Accueil | Portraits | Yves de Kerdrel

Yves de Kerdrel

Dr Yves et Mister Kerdrel

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 19/12/2018

PORTRAIT. Yves de Kerdrel, journaliste au Figaro, a été nommé directeur général du groupe Valmonde en remplacement de Guillaume Roquette (voir son portrait) parti au Figaro Magazine. Il prend ainsi la tête d’un groupe qui rassemble trois titres : l’hebdomadaire Valeurs actuelles, le mensuel Spectacle du monde et le trimestriel Jours de chasse. En mai 2018, il quitte la direction générale de Valeurs actuelles remplacé par Érik Monjalous mais reste éditorialiste. En septembre 2018 il devient éditorialiste politique à Sud Radio. En août 2018 il est aussi devenu directeur des rédactions du groupe Wansquare (Wansquare, la Lettre de l’Expansion).

Famille et études

Le Vicomte Yves Audren de Ker­drel est né en 1961 à Paris, dans le XVIIème arrondisse­ment. Il est le fils d’Henri Audren de Ker­drel, directeur de banque, et de Madame, née Colette Chenain.

En 1988, il épouse Anne Augi­er de Crémiers, artiste-pein­tre et fille du Cap­i­taine de Vais­seau Charles Augi­er de Crémiers.

Les Ker­drel ont deux enfants et rési­dent dans le 15ème arrondisse­ment de Paris. Le château de Tarnac (XVIIème siè­cle, inscrit aux Mon­u­ments his­toriques), jolie pro­priété située sur le plateau des Mill­e­vach­es en Cor­rèze, étant leur rési­dence sec­ondaire.

Yves de Ker­drel a fait son lycée au Col­lège Stanis­las et à l’Insti­tu­tion Frilley, à Paris. Tit­u­laire d’une maîtrise de Droit obtenue à l’Université Paris II-Pan­théon Assas, il est égale­ment diplômé de l’Institut Supérieur de Ges­tion (ISG) et de la Société française des ana­lystes financiers (Sfaf), et Lieu­tenant de réserve.

Parcours professionnel

Yves de Ker­drel com­mence sa car­rière de jour­nal­iste en 1983, à 22 ans, au Jour­nal des Finances, une fil­iale du Figaro. Quelques années plus tard, en 1988 il est nom­mé chef de ser­vice, puis grand reporter en 1991, et rédac­teur en chef en 1993.

Il quitte la rédac­tion du Jour­nal des Finances en 1999 pour Les Échos où il est édi­to­ri­al­iste, créa­teur et ani­ma­teur de la rubrique “Crible” avec Renaud Belleville.

En 2005 il devient édi­to­ri­al­iste au Figaro où il tient encore chaque semaine une chronique au ton résol­u­ment libéral.

En par­al­lèle, il est directeur de la rédac­tion du Jour­nal des Finances de 2006 à 2008, directeur du Figaro Pat­ri­moine de 2007 à 2009, chroniqueur sur BFM, LCI et i>Télé de 2005 à 2010.

WanSquare, cofondé en 2009 par Yves de Kerdrel

Wan­Square, cofondé en 2009 par Yves de Ker­drel

En 2009, il fonde le site d’intelligence économique Wan­Square, avec Hilaire de Laage, ingénieur, créa­teur de l’agence de com­mu­ni­ca­tion IDE Edi­tion, pas­sion­né d’infographie ani­mée sur le web, et Dominique Leblanc, diplômé d’HEC, énar­que, spé­cial­isé en finances des marché et éval­u­a­tion d’entreprises, prési­dent de la Fédéra­tion française des clubs d’investissement. Le Figaro en est le prin­ci­pal action­naire. Wan­square, dont Yves de Ker­drel prend la direc­tion de la rédac­tion, est un média numérique inno­vant et réac­t­if, con­sacré aux couliss­es et l’analyse de la finance et de l’économie.

En sep­tem­bre 2012, il est désigné pour rem­plac­er Guil­laume Roquette devenu directeur de la rédac­tion du Figaro Mag­a­zine, et prend la direc­tion du groupe Val­monde (Valeurs actuelles, Spec­ta­cle du Monde, Jours de Chas­se), évinçant Ivan Rioufol ou Éric Bran­ca, dont les noms avaient été évo­qués pour le poste.

La ligne édi­to­ri­ale qu’il fixe à Valeurs actuelles, offen­sive et inso­lente, ren­con­tre un vif suc­cès auprès des lecteurs. Les abon­nés aug­mentent, les ventes au numéro triplent (par rap­port à 2008) et le chiffre d’affaires pub­lic­i­taire bon­dit de 17%… En quelques mois, Yves de Ker­drel et son équipe réus­sis­sent à men­er l’hebdomadaire à l’équilibre après 23 ans de pertes. Un exploit dans une presse pro­fondé­ment en crise.

En août 2013 il affirme avoir été mis sous écoute, que le site de Valeurs Actuelles a été attaqué à plusieurs repris­es et que son compte Twit­ter a été piraté trois fois, en accu­sant Manuel Valls : « Compte Twit­ter piraté pour la troisième fois en une semaine + écoutes télé­phoniques : voilà ce qui arrive quand on cri­tique Manuel Valls. »

Au lende­main des atten­tats des 7 et 9 jan­vi­er 2015, Yves de Ker­drel par­ticipe à la marche répub­li­caine du dimanche 11 jan­vi­er et se dit sur Twit­ter « fier d’avoir par­ticipé à la marche répub­li­caine con­tre l’islamisation aux côtés de [ses] amis du Crif ». Mais ces derniers le ren­ver­ront froide­ment dans les cordes en pré­cisant que le Crif avait marché « en hom­mage aux vic­times, pour la république attaquée, con­tre le dji­hadisme, rien d’autre ».

En jan­vi­er tou­jours, paraît un arti­cle soulig­nant les con­tra­dic­tions d’un homme se dis­ant patri­ote et con­ser­va­teur à Valeurs actuelles pour flat­ter son pub­lic mais étant pro­fondé­ment pro-immi­gra­tionniste, ultra­l­ibéral et atlantiste par ailleurs. Ker­drel, qui ne croit prob­a­ble­ment pas un mot de ce qu’il fait écrire dans Valeurs, aurait-il pour rôle de ramen­er les bre­bis égarées au sarkozysme ? C’est ce que pensent cer­tains.

En tant que directeur de pub­li­ca­tion de Valeurs Actuelles, il est con­damné le 3 févri­er 2015 par la 17e cham­bre du TGI de paris à 2000 € d’amende pour provo­ca­tion à la haine raciale après la plainte de plusieurs asso­ci­a­tions – celles-ci visaient la cou­ver­ture du 22 décem­bre 2013 à la Mar­i­anne voilée, avec le sous-titre « Nat­u­ral­isés : l’invasion qu’on cache ». Néan­moins il fait appel et la Cour de Cas­sa­tion casse et annule la con­damna­tion en 2017, sans ren­voi :  « Même si leur for­mu­la­tion peut légitime­ment heurter les per­son­nes de con­fes­sion musul­mane » [les pro­pos visés] « ne con­ti­en­nent néan­moins pas d’appel ou d’exhortation à la dis­crim­i­na­tion, à la haine ou à la vio­lence à leur égard ».

En 2015 encore, la 17e cham­bre cor­rec­tion­nelle de Paris le con­damne à 3 000 € d’amendes pour diffama­tion, provo­ca­tion à la dis­crim­i­na­tion et à la haine ou à vio­lence envers les Roms, pour sa Une du 22 août 2013 inti­t­ulée Roms : l’overdose ; avec Val­monde ils doivent en out­re vers­er 2000 € à la Licra et 1€ à la voix des Roms.

En décem­bre 2017 une affaire de détourne­ment d’argent depuis près de dix ans à Valeurs actuelles éclate. Révél ée en interne en févri­er 2016, elle a privé le jour­nal de 5 à 7 mil­lions d’euros par an, à rai­son de 600.000 € de sur­fac­tura­tions annuelles aux four­nisseurs. Cette affaire frag­ilise la direc­tion d’Yves de Ker­drel – bien que le mécan­isme ait com­mencé bien avant lui.

En mai 2018, il quitte la direc­tion générale de Valeurs actuelles rem­placé par Érik Mon­jalous mais reste édi­to­ri­al­iste. En sep­tem­bre 2018 il devient édi­to­ri­al­iste poli­tique à Sud Radio. En août 2018 il est aus­si devenu directeur des rédac­tions du groupe Wan­square (Wan­square, la Let­tre de l’Expansion).

Ils l’ont dit

« Dans le dernier numéro de Valeurs actuelles, Tartuffe de Ker­drel a fait très fort en la matière. “Mer­ci Très-Saint-Père”, psalmodie-t-il huit ou neuf fois dans un édi­to­r­i­al dégouli­nant comme du miel (…) Yves de Ker­drel passe son temps, et ses chroniques du Figaro, à défendre les requins du cap­i­tal­isme qui ne sont pas pré­cisé­ment le genre à se jeter à genoux devant le Christ humil­ié. Son seul dieu, c’est Mam­mon. S’il faut faire explos­er la Créa­tion ou la recou­vrir d’une dalle de béton pour créer de la richesse, vous pou­vez compter sur lui. Et n’allez pas lui par­ler du “principe de pré­cau­tion” qui n’est que le terme bureau­cra­tique de la pru­dence ances­trale des hommes, c’est une « insulte aux savants » ! Quand une cen­trale nucléaire se fis­sure, comme à Tri­c­as­tin en 2008, il con­sid­ère que ceux qui en par­lent sont des « marchands de peur col­lec­tive ». Son seul souci évangélique, c’est de défendre les rich­es et les puis­sants con­tre les faibles et les pau­vres, qu’il n’est pas loin de con­sid­ér­er comme des par­a­sites (…) Mon­sieur le vicomte fait par­tie de ces aris­tos vain­cus qui ont épousé l’idéologie de leurs vain­queurs bour­geois. Avec l’instinct du seigneur en sus, mal­heureuse­ment employé à glo­ri­fi­er la guerre économique et à jus­ti­fi­er un dar­win­isme social qui ne dit pas son nom, au lieu de com­bat­tre les oppresseurs avec le petit peu­ple à ses côtés. Et à présent, si vous voulez en savoir plus, lisez Léon Bloy. C’est pré­cisé­ment d’Yves de Ker­drel que le grand écrivain catholique a par­lé dans cha­cun de ses livres », Minute, 20 févri­er 2013.

« Ker­drel ? «Manip­u­la­teur», «menteur», «méprisant», dis­ent les anciens les plus feu­trés. «Humaine­ment épou­vantable», résume l’un. «Il est abrupt», con­cède Geof­froy Leje­une, 27 ans, chef du ser­vice poli­tique placé là par le boss. «C’est plus facile de boss­er avec lui quand on a mon âge et moins d’orgueil qu’à 60 ans», ajoute-t-il. «C’est un homme autori­taire et c’est pour ça qu’il a réus­si», tente Eti­enne Mougeotte, qui assure vouloir le main­tenir en poste », Libéra­tion, 07/02/2016.

« Le grand para­doxe de Ker­drel, qui détient un château à Tarnac et se vante de con­naître Julien Coupat, est qu’il se présente en libéral à l’anglo-saxonne, ardent défenseur de la respon­s­abil­ité indi­vidu­elle. Admi­ra­teur de Blair et Cameron, ami intime d’Emmanuel Macron depuis qu’ils ont tra­vail­lé tous les deux à la com­mis­sion Attali en 2007, l’homme n’est pas aus­si con­ser­va­teur, catho tra­di, anti-mariage gay et sou­verain­iste que son jour­nal peut le laiss­er penser », ibid.

«  Arti­san de la renais­sance et de l’ultra-droitisation de l’hebdomadaire, Yves de Ker­drel était arrivé à la tête du jour­nal fin 2012. […]. Les rela­tions de Ker­drel avec les action­naires, Iskan­dar Safa (majori­taire) et le duo Eti­enne Mougeotte et Charles Vil­leneuve (minori­taires), n’étaient plus au beau fixe, surtout depuis qu’une affaire d’escroquerie, révélée par Libéra­tion, avait éclaté à l’intérieur de l’entreprise », Libéra­tion, 25/05/2018.

« Arrivé en 2012 pour repren­dre un jour­nal défici­taire et à l’audience rel­a­tive­ment con­fi­den­tielle, Yves de Ker­drel quitte un titre qui a con­nu une forte crois­sance com­mer­ciale et a soulevé de nom­breuses polémiques, avec son posi­tion­nement « buis­son­nien », du nom de Patrick Buis­son, l’ancien con­seiller de Nico­las Sarkozy, situé aux con­fins de la droite et de l’extrême droite », Le Monde, 25/05/2018.

« Yves de Ker­drel a certes été l’artisan des cou­ver­tures les plus provo­ca­tri­ces de Valeurs actuelles – ce qui lui a même valu une con­damna­tion pour inci­ta­tion à la haine après des « unes » sur les Roms et les musul­mans –, mais, ces derniers temps, il représen­tait plutôt un fac­teur de mod­éra­tion au sein de l’hebdomadaire. Il a d’ailleurs salué, dans son dernier édi­to­r­i­al, l’action « réfor­ma­trice » d’Emmanuel Macron, qu’il a bien con­nu quand tous deux siégeaient à la com­mis­sion Attali sur « la libéra­tion de la crois­sance française », ibid.

Il l’a dit

Depuis 2005, Yves de Ker­drel tient dans le Figaro une chronique au ton libéral et sans com­plex­es.

En 2008, il prend résol­u­ment posi­tion pour le tra­vail du dimanche et n’hésite pas à s’en pren­dre aux évêques sur un ton piquant :

« Les évêques de France sont des gens admirables. D’abord plus de deux siè­cles après la Révo­lu­tion, ils se font tou­jours sacr­er, sans avoir besoin d’aller à Reims, comme les pre­miers secré­taires du Par­ti social­iste. Ensuite, mal­gré la sépa­ra­tion de l’Église de l’État, ils ne peu­vent tou­jours pas être nom­més à la tête d’un diocèse sans que le min­istre de l’Intérieur leur accorde sa béné­dic­tion. Enfin, ils ont tou­jours un avis sur tout, et ils ont un cer­tain tal­ent pour le faire partager (…)

Il n’y a pas si longtemps, ils ont renou­velé leurs exploits rhé­toriques en prenant le par­ti, à de mul­ti­ples repris­es, de la régu­lar­i­sa­tion des sans-papiers, voire d’une im­migration non choisie, alors même que cer­tains à gauche expliquent depuis longtemps que «la France ne peut accueil­lir toute la mis­ère du monde ».

Sans doute dés­in­hibés par un prési­dent de la République qui par­le avec facil­ité de reli­gion, voici nos apôtres d’aujourd’hui démangés à nou­veau par la volon­té de don­ner leur opin­ion sur la crise finan­cière, la pré­car­ité de l’emploi et sur un sujet par lequel ils se sen­tent par­ti­c­ulière­ment con­cernés : le tra­vail domini­cal. Mgr Vingt-Trois, le car­di­nal-archevêque de Paris et prési­dent de la con­férence des évêques de France, a récem­ment affir­mé lors d’un dis­cours solen­nel : « Si des dis­po­si­tions lég­isla­tives général­i­saient le champ du tra­vail domini­cal, les dom­mages humains et soci­aux qui en découleraient se­raient sans com­mune mesure avec le prof­it économique qui peut en résul­ter. Ce serait une mesure sup­plé­men­taire dans la déstruc­tura­tion de notre vie col­lec­tive qui ne toucherait pas seule­ment les chré­tiens…

Le prob­lème, c’est que le sujet du tra­vail domini­cal n’est pas une ques­tion de ren­de­ment max­i­mal, de gain opti­mal, ou d’un néostakhanovisme, voire d’une société rongée par le matéri­al­isme. Non, cette ques­tion, c’est juste­ment celle qui con­stitue le fil rouge des Écri­t­ures, c’est celle de l’homme et de sa lib­erté. Est-il nor­mal que la France soit l’un des derniers pays qui régle­mente de manière dras­tique le tra­vail le dimanche, inter­dis­ant ceux qui souhait­ent ouvrir leurs échoppes, petites ou grandes, de le faire ? Est-il nor­mal que la lib­erté de tra­vailler, donc de s’épanouir et de s’émanciper, se trou­ve ain­si entravée ? Est-il nor­mal en 2008, qu’à un être humain qui veuille de son libre choix tra­vailler le dimanche, on oppose une régle­men­ta­tion obsolète ? »

En avril 2010, l’une de ses chroniques inti­t­ulée “Arrêtez de tir­er sur les rich­es !” sus­cite quelques remous :

« Jules Michelet avait tout com­pris, à force d’étudier l’histoire de France par tous les bouts. Il affir­mait : « La poli­tique, c’est l’art d’obtenir de l’argent des rich­es et des suf­frages des pau­vres, sous pré­texte de les pro­téger les uns des autres. »

Le 12 mars 2012, il titre sa chronique du jour : « Paris n’est pas Wall Street, hélas ! »

« (…) La bourse améri­caine qui vient de pro­gress­er pen­dant cinq semaines con­séc­u­tives, devrait pour­suiv­re sur sa lancée. Tout con­court pour motiv­er l’enthousiasme des investis­seurs. D’abord les bons indi­ca­teurs économiques, avec notam­ment la baisse spec­tac­u­laire du taux de chô­mage. Ensuite le niveau très élevé du cash détenu par les fonds mutuels améri­cains qui avaient fait preuve d’un excès de pru­dence, ces dernières semaines. Enfin, il y a un cli­mat général qui a changé.

La crise de 2008 a certes lais­sé des traces et mod­i­fié les com­porte­ments, voire les textes. Mais la page est tournée. Et l’on par­le à nou­veau d’introductions en bourse records et d’opérations spec­tac­u­laires. Bref les États-Unis ont fini par ter­rass­er la peur qu’ils s’étaient faits à la suite de la crise finan­cière. Ils ont réal­isé qu’ils avaient repris la maîtrise de leur des­tin et de leur crois­sance. Et même mieux, puisqu’ils vien­nent de devenir expor­ta­teurs de pét­role au moment où l’or noir bat des records !

À côté de cela, la sit­u­a­tion des marchés européens, et notam­ment de notre pau­vre marché bour­si­er français fait un peu pitié. Bien sûr le début d’année n’est pas si mau­vais que cela. Bien sûr les résul­tats des grands groupes du CAC 40 sont à la hau­teur des espérances et leurs per­spec­tives pour 2012, bien plus élevées que prévu. Bien sûr, le col­lap­sus grec n’a pas eu lieu, et la longue page de la crise hel­lène finit de se tourn­er, lev­ant ain­si une lourde hypothèque. »

« La France des invis­i­bles gronde, le pays se droi­tise. Je laboure un ter­rain plus impor­tant qu’en 2012 », Libéra­tion, 07/02/2016, op.cit.

« Pour l’heure le score estimé d’Emmanuel Macron est de 65,7 %. Ce qui lui con­fère en théorie 20 mil­lions de voix. Ce qui représente à peine deux mil­lions de voix de plus que François Hol­lande en 2012 et quelques cen­taines de mil­liers de voix de plus que Nico­las Sarkozy en 2007. On est donc bien loin d’une vic­toire tri­om­phale », Valeurs Actuelles, 07/05/2017

« Seule­ment 40 % des électeurs d’Emmanuel Macron adhèrent à son pro­jet. Voici donc un Prési­dent élu avec un score offi­ciel de 65,7 %, mais avec le sou­tien effec­tif de seule­ment 8 mil­lions d’électeurs, soit 17 % des inscrits. Rarement un Prési­dent a paru si bien élu, avec le sou­tien de 90 % des médias. Mais rarement aus­si il a dis­posé de si peu de sou­tiens pour appli­quer sa poli­tique », ibid.

Sa nébuleuse

Yves de Ker­drel a ses entrées dans de nom­breux cer­cles d’influences et d’affaires.

En 2005 il rejoint la Com­mis­sion du dia­logue économique du Medef , ce qui lui vaut d’être nom­mé à la Com­mis­sion Attali pour le redresse­ment de la Crois­sance en 2007. Mem­bre du Con­seil fran­co-Bri­tan­nique et du Comité d’éthique du Medef, il est égale­ment délégué général du Cer­cle de l’audace créa­trice, pro­fesseur à Dauphine jusqu’en 2010, et admin­is­tra­teur du groupe Vit­ry frères.

Il est mem­bre du pres­tigieux Jock­ey Club de Paris et du Cer­cle de La Revue des deux-Mon­des (dont il est prési­dent), mais ne fréquente pas les dîn­ers du Siè­cle.

Il est égale­ment proche de Marc Ladre­it de la Char­rière pro­prié­taire du groupe Fimalac (l’agence de nota­tion Fitch Rat­ings entre autres), ancien pro­prié­taire du Groupe Val­monde (reven­du à Das­sault qui le reven­dra au groupe Fab­re), qui est à l’origine de la Fon­da­tion Agir con­tre l’exclusion avec Mar­tine Aubry, fon­da­tion qu’il sou­tient finan­cière­ment, et qui s’est présen­té comme un des fon­da­teurs de SOS Racisme.

Voir aus­si : Le blog d’Yves de Ker­drel sur Yahoo! Finance / Yves de Ker­drel sur Twit­ter

Crédit pho­to : Wan­squareTV via Youtube

Ce portrait a été financé par les donateurs de l’OJIM

Ce portrait a été financé par les donateurs de l'OJIM

Aider l’Observatoire du jour­nal­isme, c’est aider à l’émergence d’un esprit cri­tique envers le pou­voir médi­a­tique, exer­ci­ce indis­pens­able à la bonne com­préhen­sion des enjeux d’influence des médias et du mod­e­lage de l’opinion publique. Aider l’Observatoire du jour­nal­isme, c’est aus­si favoris­er l’émergence d’une parole indépen­dante et libre­ment acces­si­ble à tous.

Notre site est en effet entière­ment gra­tu­it, nous refu­sons toute pub­lic­ité et toute sub­ven­tion — ce sont les lecteurs/donateurs qui assurent notre indépen­dance. En don­nant 100 € vous financez un por­trait de jour­nal­iste et avec l’avantage fis­cal de 66% ceci ne vous coûte que 33 €. En don­nant 200 € vous financez un dossier. Vous pou­vez régler par CB, par Pay­Pal, par chèque ou par vire­ment. Nous n’avons pas d’autres sources de finance­ment que nos lecteurs, d’™avance mer­ci pour votre sou­tien. Pour faire un don, cliquez ici

Suivez-nous sur les réseaux sociaux