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Dernière mod­i­fi­ca­tion le 09/10/2017

« D’abord petit-bour­geois mar­ié, deux enfants, il a tombé son cos­tume de réac ten­dance “Figaro” pour devenir ce per­son­nage d’intello gay prom­enant avec une superbe seigneuri­ale ses biceps tatoués, ses pan­talons en cuir et ses polos Fred Per­ry sur les plateaux télé et dans les boîtes du Marais. » (Le Nou­v­el Obser­va­teur — 15 sep­tem­bre 2011)

Joseph Macé-Scaron est né le 29 mars 1958 à Paris d’un père légionnaire qu’il n’a pas connu et de sa mère, vendeuse en magasin. Il se fait appeler Macé-Scaron de Macé (nom de son père) et Scaron (du nom de sa mère). Catholique converti au christianisme orthodoxe en 1986, il est également franc-maçon mais se serait également inventé des origines juives. Écrivain encensé par la critique, notamment pour son roman autobiographique « Ticket d’entrée », il est cependant accusé de plagiat en août 2011 par le site Acrimed. Il aurait repris des passages entiers d’un livre intitulé « American Rigolos », de Bill Bryson. Joseph Macé-Scaron rejette les accusations de plagiat et se défend en invoquant des « emprunts » – dont seraient coutumiers tous les auteurs – et le concept d’intertextualité… Depuis, l’hebdomadaire L’Express, puis le site d’information Slate ont dénoncé de nouveaux emprunts (à Rachel Cusk, Victor Malka voire Jünger, Cioran ou Giono). En tant que journaliste, il aurait également “emprunté” à divers critiques littéraires. Le directeur de Marianne, Maurice Szafran, le conservera néanmoins comme directeur-adjoint du magazine mais lui retirera ses éditoriaux.

Formation universitaire

Élève des class­es pré­para­toires lit­téraires (hypokhâgne et khâgne) du lycée Pas­teur de Neuil­ly-sur-Seine. Il passe par la fac­ulté des Let­tres de l’université de Nan­terre d’où il sort licen­cié en His­toire et en Philoso­phie ; il entre ensuite à l’Institut d’études poli­tiques de Paris.

Parcours professionnel

Joseph Macé-Scaron com­mence sa car­rière comme reporter au jour­nal Mag­a­zine Heb­do (1983–1985), puis il rejoint la direc­tion du Figaro comme chef adjoint du ser­vice poli­tique (1985–1995). Il est grand reporter au Point (1995) puis devient rédac­teur en chef au Figaro, respon­s­able des pages Idées. Il sera briève­ment directeur de la rédac­tion du Figaro Mag­a­zine (2003) avant d’être démis de ses fonc­tions quelques mois après l’arrivée de son nou­veau pro­prié­taire, Serge Das­sault. En 2007, il affirmera avoir été con­traint de démis­sion­ner du Figaro pour avoir refusé de céder à des pres­sions venant des milieux sarkozystes.

Il est aujourd’hui directeur adjoint de l’hebdomadaire Mar­i­anne, directeur du men­su­el Le Mag­a­zine Lit­téraire et a été pro­duc­teur d’une émis­sion de cri­tique lit­téraire sur France Cul­ture : Jeux d’épreuves jusqu’en juin 2011.

Il col­la­bore à de nom­breuses émis­sions audio­vi­suelles : sur RTL, dans l’émission de Christophe Hon­de­lat­te On refait le monde ; il est chroniqueur au Grand Jour­nal de Canal+ ; débat­teur dans La Grande édi­tion sur i>Télé, etc… En févri­er 2011, Joseph Macé-Scaron devient chroniqueur dans l’émission C à vous où il rem­place Nico­las Poin­caré, par­ti sur Europe 1. Il n’y inter­vien­dra que quelques jours, arrê­tant sa col­lab­o­ra­tion dès mars 2011.

Le 1er avril 2016, il coor­donne un numéro de Mar­i­anne inti­t­ulé « et si Pou­tine avait rai­son ». Au milieu est « glis­sée une tri­bune signée François Fil­lon, inti­t­ulée « les Leçons de Palmyre », ornée d’une pho­to en médail­lon sur laque­lle Fil­lon souri­ait comme un can­di­dat à la prési­dence », affirme Le Nou­v­el Obser­va­teur (19/04/2017) qui date à par­tir de la pré­pa­ra­tion de ce numéro le revire­ment fil­loniste de Macé-Scaron.

Le 12 avril dans Medi­a­part, Lau­rent Mauduit affirme que Joseph Macé-Scaron pour­rait quit­ter Mar­i­anne pour Image 7, la société de com­mu­ni­ca­tion d’Anne Méaux qui coor­donne notam­ment la com­mu­ni­ca­tion de François Fil­lon. Il con­firme qu’il va quit­ter Mar­i­anne et qu’il réflé­chit – entre autres pistes – à rejoin­dre cet été la société de com­mu­ni­ca­tion d’Anne Méaux.

Depuis l’arrivée de Renaud Dély comme directeur de la rédac­tion, il ne fait plus grand chose à Mar­i­anne. Mais, croit savoir Le Nou­v­el Obser­va­teur (19/04/2017), « pro­tégé jusqu’au bout par Yves de Chaise­martin, le pro­prié­taire de l’hebdomadaire, et con­tre l’avis de l’ensemble de la rédac­tion qui avait vive­ment cri­tiqué son man­age­ment « irra­tionnel » et « hys­térique », Macé-Scaron a per­du ses fonc­tions mais gardé son salaire », hérité d’un grand bureau et d’une fonc­tion ron­flante – prési­dent du Comité Édi­to­r­i­al.

Pen­dant la cam­pagne des prési­den­tielles 2017 il est engagé par François Fil­lon dont il « mus­cle » les dis­cours, révèle le Canard Enchaîné. Renaud Dély con­firme en avril 2017 qu’il n’exerce « plus aucune respon­s­abil­ité exéc­u­tive depuis mai 2016 » et n’écrivait plus qu’une chronique par semaine, jusqu’en mars 2017. La société des jour­nal­istes de Mar­i­anne a réclamé la fin de sa col­lab­o­ra­tion avec le jour­nal.

Le 15 mars 2017, il par­ticipe avec Charles Cou­tel et Patrick Kessel à une con­férence organ­isée par le comité laïc­ité République Hain­aut qui bro­carde copieuse­ment et le FN, et les reli­gions, en général. Mais c’est surtout la « catho-laïc­ité », dix­it Charles Cou­tel, qui est la cible, quand elle est pra­tiquée par Sarkozy ou Marine le Pen. Curieuse­ment, Fil­lon et Sens Com­mun passent au tra­vers des gouttes. Quant à Macé-Scaron, il s’acharne sur la reli­gion… du ter­ror­isme islamique.

Parcours militant

Joseph Macé-Scaron débute son par­cours poli­tique à la Nou­velle Action Française en 1972. Il est ensuite mem­bre du GRECE de 1978 à 1985 dont il aurait été per­ma­nent au sein de la cel­lule presse. On le retrou­ve comme assis­tant par­lemen­taire du cen­triste Jacques Bar­rot et plume du CDS. « Il a aimé le mau­r­rassien Pierre Boutang, le social­iste Pierre Rosan­val­lon, le bour­di­vin Pierre Bour­dieu. », selon Le Nou­v­el Obser­va­teur (19/04/2017).

Dans Libéra­tion (27 juin 2011), il indique avoir voté Mit­ter­rand au deux­ième tour en 1981 ; en 1988, Barre au pre­mier tour et Mit­ter­rand au sec­ond. En 1995 : blanc. En 2002 : Chirac. En 2007 : Bay­rou puis Roy­al.

Publications

  • Trébi­zonde avant l’oubli (Laf­font), 1990.
  • Les Poli­to­crates, 1994, a été couron­né du prix du Livre poli­tique.
  • Les catholiques français, 1997, Flam­mar­i­on (avec François Bazin).
  • Le Cav­a­lier de minu­it (Jul­liard), 1998.
  • La Ten­ta­tion com­mu­nau­taire (Plon, 2001), un des pre­miers essais à s’interroger sur les méfaits du com­mu­nau­tarisme.
  • Pour ou con­tre Jacques Chirac, 2002 (avec François Tail­landi­er).
  • Mon­taigne, notre nou­veau philosophe a reçu le prix de la maçon­ner­ie française 2003 dans la caté­gorie human­isme et le prix Charles Oul­mont de la Fon­da­tion de France.
  • L’Homme libéré (Paris : Plon, 2004).
  • Tick­et d’entrée, (éd. Gras­set, mai 2011). — Prix de La Coupole 2011.
  • La panique iden­ti­taire, 2014, en réponse au Sui­cide Français de Zem­mour.
  • L’horreur religieuse, 2016, Plon.

Collaborations

Il par­ticipe en 2015 et 2016 à des « Croisières d’exception » chère­ment payées par des touristes qui sont menés en bateau pour prof­iter des idées de Finkielkraut, Régis Debray, Nat­acha Polony, Jean-François Kahn etc…

Ce qu’il gagne

10 000 euros nets par mois (source : Libéra­tion — 27 juin 2011).

Il l’a dit

« Le référen­dum a été insti­tué en Suisse pour des avancées démoc­ra­tiques ; pas pour être posé sur des ques­tions de société ; c’est une per­ver­sion de ce qu’a été le référen­dum en Suisse. » (On refait le monde – RTL – 29 novem­bre 2010 – nom­iné aux Bobards d’Or 2011).

« Il n’y a pas de mal­hon­nêteté intel­lectuelle de ma part, ni de dis­sim­u­la­tion. Je recon­nais dix fois des emprunts au livre de Bill Bryson, qui n’étaient pas du tout cachés mais l’une des clés de ce roman, et je rejette le terme de pla­giat (…) Cette pré­ten­due décou­verte des emprunts, c’est aus­si une manière de se pay­er quelqu’un qui a un suc­cès lit­téraire et appar­tient à un média, Mar­i­anne, dont on dit qu’il est don­neur de leçon ».

« #Sen­scom­mun chez #Fil­lon , leur leader chez Sarkozy #Mar­mi­ton chez #Jup­pé. Dites les homo­phobes, vous la jouez pas famille recom­posée? », Twit­ter, 28/09/2016.

« Chaque jour, ils assas­si­nent, ils oppri­ment, ils mas­sacrent, ils anéan­tis­sent au nom de la reli­gion. Au sec­ours, c’est le grand retour de la reli­gion », Valen­ci­ennes, 15/03/2016.

« Alors que l’Allemagne, l’Autriche, les Pays-bas ont refusé cette pro­pa­gande sur leur sol. Nous, on se décu­lotte, on s’aplatit comme un vendeur de tapis dans le bazar d’Istanbul, c’est scan­daleux, c’est une honte », au sujet de la pro­pa­gande pro-ref­er­en­dum organ­isée par Erdo­gan et la Turquie, ibid.

«  Vous ver­rez, sous peu, c’est en cours de pré­pa­ra­tion, le prochain prési­dent du Con­seil théologique du CFCM sera turque, sous l’influence d’Erdogan et sa volon­té d’imposer la reli­gion sun­nite. Il faut que nos poli­tiques se réveil­lent ! Ce sont des légions de fana­tiques qui se lèvent. Ce n’est plus un rêve en com­mun mais un cauchemar à plusieurs », ibid.

« Pour la meute, l’énoncé suf­fit à qual­i­fi­er le crime. Et bien j’avoue. François Fil­lon n’a pas besoin de « plumes » pour mus­cler ses dis­cours mais il est vrai que j’ai par­ticipé avec d’autres à l’élaboration de textes. Comme cer­tains con­frères, et c’est bien leurs droits, le font régulière­ment avec des poli­tiques. Et pour aggraver mon cas, je dois dire que je suis fier de cette par­tic­i­pa­tion », Le Figaro, 20/04/2017.

On a dit sur lui

« Joseph Macé-Scaron étant de fait l’homme qui jamais ne se con­tred­it puisqu’il ne dit rien, ou, pour être pré­cis, puisqu’il dit le rien, le rien qui refuse le oui et le non et se tient, tou­jours, à leur join­ture, un men­songe plau­si­ble, une vérité louche, un rien paradant à l’heure où com­plex­ité et con­fu­sion couchent ensem­ble depuis des lus­tres, sous les yeux de tous », juanasensio.com, 17/11/2014.

« Pour l’auteur de cet essai, la reli­gion demeure un total­i­tarisme prim­i­tif, une entre­prise fondée sur la peur, le men­tir-vrai et la déshu­man­i­sa­tion de l’Homme. Il veut mon­tr­er que nous pou­vons encore choisir de ne pas revenir dans cette longue nuit his­torique et retrou­ver le chemin des Lumières. Il souhaite un monde sans reli­gions. Et là, sa cri­tique devient polémique », Ouest-France, [jour­nal issu de la démoc­ra­tie chré­ti­enne], automne 2016, au sujet de son livre L’Horreur religieuse.

« C’est avec l’islam qu’il com­mence sa réflex­ion, à la fois bril­lante, infor­mée et féroce. Il s’en prend à ceux qui pré­ten­dent sépar­er l’islamisme de l’islam et inter­dis­ent leur amal­game, spé­ciale­ment à gauche et à l’extrême-gauche, soit par hypocrisie, soit par igno­rance, soit tout sim­ple­ment par cal­cul poli­tique – les musul­mans sont des électeurs, il ne faut donc pas faire de vagues. Et il vise par­ti­c­ulière­ment juste quand il s’en prend à « l’islamo-gauchisme » qui ne voit dans l’islam que la reli­gion de peu­ples opprimés (ce qui n’est pas faux) et du coup exige qu’on respecte leurs croy­ances – ce qui est inac­cept­able », Yvon Quin­iou sur Médi­a­part, 15/11/2016.

« C’est bien à toutes les reli­gions qu’il va s’en pren­dre en com­mençant par dénon­cer une reli­giosité qui fait tris­te­ment retour, spé­ciale­ment dans l’espace pub­lic. On voit par exem­ple les poli­tiques de tous bor­ds s’abstenir au min­i­mum de s’en inquiéter, tenir aus­si des pro­fes­sions de foi archaïques (voir la « Manif pour tous » ou les pro­pos de Chris­tine Boutin), se mon­tr­er idéologique­ment com­plaisants à l’égard du phénomène religieux, enfin faire des gestes offi­ciels envers les Eglis­es, comme lorsque l’exécutif se rend au Vat­i­can pour une canon­i­sa­tion… et ce, sous la gauche ! », ibid.

« Macé-Scaron prend comme point de départ la prophétie absurde et prob­a­ble­ment apoc­ryphe de Mal­raux rap­portée par André Frossard : «Le XXIe siè­cle sera religieux ou ne sera pas.» Si tel est le cas, dit-il, nous passerons des Lumières à une obscu­rité dan­gereuse », Libéra­tion, 15/11/2016.

« Joseph Macé-Scaron, directeur de la rédac­tion de Mar­i­anne, est l’un de ces jour­nal­istes du sys­tème qui se sont érigés en maîtres à penser et se veu­lent des gar­di­ens de la laïc­ité, ce qui s’accompagne tou­jours d’une dose d’antichristianisme », Media Presse Info, 04/12/2016.

« Les jour­nal­istes du mag­a­zine ont d’abord été sous le choc, quand Yves de Chaise­martin leur a annon­cé en 2013 qu’il avait décidé de nom­mer Joseph Macé-Scaron directeur de la rédac­tion. Car le per­son­nage col­lait mal, c’est le moins que l’on puisse dire, avec l’histoire de Mar­i­anne et celle de son fon­da­teur, Jean-François Kahn. Après avoir fait ses class­es à l’extrême droite, notam­ment au GRECE, il avait été aupar­a­vant directeur de la rédac­tion du Figaro Mag­a­zine et péri­odique­ment mis en cause pour des faits de pla­giat », Médi­a­part, 12/04/2017.

« A l’automne 2015, Yves de Chaise­martin a changé de cheval. Qué­man­dant auprès de François Hol­lande des crédits publics com­plé­men­taires, il a écarté de ses fonc­tions Joseph Macé-Scaron et les a offertes six mois plus tard à Renaud Dély, beau­coup plus hol­lan­do-com­pat­i­ble », ibid.

« Un gay revendiqué chez le can­di­dat de la Manif pour tous? Une vigie de l’anti-mondialisme chez le sour­cilleux thatch­érien qui veut met­tre l’exception française au pas? Cer­tains sont sur­pris. Ce n’est pour­tant pas sur­prenant », Le Nou­v­el Obs, 19/04/2017.

« La révéla­tion de cette col­lab­o­ra­tion avec un can­di­dat en cam­pagne est une trahi­son, non seule­ment de la déon­tolo­gie jour­nal­is­tique, mais égale­ment des valeurs fon­da­men­tales de Mar­i­anne », société des jour­nal­istes de Mar­i­anne, avril 2017.

Sa nébuleuse

Mem­bre du Grand Ori­ent de France.

Anne Méaux. Selon Le Nou­v­el Obser­va­teur (19/04/2017) : « Joseph Macé-Scaron a une bonne fée : Anne Méaux, anci­enne du GUD, toute-puis­sante direc­trice de la société de con­seil en com­mu­ni­ca­tion Image Sept. C’est elle qui gère la com’ de Fil­lon. Elle est une amie de longue date. Elle a récem­ment été témoin du mariage de Joseph Macé-Scaron avec son com­pagnon ».

Yves de Chaise­martin, qu’il a suivi du Figaro Mag­a­zine à Mar­i­anne.

Crédit pho­to : On n’est pas couché, France 2 (2011)

Ce portrait a été financé par les donateurs de l’OJIM

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