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L’hebdomadaire Marianne en cessation de paiement

5 janvier 2017

Temps de lecture : 2 minutes

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L’hebdomadaire Marianne en cessation de paiement

5 janvier 2017

Rien ne va plus pour Marianne. Alors que l’hebdomadaire, en pleine forme sous le mandat de Nicolas Sarkozy, souffre depuis l’arrivée de la gauche au pouvoir, les derniers mois ont été particulièrement rudes.

Comme l’an­nonce La Cor­re­spon­dance de la Presse, le titre s’est déclaré en ces­sa­tion de paiement fin décem­bre. Jeu­di 5 jan­vi­er, le tri­bunal de com­merce de Paris doit ain­si stat­uer sur la sit­u­a­tion de l’heb­do­madaire, qui devrait être mis en redresse­ment judi­ci­aire avec pour­suite de l’ac­tiv­ité, assor­ti d’une péri­ode d’ob­ser­va­tion de 6 mois.

Si Mar­i­anne avait atteint l’équili­bre d’ex­ploita­tion en 2014, le mag­a­zine avait per­du 300 000 euros en exploita­tion en 2015, pour une perte nette de 1,35 mil­lion d’eu­ros. Une perte sim­i­laire devrait être enreg­istrée pour l’an­née 2016. Pour­tant, l’heb­do­madaire avait vu ses aides publiques aug­menter en 2015 avec 250 000 euros annuels, et s’é­tait vu attribuer 450 000 euros par le Fonds stratégique pour le développe­ment de la presse (financé par Google) pour un pro­jet numérique.

Pas de quoi échap­per longtemps à ses démons : sur les neufs pre­miers mois de 2016, la dif­fu­sion France payée a bais­sé de 8,3 % et le chiffre d’af­faires pub­lic­i­taire de 25 % sur l’an­née. Ain­si, au même titre que L’Ex­press, L’Obs, ou encore Le Point, Mar­i­anne va mal. Si le titre avait pu lim­iter la casse grâce à son posi­tion­nement répub­li­cain laïc engagé et à ses cou­ver­tures offen­sives, l’ar­rivée au print­emps 2016 de Renaud Dély à la tête de la rédac­tion (en lieu et place de Joseph Macé-Scaron) a son­né l’heure d’une ligne plus mod­érée… et moins effi­cace. Pour ne rien arranger, l’heb­do­madaire, qui avait fait de l’an­ti-sarkozysme sa spé­cial­ité, a vu son bouc-émis­saire favori élim­iné de la Pri­maire de la droite et du centre…

Durant la péri­ode d’ob­ser­va­tion, Yves de Chaise­martin, prési­dent et action­naire prin­ci­pal, va met­tre donc en place un plan de redresse­ment, aug­menter le prix de vente de 3,50 à 4 euros… et espér­er que la cam­pagne des prési­den­tielles lui vienne en aide. En atten­dant, ce dernier a annon­cé le lance­ment d’un « tout nou­veau site » pour ce début d’an­née et a fait part de sa volon­té de dévelop­per les abon­nements numériques.

S’il se refuse à tout départ con­traint (et même volon­taire), M. de Chaise­martin n’ex­clut pas de négoci­er des rup­tures con­ven­tion­nelles. Pour l’heure, reste que les salaires du mois de décem­bre, tout comme le treiz­ième mois, n’ont tou­jours pas été ver­sés. Selon nos infor­ma­tions, la direc­tion avait pour­tant promis à ses salariés, dans un mail interne daté du 23 décem­bre, que « les salaires de décem­bre y com­pris le 13e mois sont assurés ». Une promesse qui pour le moment n’a pas été tenue. Lun­di, face à des salariés « pétri­fiés », Yves de Chaise­martin les a réu­nis pour ten­ter des les ras­sur­er, affir­mant que ce retard per­me­t­tait de « sauver le journal ».

Au final, c’est sans salaire que la rédac­tion a dû pass­er les fêtes… avec le sen­ti­ment amer de pass­er en dernier dans l’or­dre des pri­or­ités de la direction.

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