L’influence de Georges Soros sur les médias américains
Renaud Dély
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Dernière modification le 24/12/2016

Renaud Dély,
le mètre-étalon du politiquement correct

« Les électeurs de gauche de la 1ère circonscription de Charente-Maritime doivent comprendre qu’il est de leur devoir de sauver la mise de Ségolène Royal »

Formation

Renaud Dély est né en mai 1969 à Beauvais (Oise). Il est titulaire d’une maîtrise d’histoire contemporaine (après une khâgne) et diplômé du centre de formation des journalistes (1993).

Parcours professionnel

Renaud Dély entre à Libération en 1994 où il devient très vite le « spécialiste » de l’extrême-droite ; il rédige notamment une enquête sur le DPS, le service de sécurité du FN, et est à ce titre auditionné par la commission d’enquête parlementaire sur le DPS, le 10 février 1999. De 2002 à janvier 2006, il dirige le service politique avant de devenir rédacteur en chef, éditorialiste et directeur adjoint de la rédaction. Il effectue également des piges pour Charlie Hebdo sous pseudonyme.

En septembre 2007, il rejoint Le Parisien en tant que rédacteur en chef adjoint et responsable des pages « politique ». Mais trois mois plus tard, en janvier 2008, il quitte Le Parisien pour Marianne où il occupe le poste de directeur-adjoint de la rédaction, chargé de l’actualité. En mars 2010, il passe à France-Inter, rédacteur en chef de la matinale, puis directeur-adjoint de la rédaction en septembre 2010. Pressenti un temps p our succéder à Laurent Joffrin à la tête de Libération, il lui est finalement préféré Nicolas Demorand.

En mars 2011, il quitte la radio pour l’hebdomadaire Le Nouvel Observateur où il est promu directeur de la rédaction sous l’autorité de Laurent Joffrin. Régulièrement invité par Yves Calvi sur le plateau de l’émission politique « C dans l’air » (France 5) à partir de 2010, il fait montre d’un antisarkozysme militant.

Le 22 mars 2011, sur ce même plateau, il est pris en flagrant délit de mensonge lorsqu’il déclare à propos des élections cantonales qui viennent de se dérouler que le Front national aurait obtenu un score national moins élevé s’il avait présenté des candidats dans chaque canton. « La quinzaine de départements où le FN n’avait pas de candidat sont des départements où il fait nettement moins que la moyenne nationale, donc cela aurait fait baisser cette moyenne de 15% à 14% », déclare notamment Dély, approuvé par Christophe Barbier et Yves Calvi.

Rappelons que le FN avait obtenu lors de cette élection un score d’environ 15% au niveau national et de 19% rapporté aux seuls cantons où il avait présenté un candidat. Or, si la présence d’un candidat FN dans chaque canton aurait pu, en effet, faire baisser la moyenne là où il y avait des candidats (19%), il n’aurait évidemment pas fait baisser la moyenne nationale. En ajoutant des candidats où il n’y en a pas, on ne diminue en rien les votes reçus ailleurs mais on augmente en revanche mécaniquement le nombre de voix sur le plan national. Renaud Dély a été nominé aux Bobards d’Or 2012 pour cette prestation.

Requinqué par le retour au pouvoir des socialistes quelques mois plus tôt, il publie dans Le Nouvel Observateur du 19 septembre 2012 un dossier sur les « néo-fachos et leurs amis », renouant avec le style inquisitorial des années 1990.

Parallèlement à ses activités de journaliste politique, Renaud Dély collabore depuis 2005 au mensuel So Foot et à son site Internet. D’août 2008 à mars 2010, il est chroniqueur de l’émission « On refait le match » sur RTL. Pendant la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, il anime l’émission « Footballeurs du dimanche » le dimanche, de 18 à 10 heures, sur France Inter.

L’arrivée de Matthieu Croissandeau à la direction du Nouvel Observateur, le 2 mai 2014, entraîne la rétrogradation de Renaud Dély, désormais rédacteur en chef.

En mai 2016 Renaud Dély est nommé directeur de la rédaction à la place de Joseph Macé-Scaron, qui a souhaité être déchargé du poste après trois ans de travail acharné ; il devient président du comité éditorial et va contrôler les éditoriaux et leur adéquation avec la ligne éditoriale du magazine. La diffusion de Marianne est à nouveau en hausse en 2015 (+0,64%, à 156.000 exemplaires), pour la première fois depuis 2008, tandis que les ventes de l’Obs plongent encore en 2015 (-13% à 401.000 exemplaires).

À l’été 2016 Renaud Dély assure aussi la direction du magazine d’actualités « 28 minutes » sur la chaîne franco-allemande Arte. Depuis septembre 2012 il assure l’émission dans le courant de l’année avec Élisabeth Quin, mais jusque là cette émission n’était pas diffusée l’été.

Parcours militant

« Il a toujours été « « drogué«  à la politique, ses premiers souvenirs –et ses premières prises de position publiques (un « Votez Mitterrand !«  lancé un dimanche à la table familiale…) – remontant à l’élection de Giscard en 1974 (il avait 5 ans). Quelques manifs plus tard, il est devenu politique à Libération en 1994 », extrait de la présentation biographique de Renaud Dély du site Drugstore où il a publié des bandes dessinées illustrées par Aurel.

 

En 1998 il fait partie des invités d’honneur au forum suivant l’assemblée générale du Manifeste contre le Front National. Celui-ci se tient à l’université de Paris III (Censier) le 10 janvier 1998 et a comme problématique la question suivante : « Y a-t-il encore aujourd’hui une différence entre droite et extrême-droite ? ». Pour répondre à cette question, étaient conviés Renaud Dély et Michel Soudais.

Publications

  • Histoire secrète du Front national, Grasset, 1999.
  • Les tabous de la gauche, Bourrin éditeur, 2006
  • Que restera-t-il des années Chirac, éditions Milan, 2007
  • La guerre des « ex », Editions du Moment, 2008
  • Sarkozy et l’argent roi, Calmann-Lévy, 2008, en collaboration avec Didier Hassoux
  • Besancenot, l’idiot utile du sarkozysme, Bourrin éditeur, 2009
  • Sarkozy et les femmes, Drugstore, 2010, illustration du dessinateur Aurel
  • Sarkozy et les riches, Drugstore, 2011, illustration du dessinateur Aurel
  • La vacance du petit Nicolas, La Baleine (collection « Le Poulpe »), 2011, en collaboration avec Patrice Cherruau
  • Tous les coups sont permis (de Mitterrand à Sarkozy : la violence en politique), Calmann-Lévy, 2011, en collaboration avec Henri Vernet
  • C’est dur d’être de gauche : Hollande : des primaires à l’Elysée, Glenat, 2012, illustration du dessinateur Aurel
  • La droite brune. UMP-FN : les secrets d’une liaison fatale, Flammarion, 2012
  • Hollande et ses 2 femmes, Glénat, 2013, illustration du dessinateur Aurel.
  • Monde de meeerde, Glénat, 2013, illustration du dessinateur Aurel.
  • Les Années trente sont de retour. Petite leçon d’histoire pour comprendre les crises du présent, en collaboration avec Claude Askolovitch, Pascal Blanchard et Yvan Gastaut, Flammarion, 15 octobre 2014.
  • La République des couacs, en collaboration avec Aurel pour les dessins, éditions Glénat, 19 novembre 2014.
  • Frères Ennemis. L’hyperviolence en politique, en collaboration avec Henri Vernet, Calmann-Lévy, 14 octobre 2015.

Collaborations

  • Il a participé à une table ronde « Polar et politique » au Festival Paris Polar organisé par la mairie du XIIIème arrondissement le19 novembre 2011.
  • Il fait partie du « comité professionnel de soutien » de l’équipe pédagogique de la Préparation universitaire aux Concours des Ecoles de Journalisme de l’université Paris 8. Cette formation coûte 750 euros aux candidats, et a été créée en 2008 avec le soutien du géant du BTP Vinci. Il est parrain de la promotion 2009 de cette PUCE.

Ce qu’il gagne

Le Nouvel Observateur et Marianne font partie du SEPM, le syndicat des hebdomadaire parisiens, qui dispose de son propre barème salarial. Selon celui-ci, un rédac-chef gagne (en 2013), de 2955 à 3574 € mensuels bruts, selon sa catégorie.

À ce salaire s’ajoutent d’autres revenus (droits d’auteurs pour livres et BD), chroniques et émissions TV, etc.

Il l’a dit

«  En 2006, (…) le marxisme et tous ses lointains adeptes continuent d’obstruer les consciences de la gauche française. Après avoir cautionné tant et tant d’erreurs, justifié de si graves fautes, validé d’innombrables revirements, les communistes et assimilés (trotskistes, gauchistes, altermondialistes, etc.) non seulement n’ont pas “fait repentance”, pratique collective devenue ordinaire dans l’histoire politique contemporaine, mais continuent d’exercer un magistère – discret mais bien réel – sur la conscience de la gauche française. Une sorte de surmoi marxiste se permet de prétendre encore régenter, ou du moins juger, voire invalider, pensées et attitudes du camp réformiste. », in Les tabous de la gauche (2006)

« Le pouvoir détenu par une femme aurait plutôt un effet répulsif sur ma libido », Slate, 20 janvier 2009.

« C’est celui (Éric Zemmour) qu’on adore détester. Une tronche qui ferait fureur au jeu du chamboule-tout dans les fêtes de la rose du PS. Un Photomaton à accrocher au centre de la cible de son jeu de fléchettes pour passer ses nerfs le soir en rentrant du boulot, lorsque, dans les embouteillages, on a soupé de ses imprécations à la radio. Le modèle de ces adversaires emblématiques avec lesquels il fait bon ferrailler tant on est en désaccord sur tout. Arrogant, moqueur, provocateur, bref, insupportable, le genre de tête à claques qu’on adorait castagner, à la récré, dans la cour du lycée. », Marianne, 16 mars 2010.

« [Zemmour] est une sorte d’agent d’ambiance d’un lepénisme soft », « C dans l’air », 18 janvier 2011.

« Quand Philippe Val m’a appelé, je suis arrivé dans le pire contexte. Les gens me jugeaient comme « le petit soldat de Val à la solde de Sarkozy ». Cette maison suscite beaucoup de fantasmes, de rumeurs. Il y eu le départ des humoristes, de Nicolas Demorand. Tout le monde nous enterrait », Télé2Semaines, 29 mars 2011.

« Cet hebomadaire [le Nouvel Obs], c’est ma culture familiale, politique, ma sensibilité. J’ai été élevé entre Libé, Le Nouvel Obs et France Inter… », ibid.

« Les médias ne pensent plus que comme des tuyaux », intervention au débat « Un printemps de l’information pour notre bien commun ? », organisé par « Europe Créative » à Nantes, le 29 mars 2012 (« Europe Créative » est un programme de la Commission européenne visant à aider les secteurs de la culture et de la création « à tirer parti des atouts de l’ère numérique et de mondialisation »).

« Il serait juste et normal que l’ex candidate à l’Élysée l’emporte à La Rochelle (…) Il y a quelque chose de profondément injuste dans l’animosité dont Ségolène Royal est aujourd’hui la cible (…) Quant à l’argument avancé par l’ancien ministre UMP Dominique Bussereau pour voler au secours du dissident, il pourrait prêter à sourire s’il n’exhalait des relents d’apologie du terroir un tantinet malodorants (…) ce « candidat de terrain« , lui, ne ment pas, c’est bien ça ? (…) A se souvenir des services qu’elle a su rendre à la gauche tant en 2007 qu’en se consacrant sans état d’âme à faire triompher son ex-compagnon cinq ans plus tard, et à observer la délectation avec laquelle Jean-Pierre Raffarin, Jean-François Copé et tout l’état-major de l’UMP se pourlèchent les babines en espérant la chute de l’ex-icône repeinte en sorcière, les électeurs de gauche de la 1ère circonscription de Charente-Maritime doivent comprendre qu’il est de leur devoir de sauver la mise de Ségolène Royal. Ce ne serait que justice », « Législatives : pourquoi la gauche doit sauver Ségolène Royal », Le Nouvel Observateur, 11 juin 2012.

« Enracinée en Europe depuis le Moyen-âge, la présence de cette religion [l’islam] a pourtant déclenché une nouvelle vague de phobies à mesure que ses adeptes ont voulu accéder à un mode de représentation et de pratiques ordinaires. En sortant de la clandestinité, les musulmans, ont suscité une poussée d’angoisses irrationnelles. Ils étaient tolérés tant qu’on ne les voyait pas », La Droite brune, Flammarion, 2012, p. 240.

« Tous les dirigeants de l’UMP, sans exception, savent gré à leur ancien mentor [Sarkozy] de les avoir débarrassés de toute pudeur sémantique. Et de leur avoir permis de se revendiquer haut et fort « de droite ». Au premier abord, on peut les comprendre. Quoi de plus normal, de plus logique et, somme toute, de plus naturel que de laisser les responsables de la droite française brandir tout bonnement cette étiquette ? Les partisans de cette évolution rhétorique fustigent l’oppressante domination culturelle de la gauche et de ses bien-pensants qui les avaient, selon eux, si longtemps empêchés de l’assumer. Or, ils se trompent […] C’est un choix volontaire, une décision posée et réfléchie du général de Gaulle lui-même qui interdit, de fait, aux hommes de droite de tomber le masque sémantique […] de Gaulle fit ce choix, d’abord pour éviter que son camps et une partie de ses soutiens ne puissent être renvoyées à certaines périodes peu glorieuses de l’Histoire […] Enfermer la droite française sous l’étiquette de « droite », c’était marquer une filiation, lointaine et partielle certes, mais réelle, avec tous ceux qui, hostiles à la Révolution française, continuaient d’entretenir une certaine nostalgie de l’Ancien Régime, voire de secrètes aspirations à la Restauration », ibid. p 38-39.

« Au demeurant, la faute demeure assez bénigne », « L’affront fait à Ayrault », Le Nouvel Observateur, 12 mai 2012 (à propos de la condamnation de Jean-Marc Ayrault, en décembre 1997, à une peine de six mois d’emprisonnement avec sursis et 30 000 euros d’amende pour délit de favoritisme dans l’attribution d’un marché public).

« Un grand bravo à C. Fourest pour sa remarquable enquête sur les identitaires ! » tweet du 19 février 2013.

« P. Vardon et F. Robert, la face cachée de Marine Le Pen ou comment le discours des Identitaires éclaire le vrai projet du FN… », tweet du 19 février 2013.

« Nul ne peut tolérer que dans la France de 2014, sur le net ou sur scène, certains continuent de nier la tragédie de la Shoah et le ministre de l’Intérieur Manuel Valls a raison de se montrer intraitable. Mais Eric Zemmour s’applique, de son côté, dans d’innombrables écrits ou prises de paroles médiatiques, à attiser une autre forme de haine au sein d’une autre communauté, celle de ceux qu’il appelle « les petits Blancs » ou les « Français de souche ». Il s’agit de la haine des immigrés en général, et des musulmans en particulier, qu’il accuse, à longueur de colonnes et de micros, de vouloir nous « envahir » pour mieux nous « occuper », vocabulaire lourd de références historiques. Cette mécanique dangereuse doit être combattue sans faille. L’ignorer, fermer les yeux, tourner la tête, serait servir ces mêmes pyromanes qui prétendent pratiquer une concurrence victimaire en hiérarchisant les racismes selon les communautés visées. […] Notre République une et indivisible prône l’égalité entre tous les citoyens, quelles que soient leurs origines ethniques, leurs croyances religieuses ou leurs convictions spirituelles. Pour la conforter, il convient de lutter contre toutes les formes d’antisémitisme, de racisme et de xénophobie sans exception. Il s’agit d’un combat que « le Nouvel Observateur », fidèle aux idéaux des Lumières, mène depuis 50 ans. Il continuera de le mener demain sans relâche. » Le Nouvel Observateur, 9 janvier 2014.

« Je ne prétends pas accéder à la perfection et je n’y crois guère. Je m’efforce seulement d‘être extrêmement rigoureux en ce qui concerne les faits et les citations, ce qui constitue la matière première d’un papier et donc de notre métier. Je ne prétends surtout pas à la neutralité et encore moins à l’objectivité, mais seulement à l’honnêteté. Le commentaire est libre et même indispensable, surtout quand on traite de politique. L’important est d’être transparent, d’assumer ses convictions et de s’efforcer, malgré elles, de continuer à douter pour avancer. », Gentside, 3/12/2014

« Ni Dieu, ni maître. Franchement, je n’ai ni mentor, ni modèle ; j’estime que, quelle que soit son activité, il n’est pas sain d’en avoir, et je pense enfin que nul journaliste ne peut prétendre incarner la perfection. Disons qu’en revanche, il y a une référence pour laquelle je conserve une profonde affection teintée d’admiration, c’est Serge July, le fondateur de Libération. », ibid.

« Vous avez raison de fustiger l’anti-américanisme primaire de certains » [au sujet des opposants à TAFTA] « Il n’a pas lieu d’être. Le problème de cette discussion [au sujet de TAFTA] c’est qu’elle est opaque et que ce sont les lobbys qui réclament cette opacité », Bourdin Direct, RMC, 20/4/2016

« Etre chroniqueur, intervenir et être co-intervieweur aux côtés d’Elisabeth comme je le fais une fois par semaine depuis quatre ans, cela permet de donner une touche plus personnelle, plus incisive, parfois un peu provocatrice. Etre le seul en désaccord avec les invités pour aller les provoquer, j’adore ça. Je trouve cela ludique, intellectuellement intéressant et cela contribue à donner du rythme à l’émission en tant que co-intervieweur », Ozap / Puremedias 04/7/2016

« Dans tous les journaux il n’y a pas un seul journaliste qui puisse garantir son indépendance, qu’importe son importance et son prestige », ibid. [au sujet d’Aude Lancelin]

« Un hebdomadaire ne peut se contenter d’être un journal qui fait le résumé de l’actualité de la semaine. Il doit apporter son propre regard, renoncer à l’exhaustivité et faire des choix beaucoup plus radicaux en étant conforme à son identité. Il faut des papiers à la fois plus anglés et plus longs, plus riches pour le lecteur », ibid.

« Si nos Bleus sont peut-être trop foncés pour l’extrême droite, ils sont bleu-blanc-rouge, et rien d’autre, pour les vrais patriotes. L’Histoire a fait de notre pays une terre de métissage. C’est un fait que tout supporter de l’équipe de France de football connaît de longue date. A observer la composition des sélections de la Belgique, de l’Allemagne, ou de la Suisse, mais aussi, peu à peu, des pays nordiques, et demain de la Russie et de l’est de l’Europe, on prend conscience que, au-delà de l’Hexagone, c’est l’ensemble de notre continent qui est devenu une terre de passage et de mélange », Marianne, 16/7/2016

« Le réel, c’est le cercueil des prêcheurs. Et l’antidote à la « zemmourisation » des esprits. En se heurtant à la réalité, les élucubrations d’un polémiste, qui ne s’y connaît pas davantage en football qu’en patriotisme, dispersent façon puzzle l’obsédante hystérie identitaire qui menace parfois le débat démocratique. », ibid.

Ils ont dit sur lui

« La dernière phrase du papier [de Dély sur Zemmour] symbolise à elle seule ce qui motivait le rédacteur en chef-adjoint de Marianne. Nuire. Lorsqu’on est capable de moquer avec arrogance la vie privée de l’objet de son article, en l’occurrence les personnes que celui-ci invite à son anniversaire, il est certain qu’on à affaire à quelqu’un qui ne s’embarrasse pas de la moindre éthique. Minable. Vous avez acheté Marianne, vous avez du sous-Closer en plus snob. Remboursez ! », Causeur, 17 mars 2010.

« Ce que la quasi-totalité des lecteurs de Marianne ne savent pas, c’est que Renaud Dély quitte Marianne et que ce papier fut le dernier rédigé pour l’hebdo de la rue Boulanger. Ce qu’ils ne savent pas – et ils auraient été certainement reconnaissants d’en être informés, c’est qu’il a été embauché par France Inter pour assurer la rédaction en chef de la matinale de France Inter. Joli cadeau de bienvenue à Philippe Val qui ne doit pas apprécier que les audiences de RTL dans cette tranche horaire profitent de l’arrivée récente d’Eric Zemmour. Avant même qu’on lui verse ses premiers émoluments, la recrue travaille déjà pour la bonne cause. […] L’hebdo a souvent traqué avec raison les conflits d’intérêts qui déconsidèrent la politique, les affaires ou la Presse. Dès lors, qu’on ait confié à Renaud Dély la rédaction d’un article sur Zemmour pose question. », ibid.

« Renaud Dély aime le changement : directeur-adjoint de la rédaction de Libération jusqu’en 2006, il avait ensuite rejoint Marianne au poste de… directeur-adjoint de la rédaction. L’aventure Marianne fut elle aussi très courte, puisque dès 2007 le remuant Renaud Dély est transféré au Parisien et y exerce pendant trois ans les fonctions de rédacteur en chef adjoint. Avant de rejoindre, comme on l’a vu, France Inter. Pressenti pour remplacer Laurent Joffrin à la tête de Libération (quotidien qu’il avait quitté, donc, cinq ans auparavant), Dély va finalement rejoindre Joffrin au Nouvel Observateur, en tant que directeur délégué de la rédaction. Soit, en cinq ans, dans l’ordre : Libération, Marianne, Le Parisien, France Inter et le Nouvel Obs. En attendant la suite. », Acrimed, 11 avril 2011.

[Au sujet de Nicolas Demorand, Laurent Joffrin, Renaud Dély, Nicolas Poincaré, Alexandre Bompard, Francis Morel, qualifiés de « médiacrates »] : « au terme de séquences de plus en plus courtes, les médiacrates passent d’un titre, d’une station ou d’une chaîne à l’autre. […] N’en doutons pas : s’ils sont interchangeables, c’est parce que leurs compétences sont équivalentes et que leurs performances sont celles qui font les grandes équipes. […] Les « grands journalistes » ne s’identifient pas à une chaîne, une station ou un titre. Ils sont prêts à aller partout où le mercato les conduira, exprimant et renforçant l’uniformisation du paysage médiatique, renonçant à donner une identité au média pour lequel ils officient, voire à avoir eux-mêmes une identité », ibid.

« Vous êtes dans votre rôle de journaliste, là, monsieur Dély, je vois… Vous êtes candidat aux législatives pour le parti socialiste ou pour l’UMP ? », Marine Le Pen sur le plateau du « Grand Journal » de Canal+ le 3 octobre 2011.

« Quand Le Nouvel Observateur de cette semaine, sous la plume de Renaud Dély, diabolise en « néo-fachos«  ceux qui, comme votre serviteur, s’inquiètent de cette maladie de l’islam qui se propage en Europe sous couvert de multiculturalisme, il illustre le renoncement des donneurs de leçons à s’opposer à une idéologie authentiquement totalitaire et anti-juive qui, minoritaire en France, ne demande qu’à se répandre. Elle a déjà trouvé, visiblement, ses «  idiots utiles«  », Ivan Rioufol, 19 septembre 2012.

« C’est un jaloux de plume, la pire espèce de jaloux », Gilbert Collard, 19 septembre 2012.

« De quel droit, sinon du droit de plume du Paon, cet évangéliste fou s’autorise-t-il à choisir entre les bons et les mauvais ? », idem.

« Renaud Dély, rédacteur en chef du Nouvel Observateur («L’Obs», pour les intimes), fustige Krisis comme une revue «élitiste», qui «complexifie» la pensée. On ne peut que lui donner raison, surtout aujourd’hui, en notre ère numérique saturée de «tweets» et d’«information en flux tendu», où Le Nouvel Observateur lui-même s’expurge progressivement de tout contenu rédactionnel sérieux et se transforme au fil des ans en simple album d’images politiques accessible à tous. Krisis, rappelons-le, est une revue sans illustrations intérieures ! La direction de L’Obs ne doit pas en revenir, alors qu’elle remplace son personnel expérimenté par des stagiaires et ses journalistes ou ses chroniqueurs par des graphistes. Bientôt, on pourra faire la lecture de leur magazine sans savoir lire, rien qu’en regardant les images ! », Thibault Isabel, revue Krisis, mars 2015.

« Cette attaque de Renaud Dély n’est pas gratuite, bien sûr. Elle s’inscrit dans le cadre du débat qui a opposé cette semaine Michel Onfray à Manuel Valls, autour de la personnalité controversée d’Alain de Benoist, fondateur et directeur de rédaction de Krisis. Dély, comme Valls avant lui, accuse Onfray et Benoist de «brouiller les repères», comme s’il s’agissait d’une stratégie électorale délibérée de ces derniers pour s’attirer les suffrages de sympathisants du camp opposé : Onfray est probablement censé lorgner du côté de la droite, alors que Benoist est censé lorgner du côté de la gauche. Mais Dély confond la politique politicienne et la réflexion politique, dont il ferait bien pourtant de se nourrir. Un philosophe ne se cherche pas des électeurs, contrairement à Manuel Valls, mais des lecteurs. Il ne cherche pas à faire carrière, mais à penser.  », ibid.

« Nous vivons malheureusement une phase de l’histoire absurde et imbécile où les polémiques sans fondement tiennent le haut du pavé et remplacent les débats d’idées sérieux. Valls, Dély et les autres représentants de la Bonne Pensée médiatique nous ont malgré nous traînés dans le caniveau, et c’est là certainement que les médias passent le plus clair de leur temps au XXIe siècle. La «célébrité» se forge au milieu des immondices. Triste réalité ! », ibid.

« Dans le “deal” implicite [sur l’accès de Marianne aux aides complémentaires pour la presse, après une rencontre entre François Hollande et Yves de Chaisemartin, NDLA], y aurait-il donc eu une contrepartie, avec le remplacement de Joseph Macé-Scaron, l’actuel directeur de la rédaction, par Renaud Dély ? Le fait est que les deux journalistes n’incarnent pas du tout la même sensibilité. Au cours des derniers mois, sous la houlette du premier, le magazine a pris des résonances qui pendant longtemps n’étaient pas les siennes. Alors qu’en d’autres temps, le magazine avait un souci de ménager tous les camps, en faisant suivre une charge contre la gauche par une autre contre la droite, tout en ayant une coloration assez fortement pro-européenne sous l’impulsion de Jean-François Kahn, il a changé progressivement de musique. Très anti-européen, très critique contre la gauche, il fait souvent entendre des accents qui s’apparentent au souverainisme de gauche. Or, si les choses ici vont se passer en douceur – Joseph Macé-Scaron devrait garder son éditorial –, Renaud Dély, qui n’a pas encore quitté L’Obs, incarne une tout autre orientation – beaucoup plus “hollando-compatible”. Dans les tractations en coulisses qui ont précédé cette révolution de palais, c’est Jean-François Kahn qui a susurré à l’oreille d’Yves de Chaisemartin l’idée de faire venir le journaliste de L’Obs. », Mediapart, 23 mai 2016.

Sa nébuleuse

Renaud Dély est membre de Terra Nova et participe au groupe de travail « Le rôle de l’État sur le marché des médias » présidé par Audrey Pulvar et Louis Dreyfus.

Il a été invité 16 fois sur le plateau de « C dans l’air » en 2010, 28 fois en 2011 (source : Enquête et débat, juin 2012). Il est ainsi la deuxième personnalité la plus fréquemment invité à cette émission en 2011, après le directeur de L’Express, Christophe Barbier (45 fois).

Bruno Patino, Élisabeth Quin, Joseph Macé-Scaron.

Le 10 décembre 2012 il participe à une tenue blanche fermée de la loge Salvador Allende, au Grand Orient de France (16 rue Cadet, 9e arrondissement de Paris). Il y aborde le thème suivant : « entre impertinences et soumissions, à quoi servent encore les journalistes ? ».

Crédit photo : Zemmour & Naulleau via Youtube (DR)

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