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Tribune libre : Alain Duhamel, ses diplômes au rabais, sa légion d’honneur à pleurer de rire

16 août 2019

Temps de lecture : 8 minutes
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Tribune libre : Alain Duhamel, ses diplômes au rabais, sa légion d’honneur à pleurer de rire

Pre­mière dif­fu­sion le 06/07/2019

A la suite de notre article sur les réactions des médias sur l’invitation de Marion Maréchal, envoyée puis retirée par le Medef, nous avons reçu une lettre de lecteur. Assez différente par la forme du ton habituel de l’Observatoire, nous la publions telle quelle en tribune libre.

« Quelle mouche a donc piqué Alain Duhamel ? Out­ré que le MEDEF ait pu inviter Mar­i­on Maréchal, et sans doute vexé de n’avoir lui-même jamais béné­fi­cié de cet hon­neur, il s’est attaqué à elle au micro de RTL, dans l’émission On Refait le Monde du 28 juin 2019, en visant tout par­ti­c­ulière­ment l’institut des sci­ences sociales, économiques et poli­tiques (ISSEP), cette école qu’elle a jeté sur les fonts bap­tismaux à Lyon, en 2018.

Voyons donc com­ment Alain Duhamel refait le monde… Évo­quant celle qui fut la plus jeune députée de l’histoire de la République française, sans que ce record ait été depuis bat­tu, il s’interroge sur ce qu’elle peut avoir à dire en économie, à des chefs d’entreprise, et se deman­dant « quelle est sa com­pé­tence, quelle est sa cul­ture, quel est son acquis, quelle est son expéri­ence ? », il trou­ve très vite la réponse : « dans tous ces domaines, c’est zéro ! » Patrick Poivre d’Arvor, présent sur le plateau, se risquant à lui faire remar­quer qu’elle venait de créer une école, Duhamel écarte très vite l’objection : « une école lam­en­ta­ble, avec une ving­taine d’étudiants (…) de niveau académique à pleur­er de rire, avec des con­férenciers qui dis­ent tous la même chose, c’est-à-dire rien », et de con­clure « franche­ment, c’est pas Har­vard, son école » !

Même si sa charge ne s’embarrasse pas de nuances, notons que, pour la chute, Duhamel s’est un peu retenu… Sans doute n’a‑t-il pas osé dire ce qu’il pen­sait très fort, en songeant à la seule école d’enseignement supérieur par laque­lle il est pénible­ment passé, nous ver­rons dans quelles con­di­tions, et dont il tente de tir­er toute sa légitim­ité académique : « c’est pas Sci­ences-Po, son école », voulait-il dire ! Et pour­tant… Si Alain Duhamel s’était un min­i­mum ren­seigné, ce que nous avons pour notre part fait, il se serait ren­du compte qu’avec près de 80 étu­di­ants inscrits (une quin­zaine en mag­istère 1 et plus de soix­ante en for­ma­tion con­tin­ue) dès sa pre­mière année d’existence, et non pas « une ving­taine », l’ISSEP détient pré­cisé­ment le même nom­bre d’étudiants que ceux qui étaient présents à Paris, rue Saint-Guil­laume, la pre­mière année de la créa­tion de l’École libre des sci­ences poli­tiques (Sci­ences-Po), en 1872, par Émile Bout­my.

Pour ce qui est du niveau académique des étu­di­ants de l’ISSEP, il est, lors de leur admis­sion à l’école, de niveau Bac + 3, c’est-à-dire, comme nous le ver­rons, le diplôme académique­ment recon­nu le plus élevé que détient aujourd’hui Alain Duhamel… Pour ce qui le con­cerne, et compte-tenu de la place qu’il s’efforce d’occuper dans l’espace médi­a­tique, il faut bien admet­tre que c’est « à pleur­er de rire » ! Les con­férenciers de l’ISSEP ? Une rapi­de recherche per­met déjà d’identifier, par­mi les inter­venants de cette école, l’historien Édouard Hus­son et l’expert en rela­tions inter­na­tionales Pas­cal Gau­chon, fon­da­teur de la revue Con­flits, qui a notam­ment eu comme élève Maxime Lefeb­vre, auteur de l’ouvrage de référence Le jeu du droit et de la puis­sance, que s’arrachent tous les étu­di­ants qui doivent se con­fron­ter aux con­cours les plus exigeants en matière de rela­tions inter­na­tionales. Compte-tenu des spé­ci­ficités de leurs domaines respec­tifs d’expertise, Pas­cal Gau­chon et Édouard Hus­son ne sont pas totale­ment iden­ti­fiés comme dis­ant « la même chose », et encore moins « rien ». Mais pour com­pren­dre cela, sans doute ne faut-il pas avoir, des rela­tions inter­na­tionales et de l’histoire, une vision à la Duhamel qui le con­dui­sait tan­tôt à pouss­er à une inter­ven­tion française con­tre la Syrie ou à se mon­tr­er com­plaisant avec Bernard Hen­ri-Lévy, le va-t-en-guerre de la Libye.

Et Alain Duhamel, « quelle est sa com­pé­tence, quelle est sa cul­ture, quel est son acquis, quelle est son expéri­ence » ? Appliquons cette intéres­sante ques­tion à deux domaines, les sci­ences poli­tiques et la morale, mis en exer­gue par l’Académie des sci­ences morales et poli­tiques, cette insti­tu­tion qui a recruté Duhamel comme mem­bre depuis 2012, ce qu’il ne manque jamais de men­tion­ner avec fierté dès que pos­si­ble. Deman­dons-nous un instant ce qu’il peut bien avoir à dire au sein de ce céna­cle. Toute l’expérience de Duhamel s’est lim­itée, dans les colonnes du Monde, de Libéra­tion, puis sur les plateaux de radio et de télévi­sion auquel les postes de direc­tion occupés dans les médias par son frère Patrice lui don­naient accès, à abon­der dans le sens des idées du moment, enfon­cer des portes ouvertes et relay­er les injonc­tions du pou­voir. Il n’y a donc pas grand-chose à appren­dre de ce côté-là, même si cela révèle déjà quelque chose en matière de morale.

Intéres­sons-nous alors à « sa com­pé­tence », « sa cul­ture », « son acquis » en nous pen­chant sur les études effec­tuées par Duhamel. Son bagage académique se résume à… Sci­ences-Po, et c’est tout. Tout de même, pour­rait-on penser, la sélec­tion, le con­cours d’entrée, le préreq­uis de la men­tion au Bac comme base du recrute­ment, ce n’est pas n’importe quelle école ! Sauf que… Lorsqu’Alain Duhamel, qui appar­tient à la pro­mo­tion sor­tie en 1962 de la fil­ière « ser­vice pub­lic », entre à Sci­ences-Po, cette école ne pra­tique encore aucune sélec­tion : tous ceux qui frap­pent à la porte, avec un Bac en poche, peu­vent y entr­er. Il suf­fit d’avoir un peu de temps devant soi et des par­ents suff­isam­ment rich­es pour financer les études de leur progéni­ture, à une époque où les études supérieures sont encore loin d’être général­isées ou iden­ti­fiées comme un préal­able néces­saire avant l’entrée dans la vie active. Il faut donc une moti­va­tion, pour faire des études supérieures… Chez Duhamel, on la com­prend vite : né en 1940, il appar­tient, en 1961, à une classe d’âge mobil­is­able pour la guerre d’Algérie. L’objection de con­science n’étant pas encore un motif per­me­t­tant d’échapper à ses devoirs de citoyen, une solu­tion s’impose d’elle-même : devenir étu­di­ant ! Le moins que l’on puisse dire est qu’Alain eût de la suite dans les idées, puisqu’il s’est même con­sacré à ani­mer, en y occu­pant les fonc­tions de vice-prési­dent, l’Union antifas­ciste de Sci­ences-Po qui mil­i­tait, au sein de l’établissement de la rue Saint Guil­laume, con­tre la guerre d’Algérie. De là à imag­in­er que lui et ses cama­rades « antifa » cher­chaient surtout à maquiller leur manque de courage der­rière un mobile poli­tique, il n’y a qu’un pas que cha­cun, ici, sera libre de franchir. « Antifa », à une époque où le sou­venir de l’occupation est encore présent chez les ainés, ça a tout de même plus d’allure que « pétochard » ! Peut-être con­scient de cette lacune de son CV, Alain Duhamel ira même jusqu’à s’inventer, un demi-siè­cle plus tard, dans une inter­view don­née en 2018 dans Émi­lie Mag­a­zine, une revue des alum­ni de Sci­ences-Po, un passé de com­bat­tant poli­tique, en déclarant que, dans ses activ­ités de mil­i­tant antifas­ciste, « les affron­te­ments avaient été beau­coup plus rudes » qu’en mai 68. Dif­fi­cile de ne pas éclater de rire… Lui et ses cama­rades antifas auront au moins eu un mérite : avec 2566 élèves au cours de l’année sco­laire 1961–62, le ren­fort des plan­qués de la guerre con­duit l’école à attein­dre la lim­ite de ses capac­ités, en ter­mes d’effectif, ce qui amène le corps pro­fes­so­ral, après de vifs débats, à met­tre en place, dès 1964, un mode de sélec­tion sur la base d’épreuves d’entrée et de men­tion réclamée au Bac. Cette sélec­tion don­nera pour longtemps au diplôme de Sci­ences-Po, avant que Richard Desco­ings ne com­mence à saper ce principe, une recon­nais­sance et une qual­ité unanime­ment admis­es, mais postérieures à la sor­tie de Duhamel de cette école. Sans sur­prise, l’indigence poli­tique et les résul­tats sco­laires de l’antifa Duhamel le pla­cent à la hau­teur de ses alter ego con­tem­po­rains. Nation­al­isée en 1945, Sci­ences-Po est à cette date essen­tielle­ment dev­enue une pré­pa­ra­tion à l’ENA, créée à la même date et avec laque­lle elle se trou­ve colo­cal­isée. En 1962, la voie naturelle des meilleurs élèves, surtout ceux de la fil­ière « ser­vice pub­lic » à laque­lle appar­tient Duhamel, est donc de rejoin­dre l’école de la haute admin­is­tra­tion d’État. 10 % d’entre eux parvi­en­nent à franchir le con­cours d’entrée, les suiv­ants, près de 40 % des élèves, rejoignent égale­ment l’administration, mais par d’autres con­cours. Loin de tout ça, et peut-être aus­si désireux d’affronter un con­cours que d’être con­fron­té à la guerre aux côtés des appelés de sa classe d’âge, Duhamel préfère de son côté rejoin­dre le jour­nal Le Monde, dès 1963, avec en poche un diplôme qui n’a guère plus de valeur qu’une attes­ta­tion de suivi de cours, sans avoir franchi aucune sélec­tion, encore moins avoir été lau­réat d’un con­cours.

Voilà pour « sa com­pé­tence » et « sa cul­ture ». Pour « son acquis », la fil­ière « ser­vice pub­lic » a sans doute con­forté le jeune Duhamel dans l’idée que, dans le domaine pub­lic, il est plus utile de se servir que de servir. Ce mode sin­guli­er de mise en œuvre des sci­ences morales restera le fil con­duc­teur de toute sa vie. Et, après tout, puisque ce qui fonc­tionne pour les études ou la car­rière pro­fes­sion­nelle peut bien s’appliquer pour les hon­neurs, autant ne pas se priv­er, ni faire les choses à moitié. Son statut de plan­qué du ser­vice nation­al pen­dant la guerre d’Algérie ne facil­i­tant pas le port de déco­ra­tions, et la déon­tolo­gie jour­nal­is­tique récla­mant dans la pro­fes­sion, nor­male­ment, une cer­taine dis­tance vis-à-vis des hon­neurs octroyés par le pou­voir, Duhamel iden­ti­fie un arti­fice lui per­me­t­tant de con­tourn­er ces obsta­cles admin­is­trat­ifs et moraux afin d’entrer dans l’ordre de la Légion d’Honneur, la plus haute dis­tinc­tion française, réservée aux citoyens ayant fait preuve de mérites émi­nents au ser­vice de la nation. Il fal­lait juste trou­ver les fameux « ser­vices émi­nents ». Or, l’ancien can­cre de la rue Saint-Guil­laume ayant réus­si, dans des cir­con­stances sur lesquelles il se mon­tre d’ailleurs fort peu dis­ert, à obtenir un diplôme de 3ème cycle après de la Fon­da­tion nationale des Sci­ences Poli­tiques qui, bien que dénué de toute recon­nais­sance académique, lui per­met de don­ner quelques cours dans son anci­enne école, le malin Alain prof­ite de ce pré­texte pour se faire inscrire par son entre­gent sur le con­tin­gent de la Légion d’Honneur du min­istère de l’Éducation Nationale. Et pas qu’une fois ! Duhamel grimpe en effet à une vitesse ver­tig­ineuse tous les éch­e­lons de cet ordre qui se présen­tent à lui : Cheva­lier, Offici­er, Com­man­deur, puis Grand Offici­er en 2016… À cette vitesse, il faut se deman­der si l’ordre du ruban rouge ne va pas devoir inven­ter de nou­veaux grades pour per­me­t­tre à Duhamel de pour­suiv­re cette ful­gu­rante pro­gres­sion. Inter­rogé en 2010 par un jour­nal­iste de La Croix qui s’étonne de cette facil­ité, pour un jour­nal­iste, à accepter ce type d’honneur, il trou­ve vite la réponse : ce n’est pas en tant que jour­nal­iste, mais pour ses activ­ités dans l’enseignement, donc ça ne compte pas ! Et de laiss­er com­pren­dre que, 13 de ses ancêtres ayant été décorés dans cet ordre, il fal­lait bien qu’il ait aus­si droit à son ruban rouge… Là encore, une appli­ca­tion bien sin­gulière des sci­ences morales, surtout quand Duhamel ajoute un dernier motif : le jour­nal­iste Jean Lacou­ture, son idole et son mod­èle sur lequel on revien­dra, a aus­si eu droit à la sienne. À titre de com­para­i­son, quand, en 2013, Alain Duhamel est élevé au rang de Com­man­deur, un jeune offici­er de l’armée de Terre, le cap­i­taine Patrice Rebout, reçoit à titre posthume le ruban de cheva­lier de la Légion d’Honneur. Il venait de tomber à Buu­lo Mareer, dans la nuit soma­li­enne, à la tête de ses hommes, dans un assaut dés­espéré visant à délivr­er un de ses frère d’armes, otage des mil­ices islamistes depuis trois ans et demi.

Patrice Rebout, lui, mesurait pleine­ment, par son engage­ment, le sens et le prix du mot « servir ». Mais le grade de com­man­deur, auquel Duhamel ne s’est pas arrêté, était après tout celui de son mod­èle Jean Lacou­ture, jour­nal­iste ayant chan­té l’entrée du Viet-Cong à Saï­gon, puis celle des Khmers rouges à Pnomh Penh. Comme il fal­lait bien pour­suiv­re sa car­rière, Lacou­ture s’était finale­ment fendu de quelques excus­es, à ce sujet, quand le géno­cide des Khmers fut révélé, ou quand on finit par se ren­dre compte que le sys­tème con­cen­tra­tionnaire viet­namien, bap­tisé « la clé­mence d’Ho Chi Minh » avait sans doute été le plus sanglant de tout l’espace com­mu­niste mon­di­al. Mais ça ne l’a pas empêché de récidiv­er dans les années 90, en appor­tant son sou­tien au com­mu­niste Georges Boudarel, tor­tion­naire et assas­sin de ses pro­pres com­pa­tri­otes quand il offi­ci­ait comme com­mis­saire poli­tique dans les camps de la mort viet­minh. Com­man­deur, c’est aus­si le grade qui a été finale­ment accordé au lieu­tenant-colonel Huynh Ba Xuan, décédé en décem­bre 2018 : ancien aide de camp du maréchal de Lat­tre de Tas­signy, il avait été cap­turé au com­bat en 1953 puis avait passé 23 années de sa vie dans les goulags viet­minh, la plus longue déten­tion con­nue dans cet univers con­cen­tra­tionnaire, pen­dant que Lacou­ture chan­tait des éloges à Ho Chi Minh. Décidé­ment, à la Légion d’Honneur, les zéros de l’histoire trou­vent en plus la chance d’y côtoy­er ses héros. Peut-être, finale­ment, que le seul ser­vice ren­du à la nation par Duhamel aura été, par ses pitreries sur les ondes de RTL, de nous don­ner l’occasion de ren­dre hom­mage au cap­i­taine Patrice Rebout et au Lieu­tenant-Colonel Huynh Ba Xuan, en citant ici leurs noms.

En atten­dant, on peut laiss­er Duhamel con­tin­uer à suiv­re l’exemple de son mod­èle Jean Lacou­ture, suff­isam­ment de temps lui a été ici con­sacré pour se faire une idée pré­cise des apports en sci­ences morales et en sci­ences poli­tique que l’académie com­pé­tente peut atten­dre de son mem­bre admis en 2012. Comme il le dit lui-même, « dans tous ces domaines, c’est zéro ! »

 Voir aussi : Alain Duhamel, portrait

Alain Duhamel

 

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