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À partir du 20 juillet, l’Observatoire prend des vacances et vous fait profiter jusqu’au 19 août des meilleurs articles publiés pendant les six derniers mois.

France 2 : retour sur une manipulation par l’image

Baby et Népal, les deux éléphants du zoo du parc de la Tête d’or à Lyon sont atteints de tuberculose et menacés d’euthanasie par la préfecture du Rhône. Pour médiatiser l’affaire et tenter de les sauver, Brigitte Bardot annonce le 4 janvier 2013 qu’elle quittera la France et demandera la nationalité russe à la suite de Gérard Depardieu si les éléphants sont tués.

L’affaire fait grand bruit. Le soir même, Marie Druck­er dif­fuse un reportage dans son JT de France 2 sur les rap­ports entre notre BB nationale et le prési­dent russe Vladimir Pou­tine. Au cours du reportage, une voix off explique notam­ment que Brigitte Bar­dot n’évoquerait jamais « la pas­sion du dirigeant pour la chas­se », tan­dis que des images de Pou­tine défi­lent briève­ment à l’écran. Il est en treil­lis, un fusil à la main, et pose à côté d’un ani­mal qui paraît mort et que l’on imag­ine tué par lui.

Mais 3 jours plus tard, le jour­nal heb­do­madaire La Voix de la Russie pub­lie le reportage en entier, dont sont tirées les images dif­fusées sur France 2 (à par­tir de 18 mn) et là : stu­peur ! Pou­tine pose en effet en treil­lis et fusil de chas­se devant un tigre couché à ses pieds… sauf que le reportage per­met de com­pren­dre que le chef de l’État russe par­ticipe à un pro­gramme de sauve­g­arde des tigres de Sibérie, que son fusil est un fusil hypo­der­mique et que le tigre à ses pieds vient d’être endor­mi avant d’être prob­a­ble­ment bagué… Le reportage se ter­mine du reste par le même tigre réveil­lé qui s’éloigne dans la taï­ga… Un bel exem­ple de manip­u­la­tion par l’image auquel, pour lors, France 2 n’a pas réa­gi.

Crédit pho­to : cap­ture d’écran France 2

Christine Ockrent débarque sur France Culture

Christine Ockrent animera bientôt une émission traitant de géopolitique internationale sur France Culture, « Affaires étrangères », de 12h45 à 13h30, où elle fera intervenir des « experts ».

Cette arrivée, qui fait suite au départ de Jean-Marie Colom­bani pour France Inter, est le fruit d’une volon­té « que France Cul­ture ait ses voix pro­pres », a déclaré Olivi­er Poivre d’Arvor, le directeur de la sta­tion. « Cela se fait sans effet rétroac­t­if, mais je demande aux pro­duc­teurs qui déci­dent d’animer une nou­velle émis­sion sur une radio cou­sine de céder leur place. Lorsque Jean-Marie Colom­bani a accep­té, en sep­tem­bre, une case le ven­dre­di soir sur France Inter, je l’ai prévenu que ce serait com­pliqué, étant don­né qu’il pro­duit un pro­gramme au thème assez proche chez nous le same­di matin ».

Aus­si, la venue de la « reine Chris­tine » sur les ondes de France Cul­ture con­traste avec la ten­dance du patron de la sta­tion à engager des voix jeunes. Dans Téléra­ma, il se jus­ti­fie : « Le same­di est une journée par­ti­c­ulière, mar­quée par des per­son­nal­ités comme Jean-Noël Jeanneney, Alain Finkielkraut ou Dominique Souch­i­er. Je voulais con­tin­uer dans cette veine. Et puis j’es­time que Chris­tine Ock­rent, qui pos­sède une vraie con­nais­sance des ques­tions inter­na­tionales, est en quelque sorte nou­velle à la radio, puisqu’elle n’a jamais pro­duit d’émis­sion sur le long terme. »

Rap­pelons que Chris­tine Ock­rent, qui partage la vie de Bernard Kouch­n­er, vient d’être déboutée par le tri­bunal de com­merce de Nan­terre. Elle récla­mait 650 000 euros d’in­dem­nités à l’AEF (Audio­vi­suel extérieur de la France) qui, dis­ait-elle, l’aurait con­trainte à démis­sion­ner. Elle n’aura eu qu’un euro sym­bol­ique.

Crédit pho­to : rsepul­ve­da via Flickr (cc)

Elle s’engage en faveur du mariage entre elle et elle…

Dans un éditorial intitulé « Mariage pour toutes ! », Valérie Toranian, la directrice de la rédaction du magazine Elle, engage cette semaine son magazine en faveur du projet de loi socialiste.

Pour elle, « le sens logique de l’histoire de notre société, dont les fonde­ments actuels reposent sur la lib­erté indi­vidu­elle et l’égalité de tous face à la loi » fait qu’« on ne voit pas pourquoi, et au nom de quelles valeurs, l’Etat refuserait à deux per­son­nes de même sexe une union civile ».

A tra­vers cette prise de posi­tion, l’hebdomadaire, qui affiche deux femmes en cou­ver­ture, dit vouloir par­ticiper au débat pub­lic à quelques jours de l’ouverture des débats par­lemen­taires à l’Assemblée nationale. La jour­nal­iste pré­cise toute­fois que « si le oui au mariage sem­ble majori­taire, la ques­tion de la PMA, de l’adoption et des mères por­teuses inter­roge et divise » au sein de la rédac­tion et que « ces dis­cus­sions qui ont pour objet le corps de la femme méri­tent un large débat, y com­pris dans les colonnes de notre mag­a­zine ».

Avec un proche désor­mais à la tête du mag­a­zine Têtu et le sou­tien de Elle, François Hol­lande sait donc qu’il peut compter sur le sou­tien d’une cer­taine presse spé­cial­isée.

Crédit pho­to : mon­tage www.ojim.fr

[Numérique] Vitesse supérieure pour La Voix du Nord

Avec un investissement de 6 millions d’euros dans un nouveau logiciel, le groupe belge Rossel veut faire passer le quotidien La Voix du Nord à la vitesse supérieure en matière de numérique.

Ce logi­ciel, News­gate, a été conçu pour favoris­er la dif­fu­sion mul­ti­mé­dia. C’est donc à La Voix du Nord que revient le droit d’ouvrir le bal ; les autres jour­naux du groupe suiv­ront la marche. L’objectif est de pro­duire plus de con­tenus pour un coût iden­tique, con­tenu dif­fusé sur davan­tage de sup­ports mais avec pri­or­ité au numérique. C’est ce que l’on appelle le « reverse pub­lish­ing », con­sis­tant à pub­li­er d’abord les arti­cles de la rédac­tion bimé­dia en numérique avant de les faire paraitre sur papi­er – ce que fait déjà le quo­ti­di­en gra­tu­it Metro. Une for­mule payante de la ver­sion numérique de La Voix du Nord a déjà été mise en place sur le site. Jacques Hardoin, patron du groupe La Voix du Nord, explique aux Échos qu’il « ne s’ag­it pas d’une course à l’au­di­ence mais de fidélis­er notre audi­ence régionale en lui appor­tant plus de ser­vices ».

Mal­gré ces pro­jets, le groupe La Voix du Nord con­nait tou­jours des dif­fi­cultés avec, en 2012, une baisse des ventes (-2,5 % pour La Voix du nord, ‑4,5 % pour Nord Éclair) et un recul de 4 % de son chiffre d’affaire pub­lic­i­taire par rap­port à 2011. Aus­si, l’ex­cé­dent brut d’ex­ploita­tion du groupe a chuté de 40 % et l’aide au portage est égale­ment en baisse. Devant cette sit­u­a­tion, com­mune à beau­coup de jour­naux, la direc­tion a décidé de réduire ses effec­tifs. 60 départs volon­taires et départs à la retraite non rem­placés devraient ain­si avoir lieu prochaine­ment. « Ces départs volon­taires doivent nous per­me­t­tre de garder une rentabil­ité suff­isante afin de con­tin­uer à nous dévelop­per et à inve­stir », a estimé Jacques Hardoin. Pro­duire plus de con­tenu avec moins de jour­nal­istes ? Ce genre d’équation finit générale­ment par engen­dr­er du con­tenu de moin­dre qual­ité, ce qui pré­cip­ite davan­tage encore la baisse du lec­torat. Espérons que La Voix du Nord n’est pas entrée à son tour dans ce cer­cle vicieux.

Benoît Thieulin nommé président du CNN

Ce vendredi, la liste des nouveaux membres du Conseil National du Numérique (CNN), nommés par décret présidentiel, a été publiée par Le Nouvel Observateur. L’organisme sera présidé par Benoît Thieulin, fondateur de La Netscouade – qui se veut être une « agence digitale du web social ».

Le CNN est une instance con­sul­ta­tive qui a été créée sous la prési­dence de Nico­las Sarkozy et qui a pour mis­sion de don­ner son avis sur les pro­jets de lois touchant au numérique. Fleur Pel­lerin, min­istre déléguée chargée des PME, de l’In­no­va­tion et de l’É­conomie numérique, a promis que le CNN ne serait pas un « comité Théo­d­ule ».

En juil­let 2012, les mem­bres du CNN avaient ren­du en bloc leur démis­sion, suite à la nom­i­na­tion d’un proche con­seiller de Fleur Pel­lerin, Jean-Bap­tiste Soufron, au poste de secré­taire général, dénonçant une invraisem­blable col­lu­sion. Le CNN avait alors dis­paru de fait dans la foulée.

Aujourd’hui, il renaît avec à sa tête Benoît Thieulin, l’un des ani­ma­teurs de la cam­pagne de Ségolène Roy­al en 2007… Dur, dur, de rompre avec les mau­vais­es habi­tudes ! Voici la liste com­plète – et par­i­taire – des 30 mem­bres du con­seil, dévoilée par le Nou­v­el Obs :

- Serge Abite­boul, directeur de recherche à l’IN­RIA et mem­bre du lab­o­ra­toire LSV à l’ENS Cachan
- Nathalie Andrieux, direc­trice du numérique du groupe La Poste et prési­dente de Medi­a­post Com­mu­ni­ca­tion
- Chris­tine Bal­agué, co-prési­dente du think tank Renais­sance numérique
- Gode­froy Beau­val­let, directeur du fonds AXA pour la recherche et maître de con­férence à Télé­com Paris­Tech
- Ludovic Blech­er, rédac­teur en chef de Libéra­tion
- Michel Briand, directeur adjoint de la for­ma­tion à Télé­com Bre­tagne et vice-prési­dent de la com­mu­nauté urbaine de Brest
- Vir­ginia Cruz, design­er chez IDSL
- Pas­cal Daloz, directeur général adjoint de Das­sault Sys­tèmes en charge de la stratégie et du développe­ment
- Marylène Del­bourg-Del­phis, PDG de Tal­ent Cir­cles
- Stéphane Dis­tin­guin, prési­dent de l’a­gence Faber­Nov­el et prési­dent du pôle de com­péti­tiv­ité Cap Dig­i­tal
- Marie Eke­land, asso­ciée chez Ela­ia Part­ners et co-prési­dente de France Dig­i­tale
- Vir­ginie Fau­v­el, direc­trice de la banque en ligne de BNP-Paribas
- Cyril Gar­cia, directeur de la stratégie et mem­bre du comité exé­cu­tif du groupe Capgem­i­ni
- Audrey Har­ris, PDG de Soubis
- Fran­cis Jutand, directeur sci­en­tifique de l’In­sti­tut Mines Télé­com
- Daniel Kaplan, délégué général de la Fon­da­tion pour l’In­ter­net Nou­velle Généra­tion (FING)
- Tariq Krim, PDG de Joli­cloud
- Lau­rence le Ny, direc­trice Musique et Cul­ture du groupe Orange
- Tris­tan Nitot, prési­dent de Mozil­la Europe
- Sophie Pène, pro­fesseur à l’U­ni­ver­sité Paris Descartes et direc­trice de la recherche à l’Ecole nationale supérieur de créa­tion indus­trielle
- Valérie Peu­geot, chercheuse à Orange Labs
- Nathalie Pujo, direc­trice d’Ha­chette Tourisme
- Lara Rouyrès, entre­pre­neur, busi­ness angel et fon­da­trice de Dealissime.com
- Jean-Bap­tiste Rudelle, prési­dent de Criteo
- Cécile Rus­seil, direc­trice juridique d’U­bisoft

Crédit pho­to : cap­ture d’écran cnnumerique.fr

Méga” submergé dès le premier jour

Un an jour pour jour après la fermeture du site de stockage en ligne Megaupload, son créateur Kim Dotcom revient en force avec Mega, un site « plus grand, meilleur, rapide, fort, sûr ».

Alors que le nou­veau site a été lancé ce dimanche 20 jan­vi­er, près de 100 000 con­nex­ions ont eu lieu la pre­mière heure ! Le site est resté blo­qué presque toute la journée. « 250.000 util­isa­teurs inscrits. La capac­ité des serveurs à son max­i­mum. Ça devrait aller mieux une fois retombée l’e­uphorie ini­tiale. Wow! », s’est exclamé le mil­lion­naire alle­mand, tou­jours sous la men­ace d’une extra­di­tion aux Etats-Unis pour vio­la­tion de droits d’au­teur. Avec son site Megau­pload qui pro­po­sait des copies illé­gales de films et de musiques, il est en effet accusé d’« activ­ités crim­inelles » qui lui ont rap­porté la coquette somme de 175 mil­lions de dol­lars et ont couté pas moins de 500 mil­lions de dol­lars aux déten­teurs des droits des pro­duits cul­turels qu’il vendait.

Avec Mega, Kim Schmitz (rebap­tisé Kim Dot­com), veut à présent revenir en force. D’une capac­ité de 50 GB de stock­age, le site pro­pose une offre bien supérieure à celles de ses prin­ci­paux con­cur­rents Drop­box ou Google Dri­ve. « Con­traire­ment à la plu­part de nos con­cur­rents, nous util­isons une par­tie de l’art des tech­nolo­gies de cryptage basé sur nav­i­ga­teur où vous, et pas nous, con­trôlez les clés », a‑t-il déclaré. Le mil­lion­naire-pirate promet un site ultra-sécurisé et se cou­vri­ra ain­si de tout procès en cryptant les don­nées des util­isa­teurs de manière à ce que les admin­is­tra­teurs ne puis­sent pas y accéder.

Crédit pho­to : cap­ture d’écran mega.co.nz

Le « Chat » de Philippe Geluck meurt à 30 ans !

Le célèbre dessinateur belge Philippe Geluck a annoncé qu’il arrêtait la publication de son « Chat » dans la presse écrite.

Cette annonce a été faite via la par­tie « actu » de l’application pour tablette con­sacrée à son per­son­nage et pren­dra effet le 23 mars prochain, date anniver­saire des 30 ans du « Chat ». La déci­sion, qui a été « mûre­ment réfléchie », « risque d’ébran­ler pas mal de monde mais je me suis dit qu’il faudrait bien arrêter un jour et que le mieux était de le décider moi-même », a annon­cé le dessi­na­teur. Ce dernier jus­ti­fie sa déci­sion en évo­quant des prob­lèmes d’échéances et de rythme qui ne sont plus à son goût : « Après 1 560 semaines de paru­tions assidues, je me dis que j’aimerais me con­sacr­er à des pro­jets dif­férents sans être astreint à cette échéance heb­do­madaire de remise de mes pages au jour­nal. »

Le « Chat » de Geluck est pub­lié dans le sup­plé­ment du quo­ti­di­en belge Le Soir depuis le 22 mars 1983, ain­si que dans le mag­a­zine français VSD. Ses dessins sont égale­ment édités sous forme d’album, 17 au total, pub­liés par Cast­er­man. « Je con­tin­uerai à dessin­er, à écrire et à pein­dre, à pub­li­er des albums, mais d’une autre façon », a con­clu le dessi­na­teur.

Crédit pho­to : © Philippe Geluck

Schrameck au CSA : François Hollande a tout faux !

La nomination d’Olivier Schrameck à la tête du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) par François Hollande, ainsi que celle des deux autres membres nommés par le président de l’Assemblée et du Sénat, suscitent certaines interrogations.

Les trois nou­veaux mem­bres sont en effet sans expéri­ence dans le domaine et ont des pro­fils plutôt inadap­tés :

- Olivi­er Schrameck, nom­mé prési­dent du CSA par François Hol­lande, n’a jamais mis un pied dans le monde de l’audiovisuel et sa légitim­ité reste donc à prou­ver. Haut-fonc­tion­naire, énar­que, ancien directeur de cab­i­net de Lionel Jospin, ancien Con­seiller d’État, mem­bre de la Com­mis­sion sur la réno­va­tion et la déon­tolo­gie de la vie publique, il n’a pas vrai­ment le pro­fil idéal pour présider le CSA.

- Mem­o­na Hin­ter­mann-Affé­jee, nom­mée par Jean-Pierre Bel, le prési­dent du Sénat, est jour­nal­iste à France 3 spé­cial­iste des ques­tions inter­na­tionales et cat­a­loguée à gauche. Si cette dernière con­nait par­faite­ment la mai­son France 3, y ayant passé toute sa car­rière, son domaine de prédilec­tion se lim­ite aux ques­tions inter­na­tionales. Son util­ité au CSA est donc égale­ment sujete à cau­tion.

- Sylvie Pierre-Brosso­lette, nom­mée par Claude Bar­tolone, prési­dent de l’Assemblée nationale, est direc­trice-adjointe de la rédac­tion du Point. Sa nom­i­na­tion n’ayant aucune rai­son fonc­tion­nelle – elle est jour­nal­iste poli­tique –, on par­le d’un choix stratégique de la majorité qui, en nom­mant une per­son­nal­ité de droite, se pro­tège d’éventuelles cri­tiques de l’opposition. Mau­vais cal­cul du reste puisque celles-ci fusent depuis plusieurs jours…

Mais surtout, avec ces trois nom­i­na­tions, le Con­seil Supérieur de l’Audiovisuel compte désor­mais 5 jour­nal­istes sur 9 mem­bres et aucun représen­tant des usagers.

« Faites entr­er les citoyens ! » avaient pour­tant demandé Les Indignés du paf. Ce mou­ve­ment, lancé il y a un an à la suite du bidouil­lage de trop d’un reportage de Tf1, souhaite associ­er les citoyens au fonc­tion­nement des médias. En mars 2012, il a lancé l’« Appel des Indignés du PAF et des médias pour une meilleure qual­ité de l’information » qui con­tient des propo­si­tions visant à « réc­on­cili­er le pub­lic et les médias » sur lesquelles le CSA aurait tout intérêt à se pencher.

Les Indignés du Paf avaient présen­té la can­di­da­ture de leur co-fon­da­teur pour une nom­i­na­tion au CSA. « Inter­face avec la société civile », il aurait eu pour mis­sion « de con­tribuer à créer les con­di­tions d’une infor­ma­tion plus fiable et plus respon­s­able ». « Depuis plusieurs mois, le col­lec­tif ren­con­tre des cen­taines de per­son­nes, asso­ci­a­tions, syn­di­cats, élus, con­seillers… Tous ou presque souhait­ent un pro­fond change­ment des pra­tiques. A l’occasion des renou­velle­ments de man­dats au CSA, les Indignés du PAF pro­posent donc la can­di­da­ture de leur cofon­da­teur Philippe Gui­héneuf, pour rem­plir un rôle de médi­a­teur citoyen act­if, défenseur de l’intérêt général », indi­quaient-ils dans un com­mu­niqué.

Un autre can­di­dat n’a pas été retenu : Chris­t­ian Com­baz. Dans une tri­bune enlevée parue en décem­bre 2012, l’écrivain fustigeait la nou­velle « bar­barie télévi­suelle » qui s’est, selon lui dévelop­pée, avec la com­plic­ité du CSA, et posait sa can­di­da­ture avec panache.

Le pou­voir social­iste a préféré les délices du haut-fonc­tion­nar­i­at et de l’entre-soi. Le change­ment, ce n’est donc pas main­tenant en la matière.

Notons enfin que l’OJIM tra­vaille active­ment à un pro­jet de réforme du CSA et de l’ARCEP (l’autorité de régu­la­tion des com­mu­ni­ca­tions élec­tron­iques et des postes) et qu’il sera prochaine­ment can­di­dat, par la voix de son prési­dent Claude Chol­let, à une nom­i­na­tion au CSA.

Pho­to : La Tour Mirabeau, siège du CSA. Crédit : h de c via Flickr (cc)

Facebook lance son moteur de recherche

Mardi 15 janvier, le fondateur de Facebook Mark Zuckerberg présentait « Graph Search », le nouveau moteur de recherche interne du réseau social.

Après le fil d’actualité et la « time line », Face­book présente son « troisième pili­er » : un moteur de recherche interne per­me­t­tant de trou­ver facile­ment du con­tenu, des amis, et même des résul­tats croisés (des amis qui aiment l’Ojim par exem­ple, où ceux ayant déjà mangé à tel ou tel restau­rant). Ce croise­ment des don­nées, qui va sat­is­faire les annon­ceurs en rai­son de la pos­si­bil­ité de cibler davan­tage la pub­lic­ité, va très loin : le réseau social a présen­té en direct une recherche sur « la musique que les médecins aiment » ou encore « la musique aimée par les gens qui aiment Mitt Rom­ney ». Grâce à un parte­nar­i­at avec Microsoft, le moteur de recherche ren­ver­ra vers Bing (celui de Microsoft) en cas d’absence de résul­tats.

Con­cer­nant la con­fi­den­tial­ité de ce fichage général­isé, Mark Zucker­berg a voulu ras­sur­er les util­isa­teurs : « rien ne sera vis­i­ble qui ne l’é­tait déjà », a‑t-il assuré. Ain­si, ce qui était pub­lic restera pub­lic et ce qui était privé le restera égale­ment. En con­cur­rence avec le géant Google dans le domaine, on peut envis­ager une monéti­sa­tion prochaine de cet out­il de recherche avec un sys­tème de liens spon­sorisés.

Crédit pho­to : Ojim (cc)

Têtu vendu à Jean-Jacques Augier

Têtu, le magazine homosexuel propriété de Pierre Bergé, va être vendu à un proche de François Hollande : Jean-Jacques Augier. Le changement d’actionnaire, qui doit avoir lieu le 1er février, a été annoncé à la direction et aux délégués du personnel ce mercredi 16 janvier.

Le sex­agé­naire, énar­que, ancien patron des taxis G7 et tré­sori­er de cam­pagne de l’actuel prési­dent, a eu rai­son de Matthieu Pigasse (action­naire du groupe Le Monde et pro­prié­taire des Inrocks) et d’un mem­bre de l’actuelle direc­tion de Têtu qui souhaitaient égale­ment racheter la mar­que. Jean-Jacques Augi­er souhaite d’ores et déjà réduire les effec­tifs du men­su­el afin de pal­li­er ses pertes d’argent.

Cer­tains dans la com­mu­nauté homo­sex­uelle craig­nent que Jean-Jacques Augi­er ne recen­tre trop le titre pour le ren­dre moins mil­i­tant et plus favor­able à l’actuel gou­verne­ment, relate Le Monde. Affaire à suiv­re.

Crédit pho­to : mon­tage Ojim

Aides à la presse : Hollande promet une réforme

Dans ses vœux à la presse 2013 prononcés ce mercredi 16 janvier en tant que chef de l’État, François Hollande a annoncé des aides à la presse « qui représentent des sommes importantes et dont on annonce toujours la réforme ».

À ce sujet, la réforme aura bien lieu « au cours de l’année 2013 » et sera présen­tée par la min­istre de la cul­ture Aurélie Fil­ip­pet­ti. « Nous aurons à revoir ces aides avec une volon­té de met­tre la presse d’in­for­ma­tion poli­tique et générale au pre­mier rang des titres qui doivent béné­fici­er de ces aides », a affir­mé le chef de l’État.

Le prési­dent de la République a égale­ment adressé « un mes­sage de con­fi­ance dans les rela­tions » entre lui et la presse, souhai­tant adopter la « bonne pos­ture ». Il a annon­cé qu’une « dis­po­si­tion lég­isla­tive sera intro­duite » dans les textes pour garan­tir la pro­tec­tion des sources, tout en pré­cisant que l’Élysée ne cherchera pas à savoir qui informe les jour­nal­istes. « Ce serait un très mau­vais cal­cul, car on décou­vri­rait sou­vent que c’est du plus haut niveau que l’in­for­ma­tion vient », a‑t-il ajouté, déclen­chant l’hilarité des 700 jour­nal­istes présents.

Autre annonce : une « dis­po­si­tion lég­isla­tive et fis­cale » sera mise en place au sujet des moteurs de recherche. « Il est nor­mal que ceux qui tirent prof­it de l’in­for­ma­tion pro­duite par votre tra­vail par­ticipent à sa prise en charge, ce sera le sens de la con­tri­bu­tion des moteurs de recherche au finance­ment de la presse », a ain­si tenu à ras­sur­er François Hol­lande.

Crédit pho­to : Blog do Planal­to via Flickr (cc)

Radio France : 23 000 euros supplémentaires à Guillon

La cour d’appel de Paris vient, ce mardi 15 janvier, de condamner Radio France en appel dans le procès qui l’oppose à Stéphane Guillon, confirmant ainsi le caractère « abusif » de son licenciement.

En 2010, l’humoriste avait été licen­cié (ain­si que son con­frère Didi­er Porte) suite à des chroniques jugées trop incor­rectes sur les ondes de France Inter. Le groupe pub­lic avait été con­damné en 2011 à vers­er 212 000 euros de dom­mages et intérêts à son ancien humoriste, le licen­ciement étant jugé « sans cause réelles ni sérieuses ». « En tant que salarié foutu dehors, je suis ravi de cette déci­sion judi­ci­aire. En tant que con­tribuable, je suis scan­dal­isé qu’une société d’État ait préféré per­dre autant d’argent et d’auditeurs pour faire taire un humoriste », avait alors réa­gi Stéphane Guil­lon. Ce mar­di, la cour d’appel a ajouté 23 000 euros sup­plé­men­taires au titre du préju­dice moral.

L’information a été rap­portée par l’AFP, qui tient ses sources auprès des deux avo­cats de l’humoriste.

Crédit pho­to : Mok­tara­ma via Flickr (cc)

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Qui a dit…

« Penser qu’un jour­nal­iste doit tou­jours être vio­lent pour bien faire son boulot est un fan­tasme très français. Cogn­er sans cesse est une erreur. Il faut au con­traire savoir vari­er les tons et les reg­istres. Esquiver. S’émouvoir. Se désol­er. S’énerver. Pour moi, l’interview poli­tique relève davan­tage de la cor­ri­da que du match de boxe. On danse, puis, subite­ment, on plante ses ban­der­illes. »

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