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Pub­lié le 16 juin 2019 | Éti­quettes : , , ,

La galaxie Pigasse dans les médias, une lettre d’un salarié des Inrockuptibles

Il est toujours délicat de donner suite à une lettre anonyme. En tenir compte ? La jeter au panier ? Publier, ne pas publier ? Les très grandes difficultés de Matthieu Pigasse (nous y reviendrons dès lundi 17 juin) dans sa holding médias LNEI ne sont un secret pour personne, Radio Nova est en panne et Les Inrocks encore plus en perdition après le licenciement de son rédacteur en chef web emporté par l’affaire de la ligue du LOL. Après réflexion nous publions in extenso (fautes d’orthographe incluses) cette lettre qui donne des informations internes, avec toutes les précautions d’usage sur le contenu.

« Grand ménage à Pigasseland Après avoir annoncé une grande lessive, Emmanuel Hoog, ancien patron de l’AFP, et nouveau boss de LNEI (la holding regroupant les activités médias de Mathieu Pigasse), joint la parole aux actes.

Pour rappel, dans son édition du 9 mai, le Canard Enchainé rapportait ceci dans sa colonne « Canard + » : « Toujours aussi inspiré, le banquer Mathieu Pigasse est allé chercher Emmanuel Hoog pour relancer son groupe de médias...Celui qui avait quitter l\\\'AFP après en avoir un rien plombé les comptes (5 millions de pertes par an) a pris ses fonctions le lundi 6 mai en faisant cette belle déclaration aux salariés : "Il va falloir faire de grosses économies".

Hoog a eu au passage un mot doux pour Elisabeth Laborde, patronne des Inrocks : \\\"Il va falloir être inventif, stopper l'érosion des ventes". » Emmanuel Hoog a commencé à s’attaquer à la direction du développement. A la fin du mois de juillet, Camille Hutin (directrice du Business Développement et des Relations Publiques) et Meryl Laurent (responsable développement) vont quitter le groupe. Elles ont annoncé aux équipes qu’elles allaient signer une rupture conventionnelle. Elisabeth Laborde (directrice des Inrocks) est aussi sur la sellette compte tenu des chutes vertigineuses des ventes en kiosques du journal (entre 3000 et 4000 exemplaires en kiosques) et pour n’avoir pas du tout développé le nombre d’abonnés numériques (qui stagne à 1500).

Alors que le nombre de journalistes rédacteurs a été réduit à une petite dizaine de cartes de presse, nous craignons désormais le pire pour notre avenir. Surtout qu\\\'à tout cela vient s’ajouter à l’arrêt du festival « Biarritz en été » prévu initialement du 19 au 21 juillet 2019 et à une réflexion pour réduire Rock en Seine sur 2 jours plutôt que 3, afin de réaliser des économies. »

Un salarié des Inrocks

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