Soros met 30 mil­lions sur la table
George Soros met 30 mil­lions pour racheter des radios en Pologne. Une paille pour le bud­get d’un mil­liard de dol­lars de son Open Soci­ety Foun­da­tion. L’Observatoire du jour­nal­isme ne sera jamais financé par Soros. C’est pourquoi nous avons besoin de vous. Pour nous aider, nous aimer, vous pou­vez don­ner avec un reçu fis­cal de 66% de votre don, c’est par ici.

 
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De la télévision à la production

Que faire après un poste de direction à la télévision publique ? De la télévision publique, pardi ! Mais cette fois dans le rôle de producteur au lucratif carnet d’adresses…

Patrick de Car­o­lis, P-D-G de France Télévi­sions de 2005 à 2010, est devenu asso­cié, à hau­teur de 50% du cap­i­tal, de New Way Com, une société de pro­duc­tion à laque­lle il apporte sa pré­cieuse con­nais­sance des rouages de la télévi­sion, ain­si que son car­net d’adresse. Nico­las Traube, ancien directeur de la fic­tion de France 2, pro­duit à présent pour la 2 et la 3 des télé­films his­toriques.

Même topo dans le doc­u­men­taire : Patri­cia Bouti­nard Rouelle, l’ex-responsable « doc­u­men­taire » du groupe pub­lic, épinglée le 2 mars 2011 par Le Canard enchainé pour avoir com­mandé de nom­breux films à une petite boîte de pro­duc­tion dirigée par… son con­cu­bin, a quit­té la chaîne peu après pour créer Nilaya Pro­duc­tions qui, dans la foulée, a ven­du à France 2 « Guerre d’Algérie, la déchirure » et « Marine Le Pen, l’héritière »… Mais le cham­pi­on toute caté­gorie de ce pan­tou­flage un peu par­ti­c­uli­er reste Jean-Pierre Cot­tet, ancien DG de La Cinquième puis de France 5, qui pro­duit avec sa femme et son fils pour 20 à 30 mil­lions d’euros d’émissions ven­dues à France Télévi­sions.

Source : Cap­i­tal, n° 254, novem­bre 2012, Olivi­er Giro, « Anciens de France Télévi­sions, ça rap­porte ».

UMP : Twitter m’a tuer !

La communication d’un parti est basée sur des éléments de langage, définis en réunion, à l’écart de la presse, éléments qui sont ensuite martelés lors des déclarations aux différents médias : cette stratégie de communication commune a volé en éclats la semaine dernière lors de l’élection du dirigeant de l’UMP.

Les pre­mières rumeurs de fraude à Nice ont fil­tré sur Inter­net l’après-midi même du scrutin, et après de longues heures de con­fu­sion, la procla­ma­tion uni­latérale de sa pro­pre vic­toire par Jean-François Copé vers 23h30 a mis le feu aux poudres.

Au fil des jours, l’escalade ver­bale n’a plus cessé : on a d’abord par­lé de « caphar­naüm », puis Bernard Debré a déclaré : « L’UMP est malade », ensuite Éric Ciot­ti a repoussé l’offre de vice-prési­dence faite par Jean-François Copé à François Fil­lon en la qual­i­fi­ant de « grotesque ».

En milieu de semaine, les accu­sa­tions de tricheries ont fait pass­er un cap sup­plé­men­taire aux invec­tives : à une accu­sa­tion de « turpi­tudes » fut répliqué par le terme de « mafia » : le point de non-retour était atteint.

La grande nou­veauté par rap­port à la crise du con­grès du PS en 2008 à Reims, puisque cette com­para­i­son a été faite par de nom­breux com­men­ta­teurs, c’est l’apparition de Twit­ter.

Ces pro­pos de plus en plus vio­lents ont été par­fois émis, puis repris sur Twit­ter, réper­cutés des mil­liers de fois, com­men­tés, bro­cardés, moqués, ce qui a ampli­fié leur vio­lence ini­tiale ; à Reims, le PS avait tout réglé en interne, ce qui a lim­ité l’impact médi­a­tique des ten­sions pour­tant per­cep­ti­bles qu’il tra­ver­sait.

À l’inverse, les usagers des réseaux soci­aux ont tourné la sit­u­a­tion en déri­sion, avec des jeux de mots, des par­o­dies de logo de l’UMP, des détourne­ment de vidéos (le “lip-dub” de l’UMP, la scène de colère d’Hitler dans le film « La Chute » avec des sous-titres moqueurs pour l’UMP, etc…), ajoutant le ridicule, voire l’humiliation à cette crise, ce qui a ver­sé encore plus d’huile sur le feu… Twit­ter est devenu un média à part entière.

Crédit pho­to : UMP Pho­tos via Flickr (cc)

Facebook va modifier sa politique de vie privée

Dans un mail envoyé à ses utilisateurs, Facebook a annoncé sa volonté de modifier sa politique de vie privée. Ces derniers auront une semaine pour commenter ces modifications.

Par­mi les change­ments notoires, un nou­v­el out­il de ges­tion des mes­sages privés, une meilleure infor­ma­tion sur la ges­tion des don­nées per­son­nelles et un rap­pel sur la vis­i­bil­ité des pub­li­ca­tions. « Notre objec­tif est d’être le plus trans­par­ent pos­si­ble avec nos util­isa­teurs. Sur ces ques­tions, notre ser­vice se per­fec­tionne en per­ma­nence, les pos­si­bil­ités de con­trôle par les util­isa­teurs sont de plus en plus sophis­tiquées » a expliqué Richard Allan, respon­s­able Europe de la vie privée chez Face­book.

Ces change­ments liés à la vie privée, sujet sen­si­ble partout où le réseau social est implan­té, n’ont pas sat­is­fait la Com­mis­sion irlandaise de pro­tec­tion des don­nées qui réclame une clar­i­fi­ca­tion auprès des util­isa­teurs. Bloomberg Gary Davis, prési­dent de la Com­mis­sion, a demandé à Face­book d’obtenir « le con­sen­te­ment explicite des util­isa­teurs européens ».

Crédits pho­to : Face­book

Duel Fillon-Copé : Olivier Mazerolle en a marre !

Olivier Mazerolle est fatigué, et il le fait savoir. Ce jeudi, en direct sur BFM TV, le journaliste politique a montré son agacement face à la situation dramatique qui se déroule à l’UMP.

« Non mais franche­ment, faut arrêter de rigol­er main­tenant, y a un prob­lème poli­tique majeur. Plus per­son­ne ne com­prend rien à ce par­ti, plus per­son­ne ne fait con­fi­ance à per­son­ne dans ce par­ti » s’est ain­si lâché cet ancien de RTL. Emporté par son ras-le-bol après plusieurs semaines de con­flit Copé-Fil­lon, Olivi­er Maze­rolle a pour­suivi son coup de gueule, un ton au-dessus : « La poli­tique française à la petite semaine, y en a ras-le-bol ! Main­tenant, moi aus­si je suis jour­nal­iste, je suis fatigué comme tout le monde et j’en ai marre d’être obligé de com­menter des inep­ties ! Voilà ! »

Alors qu’Alain Jup­pé a été sol­lic­ité pour pro­pos­er une sor­tie de crise, le jour­nal­iste de BFM TV s’est exprimé sur la suite des événe­ments : « Ils l’acceptent ou ils l’acceptent pas ! S’ils n’acceptent pas : que Jean-François Copé pré­side une UMP divisée, pour­rie, qui ne fonc­tion­nera pas et puis voilà ! Franche­ment, y’en a marre, là ! »

Crédits pho­to : Cap­ture d’écran BFM TV via Dai­ly­mo­tion

« Le Grand 8 » : D8 boit la tasse

Bien que sur­payées, les « bour­geois­es médi­a­tiques » de D8 (Lau­rence Fer­rari, Rose­lyne Bach­e­lot, Audrey Pul­var, Élis­a­beth Bost et Hap­satou Sy) n’arrivent pas à attir­er et, surtout, à fidélis­er la femme au foy­er. « Le Grand 8 », l’émission « 100% girl pow­er » qui a fait, sou­venez-vous, l’objet d’un matraquage pub­lic­i­taire impor­tant lors du lance­ment de la chaîne bran­chouille, a rassem­blé 150 000 téléspec­ta­teurs la pre­mière semaine (1,3% de part de marché), 101 000 la deux­ième (1,2% de PDM), 90 000 la troisième (0,7% de PDM)… pour se sta­bilis­er aux alen­tours des 60–70 000 (0,5–0,6% de PDM). C’est (beau­coup) moins bien que la série améri­caine Papa Schultz, pour­tant mul­ti­red­if­fusée et datant des années 60, que pro­po­sait il y a un an à la même péri­ode Direct 8. Et encore, on ne par­le là que des 4 pre­miers jours de la semaine. Car le ven­dre­di, Rose­lyne et Cie arrê­tent de « faire sem­blant de ressem­bler à la femme au foy­er », c’est jour de « Best Of » et « Le Grand 8 » ne rassem­ble en moyenne que 0,4% de PDM… On est loin des 4% visés par le Groupe Canal + en 2015 ! Mais celui-ci sem­ble vouloir laiss­er du temps au pro­gramme (2 ans, a récem­ment révélé Rose­lyne Bach­e­lot sur Europe 1) pour s’imposer et parie sur des mod­i­fi­ca­tions d’horaires. Débu­tant ini­tiale­ment à 12h20, il a com­mencé à 12h10 à par­tir du 5 novem­bre dernier et pour­rait être avancé à 11h30, indique Voici, afin d’éviter une con­fronta­tion directe avec les jeux de mi-journée. La red­if­fu­sion de 16h avait, elle, été sup­primée après 15 jours d’audiences cat­a­strophiques.

Du mouvement au Parisien

Deux mois après son pre­mier numéro, Le Parisien mag­a­zine reçoit du ren­fort, en la per­son­ne de Chris­t­ian de Vil­leneuve, ancien directeur de la rédac­tion de France Soir. Celui-ci vient de rejoin­dre le mag­a­zine comme con­seiller édi­to­r­i­al, à la demande de Thier­ry Bor­sa, directeur des rédac­tions du Parisien Aujourd’hui en France.

Dans un com­mu­niqué interne pub­lié le 20 novem­bre, il est pré­cisé que Chris­t­ian de Vil­leneuve « apportera sa con­nais­sance du Parisien et de la presse mag­a­zine à la rédac­tion du Parisien Mag­a­zine, afin de ren­forcer le con­tenu édi­to­r­i­al du mag­a­zine, dans le cadre de la stratégie générale de développe­ment du Parisien Aujourd’hui en France ».

Au Parisien, Chris­t­ian de Vil­leneuve n’est, en effet, pas un incon­nu, puisqu’il en a été le directeur des rédac­tions, jusqu’en jan­vi­er 2007.

Source : La Cor­re­spon­dance de la Presse

Record du nombre de journalistes tués

Selon l’Inter­na­tion­al Press Insti­tute (IPI), 119 jour­nal­istes ont été tués dans le monde depuis le début de l’année 2012. Un chiffre en hausse par rap­port à 2011 (102) et le plus élevé depuis que l’IPI effectue ce macabre comp­tage (1997). La faute, notam­ment, à la guerre en Syrie dans laque­lle 36 jour­nal­istes ont per­du la vie. 16 sont morts en Soma­lie, 7 au Mex­ique (dont 5 dans l’Etat du Ver­acruz), 5 au Pak­istan, aux Philip­pines et au Nige­ria, 4 au Brésil, 3 en Irak, 3 dans les ter­ri­toires pales­tiniens, etc. Ven­dre­di 23 novem­bre, l’IPI a par­ticipé à la Journée inter­na­tionale pour faire cess­er l’impunité (IDEI) qui car­ac­térise l’immense majorité de ces assas­si­nats.

La BBC se trouve un nouveau patron

Le choix du BBC Trust, annon­cé jeu­di, sem­ble pour l’instant faire l’unanimité. Tony Hall, né en 1951 à Birken­head, devenu Lord Hall of Birken­head, est un homme de la BBC. Il y a débuté comme sta­giaire en 1973 et en a gravi suc­ces­sive­ment tous les éch­e­lons. Rédac­teur en chef du jour­nal de 21h en 1985, puis directeur de l’information en 1990, il a présidé aux bal­bu­tiements de la BBC numérique et à la créa­tion de la chaîne d’information con­tin­ue de la BBC (BBC News 24) et de sa cinquième chaîne de radio, Radio 5 Live (con­sacrée au sport).

Autre avan­tage, Hall n’a rien à voir avec les récents scan­dales qui ont sec­oué la grande mai­son et provo­qué la démis­sion for­cée de son précé­dent directeur-général il y a deux semaines. En effet, en 2001, il a quit­té la BBC pour diriger une grande insti­tu­tion cul­turelle, le Roy­al Opera House (Covent Gar­den), alors en pleine crise. Onze ans plus tard, le monde des arts et de l’opéra le voit à regret repar­tir vers les médias.

C’est donc fort de ses deux expéri­ences réussies, à l’intérieur de la BBC comme en dehors, que Tony Hall doit relever les défis qui atten­dent la vénérable mai­son : restau­r­er la con­fi­ance du pub­lic après une série de scan­dales et rené­goci­er la charte de la BBC.

La ques­tion qui est sur toutes les lèvres : parvien­dra-t-il faire à la BBC (17.000 employés et un bud­get de 3,5 mil­liards de livres) ce qu’il a fait à Covent Gar­den (1000 employés et un bud­get de 109 mil­lions de livres) ?

Crédit pho­to : BBC

Un magazine de supermarchés plus lu que The Sun

Révolution au pays de Sa Majesté. Le magazine Tesco, enseigne de supermarché britannique leader du marché au Royaume-Uni, vient de dépasser le journal The Sun en termes de lecteurs.

Selon les chiffres offi­ciels du Nation­al Read­er­ship Sur­vey, près de 7,22 mil­lions de per­son­nes lisent Tesco Mag­a­zine, soit env­i­ron 100.000 de plus que le grand tabloïd. Ce coup de force mis en avant par l’enseigne dans le but d’assurer sa pro­mo­tion a été cepen­dant vive­ment cri­tiqué. En effet, beau­coup jugent incom­pa­ra­bles un mag­a­zine gra­tu­it qui parait tous les deux mois et un grand quo­ti­di­en. En France, c’est comme si un mag­a­zine édité par Fran­prix se tar­guait de devancer le jour­nal Le Parisien en matière d’audience.

D’autres super­marchés bri­tan­niques égale­ment présents dans le monde de la presse présen­tent eux aus­si des chiffres impres­sion­nants : Asda (6 mil­lions de lecteurs), Mark & Spencer (3,7 mil­lions de lecteurs) et Sainsbury’s (3,4 mil­lions de lecteurs).

Crédits pho­to : Tesco Mag­a­zine

Vers une remise à plat des aides à la presse

Le 20 novem­bre dernier, réagis­sant aux dif­fi­cultés du quo­ti­di­en Sud Ouest, Mar­tine Lig­nières-Cas­sou, député-maire de Pau, a inter­rogé Aurélie Fil­ip­pet­ti, min­istre de la cul­ture, au sujet des aides à la presse, « une presse aujourd’hui en sit­u­a­tion très dif­fi­cile ».

La min­istre a répon­du que « l’État dépense 1,2 mil­liards d’euros pour aider et accom­pa­g­n­er la presse, ce qui représente beau­coup d’argent mais n’empêche pas, mal­heureuse­ment, les dif­fi­cultés que nous con­nais­sons ». « J’engage un tra­vail de fond sur un meilleur ciblage des aides à la presse, afin d’accompagner la restruc­tura­tion de la fil­ière » a con­tin­ué Aurélie Fil­ip­pet­ti.

Autre axe de tra­vail pour le gou­verne­ment, un pro­jet de loi, créant un droit voisin numérique, la fameuse taxe Google, en cas d’échec des négo­ci­a­tions entre le moteur de recherche améri­cain et les édi­teurs de presse français.

Un dossier à suiv­re.

Sources : La Cor­re­spon­dance de la presse – Sud Ouest

Crédit pho­to : Jérémy-Jean via Wikimé­dia (copy­left)

Free et la liberté d’expression

Solveig Godeluck, jour­nal­iste aux Échos, a été mise en exa­m­en pour diffama­tion, jeu­di 22 novem­bre, à la suite d’une plainte déposée par Free Mobile après la pub­li­ca­tion le 1er mars 2012 d’un arti­cle inti­t­ulé « Pour faire face à Free, Bouygues lance un plan d’économies ». La faute à une cita­tion de Didi­er Casas, secré­taire général de Bouygues Tele­com, iro­nisant sur une « notion nou­velle de réseau vide qui cou­vre » à pro­pos de celui de l’opérateur. Lui-même fait l’objet d’une plainte en diffama­tion.

Le 8 mars dernier, Ili­ad, la mai­son-mère de Free Mobile, avait prévenu qu’« à compter de ce jour », elle « en jus­tice toute per­son­ne dén­i­grant la réal­ité de cou­ver­ture ou de ses investisse­ments ». Le grand pub­lic décou­vre alors un Xavier Niel (jusque là réputé défenseur de la lib­erté d’expression) « très procé­duri­er », comme l’explique au Monde Renaud Lecadre, jour­nal­iste à Libéra­tion, qui a rem­porté les cinq procès en diffama­tion que lui a déjà fait le patron de Free.

Celui-ci s’en défend et explique au Monde que « la plainte n’est pas dirigée con­tre un jour­nal­iste, mais con­tre les pro­pos d’un con­cur­rent. Par le passé, j’ai porté plainte con­tre Libéra­tion, ce qui a entraîné une inter­pel­la­tion vio­lente de Vit­to­rio de Fil­ip­pis. Je n’ai tiré aucune fierté de cet épisode et j’ai arrêté avec ces bêtis­es. Dans le cas de l’article des Échos, il s’agit de con­cur­rents qui tien­nent des pro­pos diffamants et agres­sifs. »

L’Express et le buzz négatif

L’objectif était clair : provo­quer un « buzz négatif » autour de la une de son mag­a­zine. En titrant sur « Le vrai coût de l’immigration » (L’Express, 14 novem­bre 2012) avec, en illus­tra­tion, une femme voilée devant une caisse d’allocations famil­iales, Christophe Bar­bi­er s’est attiré les foudres de sa rédac­tion. À l’occasion d’une Assem­blée Générale organ­isée jeu­di dernier par la Société Des Jour­nal­istes de l’hebdomadaire, ce dernier a dû expli­quer son geste et ses moti­va­tions.

« Dans l’esprit des Français, c’est une immi­gra­tion venue de la Méditer­ranée qui pose prob­lème » a estimé le patron de la rédac­tion. Et ce dernier de pour­suiv­re : « La société se droi­tise. L’Express ne peut pas se décon­necter de ce lec­torat. La une cible les tripes. C’est à l’intérieur qu’on s’adresse aux cerveaux ». Car le con­tenu du dossier est bien à l’opposé de ce que le titre lais­serait enten­dre. Un « buzz négatif » avoue Christophe Bar­bi­er qui recon­naît même se lancer dans « une course à l’échalote » avec les heb­do­madaires con­cur­rents. « On ne peut plus se per­me­t­tre des couv’ tièdes » renchérit-il.

Peu sat­is­faits de ces expli­ca­tions, les jour­nal­istes de L’Express sont repar­tis aus­si per­plex­es qu’ils étaient arrivés.

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Qui a dit…

« J’ai com­mis la ter­ri­ble erreur de croire qu’il y avait des choses plus impor­tantes dans la vie que la télé. »

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