Renaud Dély

Renaud Dély

Télécharger en PDF

Dernière modification le 30/07/2014

Renaud Dély,
le mètre-étalon du politiquement correct

« Les électeurs de gauche de la 1ère circonscription de Charente-Maritime doivent comprendre qu’il est de leur devoir de sauver la mise de Ségolène Royal »

Formation

Renaud Dély est né en mai 1969 à Beauvais (Oise). Il est titulaire d’une maîtrise d’histoire contemporaine (après une khâgne) et diplômé du centre de formation des journalistes (1993).

Parcours professionnel

Renaud Dély entre à Libération en 1994 où il devient très vite le « spécialiste » de l’extrême-droite. De 2002 à janvier 2006, il dirige le service politique avant de devenir rédacteur en chef, éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction. Il effectue également des piges pour Charlie Hebdo sous pseudonyme. En septembre 2007, il rejoint Le Parisien en tant que rédacteur en chef adjoint et responsable des pages « politique ». Mais trois mois plus tard, en janvier 2008, il quitte Le Parisien pour Marianne où il occupe le poste de directeur-adjoint de la rédaction, chargé de l’actualité. En mars 2010, il passe à France-Inter, rédacteur en chef de la matinale, puis directeur-adjoint de la rédaction en septembre 2010. Pressenti un temps p our succéder à Laurent Joffrin à la tête de Libération, il lui est finalement préféré Nicolas Demorand. En mars 2011, il quitte la radio pour l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur où il est promu directeur de la rédaction sous l’autorité de Laurent Joffrin. Régulièrement invité par Yves Calvi sur le plateau de l’émission politique « C dans l’air » (France 5) à partir de 2010, il fait montre d’un antisarkozysme militant.

Le 22 mars 2011, sur ce même plateau, il est pris en flagrant délit de mensonge lorsqu’il déclare à propos des élections cantonales qui viennent de se dérouler que le Front national aurait obtenu un score national moins élevé s’il avait présenté des candidats dans chaque canton. « La quinzaine de départements où le FN n’avait pas de candidat sont des départements où il fait nettement moins que la moyenne nationale, donc cela aurait fait baisser cette moyenne de 15% à 14% », déclare notamment Dély, approuvé par Christophe Barbier et Yves Calvi.

Rappelons que le FN avait obtenu lors de cette élection un score d’environ 15% au niveau national et de 19% rapporté aux seuls cantons où il avait présenté un candidat. Or, si la présence d’un candidat FN dans chaque canton aurait pu, en effet, faire baisser la moyenne là où il y avait des candidats (19%), il n’aurait évidemment pas fait baisser la moyenne nationale. En ajoutant des candidats où il n’y en a pas, on ne diminue en rien les votes reçus ailleurs mais on augmente en revanche mécaniquement le nombre de voix sur le plan national. Renaud Dély a été nominé aux Bobards d’Or 2012 pour cette prestation.

Requinqué par le retour au pouvoir des socialistes quelques mois plus tôt, il publie dans Le Nouvel Observateur du 19 septembre 2012 un dossier sur les « néo-fachos et leurs amis », renouant avec le style inquisitorial des années 1990.

Parallèlement à ses activités de journaliste politique, Renaud Dély collabore depuis 2005 au mensuel So Foot et à son site Internet. D’août 2008 à mars 2010, il est chroniqueur de l’émission « On refait le match » sur RTL. Pendant la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, il anime l’émission « Footballeurs du dimanche » le dimanche, de 18 à 10 heures, sur France Inter.

L’arrivée de Matthieu Croissandeau à la direction du Nouvel Observateur, le 2 mai 2014, entraîne la rétrogradation de Renaud Dély, désormais rédacteur en chef.

Parcours militant

« Il a toujours été « « drogué«  à la politique, ses premiers souvenirs –et ses premières prises de position publiques (un « Votez Mitterrand !«  lancé un dimanche à la table familiale…) – remontant à l’élection de Giscard en 1974 (il avait 5 ans). Quelques manifs plus tard, il est devenu politique à Libération en 1994 », extrait de la présentation biographique de Renaud Dély du site Drugstore où il a publié des bandes dessinées illustrées par Aurel.

Publications

  • Histoire secrète du Front national, Grasset, 1999.
  • Les tabous de la gauche, Bourrin éditeur, 2006
  • Que restera-t-il des années Chirac, éditions Milan, 2007
  • La guerre des « ex », Editions du Moment, 2008
  • Sarkozy et l’argent roi, Calmann-Lévy, 2008, en collaboration avec Didier Hassoux
  • Besancenot, l’idiot utile du sarkozysme, Bourrin éditeur, 2009
  • Sarkozy et les femmes, Drugstore, 2010, illustration du dessinateur Aurel
  • Sarkozy et les riches, Drugstore, 2011, illustration du dessinateur Aurel
  • La vacance du petit Nicolas, La Baleine (collection « Le Poulpe »), 2011, en collaboration avec Patrice Cherruau
  • Tous les coups sont permis (de Mitterrand à Sarkozy : la violence en politique), Calmann-Lévy, 2011, en collaboration avec Henri Vernet
  • C’est dur d’être de gauche : Hollande : des primaires à l’Elysée, Glenat, 2012, illustration du dessinateur Aurel
  • La droite brune. UMP-FN : les secrets d’une liaison fatale, Flammarion, 2012
  • Hollande et ses 2 femmes, Glénat, 2013, illustration du dessinateur Aurel.
  • Monde de meeerde, Glénat, 2013, illustration du dessinateur Aurel.

Collaborations

Il a participé à une table ronde « Polar et politique » au Festival Paris Polar organisé par la mairie du XIIIème arrondissement le19 novembre 2011.

Ce qu’il gagne

Il l’a dit

La droite brune. UMP-FN : les secrets d’une liaison fatale, Flammarion, 2012

La droite brune. UMP-FN : les secrets d’une liaison fatale, Flammarion, 2012

« Les médias ne pensent plus que comme des tuyaux », intervention au débat « Un printemps de l’information pour notre bien commun ? », organisé par « Europe Créative » à Nantes, le 29 mars 2012 (« Europe Créative » est un programme de la Commission européenne visant à aider les secteurs de la culture et de la création « à tirer parti des atouts de l’ère numérique et de mondialisation »).

« Il serait juste et normal que l’ex candidate à l’Élysée l’emporte à La Rochelle (…) Il y a quelque chose de profondément injuste dans l’animosité dont Ségolène Royal est aujourd’hui la cible (…) Quant à l’argument avancé par l’ancien ministre UMP Dominique Bussereau pour voler au secours du dissident, il pourrait prêter à sourire s’il n’exhalait des relents d’apologie du terroir un tantinet malodorants (…) ce « candidat de terrain« , lui, ne ment pas, c’est bien ça ? (…) A se souvenir des services qu’elle a su rendre à la gauche tant en 2007 qu’en se consacrant sans état d’âme à faire triompher son ex-compagnon cinq ans plus tard, et à observer la délectation avec laquelle Jean-Pierre Raffarin, Jean-François Copé et tout l’état-major de l’UMP se pourlèchent les babines en espérant la chute de l’ex-icône repeinte en sorcière, les électeurs de gauche de la 1ère circonscription de Charente-Maritime doivent comprendre qu’il est de leur devoir de sauver la mise de Ségolène Royal. Ce ne serait que justice », « Législatives : pourquoi la gauche doit sauver Ségolène Royal », Le Nouvel Observateur, 11 juin 2012.

« [Zemmour] est une sorte d’agent d’ambiance d’un lepénisme soft », « C dans l’air », 18 janvier 2011.

« C’est celui (Éric Zemmour) qu’on adore détester. Une tronche qui ferait fureur au jeu du chamboule-tout dans les fêtes de la rose du PS. Un Photomaton à accrocher au centre de la cible de son jeu de fléchettes pour passer ses nerfs le soir en rentrant du boulot, lorsque, dans les embouteillages, on a soupé de ses imprécations à la radio. Le modèle de ces adversaires emblématiques avec lesquels il fait bon ferrailler tant on est en désaccord sur tout. Arrogant, moqueur, provocateur, bref, insupportable, le genre de tête à claques qu’on adorait castagner, à la récré, dans la cour du lycée. », Marianne, 16 mars 2010.

« Enracinée en Europe depuis le Moyen-âge, la présence de cette religion [l’islam] a pourtant déclenché une nouvelle vague de phobies à mesure que ses adeptes ont voulu accéder à un mode de représentation et de pratiques ordinaires. En sortant de la clandestinité, les musulmans, ont suscité une poussée d’angoisses irrationnelles. Ils étaient tolérés tant qu’on ne les voyait pas », La Droite brune, Flammarion, 2012, p. 240.

« Tous les dirigeants de l’UMP, sans exception, savent gré à leur ancien mentor [Sarkozy] de les avoir débarrassés de toute pudeur sémantique. Et de leur avoir permis de se revendiquer haut et fort « de droite ». Au premier abord, on peut les comprendre. Quoi de plus normal, de plus logique et, somme toute, de plus naturel que de laisser les responsables de la droite française brandir tout bonnement cette étiquette ? Les partisans de cette évolution rhétorique fustigent l’oppressante domination culturelle de la gauche et de ses bien-pensants qui les avaient, selon eux, si longtemps empêchés de l’assumer. Or, ils se trompent […] C’est un choix volontaire, une décision posée et réfléchie du général de Gaulle lui-même qui interdit, de fait, aux hommes de droite de tomber le masque sémantique […] de Gaulle fit ce choix, d’abord pour éviter que son camps et une partie de ses soutiens ne puissent être renvoyées à certaines périodes peu glorieuses de l’Histoire […] Enfermer la droite française sous l’étiquette de « droite », c’était marquer une filiation, lointaine et partielle certes, mais réelle, avec tous ceux qui, hostiles à la Révolution française, continuaient d’entretenir une certaine nostalgie de l’Ancien Régime, voire de secrètes aspirations à la Restauration », ibid. p 38-39.

« Au demeurant, la faute demeure assez bénigne », « L’affront fait à Ayrault », Le Nouvel Observateur, 12 mai 2012 (à propos de la condamnation de Jean-Marc Ayrault, en décembre 1997, à une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis et 30 000 euros d’amende pour délit de favoritisme dans l’attribution d’un marché public).

« Un grand bravo à C. Fourest pour sa remarquable enquête sur les identitaires ! » tweet du 19 février 2013.

« P. Vardon et F. Robert, la face cachée de Marine Le Pen ou comment le discours des Identitaires éclaire le vrai projet du FN… », tweet du 19 février 2013.

« Nul ne peut tolérer que dans la France de 2014, sur le net ou sur scène, certains continuent de nier la tragédie de la Shoah et le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a raison de se montrer intraitable. Mais Eric Zemmour s’applique, de son côté, dans d’innombrables écrits ou prises de paroles médiatiques, à attiser une autre forme de haine au sein d’une autre communauté, celle de ceux qu’il appelle « les petits Blancs » ou les « Français de souche ». Il s’agit de la haine des immigrés en général, et des musulmans en particulier, qu’il accuse, à longueur de colonnes et de micros, de vouloir nous « envahir » pour mieux nous « occuper », vocabulaire lourd de références historiques. Cette mécanique dangereuse doit être combattue sans faille. L’ignorer, fermer les yeux, tourner la tête, serait servir ces mêmes pyromanes qui prétendent pratiquer une concurrence victimaire en hiérarchisant les racismes selon les communautés visées. […] Notre République une et indivisible prône l’égalité entre tous les citoyens, quelles que soient leurs origines ethniques, leurs croyances religieuses ou leurs convictions spirituelles. Pour la conforter, il convient de lutter contre toutes les formes d’antisémitisme, de racisme et de xénophobie sans exception. Il s’agit d’un combat que « le Nouvel Observateur », fidèle aux idéaux des Lumières, mène depuis 50 ans. Il continuera de le mener demain sans relâche. » Le Nouvel Observateur, 9 janvier 2014.

Ils ont dit sur lui

« Quand Le Nouvel Observateur de cette semaine, sous la plume de Renaud Dély, diabolise en « néo-fachos«  ceux qui, comme votre serviteur, s’inquiètent de cette maladie de l’islam qui se propage en Europe sous couvert de multiculturalisme, il illustre le renoncement des donneurs de leçons à s’opposer à une idéologie authentiquement totalitaire et anti-juive qui, minoritaire en France, ne demande qu’à se répandre. Elle a déjà trouvé, visiblement, ses «  idiots utiles«  », Ivan Rioufol, 19 septembre 2012.

« C’est un jaloux de plume, la pire espèce de jaloux », Gilbert Collard, 19 septembre 2012.

« De quel droit, sinon du droit de plume du Paon, cet évangéliste fou s’autorise-t-il à choisir entre les bons et les mauvais ? », idem.

« Vous êtes dans votre rôle de journaliste, là, monsieur Dély, je vois… Vous êtes candidat aux législatives pour le parti socialiste ou pour l’UMP ? », Marine Le Pen sur le plateau du « Grand Journal » de Canal+ le 3 octobre 2011.

Sa nébuleuse

Renaud Dély est membre de Terra Nova et participe au groupe de travail « Le rôle de l’État sur le marché des médias » présidé par Audrey Pulvar et Louis Dreyfus.

Il a été invité 16 fois sur le plateau de « C dans l’air » en 2010, 28 fois en 2011 (source : Enquête et débat, juin 2012). Il est ainsi la deuxième personnalité la plus fréquemment invité à cette émission en 2011, après le directeur de L’Express, Christophe Barbier (45 fois).

Crédit photo : Zemmour & Naulleau via Youtube (DR)

Vous appréciez le travail de l'OJIM et vous avez apprécié cet article, aidez-nous !

Aidez l'Ojim à se développer !

Le travail de l’Ojim se développe avec des correspondants en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Pologne et bientôt en Hongrie. Nous avons pu vous proposer des analyses de la presse européenne sur les viols de Cologne, sur la véritable situation des médias en Pologne, des dossiers fournis sur les censures et les auto censures des grands médias. Nous frôlons les 200 portraits de journalistes et ceux ci sont de plus en plus lus y compris à l’université et dans les écoles de journalisme. Mais le nerf de la guerre ne suit pas toujours, si vous voulez nous aider c’est facile et vous bénéficiez d’une déduction fiscale :
En donnant 30 euros vous financez les brèves d'une journée de publication et ceci ne vous coûte que 10 euros après déduction fiscale
En donnant 100 euros vous nous aidez à couvrir les frais d'un portrait et ceci ne vous coûte que 33 euros après déduction fiscale
En donnant 200 euros vous financez un dossier et ceci ne vous coute que 66 euros après déduction fiscale
En donnant 400 euros vous financez une infographie ou une vidéo et ceci ne vous coûte que 133 euros après déduction fiscale.
Vous pouvez payer en ligne ci-dessous ou nous envoyer un chèque à OJIM 48 bd de la Bastille 75012 Paris. Pour ceux qui veulent recevoir le reçu fiscal de déduction merci de nous indiquer votre adresse physique.
Le petit cochon de l'Ojim vous remercie et vous souhaite une grande année 2016.


Claude Chollet
Président de l'OJIM

Si vous ne souhaitez pas utiliser PayPal

Vous trouverez ci-dessous notre IBAN :
FR76 3000 3030 5200 0505 4097 265 (Société Générale)
Bénéficiaire : OJIM, 48 bd de la Bastille 75012 Paris.