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Pub­lié le 2 septembre 2019 | Éti­quettes : ,

France-Soir en grève

Du 30 août à ce lundi 2 septembre au matin, la rédaction de France-Soir s'est mise en grève afin réagir à "une forte dégradation des conditions de travail et du dialogue social". Nous reprenons un interview de Putsch avec certains journalistes de France-Soir.

Un mouvement de grève touche France Soir depuis ce vendredi 30 août. Et le communiqué de presse indique que les « perspectives d’évolutions particulièrement inquiétantes quant à la préservations des missions journalistiques des équipes ». Pouvez-vous nous en dire plus ?

Nous sommes en lutte notamment pour la préservation de notre mission d’information, sans ambiguïté et en toute indépendance. Le journalisme évolue, mais ce ne doit pas se faire en reniant ses fondements. Le groupe qui détient France-Soir a des activités commerciales…

France Soir en grève

Est-ce que les pressions que vous dénoncez dans ce même communiqué sont liées à ces perspectives voulues par la direction ? En somme, la ligne éditoriale est-elle menacée à court et moyen terme ?

Les pressions de la direction consistent en des menaces de licenciement ou poursuites pour des fautes imaginaires, mais aussi une pression quotidienne insidieuse. La direction ne souffre tout simplement aucun dialogue social alors que des sujets cruciaux sont soulevés: égalité salariale, application de la législation (sur la convention collective par exemple), conditions de travail dégradées par les départs…

« Les pressions de la direction consistent en des menaces de licenciement ou poursuites pour des fautes imaginaires, mais aussi une pression quotidienne insidieuse »

Communiqué de presse du groupe France soir du 30 décembre 2018 et du 5 février 2019

Le conflit provient de la création au sein de France Soir d’une société de rédacteurs. Pourquoi dans un premier temps, avoir créée cette société de rédacteurs ? Et en quoi déplaît-elle à la direction ?

Suite à la création de la société des rédacteurs, une association loi 1901 classique chez des journalistes, la direction a demandé des explications. Nous les avons fournies. Malgré cela, la direction a exigé des salariés la fermeture de cette association sous peine de « fermer la boîte ».

La suite sur : putsch.media

Voir également un article sur le traitement militant de certaines informations parues dans France-soir

Agression homophobe en Vendée : Pierre Plottu et le journalisme militant

Puisque vous êtes là, une minute d’attention s’il vous plaît…

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Claude Chollet
Président de l'Ojim

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