Devinette de la fête des rois
Nous sommes autour de la fête des rois, par­lons galette. Quel est le groupe de presse détenu par la pre­mière for­tune de France et que vous sub­ven­tion­nez à hau­teur de 12 mil­lions d’euros par an via les aides à la presse (chiffres 2016) ? C’est le groupe de Bernard Arnault (Les Échos, Le Parisien). L’Observatoire est moins riche qu’Arnault, plus libre que Le Parisien et tous les jours vous informe sur ceux qui vous infor­ment. Pour nous aider, nous aimer, nous soutenir, vous pou­vez don­ner avec un reçu fis­cal de 66% de votre don, c’est par ici.

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L’Express : Attirer un lectorat qui se droitise

Ain­si que nous vous l’annoncions jeu­di, une réu­nion interne organ­isée à l’initiative de la société des jour­nal­istes de L’Express a eu lieu à la rédac­tion de l’hebdomadaire ce ven­dre­di. « La société se droi­tise », a expliqué un directeur de la rédac­tion « décom­plexé » à des jour­nal­istes « per­plex­es », rap­porte Telerama.fr. « L’Express ne peut pas se décon­necter de ce lec­torat. La une cible les tripes. C’est à l’intérieur qu’on s’adresse aux cerveaux » a notam­ment déclaré Christophe Bar­bi­er. Autrement dit, L’Express doit attir­er le lecteur pop­uliste, en passe de le devenir ou séduit par de telles thès­es pour ensuite l’éduquer. L’homme à l’écharpe rouge appelle cela « l’élasticité ».

Et puis, « on ne peut plus se per­me­t­tre des couv’ tièdes » a insisté Bar­bi­er. Une allu­sion à l’évolution de la dif­fu­sion (518 339 exem­plaires par semaine en 2011–2012 con­tre 559 892 en 2007, d’après l’OJD) de L’Express ? La faute égale­ment aux con­cur­rents (Le Point, Mar­i­anne…) qui mul­ti­plient les unes provo­ca­tri­ces mais aus­si à Inter­net où les Français sont habitués à des pro­pos plus tranchés, moins policés. Ain­si, titr­er « Immi­gra­tion : une chance pour la France ? », comme l’a sug­géré un jour­nal­iste de L’Express (au lieu de : « Le vrai coût de l’immigration »), « n’aurait pas fait de buzz négatif » sur Twit­ter, a expliqué Bar­bi­er, donc de « buzz » tout court… donc de bonnes ventes en kiosques.

Serge Faubert rejoint le cabinet de Jean-Paul Huchon

Serge Faubert, rédac­teur en chef de Quoi.info et directeur général de Focus News Pro­duc­tion, devrait rejoin­dre le cab­i­net de Jean-Paul Huchon, prési­dent du Con­seil région­al d’Île-de-France, en tant que chef du ser­vice de presse. Ancien rédac­teur en chef puis directeur de la rédac­tion de France Soir (2005 à 2006), Serge Faubert a été l’un des pre­miers rédac­teurs de Bakchich.info, puis rédac­teur en chef de Jeune Afrique (2008–2009). Il était rédac­teur en chef de Quoi.info depuis sep­tem­bre 2011.

Polémique autour de la une de L’Express

L’Express de ce mer­cre­di titre : « Le vrai coût de l’immigration » (sous-titres : « Les chiffres qui dérangent », « Les idées reçues », « Malaise à gauche, surenchère à droite ») avec en arrière-plan, une pho­to d’une femme voilée vue de dos entrant dans une Caisse d’allocations famil­iales. De quoi créer la polémique ! Provo­ca­teur mais pas trop, Christophe Bar­bi­er, le directeur de la rédac­tion, a immé­di­ate­ment pré­cisé sur Twit­ter : « Les immi­grés sont un atout économique et ne creusent pas les déficits soci­aux. »

« Mais pourquoi faire une Une qui dit l’inverse ? » s’interroge sur le réseau social Alexan­dre Léch­enet, jour­nal­iste au Monde.fr. Il faut bien attir­er le lecteur (même mal-pen­sant), surtout qu’il a ten­dance à se faire de plus en plus rare. En 2007, selon l’OJD, la dif­fu­sion payée de L’Express atteignait 559 892 exem­plaires par semaine. En 2011–2012, elle ne dépasse pas les 518 339 exem­plaires…

La une de l’hebdomadaire dont est respon­s­able l’homme à l’écharpe rouge a fait du bruit jusque dans la rédac­tion où une réu­nion interne est prévue jeu­di matin « pour que le débat puisse s’engager au sein de la rédac­tion entre les jour­nal­istes et Christophe Bar­bi­er sur sa poli­tique de une », epxlique Philippe Bidalon, prési­dent de la Société des jour­nal­istes de L’Express. « Là, où je suis très fier, c’est que notre enquête apporte une réponse claire, qui va à con­tre-courant de la pen­sée générale : non, l’immigration ne creuse pas les déficits soci­aux », tem­po­rise toute­fois Éric Met­tout, le directeur adjoint, pas franche­ment con­nu pour son ouver­ture d’esprit.

On a comme l’impression qu’une réponse dif­férente n’était pas envis­age­able alors que d’autres études affir­ment le con­traire (celle-ci, par exem­ple)…

Golden parachute à la BBC

Ce sont les anglo-sax­ons qui ont inven­té le « para­chute doré ». Mais les français les ont bien vite imités. Cha­cun se rap­pelle le para­chute con­fort­able de Denis Olivennes (voir son por­trait) lorsqu’il a quit­té Canal… un vrai canal aux flots argen­tés avec plus de 3M€ portés par le courant (1). Mais ce n’est que bagatelles, peanuts, com­paré aux dix mille euros par jour de George Entwistle ex directeur général de la BBC con­traint de démis­sion­ner après 54 jours de tra­vail (2) et qui devrait touch­er – sauf inter­ven­tion ferme des pou­voirs publics anglais – 450.000 livres soit 560.000 de nos €, un peu plus de 10.000 € par jour de présence.

Comme le dit avec un art tout bri­tan­nique le Prési­dent de la com­mis­sion par­lemen­taire chargée de la Cul­ture et des Médias, John Whit­tin­dale « beau­coup de gens pensent dif­fi­cile de jus­ti­fi­er ce mon­tant… pour un directeur général qui a claire­ment échoué ».

(1) Voir Ben­jamin Dor­mann, Ils ont acheté la presse, Jean Picol­lec éd, 2012
(2) Voir notre brève de ce jour sur les scan­dales de la BBC ayant entrainé cette démis­sion.

Source : Cor­re­spon­dance de la presse

Ménage à la BBC

Après les deux scan­dales suc­ces­sifs – affaire Jim­my Sav­ile pour pédophilie (la BBC est soupçon­née d’avoir cou­vert son ani­ma­teur vedette) et dans l’autre sens une fausse accu­sa­tion de pédophilie (con­tre un ancien respon­s­able con­ser­va­teur) — la BBC est dans l’œil du cyclone. Après le départ du directeur général George Entwistle ce sont deux cadres dirigeants qui sont plac­ardis­és. Helen Boad­en Direc­trice de l’information et Stephen Mitchell Vice-Directeur sont « en con­gé de leurs fonc­tions habituelles », une for­mu­la­tion très british. Le directeur général par intérim Tim Davie indique que « l’enquête se pour­suit ».

Morandini condamné pour concurrence déloyale

Jean-Marc Morandini a été condamné par la Cour d’appel de Paris à payer 50.000 euros de dommages et intérêts au Point pour concurrence déloyale.

Reprochant à Jean-Marc Moran­di­ni d’avoir “repris inten­sive­ment plusieurs de ses arti­cles sur son site www.jeanmarcmorandini.com” depuis 2006, l’hebdomadaire Le Point avait attaqué pour con­tre­façon de droits d’auteur et de mar­ques et con­cur­rence déloyale.

En pre­mière instance fin octo­bre 2011, le tri­bunal de grande instance de Paris avait débouté Le Point (François Pin­ault via Artemis). La cour d’appel a en revanche estimé que la société The Web Fam­i­ly a com­mis des actes de con­cur­rence déloyale. Dans son arrêt, elle souligne que “les repris­es d’informations” du Point et de son site inter­net offrent au site de M. Moran­di­ni “une matière non nég­lige­able sans laque­lle les digres­sions per­son­nelles de l’auteur ne sauraient prospér­er”.

Journalisme, gentillesse et politique

À l’occasion de la journée de la gen­til­lesse, Psy­cholo­gies mag­a­zine a demandé à vingt-sept jour­nal­istes, par­mi les plus con­nus, de désign­er l’élu de la gen­til­lesse en poli­tique ! Par­mi les votants, on trou­ve Christophe Bar­bi­er, Ruth Elkrief, Renaud Dely, Cather­ine Nay, Alain Duhamel, Lau­rence Fer­rari, ou encore Lau­rent Dela­housse. L’heureux gag­nant de ce con­cours n’est autre que le prési­dent de la République, François Hol­lande, qui obtient 19 voix.

Par­mi les douze hommes poli­tiques les plus gen­tils, on ne compte que trois hommes poli­tiques classés à droite : Jean-Louis Bor­loo, Jean-Pierre Raf­farin et Gérard Larcher. La gauche aurait-t-elle le mono­pole de la gen­til­lesse ?

Source : Psy­cholo­gies mag­a­zine

Presse en Grande-Bretagne : fin de l’auto-régulation ?

Lancée le 13 juillet 2011, à la suite du scandale des écoutes téléphoniques illégales pratiquées par le tabloid News of the World, l’enquête Leveson (Brian Levenson est Lord Justice of Appeal, la plus haute charge de justice britannique) doit rendre ses conclusions fin novembre. On sait déjà que celles-ci ne seront pas tendres pour la presse et sa déontologie.

Le Pre­mier Min­istre bri­tan­nique David Cameron va devoir tranch­er : faut-il laiss­er la presse s’auto-réguler ou faut-il qu’une instance extérieure le fasse ?

La règle jusqu’à présent : ne peu­vent être pub­liées que les infor­ma­tions présen­tant un réel intérêt pour le pub­lic. Intérêt dont les jour­naux eux-mêmes sont seuls juges et qu’ils définis­sent en interne. Dernier exem­ple en date : la pub­li­ca­tion en août, par le Sun, des pho­tos du Prince Har­ry, nu, dans une suite à Las Vegas. Beau­coup ont jugé que cette pub­li­ca­tion n’avait aucun intérêt pour le pub­lic, mais Rupert Mur­doch et la direc­tion du Sun en ont jugé autrement, peut-être par défi­ance envers l’enquête Leve­son, ou peut-être par vengeance pour la fer­me­ture de News of the World, fleu­ron de l’empire Mur­doch comme le Sun (ou le très sérieux Times). On le voit, la déf­i­ni­tion de ce qui présente un intérêt pour le pub­lic est à géométrie vari­able.

Cela pour­rait bien chang­er car un con­sen­sus sem­ble pou­voir se dessin­er. Hier, 42 députés con­ser­va­teurs influ­ents ont pub­lié une let­tre ouverte dans le Guardian, appelant à la créa­tion d’une instance de régu­la­tion indépen­dante à la fois du gou­verne­ment et des jour­naux.

Une idée qui devrait rejoin­dre les propo­si­tions de l’enquête Leve­son et ren­con­tr­er le sou­tien des tra­vail­listes et des libéraux-démoc­rates, tra­di­tion­nelle­ment plus inter­ven­tion­nistes que les con­ser­va­teurs. Rap­pelons qu’en France il n’existe aucune instance de déon­tolo­gie en-dehors de quelques trop rares médi­a­teurs sou­vent mar­gin­al­isés. Une instance prônée par le nou­v­el Obser­va­toire de la Déon­tolo­gie de l’Information (ODI). À suiv­re.

Source : BBC
Crédit pho­to : cap­ture d’écran www.levesoninquiry.org.uk

Causeur en kiosque

Selon PressNews.fr, Élis­a­beth Lévy et Gil Mihae­ly, les dirigeants de Causeur, tra­vail­lent sur une nou­velle maque­tte, une pag­i­na­tion étof­fée et l’arrivée en kiosque de leur men­su­el pour avril 2013. La dif­fu­sion — qui tourne désor­mais autour des 4 000 exem­plaires men­su­els, unique­ment par abon­nements — devrait tripler à cette occa­sion. L’information a été con­fir­mée sur la page Face­book offi­cielle de Causeur.

Le titre lancé en 2007 perdrait encore cette années plusieurs dizaines de mil­liers d’euros pour un chiffre d’affaires prévi­sion­nel de 250 000 euros. On est loin de l’équilibre espéré pour la fin de l’année 2012 par Gil Mihae­ly en mars 2011. Le bimé­dia dont l’actionnaire de référence est Gérald Pen­ci­olel­li et qui accueille à son tour de table Xavier Niel, Charles Beigbed­er ou encore Thier­ry Wil­helm cher­chait cet été 700 000 euros sup­plé­men­taires pour arriv­er à l’équilibre. Ces derniers ayant refusé de remet­tre la main à la poche, cer­tains se deman­dent quel bien­fai­teur per­met ces nou­veaux développe­ments. PressNews.fr cite Franz-Olivi­er Gies­bert tout en prenant soin de par­ler d’« hypothèse » non con­fir­mée…

Quels investisseurs pour Nice-Matin ?

L’information cir­cule déjà depuis plusieurs semaines. Quelques mois seule­ment après son départ des rédac­tions du Figaro, Éti­enne Mougeotte serait intéressé par le rachat de Nice-Matin, et Var-Matin actuelle­ment pro­priété du groupe Her­sant Média. Ces deux titres vendent encore à eux deux, presque 140 000 exem­plaires.

Pour appuy­er sa propo­si­tion, Eti­enne Mougeotte s’associerait avec le financier fran­co-libanais Iskan­dar Safa. Celui-ci, con­nu pour être mêlé aux trac­ta­tions ayant per­mis la libéra­tion des otages du Liban avec Jean-Charles Marchi­ani, avait égale­ment été soupçon­né d’avoir détourné de l’argent dans le cadre de con­trats passés par la Sofre­mi, société liée au min­istère de l’intérieur, quand Charles Pasqua en était le min­istre. Cette société était en charge d’aider les entre­pris­es à exporter des arme­ments. Iskan­dar Safa avait été relaxé en octo­bre 2007.

Cepen­dant, plusieurs ques­tions restent en sus­pens dans ce dossier, notam­ment, le nom­bre très impor­tant de salariés du groupe (presque un mil­li­er !) et le statut, rare, du jour­nal niçois, société de par­tic­i­pa­tion ouvrière.

Enfin, détail intéres­sant, La Let­tre A souligne que l’arrivée d’Étienne Mougeotte et d’Iskandar Safa « dans le dossier de Nice-Matin s’est faite avec le feu vert du maire UMP de la ville, Chris­t­ian Estrosi » !

Sources : Le Figaro / La Let­tre A

Sipa News : un concurrent de moins pour l’AFP ?

C’est Le Figaro qui nous l’apprend, l’agence de presse Sipa News, pourrait cesser son activité à la fin du mois. En cause, les difficultés financières que rencontre son propriétaire, l’agence allemande DAPD.

Selon le site du Figaro, les dirigeants de Sipa devaient annon­cer ce lun­di après-midi à leurs 120 salariés le prob­a­ble arrêt de l’activité à la fin du mois de novem­bre. La faute au lâchage du pro­prié­taire, l’agence de presse alle­mande DAPD, placée en dépôt de bilan en octo­bre dernier par sa mai­son-mère. Seraient con­cernées l’agence pho­to Sipa Press (en légères pertes), le four­nisseur de con­tenus pour mobiles Sipa media (à l’équilibre) et Sipa News, une agence de presse à l’offre low-cost lancée il y a trois semaines et dont l’objectif est de con­cur­rencer l’AFP.

« Les nou­velles de notre mort sont pré­maturées », « À ce jour, le groupe Sipa n’a pris aucune déci­sion sur un éventuel dépôt de bilan de l’une ou l’autre de ses qua­tre sociétés », a tweet­té Sipa après les révéla­tions du Figaro tan­dis que son directeur général Olivi­er Mégean réfu­tait ces affir­ma­tions, recon­nais­sant toute­fois « des dif­fi­cultés avec l’actionnaire ». Affaire à suiv­re…

Rachida Dati porte plainte contre Le Point

Ven­dre­di 9 novem­bre, Rachi­da Dati a annon­cé une plainte con­tre Le Point et son directeur, Franz-Olivi­er Gies­bert, pour un long arti­cle, inti­t­ulé « L’incroyable his­toire de Rachi­da Dati ». D’après cette enquête, à laque­lle ont col­laboré cinq jour­nal­istes, Rachi­da Dati n’est pas la bosseuse méri­tante de sa légende dorée, mais une femme plus charmeuse que tra­vailleuse et très habile à con­stituer et faire fruc­ti­fi­er un réseau. Cette plainte du 9 novem­bre fait suite à une autre, le 15 octo­bre, con­tre le même heb­do­madaire, pour avoir révélé qu’elle assig­nait au civ­il, pour recon­nais­sance de pater­nité, le mil­liar­daire Dominique Des­seigne.

On peut regret­ter que Le Point n’ait pas jugé bon de con­sacr­er une telle enquête à Rachi­da Dati et à son par­cours atyp­ique à l’époque où celle-ci était min­istre, favorite de Sarkozy et de Cécil­ia, et chou­chou des médias. Le Point prend la tête de la meute con­tre une femme qui n’est plus grand chose poli­tique­ment, et que la vic­toire prob­a­ble de François Fil­lon devrait finir de mar­gin­alis­er. Du coup, l’ambitieuse Rachi­da Dati en deviendrait presque sym­pa­thique.

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Qui a dit…

« Il faut que tout le monde soit d’accord sur les con­di­tions : le droit de vote des étrangers aux élec­tions locales, la régu­lar­i­sa­tion des sans-papiers, l’arrêt de la chas­se aux mômes dans les écoles, la recon­nais­sance du vote blanc, un ser­vice civique oblig­a­toire garçon-fille (…) Le prob­lème actuel de la France est l’explosion du sen­ti­ment d’appartenance. (…) Notre pro­gramme : Révo­lu­tion frater­nelle pour une République métis­sée. »

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