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Jean-François Kahn reste chez Marianne

Jean-François Kahn, fondateur et directeur de Marianne jusqu’en 2007, reste administrateur de l’hebdomadaire après la cession de ses parts à Maurice Szafran, l’actuel PDG, et Yves de Chaisemartin, également administrateur du groupe Rossel & Cie (Le Soir, La Voix du Nord).

Jean-François Kahn, écrivain et jour­nal­iste, a en out­re signé un con­trat d’exclusivité de 4 ans avec son ancien jour­nal, et pour­suiv­ra donc la rédac­tion de ses points de vue et chroniques.

Pho­to : Jean-François Kahn à la per­ma­nence de cam­pagne de François Bay­rou à Limo­ges le 31 mars 2012. Crédit : Vincen2008 via Youtube (DR)

Numérique / papier : le match ne fait que commencer

« Que représentent aujourd’hui ventes de journaux en ligne ? Peuvent-ils compenser les exemplaires perdus chaque année sur le papier ? » Ce sont les deux questions auxquelles le journaliste Erwann Gaucher répond, chiffres à l’appui, sur son site internet.

La réponse est claire : les jour­naux numériques se vendent mieux, mais ne représen­tent encore qu’un faible pour­cent­age du tirage glob­al.

Ain­si, en 2012, les abon­nements numériques ont dou­blé pour Libéra­tion et Le Figaro. Pour le pre­mier, « la hausse du numérique com­pense qua­si­ment la baisse du papi­er ». Mieux, Le Figaro est « l’un des seuls quo­ti­di­ens nationaux à ter­min­er l’année 2012 dans le vert », grâce à la pro­gres­sion des ventes numériques. Celles-ci sont cepen­dant min­imes, puisqu’elles ne représen­tent que 2,2% des ventes glob­ales, pour 7,2% pour Libéra­tion et 8,2% pour Le Monde. Même con­stat pour Les Échos, La Croix, et L’Équipe. Le ParisienAujourd’hui en France et L’Humanité ont, en revanche, raté leur virage numérique, avec seule­ment 4 exem­plaires numériques ven­dus par jour, pour le quo­ti­di­en com­mu­niste !

Pour Erwann Gauch­er, la cause est enten­due. En 2013, « la plu­part des quo­ti­di­ens nationaux devraient assez net­te­ment com­penser grâce au numérique les pertes de ventes du papi­er ».

Source : erwanngaucher.com

« La bataille pour la survie » des pure players engagée

Les études sur les pure players d’information se suivent et se ressemblent. En effet, après une récente publication du Reuters institute for the study of journalism de l’université d’Oxford, c’est au tour de l’universitaire Nikos Smyrnaios, de l’Université de Toulouse, de publier un article sur inaglobal.fr, la revue des industries créatives et des médias, au sujet des sites d’informations français et de leurs modèle économique.

Retraçant, tout d’abord, l’historique de ces sites d’informations, l’auteur fait remar­quer juste­ment que « les pure play­ers ten­tent d’inventer un nou­veau jour­nal­isme en ligne et de con­tribuer à la diver­sité de l’information disponible sur le web ». Ce « nou­veau jour­nal­isme » sort peu à peu de la con­fi­den­tial­ité, puisque, « 18% d’un échan­til­lon représen­tatif de Français ont déclaré explicite­ment s’informer auprès des pure play­ers sur la cam­pagne élec­torale » lors des dernières élec­tions prési­den­tielles.

Autre par­tic­u­lar­ité de ce « nou­veau jour­nal­isme » : la par­tic­i­pa­tion du pub­lic, à la fois expert, source, com­men­ta­teur et lecteur. Cet inter­naute qui con­tribue aux pure play­ers est « por­teur d’un dis­cours cri­tique envers les jour­nal­istes pro­fes­sion­nels et les « grands médias ». Con­séquence directe de ce fait nou­veau, les jour­nal­istes sont con­traints de s’adapter.

Cepen­dant, et toutes les études le con­fir­ment, la faib­lesse prin­ci­pale des pure play­ers vient de leur mod­èle économique. Les sites dont les con­tenus sont gra­tu­its dépen­dent de la pub­lic­ité et cela « com­plique la mise en place de mod­èles d’affaires renta­bles ». Résul­tat, selon l’auteur de l’article, « leur survie et leur indépen­dance sont loin d’être garanties », comme le mon­tre le récent retrait for­cé de Rue89 du syn­di­cat de la presse en ligne, dont il était pour­tant, avec d’autres, à l’origine.

Au final, peu de pure play­ers sont renta­bles. Et Nikos Smyr­naios de con­clure, pes­simiste, « la bataille pour la survie et pour l’émergence d’un mod­èle alter­natif est engagée. Mais l’issue demeure incer­taine ».

Source : inaglobal.fr

Une nouvelle patronne pour Le Monde

Le conseil de surveillance du groupe Le Monde n’a plus qu’à valider le choix des actionnaires principaux et de la société des rédacteurs (voir l’infographie que l’OIJM a consacrée au groupe Le Monde).

Ce sera fait ce mer­cre­di 6 mars et Natal­ie Nougayrède devien­dra le neu­vième directeur du « quo­ti­di­en de référence », suc­cé­dant à Erik Izraelewicz, décédé en novem­bre dernier.

La « jour­nal­iste de base », comme elle s’était présen­tée, a obtenu près de 80% des suf­frages de la rédac­tion. Peu con­nue du grand pub­lic, mais égale­ment au sein de la rédac­tion, Natal­ie Nougayrède était, ces dernières années, cor­re­spon­dante du Monde au min­istère des Affaires étrangères.

Son pro­gramme s’inscrit claire­ment dans la con­ti­nu­ité de l’action de son prédécesseur : « qui avait lancé la refonte du jour­nal, le mag­a­zine M et les nou­veaux cahiers heb­do­madaires, le rap­proche­ment des équipes du Monde et du Monde.fr, ain­si que l’impression simul­tanée à Paris et en province ». À tout cela, il faut ajouter le défi du numérique.

L’OJIM lui con­sacr­era très cer­taine­ment un prochain por­trait. Mais, d’ores et déjà, on peut décou­vrir la biogra­phie offi­cielle de la nou­velle patronne du Monde.

Source : Le Monde — crédit pho­to : cap­ture d’écran LeMonde.fr

Bernard Tapie recrute Olivier Mazerolle

C’est Le Parisien qui le révèle : Olivier Mazerolle va être embauché comme directeur de la rédaction de La Provence, par son nouveau propriétaire, Bernard Tapie.

À 70 ans, l’heure de la retraite n’a pas encore son­né pour le jour­nal­iste, qui va donc quit­ter BFMTV, pour pren­dre ses quartiers à Mar­seille.

Cette nom­i­na­tion est, bien enten­due, très com­men­tée. Ain­si, Bruno Roger-Petit, chroniqueur sur Le Plus, du Nou­v­el Obser­va­teur, la juge « triste », qual­i­fi­ant, de façon assez méprisante et très Nou­v­el Obs, Olivi­er Maze­rolle de « tri­bun porte-éten­dard des éruc­ta­tions français­es ten­dance Le Bal­to, en mode “Scrogneugneu ! Qu’est-ce que c’est que ce foutoir ! ».

Pour l’instant, ni Bernard Tapie, ni Olivi­er Maze­rolle n’ont évo­qué publique­ment ce recrute­ment.

Source : Le Parisien — crédit : DR BFMTV

Presse écrite : 5 milliards d’euros de subventions

Le rapport public annuel 2013 de la Cour des comptes publié ces jours-ci estime les aides directes et indirectes accordées à la presse écrite entre 2009 et 2011 à… 5 milliards d’euros !

Au terme des états généraux de la presse con­vo­qués par Nico­las Sarkozy en 2008, un plan d’aide à la presse écrite avait été décidé pour la péri­ode 2009–2011 qui avait con­duit à un dou­ble­ment des dépens­es de l’État en faveur de la presse écrite.

La presse béné­fi­cie en effet d’aides directes : aides à la dif­fu­sion (trans­port postal, portage, réduc­tions de tarif SNCF, etc.), aides au plu­ral­isme, aides à la mod­erni­sa­tion (finance­ment des abon­nements jeunes 18–24 ans, aides aux dif­fuseurs, etc.), développe­ment des ser­vices et des entre­pris­es…

Mais elle béné­fi­cie égale­ment d’aides indi­rectes : sub­ven­tion Poste pour dis­tri­b­u­tion de la presse en zone peu dense, investisse­ment pub­lic­i­taire dépen­sé par l’État, exonéra­tion de charges sociales pour les col­por­teurs, déduc­tion for­faitaire de frais pro­fes­sion­nels de 7600 euros par an pour les jour­nal­istes, etc… et surtout taux « super réduit » !

Les Français l’ignorent le plus sou­vent mais la presse est en effet soumise à un taux de TVA par­ti­c­ulière­ment léger puisqu’il est de… 2,1%. A côté du « taux nor­mal » à 19,6% applic­a­ble à la plu­part des biens et des ser­vices ven­dus, et à côté du « taux réduit » (5,5 ou 7%) réservé aux pro­duits de pre­mière néces­sité, il existe un taux dit « super réduit » à 2,1% dont béné­fi­cient les ventes de presse écrite… mais non les médias présents sur Inter­net, soumis, eux, au taux de 19,6%.

« Sur la péri­ode 2009–2011, le plan d’aide s’est donc traduit par plus de 450 mil­lions d’euros de dépens­es budgé­taires sup­plé­men­taires. En prenant en compte le coût de l’avantage du taux de TVA à 2,1% par rap­port au taux nor­mal de TVA à 19,6%, le total cumulé des aides directes et indi­rectes accordées au secteur de la presse écrite sur cette même péri­ode peut être estimé à 5 mil­liards d’euros », écrit la Cour des comptes sans ambigüité.

Sachant que le chiffre d’affaire glob­al du secteur de la presse est de 9,6 mil­liards par an, soit env­i­ron 30 mil­liards sur trois ans, les aides représen­tent ain­si 18% de ce chiffre d’affaire, ce que Ben­jamin Dor­mann avait du reste déjà cal­culé dans son excel­lent livre Ils ont acheté la presse (Jean Picol­lec, 2012).

Au vu de ce chiffre, la ques­tion qui se pose est la suiv­ante : de quelle marge de lib­erté dis­pose-t-on pour cri­ti­quer celui qui nous nour­rit ? La défi­ance des Français vis-à-vis de la presse, qui ne fait que s’accroître, apporte un élé­ment de réponse…

Crédit pho­to : TouN via Wiki­me­dia (cc)

Marion Le Pen blacklistée par la presse régionale ?

Dans un communiqué de presse publié le 1er mars dernier, Marion Maréchal-Le Pen, députée de la troisième circonscription du Vaucluse, accuse la presse quotidienne régionale de son département, et nommément La Provence et Vaucluse matin, de manque d’objectivité à son égard.

Selon elle, ces jour­naux con­sacrent « très régulière­ment des arti­cles au député UMP de la 5ème cir­con­scrip­tion du Vau­cluse, Julien Aubert, prob­a­ble can­di­dat à la mairie de Car­pen­tras » qui est « con­sulté et inter­rogé qua­si-sys­té­ma­tique­ment sur les grands sujets du départe­ment » et qui « béné­fi­cie d’une cou­ver­ture très large ». A l’inverse, Mar­i­on Maréchal-Le Pen, « égale­ment députée, et donc tout aus­si légitime », ferait l’objet « d’un black-out total dans la presse locale du Vau­cluse depuis plusieurs mois ».

Le député FN cite en exem­ple un arti­cle de La Provence daté du 1er mars présen­tant Julien Aubert comme « l’un des dix députés les plus act­ifs » à l’Assemblée nationale, ce qui selon elle est une manière de voir les choses qui traduit une « mécon­nais­sance du fonc­tion­nement de l’Assemblée nationale ». En effet, tou­jours d’après Mar­i­on Maréchal-Le Pen, Julien Aubert étant « député d’un groupe de 200 élus », il n’a qu’à « cosign­er des textes que d’autres rédi­gent pour en porter les lau­ri­ers » là où elle, « unique députée Front Nation­al » revendique la pater­nité d’un tra­vail de fond menée à l’Assemblée. « Il serait dès lors bon que la presse française fasse preuve de l’objectivité néces­saire dans le traite­ment des élus, en par­ti­c­uli­er en vue des prochaines échéances munic­i­pales, sauf à vouloir à tout prix créer les con­di­tions d’un scrutin déloy­al », con­clut la jeune députée de 24 ans.

Crédit pho­to : Rémi Noy­on via Flickr (cc)

Quand les Femen sont soutenues par les médias…

Mercredi 6 mars, Charlie Hebdo sort un numéro spécial Femen qui propose (« en exclusivité en France ») le manifeste Femen, 4 pages rédigées par les Femen (Femen Hebdo), un entretien avec Inna Shevchenko, la fondatrice du groupuscule exilée en France, mais aussi un article de Jean-Yves Camus intitulé : « La France en retard sur la parité par rapport à l’Afrique » et un autre de Zineb, une « sociologue des religions franco-marocaine » dénonçant « l’escroquerie du féminisme islamique ».

« Un numéro éten­dard à brandir dans les réu­nions de familles, au bureau ou dans la rue, habil­lé ou seins nus, pour com­pren­dre l’esprit Femen et emmerder les machos ! » promet Char­lie Heb­do qui ne révèle pas qui finance le mou­ve­ment.

Mar­di soir à 22h45, France 2 dif­fuse un doc­u­men­taire ori­en­té et com­plaisant (« mil­i­tant ») sur les Femen réal­isé par Car­o­line Fourest et Nadia El Fani, inti­t­ulé « Nos seins, nos armes ». L’organisation catholique tra­di­tion­nal­iste Civ­i­tas, qui dif­fuse sur son blog une pho­to du P-DG de France Télévi­sions aux côtés d’Inna Shevchenko et de Car­o­line Fourest, appelle à faire pres­sion sur la chaîne publique pour qu’elle renonce à le dif­fuser.

Tout ceci pose la ques­tion des rela­tions entre les Femen et cer­tains médias. Le 24 févri­er dernier, quand elles ont ten­té de sauter sur Sil­vio Berlus­coni, les Femen ont pu approcher il Cav­a­liere… grâce à des cartes de jour­nal­iste Asso­ci­at­ed Press. L’OJIM a con­tac­té le bureau ital­ien d’AP qui a affir­mé que les cartes étaient des fauss­es. L’AP n’envisagerait aucune action con­tre le groupe.

Médias : France 3 va lancer le Grand Soir 3

Le 25 mars prochain, Patricia Loison et Louis Laforge présenteront le « Grand Soir 3 », un journal d’information d’une heure qui sera diffusé en début de soirée sur France 3.

« C’est à la fois un pari et un défi, ce sera un jour­nal com­plet et général­iste », a affir­mé Thier­ry Thuil­li­er, le patron de l’information du groupe France Télévi­sions lors d’une con­férence de presse. « Le Grand Soir 3 trait­era de l’actualité chaude et accueillera aus­si débats et échanges afin d’être en pointe sur la diver­sité et les idées », a ajouté Pas­cal Golom­er, directeur de l’information de la chaîne, soulig­nant que ce ne serait pas « un jour­nal ral­longé, ni juste un débat ajouté au jour­nal ».

Le jour­nal va ain­si pass­er de 20 min­utes à 1 heure de pro­gramme. Une grande place sera accordée aux reportages et aux nom­breux sujets d’information provenant de toutes les chaînes de France Télévi­sions. Deux séquences spé­ciales par mois seront con­sacrées aux ques­tions européennes et une à des sujets régionaux. Nou­v­el habil­lage, nou­veau for­mat, nou­veau logo, nou­veau bud­get : « Le Grand Soir 3 » démarre lun­di 25 mars.

Pho­to : Louis Laforge. Crédit : DR France Télévi­sions

La « fête à Obertone » chez Ruquier

Le journaliste Laurent Obertone était l’invité, samedi 2 mars, de l’émission de Ruquier, « On n’est pas couché » pour défendre son livre La France orange mécanique qui connaît actuellement un gros succès de librairie (3ème meilleure vente sur le site Amazon).

Sans sur­prise, il a eu le plateau entier con­tre lui, à l’exception de Nat­acha Polony, plus mesurée dans la cri­tique. Le chroniqueur Aymer­ic Caron était par­ti­c­ulière­ment remon­té con­tre l’auteur et le livre qu’il a qual­i­fié de « man­i­feste raciste bour­ré de haine ». Lau­rent Ruquier, minau­dant comme à son habi­tude, a admis quant à lui que le livre d’Obertone con­te­nait des faits avérés mais s’est ému de ce qu’on ne « con­nais­sait pas » l’auteur et que l’on ne savait pas par con­séquent si on pou­vait « lui faire con­fi­ance », à la dif­férence… d’un Edwy Plenel ! Le comique Mustapha El Atrassi, invité pour la pro­mo­tion de son prochain spec­ta­cle, s’est égale­ment mon­tré hos­tile au livre en rai­son du fait que celui-ci « stig­ma­ti­sait » les immi­grés, tout en recon­nais­sant qu’il ne l’avait pas lu. D’après le site fdes­ouche, un échange aurait été coupé au mon­tage dans lequel Aymer­ic Caron affir­mait à Ober­tone qu’Hitler se récla­mait du dar­win­isme comme lui…

La France Orange mécanique, paru aux édi­tions Ring le 17 jan­vi­er dernier, est en passe de devenir le suc­cès de l’année dans la caté­gorie essai. Le livre défend la thèse de l’ensauvagement de notre pays et de l’explosion de la crim­i­nal­ité, notam­ment du fait de l’immigration mas­sive. Après l’avoir ignoré, les médias ont com­mencé à s’y intéress­er lorsque Marine Le Pen s’est mise à en faire la pro­mo­tion. L’occasion était alors trop belle de réduire l’auteur à un « mil­i­tant poli­tique », ce que l’intéressé nie, se con­sid­érant comme « apoli­tique ». Le site Médi­a­part l’a ain­si accusé d’avoir ani­mé « un blog d’extrême-droite », mais Lau­rent Ober­tone nie égale­ment et attaque en diffama­tion. Enfin, selon le site NDF, la FNAC a récem­ment cen­suré son classe­ment des ventes de livres pour ne pas met­tre en avant le livre… Bref, un bel exem­ple de débat escamoté par les médias pour des raisons idéologiques, ces derniers préférant dia­bolis­er l’auteur plutôt que de dis­cuter ses argu­ments et ses affir­ma­tions.

Crédit pho­to : cap­ture vidéo France 2 via Yoututbe (DR)

Le groupe Revenu multimédia vend Air & Cosmos

Le groupe indépendant Revenu multimédia, éditeur des magazines Le Revenu, spécialisé dans l’information patrimoniale et boursière, et Air & Cosmos, dédié à l’aéronautique et à la défense, s’est résigné à mettre en vente ce dernier.

Le groupe a en effet enreg­istré 1,5 mil­lion d’euros de pertes l’an dernier. Après plusieurs ten­ta­tives infructueuses de son prési­dent, Robert Mon­teux, de ven­dre Revenu Mul­ti­mé­dia, il s’est décidé à se sépar­er de sa “pépite” : Air & Cos­mos, un men­su­el qui réalise un chiffre d’affaires de 5 mil­lions d’euros avec un taux de marge supérieure à 10%.

Source : La Let­tre de l’Expansion — Crédit pho­to : cap­ture d’écran site Air et Cos­mos

PSG-OM : Quand L’Équipe joue un double jeu

Comment vendre son journal à deux types de lectorat différents pour un contenu identique ? Le journal L’Équipe a trouvé la solution.

Après la vic­toire du Paris Saint-Ger­main sur l’Olympique de Mar­seille ce dimanche, L’Équipe titrait, pour ses jour­naux mis en vente dans la cap­i­tale : « Paris met l’OM à genoux ». Pour ceux ven­dus à Mar­seille, la Une est légère­ment plus douce : « Mar­seille méri­tait mieux ». Si le con­tenu du jour­nal est iden­tique, c’est bel et bien deux Unes dif­férentes qui se sont retrou­vées à Paris et à Mar­seille le lende­main de la ren­con­tre. On recense même une ver­sion lyon­naise, met­tant en avant un tout autre sujet : la vic­toire de l’Olympique Lyon­nais.

Pour Fab­rice Jouhaud, le directeur des rédac­tions du quo­ti­di­en sportif, il n’y a aucun prob­lème, ce procédé étant même util­isé couram­ment, « dès que l’actualité sportive s’y prête » explique-t-il à Arrêt sur Images. Mais Daniel Schnei­der­mann ne l’entend pas de cette oreille : « Ces deux manchettes n’ont pas pour fonc­tion d’informer, mais de plaire, de con­sol­er, d’offrir au lecteur exacte­ment la caresse qu’il attend. Imag­ine-t-on, après une même manif, une même grève, le même jour­nal titr­er, selon les kiosques et les quartiers, sur son suc­cès ou son échec ? Le même jour­nal soutenir ou canon­ner la même réforme gou­verne­men­tale, en fonc­tion des points de vente ? »

L’objectif est donc clair pour L’Équipe : ven­dre plus à tout prix… et en dépit de toute déon­tolo­gie.

Crédit pho­to : DR

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Qui a dit…

« Nous sommes tous des tox­i­co­manes numériques. La tech­nolo­gie nous per­met de faire des choses incroy­ables, mais elle a aus­si provo­qué une accéléra­tion dans nos vies qui n’est pas ten­able. Nous sommes sous le con­trôle de ces objets alors que c’est nous qui devri­ons les con­trôler. »

Pour le découvrir, cliquez ici