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Renaud Dély

Le mètre-étalon du politiquement correct

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 06/09/2018

« Les électeurs de gauche de la 1ère cir­con­scrip­tion de Char­ente-Mar­itime doivent com­pren­dre qu’il est de leur devoir de sauver la mise de Ségolène Roy­al »

Renaud Dély est né en mai 1969 à Beauvais (Oise). Il est titulaire d’une maîtrise d’histoire contemporaine (après une khâgne) et diplômé du centre de formation des journalistes (1993).

Parcours professionnel

Renaud Dély entre à Libéra­tion en 1994 où il devient très vite le « spé­cial­iste » de l’extrême-droite ; il rédi­ge notam­ment une enquête sur le DPS, le ser­vice de sécu­rité du FN, et est à ce titre audi­tion­né par la com­mis­sion d’enquête par­lemen­taire sur le DPS, le 10 févri­er 1999. De 2002 à jan­vi­er 2006, il dirige le ser­vice poli­tique avant de devenir rédac­teur en chef, édi­to­ri­al­iste et directeur adjoint de la rédac­tion. Il effectue égale­ment des piges pour Char­lie Heb­do sous pseu­do­nyme.

En sep­tem­bre 2007, il rejoint Le Parisien en tant que rédac­teur en chef adjoint et respon­s­able des pages « poli­tique ». Mais trois mois plus tard, en jan­vi­er 2008, il quitte Le Parisien pour Mar­i­anne où il occupe le poste de directeur-adjoint de la rédac­tion, chargé de l’actualité. En mars 2010, il passe à France-Inter, rédac­teur en chef de la mati­nale, puis directeur-adjoint de la rédac­tion en sep­tem­bre 2010. Pressen­ti un temps p our suc­céder à Lau­rent Jof­frin à la tête de Libéra­tion, il lui est finale­ment préféré Nico­las Demor­and.

En mars 2011, il quitte la radio pour l’hebdomadaire Le Nou­v­el Obser­va­teur où il est pro­mu directeur de la rédac­tion sous l’autorité de Lau­rent Jof­frin. Régulière­ment invité par Yves Calvi sur le plateau de l’émission poli­tique « C dans l’air » (France 5) à par­tir de 2010, il fait mon­tre d’un anti­s­arkozysme mil­i­tant.

Le 22 mars 2011, sur ce même plateau, il est pris en fla­grant délit de men­songe lorsqu’il déclare à pro­pos des élec­tions can­tonales qui vien­nent de se dérouler que le Front nation­al aurait obtenu un score nation­al moins élevé s’il avait présen­té des can­di­dats dans chaque can­ton. « La quin­zaine de départe­ments où le FN n’avait pas de can­di­dat sont des départe­ments où il fait net­te­ment moins que la moyenne nationale, donc cela aurait fait baiss­er cette moyenne de 15% à 14% », déclare notam­ment Dély, approu­vé par Christophe Bar­bi­er et Yves Calvi.

Rap­pelons que le FN avait obtenu lors de cette élec­tion un score d’environ 15% au niveau nation­al et de 19% rap­porté aux seuls can­tons où il avait présen­té un can­di­dat. Or, si la présence d’un can­di­dat FN dans chaque can­ton aurait pu, en effet, faire baiss­er la moyenne là où il y avait des can­di­dats (19%), il n’aurait évidem­ment pas fait baiss­er la moyenne nationale. En ajoutant des can­di­dats où il n’y en a pas, on ne dimin­ue en rien les votes reçus ailleurs mais on aug­mente en revanche mécanique­ment le nom­bre de voix sur le plan nation­al. Renaud Dély a été nom­iné aux Bobards d’Or 2012 pour cette presta­tion.

Requin­qué par le retour au pou­voir des social­istes quelques mois plus tôt, il pub­lie dans Le Nou­v­el Obser­va­teur du 19 sep­tem­bre 2012 un dossier sur les « néo-fachos et leurs amis », renouant avec le style inquisi­to­r­i­al des années 1990.

Par­al­lèle­ment à ses activ­ités de jour­nal­iste poli­tique, Renaud Dély col­la­bore depuis 2005 au men­su­el So Foot et à son site Inter­net. D’août 2008 à mars 2010, il est chroniqueur de l’émission « On refait le match » sur RTL. Pen­dant la coupe du monde 2010 en Afrique du Sud, il ani­me l’émission « Foot­balleurs du dimanche » le dimanche, de 18 à 10 heures, sur France Inter.

L’arrivée de Matthieu Crois­sandeau à la direc­tion du Nou­v­el Obser­va­teur, le 2 mai 2014, entraîne la rétrogra­da­tion de Renaud Dély, désor­mais rédac­teur en chef.

En mai 2016 Renaud Dély est nom­mé directeur de la rédac­tion à la place de Joseph Macé-Scaron, qui a souhaité être déchargé du poste après trois ans de tra­vail acharné ; il devient prési­dent du comité édi­to­r­i­al et va con­trôler les édi­to­ri­aux et leur adéqua­tion avec la ligne édi­to­ri­ale du mag­a­zine. La dif­fu­sion de Mar­i­anne est à nou­veau en hausse en 2015 (+0,64%, à 156.000 exem­plaires), pour la pre­mière fois depuis 2008, tan­dis que les ventes de l’Obs plon­gent encore en 2015 (-13% à 401.000 exem­plaires).

À l’été 2016 Renaud Dély assure aus­si la direc­tion du mag­a­zine d’actualités « 28 min­utes » sur la chaîne fran­co-alle­mande Arte. Depuis sep­tem­bre 2012 il assure l’émission dans le courant de l’année avec Élis­a­beth Quin, mais jusque là cette émis­sion n’était pas dif­fusée l’été.

Renaud Dély à Marianne : échec commercial et quasi-faillite

En mai 2016 Renaud Dély est nom­mé directeur de la rédac­tion de Mar­i­anne à la place de Joseph Macé-Scaron, qui a souhaité être déchargé du poste ; il devient prési­dent du comité édi­to­r­i­al et va con­trôler les édi­to­ri­aux et leur adéqua­tion avec la ligne édi­to­ri­ale du mag­a­zine.

A l’été 2016 Renaud Dély assure aus­si la direc­tion du mag­a­zine d’actualités « 28 min­utes » sur la chaîne fran­co-alle­mande Arte. Depuis sep­tem­bre 2012 il assure l’émission dans le courant de l’année avec Elis­a­beth Quin, mais jusque là cette émis­sion n’était pas dif­fusée l’été.

La dif­fu­sion de Mar­i­anne est à nou­veau en hausse en 2015 (+0,64%, à 156.000 exem­plaires), pour la pre­mière fois depuis 2008, tan­dis que les ventes de L’Obs plon­gent encore en 2015 (-13% à 401.000 exem­plaires). Cepen­dant la sit­u­a­tion se dégrade, avec une dif­fu­sion France payée moyenne men­su­elle de 143.000 exem­plaires en 2016 et 2017, et 137.000 au pre­mier semes­tre 2018, soit -12.17% en trois ans. L’arrivée de Car­o­line Fourest fin décem­bre 2016, autre égérie du poli­tique­ment cor­rect, n’arrange rien.

Fin décem­bre 2016 Mar­i­anne se déclare en ces­sa­tion de paiement et est placé en redresse­ment judi­ci­aire en jan­vi­er 2017. En avril 2018 le groupe Czech Media Invest de Daniel Kretisnky, qui avait racheté peu avant les radios du groupe Lagardère en Pologne, République Tchèque, Roumanie et Slo­vaquie puis une par­tie de ses mag­a­zines français (Elle, France Dimanche, Ici Paris, Pub­lic…) a pro­posé d’acquérir 91% du cap­i­tal du mag­a­zine. Après le rachat, il main­tient Yves de Chaise­martin, ci-devant action­naire prin­ci­pal, à la direc­tion, mais éjecte Jean-François Kahn du con­seil d’administration début juin 2018.

Le 19 juil­let 2018 il quitte de façon impromptue la direc­tion de Mar­i­anne et rem­place à par­tir de sep­tem­bre Jean-Michel Aphatie dans l’interview de 8h30 de France Info aux côtés de Marc Fau­velle.

Parcours militant

« Il a tou­jours été « « drogué«  à la poli­tique, ses pre­miers sou­venirs –et ses pre­mières pris­es de posi­tion publiques (un « Votez Mit­ter­rand !«  lancé un dimanche à la table famil­iale…) – remon­tant à l’élection de Gis­card en 1974 (il avait 5 ans). Quelques man­i­fs plus tard, il est devenu poli­tique à Libéra­tion en 1994 », extrait de la présen­ta­tion biographique de Renaud Dély du site Drug­store où il a pub­lié des ban­des dess­inées illus­trées par Aurel.

En 1998 il fait par­tie des invités d’honneur au forum suiv­ant l’assemblée générale du Man­i­feste con­tre le Front Nation­al. Celui-ci se tient à l’université de Paris III (Cen­si­er) le 10 jan­vi­er 1998 et a comme prob­lé­ma­tique la ques­tion suiv­ante : « Y a-t-il encore aujourd’hui une dif­férence entre droite et extrême-droite ? ». Pour répon­dre à cette ques­tion, étaient con­viés Renaud Dély et Michel Soudais.

Publications

  • His­toire secrète du Front nation­al, Gras­set, 1999.
  • Les tabous de la gauche, Bour­rin édi­teur, 2006
  • Que restera-t-il des années Chirac, édi­tions Milan, 2007
  • La guerre des « ex », Edi­tions du Moment, 2008
  • Sarkozy et l’argent roi, Cal­mann-Lévy, 2008, en col­lab­o­ra­tion avec Didi­er Has­soux
  • Besan­cenot, l’idiot utile du sarkozysme, Bour­rin édi­teur, 2009
  • Sarkozy et les femmes, Drug­store, 2010, illus­tra­tion du dessi­na­teur Aurel
  • Sarkozy et les rich­es, Drug­store, 2011, illus­tra­tion du dessi­na­teur Aurel
  • La vacance du petit Nico­las, La Baleine (col­lec­tion « Le Poulpe »), 2011, en col­lab­o­ra­tion avec Patrice Cher­ru­au
  • Tous les coups sont per­mis (de Mit­ter­rand à Sarkozy : la vio­lence en poli­tique), Cal­mann-Lévy, 2011, en col­lab­o­ra­tion avec Hen­ri Ver­net
  • C’est dur d’être de gauche : Hol­lande : des pri­maires à l’Elysée, Gle­nat, 2012, illus­tra­tion du dessi­na­teur Aurel
  • La droite brune. UMP-FN : les secrets d’une liai­son fatale, Flam­mar­i­on, 2012
  • Hol­lande et ses 2 femmes, Glé­nat, 2013, illus­tra­tion du dessi­na­teur Aurel.
  • Monde de meeerde, Glé­nat, 2013, illus­tra­tion du dessi­na­teur Aurel.
  • Les Années trente sont de retour. Petite leçon d’histoire pour com­pren­dre les crises du présent, en col­lab­o­ra­tion avec Claude Askolovitch, Pas­cal Blan­chard et Yvan Gas­taut, Flam­mar­i­on, 15 octo­bre 2014.
  • La République des couacs, en col­lab­o­ra­tion avec Aurel pour les dessins, édi­tions Glé­nat, 19 novem­bre 2014.
  • Frères Enne­mis. L’hyperviolence en poli­tique, en col­lab­o­ra­tion avec Hen­ri Ver­net, Cal­mann-Lévy, 14 octo­bre 2015.
  • La Vraie Marine Le Pen. Une bobo chez les fachos, Plon, 2017
  • La Dynas­tie Le Pen, BD en col­lab­o­ra­tion avec Frédéric Coicault, édi­tions Del­court, mars 2017.
  • Clemenceau, BD en col­lab­o­ra­tion avec Jean Gar­rigues, Ste­fano Car­loni et Christophe Reg­nault, édi­tions Glé­nat-Fayard, juin 2017.
  • Balka­ny Com­pa­ny, BD en col­lab­o­ra­tion avec Frédéric Coicault, édi­tions Del­court, novem­bre 2017.

Collaborations

  • Il a par­ticipé à une table ronde « Polar et poli­tique » au Fes­ti­val Paris Polar organ­isé par la mairie du XII­Ième arrondisse­ment le19 novem­bre 2011.
  • Il fait par­tie du « comité pro­fes­sion­nel de sou­tien » de l’équipe péd­a­gogique de la Pré­pa­ra­tion uni­ver­si­taire aux Con­cours des Ecoles de Jour­nal­isme de l’université Paris 8. Cette for­ma­tion coûte 750 euros aux can­di­dats, et a été créée en 2008 avec le sou­tien du géant du BTP Vin­ci. Il est par­rain de la pro­mo­tion 2009 de cette PUCE.

Ce qu’il gagne

Le Nou­v­el Obser­va­teur et Mar­i­anne font par­tie du SEPM, le syn­di­cat des heb­do­madaire parisiens, qui dis­pose de son pro­pre barème salar­i­al. Selon celui-ci, un rédac-chef gagne (en 2013), de 2955 à 3574 € men­su­els bruts, selon sa caté­gorie.

À ce salaire s’ajoutent d’autres revenus (droits d’auteurs pour livres et BD), chroniques et émis­sions TV, etc.

Il l’a dit

«  En 2006, (…) le marx­isme et tous ses loin­tains adeptes con­tin­u­ent d’obstruer les con­sciences de la gauche française. Après avoir cau­tion­né tant et tant d’erreurs, jus­ti­fié de si graves fautes, validé d’innombrables revire­ments, les com­mu­nistes et assim­ilés (trot­skistes, gauchistes, alter­mon­di­al­istes, etc.) non seule­ment n’ont pas “fait repen­tance”, pra­tique col­lec­tive dev­enue ordi­naire dans l’histoire poli­tique con­tem­po­raine, mais con­tin­u­ent d’exercer un mag­istère — dis­cret mais bien réel — sur la con­science de la gauche française. Une sorte de sur­moi marx­iste se per­met de pré­ten­dre encore régen­ter, ou du moins juger, voire invalid­er, pen­sées et atti­tudes du camp réformiste. », in Les tabous de la gauche (2006)

« Le pou­voir détenu par une femme aurait plutôt un effet répul­sif sur ma libido », Slate, 20 jan­vi­er 2009.

« C’est celui (Éric Zem­mour) qu’on adore détester. Une tronche qui ferait fureur au jeu du cham­boule-tout dans les fêtes de la rose du PS. Un Pho­toma­ton à accrocher au cen­tre de la cible de son jeu de fléchettes pour pass­er ses nerfs le soir en ren­trant du boulot, lorsque, dans les embouteil­lages, on a soupé de ses impré­ca­tions à la radio. Le mod­èle de ces adver­saires emblé­ma­tiques avec lesquels il fait bon fer­railler tant on est en désac­cord sur tout. Arro­gant, moqueur, provo­ca­teur, bref, insup­port­able, le genre de tête à claques qu’on ado­rait castag­n­er, à la récré, dans la cour du lycée. », Mar­i­anne, 16 mars 2010.

« [Zem­mour] est une sorte d’agent d’ambiance d’un lep­énisme soft », « C dans l’air », 18 jan­vi­er 2011.

« Quand Philippe Val m’a appelé, je suis arrivé dans le pire con­texte. Les gens me jugeaient comme « le petit sol­dat de Val à la sol­de de Sarkozy ». Cette mai­son sus­cite beau­coup de fan­tasmes, de rumeurs. Il y eu le départ des humoristes, de Nico­las Demor­and. Tout le monde nous enter­rait », Télé2Semaines, 29 mars 2011.

« Cet hebo­madaire [le Nou­v­el Obs], c’est ma cul­ture famil­iale, poli­tique, ma sen­si­bil­ité. J’ai été élevé entre Libé, Le Nou­v­el Obs et France Inter », ibid.

« Les médias ne pensent plus que comme des tuyaux », inter­ven­tion au débat « Un print­emps de l’information pour notre bien com­mun ? », organ­isé par « Europe Créa­tive » à Nantes, le 29 mars 2012 (« Europe Créa­tive » est un pro­gramme de la Com­mis­sion européenne visant à aider les secteurs de la cul­ture et de la créa­tion « à tir­er par­ti des atouts de l’ère numérique et de mon­di­al­i­sa­tion »).

« Il serait juste et nor­mal que l’ex can­di­date à l’Élysée l’emporte à La Rochelle (…) Il y a quelque chose de pro­fondé­ment injuste dans l’animosité dont Ségolène Roy­al est aujourd’hui la cible (…) Quant à l’argument avancé par l’ancien min­istre UMP Dominique Bussereau pour vol­er au sec­ours du dis­si­dent, il pour­rait prêter à sourire s’il n’exhalait des relents d’apologie du ter­roir un tan­ti­net mal­odor­ants (…) ce « can­di­dat de ter­rain« , lui, ne ment pas, c’est bien ça ? (…) A se sou­venir des ser­vices qu’elle a su ren­dre à la gauche tant en 2007 qu’en se con­sacrant sans état d’âme à faire tri­om­pher son ex-com­pagnon cinq ans plus tard, et à observ­er la délec­ta­tion avec laque­lle Jean-Pierre Raf­farin, Jean-François Copé et tout l’état-major de l’UMP se pourlèchent les babines en espérant la chute de l’ex-icône repeinte en sor­cière, les électeurs de gauche de la 1ère cir­con­scrip­tion de Char­ente-Mar­itime doivent com­pren­dre qu’il est de leur devoir de sauver la mise de Ségolène Roy­al. Ce ne serait que jus­tice », « Lég­isla­tives : pourquoi la gauche doit sauver Ségolène Roy­al », Le Nou­v­el Obser­va­teur, 11 juin 2012.

« Enrac­inée en Europe depuis le Moyen-âge, la présence de cette reli­gion [l’islam] a pour­tant déclenché une nou­velle vague de pho­bies à mesure que ses adeptes ont voulu accéder à un mode de représen­ta­tion et de pra­tiques ordi­naires. En sor­tant de la clan­des­tinité, les musul­mans, ont sus­cité une poussée d’angoisses irra­tionnelles. Ils étaient tolérés tant qu’on ne les voy­ait pas », La Droite brune, Flam­mar­i­on, 2012, p. 240.

« Tous les dirigeants de l’UMP, sans excep­tion, savent gré à leur ancien men­tor [Sarkozy] de les avoir débar­rassés de toute pudeur séman­tique. Et de leur avoir per­mis de se revendi­quer haut et fort « de droite ». Au pre­mier abord, on peut les com­pren­dre. Quoi de plus nor­mal, de plus logique et, somme toute, de plus naturel que de laiss­er les respon­s­ables de la droite française brandir tout bon­nement cette éti­quette ? Les par­ti­sans de cette évo­lu­tion rhé­torique fusti­gent l’oppressante dom­i­na­tion cul­turelle de la gauche et de ses bien-pen­sants qui les avaient, selon eux, si longtemps empêchés de l’assumer. Or, ils se trompent […] C’est un choix volon­taire, une déci­sion posée et réfléchie du général de Gaulle lui-même qui inter­dit, de fait, aux hommes de droite de tomber le masque séman­tique […] de Gaulle fit ce choix, d’abord pour éviter que son camps et une par­tie de ses sou­tiens ne puis­sent être ren­voyées à cer­taines péri­odes peu glo­rieuses de l’Histoire […] Enfer­mer la droite française sous l’étiquette de « droite », c’était mar­quer une fil­i­a­tion, loin­taine et par­tielle certes, mais réelle, avec tous ceux qui, hos­tiles à la Révo­lu­tion française, con­tin­u­aient d’entretenir une cer­taine nos­tal­gie de l’Ancien Régime, voire de secrètes aspi­ra­tions à la Restau­ra­tion », ibid. p 38–39.

« Au demeu­rant, la faute demeure assez bénigne », « L’affront fait à Ayrault », Le Nou­v­el Obser­va­teur, 12 mai 2012 (à pro­pos de la con­damna­tion de Jean-Marc Ayrault, en décem­bre 1997, à une peine de six mois d’emprisonnement avec sur­sis et 30 000 euros d’amende pour délit de favoritisme dans l’attribution d’un marché pub­lic).

« Un grand bra­vo à C. Fourest pour sa remar­quable enquête sur les iden­ti­taires ! » tweet du 19 févri­er 2013.

« P. Var­don et F. Robert, la face cachée de Marine Le Pen ou com­ment le dis­cours des Iden­ti­taires éclaire le vrai pro­jet du FN… », tweet du 19 févri­er 2013.

« Nul ne peut tolér­er que dans la France de 2014, sur le net ou sur scène, cer­tains con­tin­u­ent de nier la tragédie de la Shoah et le min­istre de l’Intérieur Manuel Valls a rai­son de se mon­tr­er intraitable. Mais Eric Zem­mour s’applique, de son côté, dans d’innombrables écrits ou pris­es de paroles médi­a­tiques, à attis­er une autre forme de haine au sein d’une autre com­mu­nauté, celle de ceux qu’il appelle « les petits Blancs » ou les « Français de souche ». Il s’agit de la haine des immi­grés en général, et des musul­mans en par­ti­c­uli­er, qu’il accuse, à longueur de colonnes et de micros, de vouloir nous « envahir » pour mieux nous « occu­per », vocab­u­laire lourd de références his­toriques. Cette mécanique dan­gereuse doit être com­bat­tue sans faille. L’ignorer, fer­mer les yeux, tourn­er la tête, serait servir ces mêmes pyro­manes qui pré­ten­dent pra­ti­quer une con­cur­rence vic­ti­maire en hiérar­chisant les racismes selon les com­mu­nautés visées. […] Notre République une et indi­vis­i­ble prône l’égalité entre tous les citoyens, quelles que soient leurs orig­ines eth­niques, leurs croy­ances religieuses ou leurs con­vic­tions spir­ituelles. Pour la con­forter, il con­vient de lut­ter con­tre toutes les formes d’antisémitisme, de racisme et de xéno­pho­bie sans excep­tion. Il s’agit d’un com­bat que « le Nou­v­el Obser­va­teur », fidèle aux idéaux des Lumières, mène depuis 50 ans. Il con­tin­uera de le men­er demain sans relâche. » Le Nou­v­el Obser­va­teur, 9 jan­vi­er 2014.

« Je ne pré­tends pas accéder à la per­fec­tion et je n’y crois guère. Je m’efforce seule­ment d‘être extrême­ment rigoureux en ce qui con­cerne les faits et les cita­tions, ce qui con­stitue la matière pre­mière d’un papi­er et donc de notre méti­er. Je ne pré­tends surtout pas à la neu­tral­ité et encore moins à l’objectivité, mais seule­ment à l’honnêteté. Le com­men­taire est libre et même indis­pens­able, surtout quand on traite de poli­tique. L’important est d’être trans­par­ent, d’assumer ses con­vic­tions et de s’efforcer, mal­gré elles, de con­tin­uer à douter pour avancer. », Gentside, 3/12/2014

« Ni Dieu, ni maître. Franche­ment, je n’ai ni men­tor, ni mod­èle ; j’estime que, quelle que soit son activ­ité, il n’est pas sain d’en avoir, et je pense enfin que nul jour­nal­iste ne peut pré­ten­dre incar­n­er la per­fec­tion. Dis­ons qu’en revanche, il y a une référence pour laque­lle je con­serve une pro­fonde affec­tion tein­tée d’admiration, c’est Serge July, le fon­da­teur de Libéra­tion. », ibid.

« Vous avez rai­son de fustiger l’anti-américanisme pri­maire de cer­tains » [au sujet des opposants à TAFTA] « Il n’a pas lieu d’être. Le prob­lème de cette dis­cus­sion [au sujet de TAFTA] c’est qu’elle est opaque et que ce sont les lob­bys qui récla­ment cette opac­ité », Bour­din Direct, RMC, 20/4/2016

« Être chroniqueur, inter­venir et être co-inter­vieweur aux côtés d’Élisabeth comme je le fais une fois par semaine depuis qua­tre ans, cela per­met de don­ner une touche plus per­son­nelle, plus inci­sive, par­fois un peu provo­ca­trice. Être le seul en désac­cord avec les invités pour aller les provo­quer, j’adore ça. Je trou­ve cela ludique, intel­lectuelle­ment intéres­sant et cela con­tribue à don­ner du rythme à l’émission en tant que co-inter­vieweur », Ozap / Pure­me­dias 04/7/2016

« Dans tous les jour­naux il n’y a pas un seul jour­nal­iste qui puisse garan­tir son indépen­dance, qu’importe son impor­tance et son pres­tige », ibid. [au sujet d’Aude Lancelin]

« Un heb­do­madaire ne peut se con­tenter d’être un jour­nal qui fait le résumé de l’actualité de la semaine. Il doit apporter son pro­pre regard, renon­cer à l’exhaustivité et faire des choix beau­coup plus rad­i­caux en étant con­forme à son iden­tité. Il faut des papiers à la fois plus anglés et plus longs, plus rich­es pour le lecteur », ibid.

« Si nos Bleus sont peut-être trop fon­cés pour l’extrême droite, ils sont bleu-blanc-rouge, et rien d’autre, pour les vrais patri­otes. L’Histoire a fait de notre pays une terre de métis­sage. C’est un fait que tout sup­port­er de l’équipe de France de foot­ball con­naît de longue date. A observ­er la com­po­si­tion des sélec­tions de la Bel­gique, de l’Allemagne, ou de la Suisse, mais aus­si, peu à peu, des pays nordiques, et demain de la Russie et de l’est de l’Europe, on prend con­science que, au-delà de l’Hexagone, c’est l’ensemble de notre con­ti­nent qui est devenu une terre de pas­sage et de mélange », Mar­i­anne, 16/7/2016

« Le réel, c’est le cer­cueil des prêcheurs. Et l’antidote à la “zem­mouri­sa­tion” des esprits. En se heur­tant à la réal­ité, les élu­cubra­tions d’un polémiste, qui ne s’y con­naît pas davan­tage en foot­ball qu’en patri­o­tisme, dis­persent façon puz­zle l’obsédante hys­térie iden­ti­taire qui men­ace par­fois le débat démoc­ra­tique. », ibid.

Ils ont dit sur lui

« La dernière phrase du papi­er [de Dély sur Zem­mour] sym­bol­ise à elle seule ce qui moti­vait le rédac­teur en chef-adjoint de Mar­i­anne. Nuire. Lorsqu’on est capa­ble de moquer avec arro­gance la vie privée de l’objet de son arti­cle, en l’occurrence les per­son­nes que celui-ci invite à son anniver­saire, il est cer­tain qu’on à affaire à quelqu’un qui ne s’embarrasse pas de la moin­dre éthique. Minable. Vous avez acheté Mar­i­anne, vous avez du sous-Clos­er en plus snob. Rem­boursez ! », Causeur, 17 mars 2010.

« Ce que la qua­si-total­ité des lecteurs de Mar­i­anne ne savent pas, c’est que Renaud Dély quitte Mar­i­anne et que ce papi­er fut le dernier rédigé pour l’hebdo de la rue Boulanger. Ce qu’ils ne savent pas – et ils auraient été cer­taine­ment recon­nais­sants d’en être infor­més, c’est qu’il a été embauché par France Inter pour assur­er la rédac­tion en chef de la mati­nale de France Inter. Joli cadeau de bien­v­enue à Philippe Val qui ne doit pas appréci­er que les audi­ences de RTL dans cette tranche horaire prof­i­tent de l’arrivée récente d’Eric Zem­mour. Avant même qu’on lui verse ses pre­miers émol­u­ments, la recrue tra­vaille déjà pour la bonne cause. […] L’hebdo a sou­vent traqué avec rai­son les con­flits d’intérêts qui décon­sid­èrent la poli­tique, les affaires ou la Presse. Dès lors, qu’on ait con­fié à Renaud Dély la rédac­tion d’un arti­cle sur Zem­mour pose ques­tion. », ibid.

« Renaud Dély aime le change­ment : directeur-adjoint de la rédac­tion de Libéra­tion jusqu’en 2006, il avait ensuite rejoint Mar­i­anne au poste de… directeur-adjoint de la rédac­tion. L’aventure Mar­i­anne fut elle aus­si très courte, puisque dès 2007 le remuant Renaud Dély est trans­féré au Parisien et y exerce pen­dant trois ans les fonc­tions de rédac­teur en chef adjoint. Avant de rejoin­dre, comme on l’a vu, France Inter. Pressen­ti pour rem­plac­er Lau­rent Jof­frin à la tête de Libéra­tion (quo­ti­di­en qu’il avait quit­té, donc, cinq ans aupar­a­vant), Dély va finale­ment rejoin­dre Jof­frin au Nou­v­el Obser­va­teur, en tant que directeur délégué de la rédac­tion. Soit, en cinq ans, dans l’ordre : Libéra­tion, Mar­i­anne, Le Parisien, France Inter et le Nou­v­el Obs. En atten­dant la suite. », Acrimed, 11 avril 2011.

[Au sujet de Nico­las Demor­and, Lau­rent Jof­frin, Renaud Dély, Nico­las Poin­caré, Alexan­dre Bom­pard, Fran­cis Morel, qual­i­fiés de « médi­acrates »] : « au terme de séquences de plus en plus cour­tes, les médi­acrates passent d’un titre, d’une sta­tion ou d’une chaîne à l’autre. […] N’en dou­tons pas : s’ils sont inter­change­ables, c’est parce que leurs com­pé­tences sont équiv­a­lentes et que leurs per­for­mances sont celles qui font les grandes équipes. […] Les « grands jour­nal­istes » ne s’identifient pas à une chaîne, une sta­tion ou un titre. Ils sont prêts à aller partout où le mer­ca­to les con­duira, exp­ri­mant et ren­forçant l’uniformisation du paysage médi­a­tique, renonçant à don­ner une iden­tité au média pour lequel ils offi­cient, voire à avoir eux-mêmes une iden­tité », ibid.

« Vous êtes dans votre rôle de jour­nal­iste, là, mon­sieur Dély, je vois… Vous êtes can­di­dat aux lég­isla­tives pour le par­ti social­iste ou pour l’UMP ? », Marine Le Pen sur le plateau du « Grand Jour­nal » de Canal+ le 3 octo­bre 2011.

« Quand Le Nou­v­el Obser­va­teur de cette semaine, sous la plume de Renaud Dély, dia­bolise en « néo-fachos«  ceux qui, comme votre servi­teur, s’inquiètent de cette mal­adie de l’islam qui se propage en Europe sous cou­vert de mul­ti­cul­tur­al­isme, il illus­tre le renon­ce­ment des don­neurs de leçons à s’opposer à une idéolo­gie authen­tique­ment total­i­taire et anti-juive qui, minori­taire en France, ne demande qu’à se répan­dre. Elle a déjà trou­vé, vis­i­ble­ment, ses «  idiots utiles«  », Ivan Rioufol, 19 sep­tem­bre 2012.

« C’est un jaloux de plume, la pire espèce de jaloux », Gilbert Col­lard, 19 sep­tem­bre 2012.

« De quel droit, sinon du droit de plume du Paon, cet évangéliste fou s’autorise-t-il à choisir entre les bons et les mau­vais ? », idem.

« Renaud Dély, rédac­teur en chef du Nou­v­el Obser­va­teur («L’Obs», pour les intimes), fustige Kri­sis comme une revue «éli­tiste», qui «com­plex­i­fie» la pen­sée. On ne peut que lui don­ner rai­son, surtout aujourd’hui, en notre ère numérique sat­urée de «tweets» et d’«information en flux ten­du», où Le Nou­v­el Obser­va­teur lui-même s’expurge pro­gres­sive­ment de tout con­tenu rédac­tion­nel sérieux et se trans­forme au fil des ans en sim­ple album d’images poli­tiques acces­si­ble à tous. Kri­sis, rap­pelons-le, est une revue sans illus­tra­tions intérieures ! La direc­tion de L’Obs ne doit pas en revenir, alors qu’elle rem­place son per­son­nel expéri­men­té par des sta­giaires et ses jour­nal­istes ou ses chroniqueurs par des graphistes. Bien­tôt, on pour­ra faire la lec­ture de leur mag­a­zine sans savoir lire, rien qu’en regar­dant les images ! », Thibault Isabel, revue Kri­sis, mars 2015.

« Cette attaque de Renaud Dély n’est pas gra­tu­ite, bien sûr. Elle s’inscrit dans le cadre du débat qui a opposé cette semaine Michel Onfray à Manuel Valls, autour de la per­son­nal­ité con­tro­ver­sée d’Alain de Benoist, fon­da­teur et directeur de rédac­tion de Kri­sis. Dély, comme Valls avant lui, accuse Onfray et Benoist de «brouiller les repères», comme s’il s’agissait d’une stratégie élec­torale délibérée de ces derniers pour s’attirer les suf­frages de sym­pa­thisants du camp opposé : Onfray est prob­a­ble­ment cen­sé lorgn­er du côté de la droite, alors que Benoist est cen­sé lorgn­er du côté de la gauche. Mais Dély con­fond la poli­tique politi­ci­enne et la réflex­ion poli­tique, dont il ferait bien pour­tant de se nour­rir. Un philosophe ne se cherche pas des électeurs, con­traire­ment à Manuel Valls, mais des lecteurs. Il ne cherche pas à faire car­rière, mais à penser.  », ibid.

« Nous vivons mal­heureuse­ment une phase de l’histoire absurde et imbé­cile où les polémiques sans fonde­ment tien­nent le haut du pavé et rem­pla­cent les débats d’idées sérieux. Valls, Dély et les autres représen­tants de la Bonne Pen­sée médi­a­tique nous ont mal­gré nous traînés dans le caniveau, et c’est là cer­taine­ment que les médias passent le plus clair de leur temps au XXIe siè­cle. La «célébrité» se forge au milieu des immondices. Triste réal­ité ! », ibid.

« Dans le “deal” implicite [sur l’accès de Mar­i­anne aux aides com­plé­men­taires pour la presse, après une ren­con­tre entre François Hol­lande et Yves de Chaise­martin, NDLA], y aurait-il donc eu une con­trepar­tie, avec le rem­place­ment de Joseph Macé-Scaron, l’actuel directeur de la rédac­tion, par Renaud Dély ? Le fait est que les deux jour­nal­istes n’incarnent pas du tout la même sen­si­bil­ité. Au cours des derniers mois, sous la houlette du pre­mier, le mag­a­zine a pris des réso­nances qui pen­dant longtemps n’étaient pas les siennes. Alors qu’en d’autres temps, le mag­a­zine avait un souci de ménag­er tous les camps, en faisant suiv­re une charge con­tre la gauche par une autre con­tre la droite, tout en ayant une col­oration assez forte­ment pro-européenne sous l’impulsion de Jean-François Kahn, il a changé pro­gres­sive­ment de musique. Très anti-européen, très cri­tique con­tre la gauche, il fait sou­vent enten­dre des accents qui s’apparentent au sou­verain­isme de gauche. Or, si les choses ici vont se pass­er en douceur – Joseph Macé-Scaron devrait garder son édi­to­r­i­al –, Renaud Dély, qui n’a pas encore quit­té L’Obs, incar­ne une tout autre ori­en­ta­tion – beau­coup plus “hol­lan­do-com­pat­i­ble”. Dans les trac­ta­tions en couliss­es qui ont précédé cette révo­lu­tion de palais, c’est Jean-François Kahn qui a susurré à l’oreille d’Yves de Chaise­martin l’idée de faire venir le jour­nal­iste de L’Obs. », Medi­a­part, 23 mai 2016.

Sa nébuleuse

Renaud Dély est mem­bre de Ter­ra Nova et par­ticipe au groupe de tra­vail « Le rôle de l’État sur le marché des médias » présidé par Audrey Pul­var et Louis Drey­fus.

Il a été invité 16 fois sur le plateau de « C dans l’air » en 2010, 28 fois en 2011 (source : Enquête et débat, juin 2012). Il est ain­si la deux­ième per­son­nal­ité la plus fréquem­ment invité à cette émis­sion en 2011, après le directeur de L’Express, Christophe Bar­bi­er (45 fois).

Bruno Pati­no, Élis­a­beth Quin, Joseph Macé-Scaron.

Le 10 décem­bre 2012 il par­ticipe à une tenue blanche fer­mée de la loge Sal­vador Allende, au Grand Ori­ent de France (16 rue Cadet, 9e arrondisse­ment de Paris). Il y abor­de le thème suiv­ant : « entre imper­ti­nences et soumis­sions, à quoi ser­vent encore les jour­nal­istes ? ».

Crédit pho­to : cap­ture d’écran vidéo Toute l’histoire via Youtube

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