TESTINGABCAccueil

Faire un don à l'Ojim

Aidez-nous à vous aider

Dans le monde opaque et le plus sou­vent homogène des médias, l’Ojim est là pour vous guider. Nous avons choisi la gra­tu­ité d’accès aux con­tenus, mais nous avons des charges. Une grande par­tie des rédac­teurs sont rémunérés et les coûts tech­niques sont lourds. Chaque don béné­fi­cie d’un reçu fis­cal de 66% du mon­tant. Un don de 100 € ne vous coûtera que 33 €. Même en été, pour nous aider, pour nous aimer c’est ici.

Les plus lus

  • Médias #Rugy­Gate : Les dîn­ers de François de Rugy, au ser­vice de la pro­mo­tion de sa femme jour­nal­iste à Gala

    François de Rugy a‑t-il fait la car­rière de sa nou­velle femme Séver­ine Ser­vat aux frais des con­tribuables ? La ques­tion…

  • Médias La mort du Français Vin­cent Lam­bert large­ment relatée dans les médias européens

    Le sort de Vin­cent Lam­bert et les pris­es de posi­tion des médias sont d’abord, chez nos voisins européens comme chez nous…

  • Médias Loi Avia : la France met fin à l’État de droit en matière d’expression

    Plus que la Corée du Nord ou autres lieux où il fait bon vivre, « la France est une des plus grandes men­aces mon­di­ales c…

  • Médias Tri­bune libre : Alain Duhamel, ses diplômes au rabais, sa légion d’honneur à pleur­er de rire

    A la suite de notre arti­cle sur les réac­tions des médias sur l’invitation de Mar­i­on Maréchal, envoyée puis retirée par l…

  • Médias Alba Ven­tu­ra ou le vocab­u­laire ori­en­té

    Avec le par­ti des médias poli­tique­ment cor­rects, tout est ques­tion de vocab­u­laire. La majeure par­tie des jour­nal­istes ne…

  • Por­traits Edwy Plenel

    PORTRAIT — Trot­skyste un jour, trot­skyste tou­jours ? Jour­nal­iste bril­lant pour les uns, revan­chard mil­i­tant peu soucieux…

  • Actu­al­ité de l’O­jim, Médias Face­book, la cen­sure esti­vale en douce

    Alors que la loi Avia qui va met­tre une pres­sion max­i­male sur Face­book pour cen­sur­er les « dis­cours de haine » (com­prend…

  • Médias Ligue du LOL suite, remise en con­texte

    L’affaire de la Ligue du LOL a été l’occasion pour cer­tains milieux fémin­istes volon­tiers cas­tra­teurs de pra­ti­quer la ch…

  • Médias Nar­cis­sisme médi­a­tique, la porte-parole LR Lau­rence Sail­li­et rejoint Hanouna

    Lau­rence Sail­li­et : qui con­nais­sait ce nom avant que l’intéressée ne passe du poli­tique au médi­a­tique, en-dehors d’un pe…

  • Por­traits Rachid M’Barki

    PORTRAIT — Rachid M’Bar­ki, né en févri­er 1969 à Toulouse, d’origine maghrébine, est un jour­nal­iste français de télévi­sio…

À partir du 20 juillet, l’Observatoire prend des vacances et vous fait profiter jusqu’au 19 août des meilleurs articles publiés pendant les six derniers mois.

Philippe Cohen à Radio Courtoisie : Abel Mestre brandit un carton rouge

Emmanuel Ratier, directeur du « Libre journal de la résistance française » sur Radio Courtoisie, a invité le 9 janvier 2013 Philippe Cohen à parler de sa biographie de Jean-Marie Le Pen, récemment parue, qu’il a cosigné avec Pierre Péan. Il n’en a pas fallu plus au militant d’extrême-gauche et journaliste au Monde Abel Mestre pour sortir un carton rouge. Il a en effet publié dès le lendemain un article intitulé « Philippe Cohen, biographe de Le Pen, promeut son livre en eaux troubles » sur son blog « droites-extrêmes ». « Mais où va Philippe Cohen ? » se demande gravement notre arbitre des élégances qui souligne, à charge pour le pauvre Cohen, que « le ton de l’émission » était « très cordial » !

Emmanuel Rati­er qual­i­fié d’« archiviste obsédé par les com­plots de toute nature » a répon­du à l’auteur de l’article qu’il ne se recon­nais­sait pas dans les thès­es « com­plo­tistes » mais qu’il croy­ait à « l’influence des réseaux et des clubs d’influence que, par com­mod­ité lex­i­cale, on appelle sou­vent en français “lob­bies” » « Le Monde con­sacre régulière­ment des arti­cles aux “lob­bies” très act­ifs à l’Assem­blée nationale sans que Le Monde soit alors taxé de “com­plo­tisme” », a‑t-il fait remar­quer dans un mail pub­lié à la suite de l’article d’Abel Mestre.

Le livre de Péan et Cohen, sans par­ti-pris, tente de rétablir cer­taines vérités con­cer­nant Jean-Marie Le Pen et de mon­tr­er com­ment la gauche s’est accom­mod­ée de pieux men­songes dans le cadre de la stratégie délibérée de « dia­boli­sa­tion » qu’elle avait élaborée, stratégie à laque­lle Jean-Marie Le Pen, s’est néan­moins prêté de bon cœur.

Mais écrire sur Jean-Marie Le Pen sans véhiculer le folk­lore savam­ment mis en place depuis trente ans sem­ble s’apparenter à un acte de haute trahi­son pour cer­tains jour­nal­istes de gauche. Pour Mestre, cela ne fait ain­si aucun doute : « Le livre se pose en défenseur de Jean-Marie Le Pen sur plusieurs sujets, au pre­mier rang desquels l’antisémitisme et la tor­ture en Algérie. »

Sur la ques­tion du sou­tien de Marine Le Pen à son livre, Philippe Cohen a con­fessé à Emmanuel Rati­er s’être lais­sé con­va­in­cre par l’analyse du même Abel Mestre selon laque­lle ce sou­tien procéderait d’une démarche pure­ment stratégique visant à le délégitimer. « Quelqu’un qui est accusé par la gauche d’agir en faveur du Front Nation­al, si Marine Le Pen dit il “est for­mi­da­ble”, ça ne lui donne pas un coup de main… », a‑t-il expliqué en riant.

Abel Mestre cité pos­i­tive­ment sur Radio Cour­toisie aurait-il eu peur d’être aspiré par ces « eaux trou­bles » qui sem­blent telle­ment le fascin­er ?

Suite à la paru­tion de sa biogra­phie, Philippe Cohen a quit­té la rédac­tion de Mar­i­anne où il occu­pait notam­ment le poste de rédac­teur en chef de la ver­sion web de l’hebdo. Le 24 novem­bre, Mau­rice Szafran, PDG de Mar­i­anne, attaquait en effet vio­lem­ment le livre sur deux pages, accu­sant celui-ci d’être « une entre­prise de blanchi­ment idéologique »… Philippe Cohen sera alors con­traint de réclamer un droit de réponse dans son pro­pre jour­nal…

« Ce n’est pas seule­ment ma bio qui a fait que je quitte Mar­i­anne », a pour­tant assuré Philippe Cohen à Emmanuel Rati­er. « Je suis entré dans un jour­nal icon­o­claste, cen­sé dire la vérité aux lecteurs, et Mar­i­anne est devenu un jour­nal de gauche qui a du mal à trou­ver sa place entre Les Inrocks et Le Nou­v­el Obs et je ne m’y retrou­vais plus », a‑t-il expliqué à l’antenne.

La Dépêche de Brest bientôt entièrement numérisée

Le quotidien La Dépêche de Brest, ancêtre du Télégramme, créé en 1866 et disparu en 1944, va bientôt être entièrement numérisé.

Les travaux sont en cours et c’est bien­tôt près de 100 000 pages qui seront con­sulta­bles en ligne. « Notre his­toire, elle est avant tout dans le papi­er, c’est un jour­nal qui s’est créé autour de l’im­primerie (…) C’est notre his­toire, tout sim­ple­ment, et c’est aus­si l’his­toire de Brest et de la Bre­tagne qui est der­rière », estime Gilles Danet, le respon­s­able du développe­ment numérique du Télé­gramme, dans une vidéo qui a été postée sur le site du jour­nal. « Avec son moteur de recherche, en sai­sis­sant un mot-clé, on pour­ra retrou­ver facile­ment un arti­cle sur un fait impor­tant, ou une men­tion d’un grand-par­ent ou arrière grand-par­ent dans le quo­ti­di­en région­al, il y a un siè­cle, ou un peu plus, ou un peu moins… », explique la rédac­tion.

Ce pro­jet, qui tend à faciliter l’accès aux archives, est financé par Le Télé­gramme mais aus­si par les pou­voirs publics ain­si que la ville de Brest.

Audrey Pulvar rejoint RTL

Après avoir été écartée de l’émission de Laurent Ruquier, « On n’est pas couché » sur France 2, ainsi que de la matinale de France Inter et après avoir quitté des Inrockuptibles, la journaliste Audrey Pulvar rejoint RTL.

Depuis le 9 jan­vi­er, l’ancienne com­pagne d’Arnaud Mon­te­bourg (rai­son pour laque­lle cette dernière avait per­du sa place sur le ser­vice pub­lic) a rejoint l’équipe de Marc-Olivi­er Fogiel dans l’émission « On refait le monde ». Ain­si, la jour­nal­iste fera-t-elle une appari­tion heb­do­madaire aux côtés des autres chroniqueurs de l’émission dont Élis­a­beth Lévy, Clé­men­tine Autain, Claude Cabanes, Ivan Rioufol ou encore, plus récem­ment, Ray­mond Domenech, Fadela Ama­ra, Jean-Claude Dassier et Philippe Besson.

À côté de cela, Audrey Pul­var est égale­ment chroniqueuse dans l’émission « Le Grand Huit » dif­fusée quo­ti­di­en­nement sur D8.

En crise, la RTBF prévoit un plan d’économies

Personne ne semble échapper à la crise de l’audiovisuel public en Europe. Après les difficultés de France Télévisions, de la BBC et de la télévision publique portugaise, c’est au tour du groupe de l’audiovisuel public belge d’éprouver des difficultés.

Alors qu’un nou­veau con­trat de ges­tion avait été établi en fin d’année avec les autorités, dans lequel la RTBF esti­mait avoir besoin de 8 mil­lions d’euros de dota­tion sup­plé­men­taire, l’État belge l’a assuré de 1,5 mil­lions seule­ment (avec autori­sa­tion de déficit de 6,5 mil­lions d’euros). La dota­tion mon­terait à hau­teur de 8 mil­lions d’euros en 2017, année où la RTBF devra présen­ter ses comptes à l’équilibre.

Dans ce con­texte, le groupe pub­lic compte bien emboîter le pas à France Télévi­sions en lançant un vaste plan d’économies estimé à 28 mil­lions d’euros sur cinq ans. « Le précé­dent con­trat de ges­tion était bien meilleur ; nous n’avons pas pu obtenir entière sat­is­fac­tion. (…) On a déjà réal­isé beau­coup d’ef­forts ces dernières années. Cela n’a pas été le cas partout » s’est plaint au jour­nal Le Soir Jean-Paul Philip­pot, admin­is­tra­teur général de la RTBF. Ces économies, donc, « provien­dront pour moitié de la réduc­tion de la masse salar­i­ale — non rem­place­ment d’un départ à la retraire sur trois — et pour moitié d’é­conomies sur les pro­grammes », a‑t-il fait savoir.

Autre mau­vaise nou­velle pour la chaîne publique belge : la baisse de ses recettes pub­lic­i­taires. En cause ? Le con­trat passé en fin d’année 2012 avec les pou­voirs publics prévoit une inter­dic­tion de la dif­fu­sion de pro­duits durant les émis­sions de flux. Un coup dur pour la RTBF qui per­dra ain­si près de 2 mil­lions d’euros de recettes par an. Cette année, la cein­ture sera bien ser­rée.

Culture générale : parution de la revue L’Éléphant

La culture générale sera à l’honneur le 24 janvier prochain avec la parution d’un nouveau magazine trimestriel intitulé « L’Éléphant ».

Ce « mook » (à mi-chemin entre le mag­a­zine et le livre) comptera 160 pages et s’attachera à la mémori­sa­tion des savoirs. Le pro­jet a été lancé en fin d’année 2012 par Gué­naëlle Le Solleu, anci­enne rédac­trice en chef adjoint à La Tri­bune, et Jean-Paul Arif, fon­da­teur de la mai­son d’édition Scri­neo. « La cul­ture générale est vrai­ment un sujet qui nous taraude depuis longtemps », a indiqué ce dernier à La Cor­re­spon­dance de la presse avant de pour­suiv­re : « Nous avons tra­vail­lé avec le Lab­o­ra­toire d’étude des mécan­ismes cog­ni­tifs de l’Université Lyon 2 et notre pro­jet est de per­me­t­tre de mieux retenir la cul­ture générale : le thème nous sem­ble por­teur et ce seg­ment, en péri­od­ic­ité trimestrielle, était vierge en ter­mes de con­cur­rence. »

Pour son pre­mier numéro à paraître le 24 jan­vi­er dans les librairies et kiosques, L’Élephant, tiré à 30 000 exem­plaires et ven­du 15 euros, fera sa cou­ver­ture sur Aris­tote et pro­posera, entre autres, une longue inter­view de Jacques Attali, ain­si que des sujets sur le Big-Bang et l’Histoire de France. « La cul­ture général et l’éducation con­tribueront à sauver le monde », peut-on lire dans « le man­i­feste de L’Éléphant », présent au dos de la revue. « La ques­tion est de rap­a­tri­er vers le cerveau un peu de cette con­nais­sance, de la mémoris­er pour enrichir cette base et irriguer ses neu­rones dans le cer­cle vertueux du plus je sais, plus j’apprends, mieux je com­prends », écrivent les fon­da­teurs.

La revue est éditée par la Société de L’Éléphant. Une cam­pagne de pub­lic­ité est prévue à son lance­ment sur Europe 1 et en une du Figaro Lit­téraire.

Médiamétrie publie les audiences télé 2012

Médiamétrie vient de publier, ce lundi 7 janvier 2013, son rapport annuel des audiences télévisées pour l’année 2012.

Prin­ci­pal acteur audio­vi­suel, c’est TF1 qui se tar­gue des meilleures audi­ences pour 2012 avec 22,7 % de parts d’audience (pda). Mal­gré une baisse d’un point et l’échec que furent ses émis­sions poli­tiques, la pre­mière chaîne d’Europe peut tou­jours compter sur ses séries améri­caines pour capter l’audimat. France 2 et France 3 (14,9 et 9,7 % de PdA) ont pu, de leur côté, s’appuyer sur la retrans­mis­sion de grands événe­ments sportifs (Jeux Olympiques…) pour rester sta­bles. Avec 11 %, M6 est à la hausse (+ 0,4 point) tout comme France 5 (3,5 % / +0,2 point) et Arte (qui atteint, à 1,8 %, de pda un niveau his­torique, notam­ment grâce à ses prime-time).

Du côté de la TNT, TMC reste leader (3,6 % / + 0,1 point), suiv­ie de près par W9 (3,2 % / — 0,2 point) et NRJ12 (2,4 % / + 0,1 point). BFM TV domine tou­jours le secteur de l’information en con­tin­ue en restant, avec 1,8 % (+ 0,4 point) de part d’audience, loin devant I‑Télé (qui stagne à 0,8 %).

Crédit pho­to : Daniel Y. Go via Flickr (cc)

Les Français passent de plus en plus de temps devant la télévision

Un nouveau record vient d’être atteint en ce qui concerne la durée d’écoute individuelle (DEI) de la télévision.

Pour l’année 2012, les Français de 4 ans et plus ont passé 3h50 par jour devant la télévi­sion, selon le Média­mat annuel de Médi­amétrie pub­lié lun­di 7 jan­vi­er 2013, soit trois min­utes de plus que l’année précé­dente. L’étude pré­cise que toutes les tranch­es d’âge sont en pro­gres­sion à l’exception des 4–14 ans, qui enreg­istrent une baisse de 3 min­utes par rap­port à l’année 2011.

Une con­clu­sion demeure : la mul­ti­pli­ca­tion des écrans (télévi­sion, ordi­na­teur, smart­phone…) ne réduit en rien le temps passé devant la télévi­sion mais a, au con­traire, ten­dance à le faire aug­menter. Le prin­ci­pal per­dant, dans cette his­toire, reste le temps libre hors écran qui se voit ain­si amput­er au prof­it de l’utilisation d’ordinateurs et de télé­phones porta­bles (au dépend, évidem­ment, du temps de lec­ture, de sor­tie, et autres activ­ités sociales et famil­iales…). Un record dont on se serait, au final, bien passé…

La revue XXI plaide pour un « autre journalisme »

Pour ses cinq ans, la revue XXI, qui fait dans le journaliste de récit, a proposé un manifeste pour un « autre journalisme », « sans publicité ».

Dans ce man­i­feste de 20 pages, les deux fon­da­teurs plaident pour un « jour­nal­isme utile », sans pub­lic­ité, financé par les lecteurs, et où la qual­ité prime sur la quan­tité. Les con­seils s’articulent autour de qua­tre piliers : pren­dre le temps de réalis­er de bonnes enquêtes, se ren­dre sur le ter­rain, renouer avec le pho­tore­portage et la belle image, et enfin être « cohérent ». Et ces derniers de cri­ti­quer « la fig­ure du jour­nal­iste assis der­rière son écran » qui « agrège, trie, com­mente et nour­rit la con­ver­sa­tion ».

Pour eux, sur inter­net, « l’équa­tion économique reste insol­u­ble ». « Pour la presse habituée à compter sur la pub­lic­ité, la rentabil­ité sur le Web est une ligne d’hori­zon qui se dérobe per­pétuelle­ment » ajoutent-ils, voy­ant dans le pas­sage au numérique un gouf­fre financier où « au bout de deux heures, une infor­ma­tion est con­sid­érée comme old, démonétisée ». La course au buzz, à l’audience n’est pas une bonne recette pour les auteurs.

Bien-sûr, la revue trimestrielle, ven­due 15,50 euros et où ne fig­ure aucune pub­lic­ité, s’érige implicite­ment comme un mod­èle du genre. Dif­fusée à près de 50 000 exem­ples, par abon­nement ou en librairie, XXI est béné­fi­ci­aire et a ren­con­tré un franc suc­cès dès son lance­ment en 2008. Sur 200 pages, jour­nal­istes et pho­tographes souhait­ent racon­ter « l’information grand for­mat » et priv­ilégi­er à tout prix la qual­ité édi­to­ri­ale.

Cohen et Marianne, c’est fini !

C’est une page qui se tourne chez Marianne. PresseNews annonce en effet que Philippe Cohen, l’un des fondateurs de l’hebdomadaire quittera le journal à la fin du mois.

On savait que les rela­tions entre Mau­rice Szafran, directeur de l’heb­do, et Philippe Cohen n’é­taient pas faciles. Déjà, durant l’été 2012, ce dernier avait démis­sion­né de son poste de rédac­teur en chef de la ver­sion Web de l’heb­do, en désac­cord avec son patron sur la stratégie numérique à adopter pour relancer et renou­vel­er le site.

La sor­tie du livre de Philippe Cohen et de Pierre Péan, Le Pen, une his­toire française, avait été l’oc­ca­sion d’un nou­v­el accrochage entre les deux hommes. On se sou­vient, en effet, que Pierre Szafran avait pub­lié deux pages dans l’heb­do­madaire, accu­sant le livre et ses auteurs – et donc son jour­nal­iste — d’avoir lancé une « entre­prise de blanchi­ment » du Front Nation­al et de son fon­da­teur.

Aujour­d’hui, la rup­ture est con­som­mée. On ignore cepen­dant quel accord financier a été con­clu.

Source : Presse­News — Crédit pho­to : cap­ture d’écran BFMTV

Kahn et Marianne, c’est également fini !

Décidément, beaucoup de changements à Marianne. Après Philippe Cohen, l’un des fondateur du journal, qui claque la porte, en désaccord avec Maurice Szafran, on apprend que Jean-François Kahn vient de quitter définitivement l’hebdo.

En effet, un peu avant Noël, ce dernier a cédé à Mau­rice Szafran, ses parts de la société Mar­i­anne finances (37% de Mar­i­anne SA). Presse­News, qui révèle l’in­for­ma­tion, pré­cise que « le pro­duit de la ces­sion per­me­t­tra en pre­mier lieu à JFK de rem­bours­er plusieurs prêts con­trac­tés auprès des indus­triels Mar­tin Bouygues et François Pin­ault lors de la créa­tion de Mar­i­anne en 1997 ».

Le jour­nal­iste, aujour­d’hui âgé de 74 ans, n’ex­erce plus aucune fonc­tion édi­to­ri­ale dans l’heb­do­madaire depuis 2008 et a annon­cé qu’il ces­sait le jour­nal­isme en 2011, après avoir, notam­ment, évo­qué un « trous­sage de domes­tique » qui avait choqué, au moment de l’af­faire Strauss Kahn. Cette retraite ne l’empêche cepen­dant pas de sign­er plusieurs fois par semaine des con­tri­bu­tions sur le site du Huf­fig­ton­Post, « le tweet de Jean-François Kahn ».

Quoiqu’il en soit, il est clair qu’au­jour­d’hui Mar­i­anne et Kahn, c’est fini !

Source : Presse­News — Crédit pho­to : cap­ture d’écran TV5 Monde

Irlande : on ne rigole pas avec internet

Alors qu’en règle générale, les violations du droit d’auteur concernent plutôt les reproductions, partielles ou complètes, d’un article de presse, en Irlande cela s’étend jusqu’aux liens hypertextes.

En effet, selon l’association des jour­naux irlandais nationaux (NNI) « la pub­li­ca­tion de liens représente une vio­la­tion du droit d’au­teur », surtout lorsqu’il s’agit d’une util­i­sa­tion com­mer­ciale.

La semaine dernière, une organ­i­sa­tion irlandaise de lutte con­tre les vio­lences con­ju­gales en a fait les frais. Women’s Aid a ain­si révélé qu’une fil­iale de la NNI lui avait réclamé près de 300 euros pour la repro­duc­tion de cinq liens sur son site inter­net…

Crédit pho­to : Ben Lan­cast­er via sxc (cc)

Wikipédia perd 37,5 % de contributeurs en 5 ans

Selon une étude menée par Aaron Halfaker, de l’université du Minnesota, publiée la semaine dernière dans American Behavioral Scientist, les contributeurs à l’encyclopédie en ligne Wikipédia sont passés de 56 000 en 2007 à 35 000 en 2012, soit une baisse de 37,5 %.

En cause ? Un dur­cisse­ment des con­di­tions de par­tic­i­pa­tion afin d’éviter les nou­veaux rédac­teurs médiocres, pub­liant du con­tenu erroné ou mal rédigé et faisant ain­si per­dre de sa crédi­bil­ité à Wikipé­dia, qui se veut mal­gré tout une ency­clopédie gra­tu­ite et par­tic­i­pa­tive. « Plusieurs change­ments apportés par la com­mu­nauté de Wikipé­dia pour assur­er la qual­ité et la cohérence du ser­vice, en prise avec une crois­sance très rapi­de de ses con­tribu­teurs, ont, de façon para­doxale, entravé la crois­sance qu’ils étaient cen­sés accom­pa­g­n­er », ont souligné les chercheurs, met­tant en cause l’effet dis­suasif du « mécan­isme de con­trôle qual­ité » et des « out­ils algo­rith­miques util­isés pour rejeter cer­taines con­tri­bu­tions ».

L’encyclopédie en ligne, qui vient de lever 25 mil­lions de dol­lars de dons en un mois, doit inces­sam­ment choisir entre qual­ité et quan­tité, entre crédi­bil­ité et pro­duc­tiv­ité.

Crédit pho­to : cap­ture d’écran Wikipé­dia

Page 347 sur 370

Qui a dit…

« Nous sommes tous des tox­i­co­manes numériques. La tech­nolo­gie nous per­met de faire des choses incroy­ables, mais elle a aus­si provo­qué une accéléra­tion dans nos vies qui n’est pas ten­able. Nous sommes sous le con­trôle de ces objets alors que c’est nous qui devri­ons les con­trôler. »

Pour le découvrir, cliquez ici