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Rentrée de l’Observatoire du journalisme (Ojim)

Après trois semaines de sélec­tion des arti­cles les plus sig­ni­fi­cat­ifs du semes­tre, l’Ojim reprend son rythme de croisière le 20 août. Des por­traits mis à jour, des info­gra­phies revues, des dossiers sur les nou­velles cen­sures des réseaux soci­aux et d’autres nou­veautés à venir dans un site rafraîchi, plus rapi­de, plus lis­i­ble.

L’Ojim est gra­tu­it mais a un coût d’un peu plus de 2000 € par mois. Pour boucler la ren­trée nous avons besoin de 8000 € une petite somme pour les ser­vices ren­dus. Si vous voulez assur­er notre indépen­dance et notre péren­nité, vous pou­vez faire un don ici.

Libération au régime sec ou pire ?

Depuis 2006 le quo­ti­di­en parisien Libéra­tion vit sous le régime d’une procé­dure de sauve­g­arde. Bruno Ledoux (Fon­cière Col­bert), pro­prié­taire des locaux de Libéra­tion rue Bel­langer a déjà ver­sé plus de 5 mil­lions d’euros sans pour autant pou­voir ren­tr­er dans la hold­ing de tête qui coiffe le jour­nal. Libéra­tion ne survit que grâce aux aides de l’État à la presse qui dépassent les 6 mil­lions d’euros par an, encore ces aides n’incluent elles pas les aides indi­rectes (détax­a­tion du papi­er, aide au portage etc). Édouard de Roth­schild sem­ble un peu fatigué de sa danseuse de presse.

Alors qui vien­dra au sec­ours du quo­ti­di­en ? Matthieu Pigasse déjà action­naire du Monde ? Un cheva­lier blanc ? Bernard Tapie ? Ou l’État par des aban­dons de créances sociales ? Les nuages s’amoncellent sur la tête de Nico­las Demor­and dont la « une » sur Bernard Arnault n’a pas fait l’unanimité sans compter les grèves à répéti­tion du dis­trib­u­teur Presstal­is dont le sort n’est tou­jours pas réglé.

Les Échos passent au paiement à la demande sur Internet

La presse quo­ti­di­enne française va mal. Entre la baisse du lec­torat, la baisse con­comi­tante de la pub­lic­ité, l’équilibre entre for­mat papi­er et for­mat toile, les quo­ti­di­ens sont à la recherche d’un nou­veau mod­èle économique. La presse économique quo­ti­di­enne ne fait pas excep­tion. Mal­gré la dis­pari­tion de la ver­sion papi­er de La Tri­bune, Les Échos con­tin­u­ent d’être dans le rouge même si la perte sera moin­dre en 2012 qu’en 2011. Après le New York Times, Les Échos ten­tent le web payant. Une for­mule à la demande mari­ant arti­cles gra­tu­its avec un pla­fond puis un abon­nement au-delà du pla­fond. Le quo­ti­di­en a déjà sup­primé 55 postes en 2012 (dont 15 jour­nal­istes) dans le cadre d’un plan de départs volon­taires plus 25 rup­tures con­ven­tion­nelles.

Source : Jean-Marie Charon, 6ème Assis­es du jour­nal­isme, Poitiers, 3 octo­bre 2012

Saut de Baumgartner : la naissance de la télé sur Internet ?

Après le mariage princi­er entre Kate et William, la vidéo de l’exploit sportif et sci­en­tifique de Félix Baum­gart­ner a été suiv­ie en direct sur le site de partage de vidéos YouTube, et abon­dam­ment com­men­tée sur les réseaux soci­aux comme Twit­ter et Face­book. Cet ancien para­chutiste de l’armée autrichi­enne voulait bat­tre le record du plus haut saut en para­chute et dépass­er la vitesse du son en chute libre.

L’événement a été dif­fusé en dif­féré de 20 sec­on­des, pour per­me­t­tre d’en stop­per la dif­fu­sion en cas d’accident. La planète retient son souf­fle : Baum­gart­ner ouvre le hublot de son bal­lon, s’avance sur le marchep­ied par une tem­péra­ture de -45°, procède aux ultimes véri­fi­ca­tions, et se jette dans le vide d’une alti­tude de 39 km. Neuf min­utes plus tard, il se pose, ayant atteint tous ses objec­tifs : record du plus haut saut en para­chute du monde, à 39 045 mètres d’altitude, record de chute libre avec 36 529 mètres, et dépasse­ment du mur du son durant sa chute !

Au même instant, Youtube compt­abilise plus de 8 mil­lions de spec­ta­teurs : le suc­cès est total pour le site, et sa stratégie de télévi­sion par Inter­net validée.

Une cen­taine de télés par Inter­net exis­tent déjà aux États-Unis, qui atteignent les audi­ences des petites chaînes du câble. Youtube entend bien pour­suiv­re sur sa lancée en Europe, avec bien­tôt 30 chaînes par Inter­net qui con­cur­renceront la télévi­sion clas­sique, sur les smart­phones, tablettes, ordi­na­teurs, ain­si que sur la TV con­nec­tée qui arrive pro­gres­sive­ment dans les foy­ers.

Le pari est sim­ple : trans­former les spec­ta­teurs des 2 mil­liards de vidéos vues chaque jour sur Youtube en cibles pub­lic­i­taires.

Un média suisse résiste à François Hollande

C’est sans doute le suc­cès inter­na­tion­al du por­tail d’informations Romandie.com qui a poussé l’Élysée à deman­der la mod­i­fi­ca­tion d’un arti­cle con­sacré à la porte-parole du gou­verne­ment français, Najat Val­laud-Belka­cem, celle-ci ayant déclaré que l’ancien pre­mier min­istre François Fil­lon avait lais­sé les finances français­es “en état de fail­lite aggravée”.

La dif­fu­sion de cette déc­la­ra­tion mal­heureuse, et le com­men­taire de Romandie.com évo­quant les dif­fi­cultés de la France à défendre sa nota­tion « Triple A », sem­blent avoir inquiété les hautes sphères de l’État français, au point de déclencher ces coups de fil élyséens qu’on pen­sait d’un autre temps…

Attaché à sa lib­erté, un trait typ­ique des suiss­es, Ste­fan Ren­ninger n’a pas cédé aux pres­sions pour­tant répétées et a lais­sé cette « brève » sur Romandie.com.

Romandie.com, por­tail d’informations créé en 1995 par Ste­fan Ren­ninger, est devenu une source d’information com­pa­ra­ble aux agences de presse fran­coph­o­nes les plus con­nues.

Ce suisse de 42 ans, que ses études à HEC Genève des­ti­naient à une car­rière clas­sique dans la banque ou la finance, a trou­vé sa voie dans les bal­bu­tiements d’Internet en 1995 ; il perçoit le poten­tiel de lib­erté totale que promet ce nou­v­el out­il, et suiv­ant son instinct, plonge dans cette jun­gle encore inex­plorée.

La clé de son suc­cès est d’avoir déposé un nom con­nu de tous autour de lui, puisqu’il s’agissait de celui de sa région : l’intérêt fut immé­di­at chez les inter­nautes locaux, puis l’ajout d’actualités nationales et inter­na­tionales don­neront à son por­tail d’informations une audi­ence con­sid­érable.

Le JT de TF1 à la peine

53.000 euros. C’est le prix d’un spot de 30 sec­on­des dif­fusé après le JT de TF1, d’après une enquête du mag­a­zine Cap­i­tal con­sacré aux dif­fi­cultés du « 20 Heures » de la Une. Or le même spot était fac­turé 64.000 euros en 2008. Alors même que le coût du « 20 Heures » a aug­men­té, les pub­lic­ités qui le suiv­ent ne génèrent plus que 5% des recettes de la chaîne con­tre 7% il y a un an.

Com­ment en est-on arrivé là ? Plus que dans le cast­ing, le prob­lème réside dans la for­mule du JT, peu intéres­sante, voire ennuyeuse, pour des téléspec­ta­teurs qui, pour 95% d’entre eux, sont déjà au courant des nou­velles du jour quand ils allu­ment leur téléviseur pour le « 20 Heures ». Bref, le prob­lème de fond est une absence de direc­tion et de vision stratégique. Résul­tat : des départs volon­taires de jour­nal­istes et une « opéra­tion fit­ness » des­tinée à dégraiss­er la chaîne d’une cen­taine de postes, toutes choses qui pour­raient bien aggraver encore la sit­u­a­tion.

Source : Cap­i­tal, octo­bre 2012, Emmanuelle Andreani et Marc Endeweld

Un journaliste de « droite » nommé par Hollande

Le jour­nal­iste François Bachy a quit­té TF1, dont il dirigeait le ser­vice poli­tique, pour la direc­tion de la com­mu­ni­ca­tion de la Caisse des dépôts et consigna­tions. Ce jour­nal­iste ayant fait toute sa car­rière à TF1, et reçu l’Ordre nation­al du Mérite des mains de Chirac, sa nom­i­na­tion peut sur­pren­dre. Mais cet homme réputé de « droite », pressen­ti pour faire par­tie de l’équipe Sarkozy en 2007, a toute l’amitié de Valérie Tri­er­weil­er, et la con­fi­ance de François Hol­lande dont il fut le biographe.

Les recyclées de D8

Ce pour­rait être “le Club des cinq le retour” ou “Femmes en dif­fi­culté recherchent vis­i­bil­ité hon­or­able.” D8 recy­cle les anci­ennes gloires au chô­mage comme la pétu­lante Rose­lyne Bach­e­lot (retraite d’ancien min­istre et d’ancien député, n’envoyez pas de dons), la belle Lau­rence Fer­rari (exilée des sun­lights de TF1) ou par­fois un peu chahutées comme la douce Audrey Pul­var (mais si, vous savez, la femme de…) et d’autres moins con­nues. Le mag­a­zine Ragemag salue cette œuvre de char­ité en ter­mes choi­sis.

Les quotidiens écossais en phase terminale ?

Le quo­ti­di­en écos­sais « de référence » – The Scots­man, basé à Édim­bourg – a rehaussé son prix de vente pour la deux­ième fois cette année. De 85 pence l’an dernier, le prix est passé à 1 livre en jan­vi­er, puis à 1,10 livres ce mois-ci.

Cette déci­sion, que d’aucuns qual­i­fient de sui­cidaire, a été prise pour ten­ter de com­penser le déclin con­stant des ventes du jour­nal – un déclin qui n’a été briève­ment stop­pé qu’à l’occasion des Jeux Olympiques de Lon­dres. Une étude toute récente a révélé que le site du jour­nal avait désor­mais plus de lecteurs que le jour­nal papi­er.

La sit­u­a­tion n’est guère meilleure à 50 miles de là, à Glas­gow. Le Her­ald, fondé en 1783, ce qui en fait un des plus vieux quo­ti­di­ens de Grande-Bre­tagne, est égale­ment men­acé. Plus que la survie immé­di­ate de ces titres phares de la vie écos­saise, ce qui est en cause c’est leur capac­ité à tenir leur rang auprès des grands titres lon­doniens, tout en cou­vrant les affaires écos­sais­es de manière appro­fondie. Un para­doxe à l’heure où l’Écosse a con­fir­mé son choix de met­tre à sa tête le leader du Scot­tish Nation­al Par­ty et où la ques­tion de l’indépendance est évo­quée de plus en plus ouverte­ment.

Source : holdthefrontpage.co.uk

La presse pleure, la presse rit

La presse est une indus­trie cul­turelle mar­ginale ? Faux. Elle représente 5% du CA du secteur ter­ti­aire avec 9,7 mil­liards d’euros, devant la télévi­sion (8,8 Md€).

La presse vit de moins en moins de sa dif­fu­sion ? Le CA des ventes de con­tenus est qua­si­ment sta­ble sur 10 ans (9,7 mil­liards d’euros en 2010 con­tre 10,6 en 2000), grâce aux aug­men­ta­tions des prix de vente et aux recettes dig­i­tales (280 mil­lions d’euros en 2010). Mais les autres médias récents crois­sent rapi­de­ment.

La presse vit de la pub­lic­ité ? De moins en moins vrai. Les recettes pub­lic­i­taires de la presse imprimée sont passées de 4,7 Md€ en 2000 à 3,7 Md€ en 2010, soit une perte d’un mil­liard d’euros.

La presse est inca­pable de se diver­si­fi­er ? Faux. Le CA issu de la diver­si­fi­ca­tion représen­tait 42% du total en 2011, con­tre 39% en 2005. Mais, tou­jours en 201 le CA réal­isé sur le web ne représen­tait que 3% du total.

La presse n’est pas rentable ? Vrai et faux… Le résul­tat d’exploitation des entre­pris­es de presse n’était que de 1% en 2011 con­tre 2% en 2005 ce qui est insuff­isant pour affron­ter cor­recte­ment la crise et les muta­tions tech­nologiques. A not­er que ce résul­tat est « plom­bé » par la presse d’information poli­tique et générale (IPG) qui elle est en perte.

Source : SEPREM, études et con­seils, Matière à réflex­ion 143

Pho­to : crédit Ol.v!er via Flickr (cc)

SOS Homophobie dépose une plainte contre Minute

L’association com­mu­nau­taire homo­sex­uelle que pré­side Eliz­a­beth Ronzi­er n’a pas appré­cié du tout la une de l’hebdomadaire du 11 juil­let de cette année qui titrait « Bien­tôt: ils vont pou­voir s’enfiler… la bague au doigt » et sous-titrait : « Sida: Mal­gré les risques, ils vont vous don­ner leur sang» et «Bour­rage de crâne: le mariage homo enseigné à vos enfants ».

Le visuel (car­i­cat­ur­al) util­isé par Minute a aus­si énervé SOS Homo­pho­bie, bien que pris durant une gay pride (cf. supra).

Pour l’organisation sub­ven­tion­née par la Ville de Paris, « la lib­erté d’expression et la lib­erté de la presse cessent où com­mence le droit à la dig­nité et au respect d’autrui. SOS homo­pho­bie demande aujourd’hui à la jus­tice de recon­naître le car­ac­tère injurieux et inci­tant à la haine de cette pub­li­ca­tion ».

En juil­let, elle avait annon­cé réfléchir à des pour­suites con­tre Minute, accu­sant la pub­li­ca­tion de faire « des amal­games entre l’homosexualité et la zoophilie, entre l’homosexualité et le sida ». Elle aura finale­ment atten­du que la pre­scrip­tion (de 3 mois) approche, pour ten­ter une action judi­ci­aire.

Con­tac­té par l’Observatoire des jour­nal­istes et de l’information médi­a­tique, Patrick Cousteau, assure que Minute, dont il est rédac­teur en chef, « n’a jamais attaqué les homo­sex­uels dont beau­coup vivent nor­male­ment ».

« On s’en est pris au lob­by gay qui essaye de déstruc­tur­er la société », explique-t-il avant de nous ren­voy­er vers des arti­cles de Libéra­tion et du Figaro, « réservés eux aus­si, voire hos­tiles à la pos­si­bil­ité de don­ner son sang pour les homo­sex­uels ».

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Qui a dit…

« Il faut que tout le monde soit d’accord sur les con­di­tions : le droit de vote des étrangers aux élec­tions locales, la régu­lar­i­sa­tion des sans-papiers, l’arrêt de la chas­se aux mômes dans les écoles, la recon­nais­sance du vote blanc, un ser­vice civique oblig­a­toire garçon-fille (…) Le prob­lème actuel de la France est l’explosion du sen­ti­ment d’appartenance. (…) Notre pro­gramme : Révo­lu­tion frater­nelle pour une République métis­sée. »

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