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Jean-Michel Aphatie

La politique sinon rien

Par­tielle­ment mod­i­fié le 03/06/2017

Jean-Michel Aphatie est né en septembre 1958 à Moncayolle-Larrory-Mendibieu (Pyrénées-Atlantiques). Après avoir quitté l’école à 14 ans, juste après avoir eu son BEPC au repêchage en 1973 et travaillé dans l’épicerie de ses parents dès 1975, puis comme garçon de café à Lourdes ou vendeur de voitures à Biarritz, il reprend ses études et entre à 24 ans à la faculté de droit de Pau, après avoir passé un examen réservé aux non-titulaires du Bac. Il est marié, et a rencontré sa femme quand il travaillait à L’Express ; elle est directrice de communication. Ils ont deux enfants, César et Camille.

Formation

Jean-Michel Aphatie est diplômé de l’IUT de jour­nal­isme de Bor­deaux et tit­u­laire d’une maîtrise en droit pub­lic obtenue à Pau.

Parcours professionnel

Arrivé à Paris en 1986 avec la ferme inten­tion d’être jour­nal­iste poli­tique, il entre à l’hebdomadaire Poli­tis (heb­do se revendi­quant de la gauche anti-libérale et écol­o­giste) en 1988. A son départ en 1989, il com­mence à piger au quo­ti­di­en Libéra­tion et au Jour­nal du dimanche où il se spé­cialise sur la gauche. Puis il enchaîne les rédac­tions : Le Parisien en 1992, L’Express de 1998 à 1998 et Le Monde de 1999 à 2003.

À par­tir de 1999, Jean-Michel Aphatie débute sa car­rière radio­phonique en tra­vail­lant à France Inter en tant que jour­nal­iste poli­tique.

En 2003, alors que le directeur de la sta­tion, Jean-Luc Hees, lui pro­pose de pren­dre la tête du ser­vice poli­tique, Jean-Michel Aphatie, déçu de ne pas pou­voir présen­ter égale­ment l’éditorial du matin, rejoint RTL, pour y ani­mer L’invité de RTL, une inter­view poli­tique du lun­di au ven­dre­di à 7 h 50.

Lors de ces inter­views de per­son­nal­ités poli­tiques ou économiques, Jean-Michel Aphatie se dis­tingue par sa capac­ité à pouss­er ses inter­locu­teurs dans leurs retranche­ments. Répé­tant plusieurs fois une ques­tion pour dépass­er la langue de bois, il se mon­tre sou­vent tenace.

À la ren­trée 2005, il suc­cède à Ruth Elkrief au Grand Jury RTL-Le Monde-LCI. Là encore, pen­dant une heure le dimanche soir, Aphatie et ses con­frères « cuisi­nent » leur invité. Depuis sep­tem­bre 2006, l’émission est dev­enue Le Grand Jury RTL-le Figaro-LCI.

Par­al­lèle­ment, de jan­vi­er 2004 jusqu’à l’arrêt de l’émission en juin 2006, le Basque Aphatie est chroniqueur dans l’émission de Marc-Olivi­er Fogiel, On ne peut pas plaire à tout le monde, sur France 3.

Depuis sep­tem­bre 2006, il est égale­ment chroniqueur poli­tique dans Le Grand Jour­nal de Canal+.

À la ren­trée de sep­tem­bre 2008, tout en pour­suiv­ant ses inter­views mati­nales et domini­cales sur RTL ain­si que sa par­tic­i­pa­tion au Grand Jour­nal, Jean-Michel Aphatie devient chef du ser­vice poli­tique et directeur adjoint de la rédac­tion de RTL.

Pen­dant la dernière cam­pagne prési­den­tielle, le jour­nal­iste cumu­la­rd a ajouté d’autres cordes à son arc. Débat­tant chaque semaine avec le poli­to­logue et jour­nal­iste Alain Duhamel sur RTL, il col­la­bore avec l’hebdomadaire Gala quand il com­mente le roman-pho­to de la cam­pagne des prési­den­tielles.

Depuis sep­tem­bre 2012, Jean-Michel Aphatie a cédé la place d’animateur du Grand Jury à son col­lègue de RTL, Jérôme Cha­puis. Gar­dant la seule inter­view du matin, il a égale­ment trans­mis la direc­tion du ser­vice poli­tique de la sta­tion à son adjointe Alba Ven­tu­ra.

Chaque jour, après son entre­tien de la mati­nale, le jour­nal­iste se fend d’un bil­let sur son blog. Soit il revient sur l’interview menée quelques min­utes plus tôt soit il com­mente un fait d’actualité. Les deux sujets de prédilec­tion de Jean-Michel Aphatie revi­en­nent sou­vent dans ces pub­li­ca­tions : la néces­sité de lut­ter con­tre les déficits publics et la défense de la déon­tolo­gie du jour­nal­iste.

Avec l’affaire Cahuzac-Médi­a­part, Jean-Michel Aphatie a eu l’occasion d’éprouver ses con­vic­tions sur ce dernier point. Alors qu’Edwy Plenel (Medi­a­part) accu­sait le min­istre de détenir un compte en Suisse, l’intervieweur de RTL demandait la pub­li­ca­tion des preuves. Sur les plateaux de télévi­sion, sur Twit­ter, les deux jour­nal­istes (qui ont tra­vail­lé ensem­ble au Monde) ont mon­tré deux con­cep­tions dif­férentes du jour­nal­isme. Les preuves n’ont jamais été pub­liées, Jérôme Cahuzac a avoué.

En mai 2015 il annonce son trans­fert à Europe 1, où il co-ani­mera l’émission Europe 1 Midi. Selon Ozap.com cette déci­sion est liée au fait que RTL lui a retiré l’interview poli­tique, sous cou­vert de « raje­u­nisse­ment » de l’antenne. Après avoir échoué à embauch­er Léa Salamé, c’est finale­ment Olivi­er Maze­rolle, qui avait alors 73 ans, qui a rem­placé Jean-Michel Aphatie. 2015 est l’année du change­ment puisque quelques semaines plus tard il con­firme son départ  du grand jour­nal de Canal+ après 9 saisons. Le 8 juil­let 2016, il annonce à la fin de son émis­sion qu’il quitte Europe 1. La greffe n’a jamais pris avec la radio, dont le patron, Denis Olivennes, s’est opposé à la présence du jour­nal­iste sur l’antenne de BFMTV ; Europe 1 demandait en effet l’exclusivité totale du jour­nal­iste.

En sep­tem­bre 2016 il rejoint la nou­velle chaîne d’information con­tin­ue du ser­vice pub­lic audio­vi­suel, France Info. Il y assure l’interview poli­tique du matin, entre 8h30 et 9h00. Par ailleurs, fin sep­tem­bre, France 5 a rem­placé le jour­nal­iste-écrivain Aymer­ic Caron par Jean-Michel Aphatie dans l’émission C l’hebdo, dif­fusée le same­di à 19 heures. Aymer­ic Caron, devenu depuis rédac­teur du mag­a­zine Rolling Stones, n’avait fait que trois numéros de cette émis­sion, faute d’une « lib­erté » suff­isante.

Parcours militant

Jean-Michel Aphatie adhère au Par­ti social­iste en 1982, alors qu’il est étu­di­ant en droit. Il fait par­tie de la sec­tion social­iste de l’Université de Pau. Proche idéologique­ment du courant social-démoc­rate porté par Michel Rocard, il quitte le PS en 1986 quand il a com­mencé ses études de jour­nal­isme à Bor­deaux ; « J’ai aus­si arrêté de me sen­tir de gauche. Mais je ne me suis jamais sen­ti de droite. Je n’aime pas le volon­tarisme poli­tique de Sarkozy, pas plus que je n’aimais celui de François Mit­ter­rand », con­fi­ait-il à Téléra­ma en 2012. Il indique vot­er blanc depuis 1988, affir­mant en 2009 « j’ai été de gauche et je n’ai jamais été de droite. » (14/02/2009 sur France 5). Son dis­cours à tonal­ité libérale le fait néan­moins soupçon­ner de sarkozysme, il s’en défendra, affir­mant à pro­pos du chef de l’État : « Pour être très franc, il me perçoit tou­jours comme un gauchiste, quelqu’un de mal dis­posé à son égard » (lepoint.fr – 2/11/2010).

Par ailleurs, en 1986, lors du mou­ve­ment con­tre le pro­jet de loi Deva­quet, Jean-Michel Aphatie, alors étu­di­ant en jour­nal­isme à Bor­deaux, est mem­bre de la coor­di­na­tion étu­di­ante, selon Sud-Ouest qui a exhumé une vidéo d’époque.

Publications

Lib­erté, égal­ité, réal­ité, Paris, Édi­tions Stock, 2006.

Il annonce pour Ozap / puremedias.com le 30 sep­tem­bre 2016 qu’il va pub­li­er un nou­veau livre, qui « s’appellera “On prend (presque) les mêmes et on recom­mence”. Il s’agira de por­traits de ceux qui ont dirigé le pays depuis 1981 et de ceux qui veu­lent le faire main­tenant. Il y en aura une dizaine en tout.». L’objectif sera  « d’établir la cul­ture poli­tique men­songère avec laque­lle on vit en France », qui provoque « un déni de réal­ité très impor­tant qui est la source de nos prob­lèmes selon moi ».

Ce qu’il gagne

Avant 2015 : au titre de sa par­tic­i­pa­tion au Grand jour­nal de Canal+, Jean-Michel Aphatie toucherait 400 000 euros/an (soit 1200 euros par presta­tion quo­ti­di­enne). Il recevrait égale­ment un salaire annuel de 250 000 euros comme directeur adjoint de la rédac­tion de RTL (source : Emmanuel Schwartzen­berg, « Les stars TV soumis­es à l’impôt Hol­lande ? », Le Figaro, 16 avril 2012 ). Selon Bruno Masure, en 2012 il gag­nait plus de 30.000 € par mois.

En 2013, il con­fie à Libé, qui l’interroge sur son salaire : « Si ça intéresse quelqu’un, mon pat­ri­moine se com­pose d’un apparte­ment en ban­lieue acheté à crédit sur vingt-deux ans et que je paierai jusqu’à mes 70. Je n’ai pas de rési­dence sec­ondaire mais deux véhicules dont le plus récent à 4 ans d’âge… ».

Il l’a dit

« Pour qu’une cam­pagne devi­enne intéres­sante, il faut juste atten­dre d’avoir les résul­tats du pre­mier tour. Qui est devant qui ? Qui s’allie avec qui ? », blog de Jean-Michel Aphatie, 9 mars 2010

« Il est inad­mis­si­ble que dans une démoc­ra­tie on en vienne au nom du jour­nal­isme et des lib­ertés publiques, à con­sid­ér­er qu’il appar­tient à des inno­cents de se jus­ti­fi­er de leur inno­cence. […] Le résul­tat est posi­tif, la méth­ode est con­testable. […] On ne peut pas accuser sans preuves. » (sur le plateau du Sup­plé­ment de Canal+ le 14/04/2013 dans le cadre de l’affaire Cahuzac).

« Un can­di­dat à la prési­dence de la République m’a demandé mon salaire. Je n’ai pas voulu lui com­mu­ni­quer. Ai-je eu tort ? […] La vul­gar­ité de l’interpellation sem­ble plus immé­di­ate­ment acces­si­ble que son sens pro­fond. En effet, en procé­dant de la sorte, le can­di­dat sem­ble sug­gér­er qu’à par­tir d’un cer­tain niveau de salaire, un jour­nal­iste n’est plus apte à exercer la fonc­tion qu’il pré­tend assumer. A quel niveau de salaire led­it can­di­dat situe-t-il l’incapacité du jour­nal­iste ? 2 000 euros ? 4 000 ? 6 000 ? Au-delà ? Pour l’instant, il ne l’a pas pré­cisé. », sur son blog, dans une note pub­liée le 16/4/2012 et sup­primée peu après, mais pub­liée en parte par Rue89.

Pas plus qu’il n’a pré­cisé les con­séquences d’un éventuel dépasse­ment du seuil. Faut-il alors retir­er sa carte pro­fes­sion­nelle au jour­nal­iste qui le dépasse ? Mais même sans carte de presse, celui-ci peut con­tin­uer à tra­vailler. Faudrait-il donc alors jusqu’à lui inter­dire toute parole publique ? Et pourquoi pas alors, puisque nous seri­ons dans un cas fla­grant d’inutilité sociale, l’orienter vers les mines de sel pour lui per­me­t­tre, enfin, de décou­vrir la vraie vie dont il ignore si vis­i­ble­ment tout ? Com­bi­en je gagne ? Plus que le smic, c’est sûr. Moins que vous ne le pensez, c’est sûr aus­si. Je répondrai à cette ques­tion quand la loi m’en fera oblig­a­tion, ce qui n’est pas le cas pour l’instant. La loi oblige sim­ple­ment à informer les action­naires de cer­taines entre­pris­es des rémunéra­tions des plus impor­tants de leurs dirigeants. Ce n’est pas encore le cas pour les sim­ples salariés des dites entre­pris­es », ibid. Cette note fait suite à l’altercation avec Nico­las Dupont-Aig­nan sur le Grand Jour­nal de Canal+.

« C’est incroy­able ! Que vous ayez eu vos 500 sig­na­tures, c’est incroy­able ! Vous devez être le pro­to­type du can­di­dat INUTILE dans cette cam­pagne, totale­ment inutile. Et j’ai vrai­ment du mal à croire que des maires, des gens élus, vous don­nent leur sig­na­ture, c’est incroy­able. Je ne sais pas com­ment vous les avez eu, je ne sais pas com­ment vous faites, si vous avez un numéro de fakir, c’est incroy­able. Incroy­able ! », Le Grand Jour­nal de Canal+, avec Jacques Chem­i­nade – 31 jan­vi­er 2012.

« D’abord, les jour­nal­istes ne sont pas des mil­i­tants. Et si jamais ils le sont, leur parole est enten­due ain­si et la portée de leurs pro­pos s’en trou­ve amoin­drie. Les jour­nal­istes cités dans l’odieux papi­er, et beau­coup d’autres qui ne l’étaient pas, peu­vent par­fois – et c’est rare – affich­er des préférences par­ti­sanes, ils s’expriment tout de même en per­ma­nence, pour l’immense majorité d’entre eux, avec les armes de leur méti­er : mise en per­spec­tive, dis­tance, sens cri­tique. », le blog de Jean-Michel Aphatie – 8 novem­bre 2011.

« C’est fasci­nant. Regardez Wik­iLeaks. Tout le monde dit que c’est un tra­vail mer­veilleux. Per­son­ne ne dit que c’est du vol de don­nées infor­ma­tiques ! Après, que va-t-on faire ? Cam­bri­ol­er des maisons au nom de la vérité ? Tuer pour arracher des secrets ? » Le Monde, 18 avril 2013.

« On ne cesse de râler con­tre la repro­duc­tion des élites. Ma mère a fait des ménages, a gran­di dans une mai­son dont les sols étaient en terre battue. Mon père a com­mencé dans une ferme. Le génie français m’a per­mis d’être ce que je suis. Ça sus­cite de la jalousie et des cri­tiques, c’est minable », ibid.

Au sujet du suc­cès de librairie du livre d’Éric Zem­mour, Le Sui­cide Français : «D’abord il s’explique assez facile­ment parce qu’Éric Zem­mour est un pili­er du sys­tème médi­a­tique, depuis des années il fait par­tie de toutes les émis­sions impor­tantes, et par son tal­ent il a su se faire repér­er. Et puis Éric Zem­mour est pop­u­laire aus­si, parce qu’il explique depuis des années, dans le sys­tème médi­a­tique que ni les hommes poli­tiques ni les écon­o­mistes ni les jour­nal­istes qui sont des crétins (à part lui), ne s’occupent du peu­ple et donc lui il défend le peu­ple, donc il est pop­u­laire ! Son suc­cès est donc nor­mal. […] Quand on lit le livre, on se compte qu’Éric Zem­mour est Éric Zem­mour. La misog­y­nie dans ce livre est extra­or­di­naire. […] Pour écrire ça, il faut être gon­flé ! Si je puis me per­me­t­tre, il faut vrai­ment avoir des couilles pour écrire un livre pareil.» Le Grand Jour­nal, 10 octo­bre 2014.

« Il faut d’ailleurs not­er, et ceci n’étonnera pas grand monde, que de tels qual­i­fi­cat­ifs [« chiens de garde » au sujet des jour­nal­istes du sys­tème] sont employés aus­si bien par ceux qui affir­ment se situer à la gauche de la gauche, indi­vidus auto­proclamés de la “vraie” gauche par oppo­si­tion à la “fausse” qui gou­verne, que par des mil­i­tants sou­verain­istes ou d’extrême droite. Nul éton­nement en effet tant les points de croise­ment sont nom­breux entre ces deux mon­des en apparence éloignés », Jeamichelapatie.com 25/2/2016

« La purge, c’est quand Eric Zem­mour par­le… Je ne veux pas enten­dre ses hor­reurs racistes, misog­y­nes… », Téléra­ma, 14 juin 2016

« Pen­dant un an, j’étais un général­iste de l’info sur Europe 1. J’ai appris beau­coup de choses mais je préfère quand même la poli­tique ! » Ozap / Puremedias.com, 30 sep­tem­bre 2016

« Marine Le Pen, à bien des égards, c’est François Mit­ter­rand à l’automne 1980. Macron ressem­ble plus selon moi à Ségolène Roy­al en 2005 en ce qu’il incar­ne le renou­velle­ment. », ibid.

« Sur Patrick Buis­son, tout le monde a bien sûr le droit à la parole mais je ne pense pas que le 20 Heures soit for­cé­ment un lieu appro­prié pour lui. Le 20 Heures est un lieu de légiti­ma­tion, de sacral­i­sa­tion. On ne peut pas y inviter n’importe qui. », ibid.

« Oui, depuis 1988. Je l’ai tou­jours fait. Quand je suis ren­tré en école de jour­nal­isme en 1986, je me suis dit que jamais je ne devais me retrou­ver en sit­u­a­tion d’être en face d’un respon­s­able poli­tique pour lequel j’ai voté. Il faut que je sois libre, donc je vote blanc. Je ne veux pas qu’un respon­s­able poli­tique puisse penser que j’ai été son adver­saire ou son parte­naire. Et je voterai d’ailleurs blanc en 2017, quel que soit le deux­ième tour. », ibid.

Sa nébuleuse

Michel DenisotAlain DuhamelLau­rent Bazin.

Ils l’ont dit

« Il admire les grandes fig­ures de gauche comme Blum et Jau­rès, mais méprise les com­mu­nistes tout comme la notion de « classe ouvrière ». Puisqu’il est à présent social­iste, on lui pro­pose de se présen­ter aux élec­tions munic­i­pales dans son vil­lage natal, Vio­dos » Politique.net, 13 mai 2008.

« Quel jour­nal­iste peut ain­si se van­ter d’intervenir à soix­ante-sept repris­es en huit min­utes dans le cadre d’une inter­view ? Jean-Michel Aphatie bien enten­du. Cette prouesse, qui doit prob­a­ble­ment con­stituer un record en la matière, a été accom­plie lors de la venue de Nadine Mora­no, le 15 févri­er 2012. Un sim­u­lacre d’interview qui en dit long des méth­odes de cet édi­to­crate en chef dont l’une des mar­ques de fab­rique con­siste à couper la parole de ses inter­locu­teurs, anéan­tis­sant ain­si toute illu­sion de débat de fond. Sur RTL comme sur Canal +, l’interview poli­tique est donc un sport de com­bat où les coups don­nés masquent (à peine) un manque évi­dent d’intérêt pour la diver­sité des opin­ions et des options poli­tiques, surtout si celles-ci ne sont pas du goût de Jean-Michel Aphatie. », Acrimed, 12 mars 2012.

« Jean-Michel Aphatie affiche son mépris envers les « petits » can­di­dats, en iro­nisant sur leur nom­bre, en s’interrogeant sur l’intérêt de leur can­di­da­ture, et en leur imposant des dis­cus­sions qui por­tent moins sur leur pro­gramme que sur ceux des « grands » – quand elles por­tent, excep­tion­nelle­ment, sur des pro­grammes… », ibid.

« Jean-Michel Aphatie, c’est un peu le nou­veau Jean-Pierre Elk­a­b­bach. Le jour­nal­iste poli­tique qu’on adore détester parce que son tra­vail trahi­rait son esprit par­ti­san », Téléra­ma, 21 avril 2012.

« Vous, mon­sieur Aphatie, qui avez hurlé avec les loups, qui avez mis votre plume de chroniqueur au ser­vice des puis­sants », Eva Joly, au sujet de Jean-Michel Aphatie, 03/4/2013

«C’est un type d’une arro­gance incroy­able. Il pense être les médias à lui tout seul, ne sup­porte aucune cri­tique. C’est un excel­lent inter­vieweur mais un mau­vais chroniqueur, qui mouline deux idées obses­sion­nelles, le déficit et la dette, alors qu’il nous fait le coup de l’objectivité incar­née ! », Jean-François Kahn, Le Monde, 18 avril 2013.

« Il est tou­jours bien­veil­lant avec ceux qui l’emploient mais ne se prive pas d’attaquer la con­cur­rence. C’est un mer­ce­naire de l’info qui fait pay­er cher sa parole », Daniel Schnei­der­mann, Le Monde, 18 avril 2013.

« Il est dans l’excès de la pas­sion, avec ses colères homériques. Il ne sup­porte pas le men­songe et les pos­tures et, aujourd’hui, il reste fidèle à lui-même. Il per­sévère dans l’erreur, avec pas­sion. C’est un bagar­reur. », Jean-Paul Bes­set, Le Monde, 18 avril 2013.

« On s’est ren­con­trés il y a vingt ans, dans une file d’attente au ciné­ma. Il allait voir les Ton­tons flingueurs et moi un film chi­nois. Il était bar­bu et mal fringué. On a tra­vail­lé ensem­ble au Parisien, puis au Monde. Il était fait pour la radio, cet espace de lib­erté lui con­vient. Il était comme il est aujourd’hui, hors du moule et des codes. C’est un Cyra­no. Chez lui tout est dans le verbe. Le maquil­lage de la télé, c’est le con­traire de Jean-Michel » Raphaëlle Bac­qué, Libé, 12 mai 2013

« On l’aime ou il exas­père. Il a un côté ado, du genre “oui, je sais, mais je n’ai pas pu m’empêcher”. Jean-Michel Apathie est dans le débat, la castagne, la con­fronta­tion des idées. On le traite de cumu­la­rd, il l’est par pas­sion plus que par soif de notoriété. Son ego n’est pas sur­di­men­sion­né. C’est un affec­tif, un fidèle, chose rare dans le méti­er. Il est têtu, tenace, un peu soli­taire, humain. », Jacques Esnous, op.cit.

« J’ai bien con­nu Aphatie à cette époque. Déjà très m’as-tu vu et très déma­go. Fal­lait le voir sauter sur l’estrade de l’amphi Aula Magna de Bor­deaux 3 en beuglant, pour se met­tre dans la poche les étu­di­ants venus de la même région que lui : “je m’appelle Jean-Michel Aphatie, et je suis basque”. Aujourd’hui, il est tou­jours aus­si grande gueule. Mais poli­tique­ment, il a fait un virage à 180° » Gilbert Duroux, en com­men­tant l’article de Sud-Ouest sur son mil­i­tan­tisme poli­tique en 1986, 5 novem­bre 2014.

« À l’évidence, Jean-Michel Aphatie n’est pas un chien ! C’est un grand pro­fes­sion­nel qui, quand il le croit néces­saire, rem­plit sa fonc­tion… à la façon d’un chien de garde », Acrimed, 9 mars 2016.

« Arro­gant est le mot. Mais encore, dis­pen­sa­teur de leçons, livreur de sat­is­fecit en tout genre, parangon des ver­tus démoc­ra­tiques. Et puis aus­si représen­tant d’une cer­taine anti-France, celle du mépris de caste pour les petites gens et leurs défenseurs (au hasard), Zem­mour, Le Pen, Dupont-Aig­nan. » Boule­vard Voltaire, 22 juin 2016.

« C’est un mil­i­tant de gauche bas de pla­fond et dépourvu du moin­dre tal­ent. Il porte la haine sur son vis­age ». Nico­las Sarkozy au sujet d’Aphatie selon Patrick Buis­son, in La cause du peu­ple (2016), p. 201

Crédit pho­to : cap­ture d’écran vidéo RTL

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