et des morts des atten­tats de Bag­dad qui, le même jour, ont fait 23 morts et près de 200 blessés en Irak ». « Pas grand-chose des morts du trem­ble­ment de terre iranien. Je ne sais pas s’il y avait sur place des héros, ou des enfants morts en embras­sant leurs par­ents. Per­son­ne n’a pris soin de me le pré­cis­er », pour­suit-il dans un bil­let pub­lié sur le site d’@SI.

Et ce dernier de con­stater l’emballement médi­a­tique habituel à ce genre de drame : « Rien de neuf dans cette dis­pro­por­tion des médi­ati­sa­tions. On con­naît le mak­ing of de la fab­ri­ca­tion d’une saga ici, et de l’occultation là. On sait bien le tro­pisme du sys­tème médi­a­tique US à fab­ri­quer mécanique­ment des his­toires, avec leurs faits-divers, leurs tem­pêtes et leurs car­nages. Des his­toires avec des per­son­nages solides, éton­nants, émou­vants, tout prêts pour la trans­po­si­tion ciné. »

Il con­clut : « Et on con­naît bien l’engrenage qui amène les médias occi­den­taux, appuyés sur leur batail­lon de cor­re­spon­dants et d’envoyés spé­ci­aux à Wash­ing­ton et à New York, à racon­ter ces his­toires à tous les peu­ples vas­saux, et à quelques autres. Et à nous trans­former tous, pen­dant quelques heures, en marathoniens de Boston. »

Nous ne pou­vons que saluer cette cri­tique tout à fait jus­ti­fiée à l’égard de ces œil­lères qui occul­tent bien sou­vent le reste du monde.

Crédit pho­to : cap­ture d’écran vidéo The Boston Globe via Youtube (DR)

Recours abusif au CDD à France 3 Sud

Cinq journalistes et un technicien, qui travaillent régulièrement sous contrat à durée déterminée (CDD) pour France Télévisions, ont saisi lundi 15 avril le conseil des prud’hommes de Montpellier, réclamant leur intégration à l’entreprise publique et le versement de dommages et intérêts.

Ce ne sont pas moins de 379 à 500 CDD que ces employés ont accu­mulé, par­fois sur 20 ans. Ils dénon­cent le recours abusif au CDD de leur employeur, prin­ci­pale­ment France 3 Sud, récla­ment aujourd’hui un con­trat à durée indéter­minée (CDI) et exi­gent le verse­ment d’un rat­tra­page des salaires, esti­mant devoir béné­fici­er de la même pro­gres­sion salar­i­ale que leurs col­lègues en CDI.

Ces mêmes con­frères qui les sou­ti­en­nent – la grande majorité des salariés de France 3 Langue­doc-Rous­sil­lon – a en effet, par sol­i­dar­ité, fait grève ce lun­di 15 avril. Le con­seil des prud’hommes de Mont­pel­li­er ren­dra son juge­ment le 23 sep­tem­bre prochain.

Dessin : © Mila­dy de Win­ter pour l’O­jim

« Nique les journalistes » : même à la campagne !

Qu’il ne soit pas facile d’être journaliste dans les banlieues, on le savait. Mais, on ignorait que nos campagnes françaises étaient touchées par le même phénomène.

« J’ai la rage con­tre les jour­nal­istes » ! C’est ain­si qu’un habi­tant de Lori­ol-du-Com­tat, petite com­mune du Vau­cluse se défend devant les gen­darmes, accusé d’avoir cassé un pare-brise d’une voiture de jour­nal­istes d’Éléphant & cie, une société de pro­duc­tion tra­vail­lant pour le mag­a­zine sept à huit, de TF1.

Ces derniers, venus pour l’in­ter­roger sur l’af­faire Alessan­dri (du nom de Richard Alessan­dri, tué d’un coup de fusil, chez lui, dans le Vau­cluse, en 2000) dans laque­lle son nom appa­raît.

« Oui, j’ai éclaté la voiture des jour­nal­istes de TF1. Je l’ai fait exprès », con­firme donc cet homme : « j’ai cassé toutes les vit­res sauf celle der­rière laque­lle se trou­vait la dame… »
Et La Provence de ter­min­er son arti­cle par ce rap­pel : « c’est la deux­ième fois en quinze jours que les jour­nal­istes de Sept à huit déposent plainte dans le Com­tat. En mars dernier, Har­ry Rosel­mack, qui effec­tu­ait un reportage sur la fin de vie, avait été vic­time avec ses col­lègues d’un vol à la roulotte à Velleron ».

Source : La Provence — crédit pho­to : cap­ture d’écran vidéo Éléphant & cie

Libé : Demorand écarté de la direction de la rédaction

Le conseil de surveillance de Libération, qui a eu lieu ce mercredi 17 avril 2013, a décidé d’une nouvelle organisation du quotidien.

Très con­testé au sein de la rédac­tion pour divers­es raisons, Nico­las Demor­and, le patron du jour­nal qui occupe actuelle­ment les postes de directeur de la rédac­tion et de la pub­li­ca­tion, devrait être écarté de la direc­tion de la rédac­tion d’ici à juil­let prochain. Fab­rice Rous­selot a été nom­mé délégué à ce poste « par intérim » en atten­dant le nou­v­el organ­i­gramme qui devrait pren­dre effet en juil­let, et le con­firmer à ce poste.

« J’ai enten­du le mes­sage de la rédac­tion de Libéra­tion. Ce mes­sage con­tribue à la remise à plat du man­age­ment, mais cela va de la base au som­met, en pas­sant par les cadres inter­mé­di­aires », a indiqué Nico­las Demor­and à la sor­tie du Con­seil.

[Dossier] Le Point Godwin

Tous les internautes connaissent cette fameuse formule du « point Godwin », relative à l’emploi abusif d’une comparaison avec Hitler ou les Nazis qui vient clore tout débat et qui a été inventée précisément pour tenter de libérer ce débat, notamment dans les forums de discussion sur Internet. Mais dans les médias traditionnels, c’est une autre affaire. Si un modérateur l’appliquait aux journalistes français, c’est 90% d’entre eux qu’il faudrait « modérer »…

On était depuis longtemps fam­i­liers de l’expression de Leo Strauss : la « reduc­tio ad hitlerum » (depuis 1951, exacte­ment, date à laque­lle le philosophe l’utilise pour la pre­mière fois dans un arti­cle). Reprise plus tard par George Stein­er, peu sus­pect, lui aus­si, de la moin­dre com­plai­sance avec l’idéologie nationale social­iste, elle désig­nait et con­damnait cette facil­ité rhé­torique, coupant court au débat, par laque­lle on ramène l’adversaire et ses argu­ments à Hitler, c’est-à-dire au mal absolu, l’excluant ain­si du champ de dis­cus­sion par une pirou­ette pour le moins grossière, sans avoir à pour­suiv­re la moin­dre véri­ta­ble argu­men­ta­tion. Le syl­lo­gisme est con­nu, basique, très sim­ple à l’emploi. Vous dites que les colons ont con­stru­it des hôpi­taux et que tout n’est peut-être pas à jeter dans leur action, Haria Bouteld­ja vous répond qu’Hitler a con­stru­it des autoroutes… et le débat est clos. C’est impa­ra­ble et ça fonc­tionne à tous les coups, sur n’importe quel sujet, à n’importe quel moment de la dis­cus­sion. À l’origine, ce sont donc deux philosophes juifs qui font remar­quer que cette for­mule rhé­torique est la plu­part du temps déloyale, dépourvue de la moin­dre per­ti­nence et finit par blo­quer la pen­sée.

De Leo Strauss à Mike Godwin

Le « point God­win » ne serait-il donc qu’une vari­a­tion de la « reduc­tio ad hitlerum » à l’ère d’Internet ? Eh bien, pas exacte­ment… En effet, Mike God­win, avo­cat améri­cain et util­isa­teur du réseau « Usenet » (sorte de pro­to­type d’Internet), va énon­cer, en 1990, une loi. Nous ne sommes plus dans la sim­ple con­tre-attaque rhé­torique d’intellectuels, mais devant une vérité for­mulée en des ter­mes sci­en­tifiques : « Plus une dis­cus­sion en ligne dure longtemps, plus la prob­a­bil­ité d’y trou­ver une com­para­i­son impli­quant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de 1. » Voici quelle est, à l’origine, la loi dite « de God­win ». Ce qui est nou­veau et ce qui est par­ti­c­ulière­ment intéres­sant, c’est que cette loi est for­mulée en dehors de quel­con­ques con­sid­éra­tions idéologiques, à l’écart d’un débat par­ti­c­uli­er. Elle procède tant du fameux prag­ma­tisme des Anglo-sax­ons que de leur tra­di­tion farouche­ment libérale. En somme, si l’avocat God­win l’énonce, c’est sim­ple­ment dans le souci d’améliorer le fonc­tion­nement des pre­miers forums de dis­cus­sion que le réseau Usenet met à la dis­po­si­tion de ses util­isa­teurs. Il existe un point où le débat achoppe, où il est court-cir­cuité, où l’échange d’arguments con­struc­tifs cesse bru­tale­ment. Et ce point, c’est le point God­win, véri­fi­ant la loi : l’un des débat­teurs ren­voie son con­tra­dicteur au nazisme, quel qu’ait pu être, à l’origine, le sujet de la dis­cus­sion et quelles que soient les opin­ions poli­tiques de l’adversaire, et le débat cesse immé­di­ate­ment, ce à quoi l’avocat God­win, en bon libéral anglo-sax­on, veut remédi­er.

Nouvel organigramme pour Le Monde

La nouvelle directrice du Monde, Nathalie Nougayrède, a communiqué le nouvel organigramme du journal.

Dans un mes­sage aux jour­nal­istes, elle écrit : « La rédac­tion mul­ti­mé­dia est mise en place, avec le Web au cœur de notre organ­i­sa­tion. Nous avons voulu une organ­i­sa­tion mod­ernisée et sim­pli­fiée de la rédac­tion, autour d’une direc­tion des rédac­tions, d’une rédac­tion en chef et de qua­tre chef­feries de ser­vice ren­for­cées. » Une rédac­tion en chef qui se divise en trois par­ties : temps réel, temps 24 heures et temps long.

C’est Vin­cent Giret qui prend la tête des rédac­tions. Pour les directeurs adjoints, Michel Guer­rin sera en charge du « temps long », tan­dis que Rémy Our­dan se charg­era des « temps réel » et « temps 24 heures ». Voici l’intégralité du nou­v­el organ­i­gramme du Monde :

Société éditrice du “Monde” SA

Prési­dent du direc­toire, directeur de la pub­li­ca­tion : Louis Drey­fus
Direc­trice du “Monde”, mem­bre du direc­toire, direc­trice des rédac­tions : Natal­ie Nougayrède
Directeur délégué des rédac­tions : Vin­cent Giret
Directeurs adjoints des rédac­tions : Michel Guer­rin, Rémy Our­dan
Directeurs édi­to­ri­aux : Gérard Cour­tois, Alain Fra­chon, Sylvie Kauff­mann

Rédac­teurs en chef : Arnaud Lep­ar­men­tier, Cécile Prieur, Nabil Wakim
Rédac­trice en chef “M Le mag­a­zine du Monde” : Marie-Pierre Lan­ne­longue
Rédac­trice en chef “édi­tion abon­nés” du Monde.fr : Françoise Tovo
Rédac­teurs en chef adjoints : François Bougon, Vin­cent Fagot, Nathaniel Herzberg, Damien Leloup

Chefs de ser­vice : Christophe Châtelot (Inter­na­tion­al), Luc Bron­ner (France), Vir­ginie Mal­in­gre (Économie), Auréliano Tonet (Cul­ture)
Rédac­teurs en chef “développe­ment édi­to­r­i­al” : Julien Laroche-Jou­bert (Inno­va­tions Web), Didi­er Pour­query (Diver­si­fi­ca­tions, Evéne­ments, Parte­nar­i­ats)
Chef d’édi­tion : Chris­t­ian Mas­sol
Directeur artis­tique : Aris Pap­athéodor­ou
Pho­togra­phie : Nico­las Jimenez
Info­gra­phie : Éric Bézi­at

Médi­a­teur : Pas­cal Galin­ier
Secré­taire générale du groupe : Cather­ine Joly
Secré­taire générale de la rédac­tion : Chris­tine Laget
Con­seil de sur­veil­lance : Pierre Bergé, prési­dent. Gilles van Kote, vice-prési­dent

Crédit pho­to : mon­tage Ojim (cc)

Le Monde : Pierre Bergé a été entendu

Pierre Bergé, l’un des actionnaires du journal Le Monde, avait, la semaine dernière poussé un coup de gueule suite à la publication d’une publicité de la « Manif pour tous » dans le quotidien du soir. Il a, semble-t-il, été entendu ce mardi.

Alors que Le Monde était resté plutôt neu­tre jusqu’à présent dans le débat sur le « mariage pour tous », le jour­nal pub­lie ce mar­di en Une un édi­to­r­i­al très favor­able au pro­jet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux per­son­nes de même sexe. Ce dernier s’en prend assez rude­ment aux opposants et man­i­fes­tants, les accu­sant de rad­i­cal­i­sa­tion et de ne pas respecter le débat démoc­ra­tique. « A leurs yeux, à l’év­i­dence, le vote du Par­lement ne pèse rien con­tre la ‘rue’, et les élus du peu­ple ne sont pas, ou plus, les représen­tants légitimes du peu­ple » ne croit pas si bien dire l’éditorial, non signé.

Il juge que cette « crispa­tion » est « révéla­trice de leur con­cep­tion de la société française ». « Peu ou prou inspirée de la doc­trine de l’Eglise, cette droite con­ser­va­trice, et bien sou­vent réac­tion­naire, fait de sa con­cep­tion du mariage et de la famille le dernier rem­part de ‘l’or­dre naturel’ de la société con­tre les dérè­gle­ments de l’in­di­vid­u­al­isme con­tem­po­rain, dont l’ho­mo­sex­u­al­ité reste l’une des man­i­fes­ta­tions inac­cept­a­bles. Récla­mant le respect de ses con­vic­tions, elle n’en pra­tique que mieux l’in­tolérance », se per­met d’ajouter Le Monde.

Et ce dernier de qual­i­fi­er le pro­jet de loi Taubi­ra de « réforme pro­gres­siste, néces­saire et légitime ». Nul doute que Pierre Bergé ne devrait pas tarder à se scan­dalis­er de cette prise de posi­tion si mar­quée… À sur­veiller.

Dessin : © Mila­dy de Win­ter pour l’O­jim

Grand Journal : Pourriol en remet une couche

Ollivier Pourriol vient de publier un livre où il raconte, sans concessions, les coulisses du Grand Journal. Il était interrogé par Télérama ce lundi 15 avril.

« C’é­tait de l’ordre de la souf­france physique. Dans cette grande machine à laver le cerveau qu’est Le grand jour­nal, je me suis retrou­vé dis­per­sé, psy­chique­ment atom­isé, dés­in­té­gré », racon­te-t-il, pré­cisant que l’argent et la volon­té de faire les choses à sa manière lui ont fait tenir le coup pen­dant un temps. Car de l’argent, il y en a ! Beau­coup. « Les salaires sont très élevés. Je gag­nais 10 000 euros par mois, mais pour d’autres, ça peut être beau­coup plus. Pour moi, ça a été le prix de ma douleur », relate le philosophe, engagé pour être l’intello de ser­vice de l’émission phare de l’info­tain­ment.

Mais sa tâche fut impos­si­ble, la cul­ture étant loin d’être la pri­or­ité de l’émission. « Quand un grand écrivain est invité au Grand Jour­nal, ce qui compte ce n’est pas le mot « écrivain », c’est le mot « grand ». Il faut que ce soit un phénomène, qu’il y ait du bruit autour. Ce qu’il y a dedans, tout le monde s’en fout ! », estime Pour­riol avant d’ajouter que « le sys­tème de valeur qui sous-tend tout ça, c’est la triche, la glo­ri­fi­ca­tion du can­cre. »

Mal­gré la pré­ci­sion des dia­logues relatés dans le livre, il l’assure : il n’a rien enreg­istré. Ayant refusé l’invitation récente de Michel Denisot, il con­clut : « Le pire piège, ce serait de rire ensem­ble de toute cette comédie. » Une comédie qui, de l’intérieur, a plutôt des airs de tragédie.

Crédit pho­to : DR

Libération : Demorand sur la sellette

Nicolas Demorand est sur la sellette ce mercredi alors que se tient le Conseil de surveillance de Libération.

Le Con­seil, qui représente les action­naires du jour­nal, doit exam­in­er la déli­cate ques­tion des statuts au sein du quo­ti­di­en. En effet, depuis son arrivée, Nico­las Demor­and cumule la direc­tion de la rédac­tion et de la pub­li­ca­tion. Un cumul fort con­testé au sein du jour­nal (94 % de votes défa­vor­ables lors de l’AG du 19 mars). « La sit­u­a­tion du jour­nal réclame un prési­dent du direc­toire à plein temps, mais aus­si un directeur de la rédac­tion à plein temps, fonc­tion que Nico­las Demor­and ne rem­plit pas », estime la Société civile des per­son­nels de Libéra­tion (SCPL).

Nico­las Demor­and a déjà subi deux motions de défi­ance, en avril et en juin 2012, depuis son arrivée à la tête du jour­nal début 2011. La con­tes­ta­tion a mon­té d’un cran lors de la pub­li­ca­tion de la Une polémique sur Lau­rent Fabius le lun­di 8 avril dernier. Une « faute grave » avait alors estimé la SCPL, entrainant les excus­es du patron. Enfin, les chiffres de l’OJD ont relevé une grosse chute des ventes de Libéra­tion pour le mois de mars 2013.

Rien ne va plus à Libé, et Nico­las Demor­and est plus que jamais sur le grill.

Crédit pho­to : Matthieu Riegler via Wiki­me­dia (cc)

Un pigiste de l’AFP remporte le prix Pulitzer

Le photographe Javier Manzano, qui est pigiste à l’AFP a été récompensé ce lundi 16 avril 2013 par un prix Pulitzer, l’une des récompenses journalistiques américaines les plus prestigieuses.

Sa pho­togra­phie, prise à Alep en octo­bre 2012, mon­trent deux rebelles syriens en posi­tion de tir dans une pièce som­bre. L’é­clairage est assuré par les rayons du jour qui pénètrent par des trous de balles présents dans un volet en arrière plan.

Javier Man­zano a vu sa pho­togra­phie dis­tin­guée dans la caté­gorie « pho­togra­phie mag­a­zine ». Ce dernier est né au Mex­ique et réside désor­mais aux États-Unis. Il n’était que sim­ple pigiste à l’AFP.

Dessin : © Mila­dy de Win­ter pour l’O­JIM

Nicolas Barotte quitte l’Elysée pour Berlin

Le journaliste du Figaro chargé de suivre l’actualité de l’Elysée, Nicolas Barotte, s’apprête à quitter son poste pour devenir le correspondant du quotidien à Berlin.

Il rem­place Patrick Saint-Paul, qui part à Pékin à la place d’Ar­naud de La Grange, qui ren­tre à Paris. Autre remaniement au sein du ser­vice inter­na­tion­al : Adrien Jaul­mes, cor­re­spon­dant à Jérusalem, est rem­placé par le grand reporter Cyrille Louis.

Crédit pho­to : DR

Page 351 of 395

Qui a dit…

« Le fémin­isme n’est pas une mal­adie hon­teuse. Comme la laïc­ité, c’est tou­jours un grand com­bat à men­er »

Pour le découvrir, cliquez ici