Devinette de la fête des rois
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Le groupe Impact médecine en liquidation judiciaire

Alors qu’il avait déposé son bilan en mai dernier pour un endettement d’environ 10 millions d’euros, le groupe Impact médecine a été placé jeudi 6 décembre en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Paris, annonce PresseNews.

Le groupe, qui édi­tait 12 titres dont les heb­do­madaires Impact médecin et Impact phar­ma­cien, va donc voir ses 48 salariés et 24 pigistes licen­ciés dans les prochains jours. Une offre du fonds d’investissement Bio­me­ca, pro­posant de con­serv­er 10 salariés et une dizaine de mil­liers d’euros d’actifs, avait précédem­ment été rejetée par le juge com­mis­saire.

Une affaire révéla­trice de la crise que vit actuelle­ment la presse médi­cale, notam­ment suite au scan­dale du Médi­a­tor qui avait beau­coup impacté les com­man­des pub­lic­i­taires des lab­o­ra­toires. Le groupe Impact médecine est le sec­ond acteur du secteur der­rière Pro­fes­sion San­té qui annonce, de son côté, devoir se sépar­er de 20 salariés sur les 90 que compte son effec­tif.

Crédit pho­to : Impact médecine

Michel Naudy, mort d’un journaliste embarrassant

Âgé de 60 ans Michel Naudy a été retrouvé mort à son domicile. Il s’est sans doute suicidé. Michel Naudy apparaît de manière remarquable dans le documentaire « Les Nouveaux chiens de garde », où il défend avec talent ses convictions communistes.

Créa­teur de l’excellente (donc sup­primée rapi­de­ment) émis­sion « Droit de regard » en 1995 sur la cri­tique télévi­suelle, il avait ensuite été mis au plac­ard, selon les tra­di­tions de France Télévi­sions. Le groupe n’a d’ailleurs à ce jour pas eu un mot pour lui à l’antenne.

Plac­ardisé, il était heureuse­ment demeuré salarié du groupe. Mais osons la ques­tion qui fâche : si Michel Naudy, au lieu d’appartenir à l’extrême gauche com­mu­niste, avait appartenu à l’extrême droite pop­uliste, aurait-il seule­ment con­servé son salaire ?

In memo­ri­am.

Source : Lau­re Daussy le 06/12/2012. Crédit pho­to : cap­ture d’écran vidéo INA.fr

Tablette contre abonnement : une formule qui marche

Le 26 novembre dernier, le groupe de presse belge Rossel lançait une offre d’un nouveau genre : une tablette numérique offerte pour la souscription à un abonnement de deux ans à son journal Le Soir (ou aux journaux régionaux comme La Meuse ou Capitale).

Selon le pre­mier bilan tiré par le groupe, l’offre a très bien fonc­tion­né. Plus d’un mil­li­er d’abonnements en une semaine ! « Nous avons prof­ité de la prox­im­ité des fêtes de fin d’année, mais c’est une opéra­tion qui va dur­er un an », a indiqué Fred Hurk­mans, directeur mar­ket­ing. En gros, Rossel pro­pose d’offrir une tablette Sam­sung pour un abon­nement de deux ans à son jour­nal, édi­tion numérique mais avec pos­si­bil­ité de recevoir le jour­nal papi­er du week-end. L’offre varie de 23 à 41 euros par mois selon la tablette, ce qui fait dire à M. Hurk­mans que « la tablette est qua­si­ment gra­tu­ite ».

Bien-sûr, il s’agit surtout pour le directeur de prévoir l’avenir numérique de la presse. « Pour nous, c’est un posi­tion­nement stratégique sur le long terme. Rossel a beau­coup investi dans le numérique. Nous voulons pro­pos­er une autre expéri­ence de lec­ture, dans un pays où beau­coup de gens sont encore attachés à la lec­ture papi­er », a-t-il déclaré.

Out­re-manche, The Times pro­pose égale­ment une tablette Android Nexus 7 pour 61 euros à con­di­tion d’un abon­nement de 18 mois au jour­nal au prix de 21 euros par mois. En France, seul le quo­ti­di­en économique Les Échos sem­ble en passe de lancer une telle offre prochaine­ment.

Crédit pho­to : Stratageme.com via Flickr (cc)

Rémy Pflimlin recadre les producteurs indépendants

Avec son projet de « Grand Soir 3 » calqué sur le « 12/13 » et le « 19/20 » pour 2013, Remy Pflimlin s’est attiré les foudres des producteurs indépendants.

En effet, ce pro­jet présen­té par le directeur de France Télévi­sions se ferait aux dépens du sec­ond film du jeu­di soir. « Quelques semaines après des attaques répétées sur les investisse­ments dans la créa­tion, c’est main­tenant l’exposition des œuvres qui est visée. Ce ne sont pas les promess­es vagues sur le redé­ploiement de la case du lun­di soir qui pour­ront calmer la mon­tée de la colère du monde de la créa­tion et mod­i­fi­er l’impression désas­treuse d’un pas­sage en force provo­qué par les déci­sions du prési­dent de France Télévi­sions », a protesté le Syn­di­cat de pro­duc­teurs Indépen­dants (SPI).

Et le prin­ci­pal accusé de se défendre : « Alors que des emplois directs et indi­rects sont en ques­tion, et que je dois pren­dre des déci­sions lour­des de con­séquences pour nos chaînes, qual­i­fi­er celles-ci de jeu est inac­cept­able et irre­spon­s­able. Notre pays tra­verse une crise d’une rare ampleur, qui touche tous les Français et implique que les entre­pris­es publiques con­tribuent le plus pos­si­ble à l’effort de redresse­ment des comptes publics. Pour ma part, j’ai résol­u­ment engagé France Télévi­sions dans ce chemin, après avoir porté les engage­ments du groupe dans la créa­tion à un niveau inédit, soit 480 mil­lions d’euros. »

Alors qu’il doit pren­dre en compte les économies que France Télévi­sions va devoir réalis­er, Rémy Pflim­lin déclare s’être « engagé à préserv­er en 2013 l’essentiel de nos investisse­ments dans les pro­grammes de créa­tion audio­vi­suelle et ciné­matographique, et même la total­ité de ce qui était prévu dans le doc­u­men­taire. Alors que la représen­ta­tion nationale envis­age, mal­gré la sit­u­a­tion économique, de deman­der aux Français une con­tri­bu­tion sup­plé­men­taire à l’audiovisuel pub­lic , les représen­tants des pro­duc­teurs seraient mieux inspirés de dépass­er leurs intérêts par­ti­c­uliers au prof­it de l’intérêt général ».

Le SPI, qui déplo­rait « l’absence de dia­logue », a désor­mais sa réponse. La ques­tion sera tranchée prochaine­ment avec le min­istère de la Cul­ture.

Crédit pho­to : jean-louis zim­mer­mann via Flickr (cc)

Des députés PS en appellent à l’état pour sauver Sipa News

Lâchée par ses actionnaires, Sipa News joue actuellement sa survie. Des députés du Parti Socialiste, à l’initiative d’Anne-Yvonne Le Dain, députée de l’Hérault et vice-Présidente de la Région Languedoc-Roussillon, se sont mobilisés pour sauver l’agence de presse française.

Dans une let­tre remise jeu­di 6 novem­bre 2012 à la min­istre de la Cul­ture, Aurélie Fil­ipet­ti, cette poignée de députés PS demande à ce que « l’État accom­pa­gne cette agence par de la com­mande publique, comme il le fait pour l’AFP à hau­teur de 120 mil­lions d’euros par an, soit 40% des recettes de l’agence his­torique ». Pour­tant, seul 2% de cette somme serait néces­saire au sauve­tage de l’agence, note Téléra­ma. « Députés PS, nous sommes déter­minés à ne pas laiss­er Sipa News dis­paraitre. Nous pré­parons des ini­tia­tives avec mes col­lègues » a renchérit Anne-Yvonne Le Dain sur son compte Twit­ter.

Crédit pho­to : chicoluz via Flickr (cc)

Le CSA se prépare à l’arrivée de la télé connectée

La télé connectée arrivant à grand pas, le CSA s’est creusé les méninges durant dix mois et publie ce mercredi 5 décembre 2012 14 propositions visant à encadrer ce nouveau service.

« Il ne s’agit pas de gên­er la télévi­sion con­nec­tée, qui per­met d’élargir l’offre d’images. Au con­traire, il faut créer un obser­va­toire qui per­me­t­tra de mieux éval­uer son évo­lu­tion sta­tis­tique mais aus­si les con­tenus que les téléspec­ta­teurs priv­ilégient et ain­si mieux adapter nos out­ils de régu­la­tion », a expliqué Michel Boy­on, prési­dent du Con­seil Supérieur de l’Audiovisuel, dont la mis­sion est surtout d’éviter un choc frontal entre les chaînes tra­di­tion­nelles et Inter­net.

Dans les mesures pré­con­isées, la ques­tion de la pub­lic­ité se pose égale­ment. Com­ment la con­trôler, fix­er sa durée, réguler la libre dif­fu­sion des œuvres ? Le CSA veut « adopter des mesures fis­cales visant à lim­iter les déséquili­bres con­cur­ren­tiels avec les nou­veaux acteurs et à péren­nis­er les effets des mécan­ismes de finance­ment de la créa­tion ». « Cette réflex­ion devra pren­dre en compte le fait que cer­tains d’entre eux sont étab­lis en dehors de nos fron­tières et donc échap­pent à notre lég­is­la­tion. Nul ne fera l’économie d’une réflex­ion au niveau européen », a estimé Emmanuel Gabla qui compte par­mi les sages du con­seil.

Crédit pho­to : Jim.henderson via Wiki­me­dia (cc)

Nouveau scandale à la BBC

Après l’affaire Jimmy Savile, un nouveau scandale vient d’éclater à la BBC. C’est au tour de Stuart Hall, 82 ans, commentateur de football sur la BBC Radio 5, d’être rattrapé par la justice.

Les faits remon­teraient aux années 70 et 80, pré­cisé­ment entre 1974 et 1984. Le présen­ta­teur de l’équivalent anglais d’Interville est accusé d’attentat à la pudeur sur une fil­lette et deux ado­les­centes de 9 à 16 ans. Il a été arrêté à son domi­cile de Wilm­slow, près de Man­ches­ter, ce mer­cre­di 5 décem­bre 2012, a indiqué la police. De son côté, la BBC a fait savoir qu’ « en rai­son de la nature très grave des incul­pa­tions, Stu­art Hall ne tra­vaillera pas à la BBC le temps de l’enquête de la police ».

Crédit pho­to : chief­moam­ba via Flickr (cc)

Dépenses pub en hausse en 2013

Selon ZenithOptimédia (ZO), les dépenses publicitaires mondiales vont augmenter de 4,1% en 2013 pour atteindre 518 milliards de dollars.

C’est plus qu’en 2012, (+3,3%), mais moins que ce qui était espéré fin 2011 où ZO tablait alors sur une aug­men­ta­tion de 5,3%. Une hausse essen­tielle­ment due aux marchés en développe­ment (+8%) qui com­pensent la morosité des marchés dévelop­pés. Ceux ci s’en tirent avec un petit +2% même si la sit­u­a­tion est plus diverse qu’elle n’y paraît : +3,5% en Amérique du Nord, +0,2% en Europe de l’Ouest dont -4% dans le groupe Espagne-Grèce-Irlande-Ital­ie-Por­tu­gal, etc.

La France ver­rait les dépens­es pub­lic­i­taires reculer de 1,4% (en octo­bre, ZO prévoy­ait une hausse de 0,4%) mais l’indicateur devrait rede­venir vert en 2014 (+0,3%) et en 2015 (+1,1%). Entre 2012 et 2015, l’évolution ne sera pas la même selon les médias : la presse écrite va boire le bouil­lon (-5% pour les jour­naux en 2013, -2,6% en 2014, -2,6% en 2015, -4,4% pour les mag­a­zines en 2013, -3,2% en 2014, -2,4% en 2015) et la télévi­sion va devoir se ser­rer la cein­ture – alors même que, à cause de la TNT gra­tu­ite, de plus en plus de chaîne se parta­gent le gâteau (-2,7% en 2013, -1% en 2014, 0% en 2015). Au con­traire, le ciné­ma va retrou­ver le sourire (-3% en 2013, +2% en 2014, +4% en 2015), la radio aus­si (0% en 2013, +0,5% en 2014, +1% en 2015) et Inter­net va con­tin­uer de croître à grande vitesse (+4,9% en 2013, +5,8% en 2014, +6,2% en 2015).

À ce rythme-là, la part de marché de la télévi­sion passera de 33,6% en 2012 à 32,4% en 2015, celle de la presse de 24,7% à 22,3% et celle d’Internet de 20,9% à 24,6%.

Crédit photo : DR.

France Télévisions s’applique la rigueur

Selon Rémy Pflimlin, président-directeur général de France Télévisions (France 2, France 3, France 4, France 5 et France Ô), le groupe est contraint de réaliser 130 millions d’euros d’économies en 2013. En cause : la baisse de 85 millions d’euros de la dotation de l’État et le recul des recettes publicitaires.

Les deux prin­ci­pales chaînes du groupe ne sont pas épargnées. France 2 doit économiser 30 mil­lions d’euros sur la grille 2013, dont le mon­tant ne pour­ra pas dépass­er les 514 mil­lions d’euros au lieu des 545 demandés par la chaîne, hors sport et hors infor­ma­tion. Si la dota­tion sem­ble, même ain­si, tou­jours supérieure aux 510 mil­lions de 2012, cette pro­gres­sion est en trompe-l’œil. En effet, en 2012, entre les élec­tions et les JO, 16 pre­mières par­ties de soirée avaient été financées par le ser­vice des sports ou par la direc­tion de l’information du groupe. En 2013, France 2 aura ain­si 16 prime de plus à financer sur son pro­pre bud­get. Les économies seront recher­chées en rené­go­ciant avec les pro­duc­teurs pour les émis­sions dites « de flux » (émis­sions pro­duites au gré des goûts du pub­lic, jeux, plateaux, météo… qui ne sont dif­fusées qu’une seule fois, par oppo­si­tion aux émis­sions « de stock » qui vont con­stituer un pat­ri­moine de l’image) et en opti­misant le stock de pro­grammes de la chaîne, au moyen de red­if­fu­sions notam­ment.

Côté France 3, c’est sur les deux­ièmes par­ties de soirée que se con­cen­tre l’essentiel des change­ments. Le « Soir 3 » est allongé à une heure, sur le for­mat du « 12/13 » et du « 19/20 ». Les émis­sions qui le précé­daient ou lui suc­cé­daient sont cham­boulées. Par exem­ple, « Ce soir (ou jamais !) » de Frédéric Tad­déi sera trans­féré sur France 2, à la place de l’émission de Bruce Tou­s­saint qui est pure­ment et sim­ple­ment dépro­gram­mée, de même que « L’ombre d’un doute », l’émission d’histoire dif­fusée un mer­cre­di sur deux en deux­ième par­tie de soirée sur France 3. Objec­tif : économiser 10 mil­lions d’euros.

La ques­tion en sus­pens est à présent de savoir quel impact cette rigueur aura sur la qual­ité de la pro­gram­ma­tion.

Crédit pho­to : jean-louis zim­mer­mann via Flickr (cc)

Audiovisuel : le Japon mise sur la redevance

Alors qu’en France le débat bat son plein autour du financement de France Télévisions, le groupe de l’audiovisuel public japonais NHK a présenté dans un rapport d’activité son modèle économique, financé exclusivement par la redevance.

Pour NHK, le sys­tème de rede­vance per­met l’indépendance finan­cière par rap­port au « gou­verne­ment et aux organ­i­sa­tions privées ». C’est ain­si que le groupe a tiré 97% de son bud­get 2012 de cette ressource – 5,8 mil­liards d’euros sur 6 mil­liards (649 mil­liards de yens), le reste provenant de revenus financiers divers. Au Japon, la rede­vance annuelle est fixée à 127 euros TTC pour la récep­tion hertzi­enne et à 224 euros TTC pour la récep­tion satel­li­taire.

Le prob­lème du finance­ment de France Télévi­sions et de la dif­fu­sion de la pub­lic­ité sur les chaînes publiques est revenu sur le devant de la scène française ces derniers jours. Au pays du soleil lev­ant, la ques­tion ne se pose pas : la pub­lic­ité est pro­scrite sur les chaînes et sta­tions publiques, et son sys­tème de rede­vance, comme on a pu l’observer, se porte plutôt bien.

Pho­to : NHK Broad­cast­ing Cent. Crédit : J o via Wiki­me­dia (cc)

« Un changement de journalisme est inévitable »

Les internautes ne remplaceront pas les journalistes : telle est une des conclusions d’une étude du Tow Center for Digital Journalism, de l’université de Columbia (États-Unis), présentée le 27 novembre dernier, sous le titre : « le journalisme post-industriel. S’adapter au présent ».

Les trois auteurs, Emi­ly Bell, direc­trice du cen­tre de recherche, C.W. Ander­son et Clay Shirky, com­men­cent par un con­stat : « il est impos­si­ble de préserv­er ou de rétablir une forme de jour­nal­isme, sem­blable à celui des cinquante dernières années ». Avec l’explosion de l’information et le développe­ment des réseaux soci­aux, « un change­ment de jour­nal­isme est inévitable ».

En effet, « pour beau­coup d’événements impor­tants, il est de plus en plus prob­a­ble que l’information brute soit pro­duite par un net-citoyen et non par un jour­nal­iste pro­fes­sion­nel », esti­ment ces trois ana­lystes.

Cepen­dant, con­tin­u­ent-ils, « le jour­nal­iste n’a pas été rem­placé. Il a été déplacé, plus haut dans la chaîne édi­to­ri­ale, quit­tant son rôle ini­tial d’observateur pour un rôle de véri­fi­ca­tion et d’interprétation, don­nant du sens aux textes, aux sons et aux vidéos brutes, pro­duites par le pub­lic ».

Et les auteurs de cette étude d’appeler les écoles de jour­nal­isme à pren­dre en compte cette évo­lu­tion et à mod­i­fi­er leurs for­ma­tions, parce qu’il y a «une place pour l’analyse minu­tieuse et détail­lée, faite par des ini­tiés ».

Source : Tow Cen­ter for Dig­i­tal Jour­nal­ism. Crédit pho­to : cap­ture d’écran towcenter.org

Un guichet de départs volontaires à La Tribune

Moins d’un an après sa disparition des kiosques au prix de 111 licenciements au profit d’une édition en ligne actualisée quotidiennement, malgré le lancement en avril d’un hebdomadaire papier dont la formule a été revue à la rentrée et davantage axée sur les régions, France Économie Régions (FER), le propriétaire de La Tribune avec Hi-Media, a annoncé ce jeudi qu’il allait ouvrir un guichet de départs volontaires en janvier 2013.

Il portera sur 40% de son effec­tif (26 jour­nal­istes), soit une dizaine de per­son­nes. La faute à un pla­fon­nement de l’audience de LaTribune.fr (1,8 mil­lion de vis­i­teurs uniques en octo­bre 2012 selon Médiamétrie/NetRatings con­tre 2 mil­lions en mars. On est loin des 3,5 mil­lions de vis­i­teurs uniques prévus pour fin 2013…) mais aus­si au fait que l’hebdomadaire peine à trou­ver son pub­lic.

Selon Press­News, il s’écoulerait en moyenne à 5 000 exem­plaires en kiosques chaque semaine, alors que la direc­tion tablait sur 25 à 30 000 ventes lors de son lance­ment. Dans son com­mu­niqué, FER préfère citer les chiffres de l’OJD (2,8 mil­lions de vis­i­teurs et 4,8 mil­lions de vis­ites en octo­bre 2012) et affirme que l’hebdomadaire est à l’équilibre. Reste que « La Tri­bune a besoin de nou­veaux investis­seurs pour com­pléter un tour de table d’environ deux mil­lions d’euros »…

Crédit pho­to : cap­ture d’écran LaTribune.fr

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Qui a dit…

« Qu’est-ce qu’on va faire en Libye ? Qu’est-ce qu’on est allé faire en Afghanistan ? Qu’est-ce qu’on voudrait faire en Syrie ? Qu’est-ce qu’on va faire sinon défendre la supéri­or­ité de nos valeurs ? (…) On y va avec un cer­tain nom­bre de valeurs : de démoc­ra­tie, de droits de la femme, de l’homme (…) Si nous faisons ça c’est que nous avons le sen­ti­ment – à tort ou à rai­son, on peut en dis­cuter – que nous avons des valeurs de civil­i­sa­tion qui sont supérieures à cer­taines autres. Et du point de vue des droits de l’Homme, je le pense. »

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