Poubelle la vie : un dossier exclusif

Après le dossier Yann Barthes, voici un dossier exclusif sur la série Plus belle la vie alias “Poubelle la vie”, machine de guerre idéologique du monde libéral lib­er­taire. Pour le recevoir rejoignez nos dona­teurs (avec un reçu fis­cal de 66 %). Pour nous soutenir c’est ici.

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Inrocks : Audrey Pulvar sur le départ ?

La directrice générale des Inrockuptibles Audrey Pulvar pourrait quitter ses fonctions prochainement selon PresseNews qui a contacté des sources proches du dossier.

Un con­seil d’administration des Édi­tions indépen­dantes (société éditrice des Inrocks), tenu le 21 décem­bre, pour­rait entériner son départ. C’est après ceux de Bernard Zekri, directeur de la rédac­tion, de Marc Beaugé, rédac­teur en chef des infor­ma­tions générales, et d’Arnaud Aubron, directeur du développe­ment, que les ennuis d’Audrey Pul­var auraient com­mencé. Récem­ment, ses rela­tions avec le pro­prié­taire des Inrocks, le ban­quier d’affaires Matthieu Pigasse, se seraient égale­ment dégradées. « Ils ne com­mu­niquent pra­tique­ment plus entre eux », a affir­mé un jour­nal­iste du mag­a­zine.

Aus­si, la sit­u­a­tion économique des Inrocks n’est guère au beau fixe. Le change­ment de for­mule ver­sion « news mag­a­zine », inter­venu à la ren­trée 2010, n’a pas eu le suc­cès espéré. Les pertes du mag­a­zine en 2011 se sont élevées à 3 mil­lions d’euros, et ce dernier a vu ses ventes chuter de 7% en 2011–2012. Seul point posi­tif : une mul­ti­pli­ca­tion par cinq des ventes aux tiers (hôtels, aéro­ports, écoles…).

Ces raisons économiques sont-elles à l’origine du départ prob­a­ble d’Audrey Pul­var, le mag­a­zine souhai­tant se renou­vel­er ? Quoi qu’il en soit, désor­mais séparée du min­istre Arnaud Mon­te­bourg, « il n’est pas exclu qu’elle retrou­ve un poste à Radio France », a fait savoir la même source. De son côté, Audrey Pul­var a indiqué « être tou­jours à son poste ».

Pho­to : mon­tage Ojim

Public Sénat : premier contrat d’objectifs et de moyens

La chaîne de télévision Public Sénat a signé mercredi 12 décembre son premier « contrat d’objectifs et de moyens » (COM) avec le Sénat, son actionnaire unique.

Ce con­trat engage la chaîne par­lemen­taire sur la péri­ode allant de 2013 à 2015 et com­porte plusieurs volets : straté­gies édi­to­ri­ale, numérique et parte­nar­i­ale ; gou­ver­nance et ges­tion. Il engage notam­ment la chaîne à un traite­ment accru des « ter­ri­toires » et à une approche plus var­iée des travaux du Sénat et des séna­teurs.

Le COM engage Pub­lic Sénat « à ne pas rater deux ren­dez-vous fon­da­men­taux : celui de la télévi­sion con­nec­tée et de la dif­fu­sion en haute déf­i­ni­tion » prévue en 2015. Une plus grande syn­ergie est réclamée avec la chaîne LCP-Assem­blée nationale, avec laque­lle elle partage son canal sur la TNT, afin « de trou­ver des sources d’économie et d’améliorer la flu­id­ité de l’antenne ». Les chaînes con­tin­ueront donc à pro­pos­er « des émis­sions en com­mun (…) et pour­ront égale­ment se con­cert­er pour arrêter un choix com­mun de prestataires pour le développe­ment de tech­nolo­gies futures ».

Côté financier, la dota­tion du Sénat à Pub­lic Sénat pour 2013 sera iden­tique à celle de 2012 (17,857 mil­lions d’euros), mais sera indexée sur l’inflation, soit une hausse d’1,75 %.

Pub­lic Sénat, fondée en 2000, est dirigée par Gilles Leclerc depuis 2009. La chaîne emploie 50 per­son­nes, dont 25 jour­nal­istes, et réalise 12 heures de pro­gramme par jour, dif­fusées en alter­nance avec LCP sur la TNT, sur Inter­net et sur la télévi­sion par xDSL.

Source : cor­re­spon­dance de la presse, n°16082

La Dépêche du midi se met au fitness

Fin d’année difficile pour le groupe La Dépêche du Midi : marges en baisse, ventes en régression (-2.5%) et surtout recettes publicitaires en chute libre.

Aus­si, le con­seil d’administration du groupe de presse, tou­jours dirigé par le prési­dent du par­ti rad­i­cal Jean-Michel Baylet, a annon­cé le lance­ment d’un « plan fit­ness » pour l’année 2013. Un terme sexy pour une réal­ité qui l’est moins.

C’est en effet à une cure d’amaigrissement que doit s’attendre La Dépêche du midi. Une restruc­tura­tion des pôles mag­a­zine (Toulouse Mag, In Toulouse, Les Décideurs de Midi-Pyrénées) et heb­do du groupe est prévue, ain­si que le départ de 100 à 150 salariés.

Ce « plan fit­ness », qui sera présen­té en comité d’entreprise le 18 décem­bre prochain, « a sus­cité la répro­ba­tion des syn­di­cats du groupe », selon un com­mu­niqué du syn­di­cat des jour­nal­istes de la CFDT.

Sources : Presse­News, Jour­nal­istes CFDT

Du rififi chez Marianne…

On se souvient que l’hebdomadaire Marianne s’était illustré tout au long du mandat de Nicolas Sarkozy par sa constante et virulente opposition au président de la République. Avec un président et un gouvernement de gauche, on pouvait s’attendre à une critique moins acerbe. L’hebdomadaire allait-il en perdre de l’intérêt ?

C’est ce que pensent, d’après Presse­News, les jour­nal­istes du titre. En effet, la rédac­tion de Mar­i­anne est en colère et cette grogne aurait trois caus­es prin­ci­pales. La tiédeur de l’hebdomadaire dans sa cri­tique du gou­verne­ment tout d’abord. La perte des lecteurs ensuite, que la rédac­tion tient pour une con­séquence directe de cette tiédeur. La nou­velle for­mule, lancée en octo­bre, n’aurait sur ce point rien changé, puisque « cer­taines paru­tions n’auraient pas dépassé la barre sym­bol­ique des 100 000 exem­plaires ven­dus en kiosque ». Le site Marianne2.fr perdrait, lui aus­si, ses lecteurs.

Enfin, dernière cause de ce cour­roux jour­nal­is­tique : la cri­tique de Mau­rice Szafran, PDG de l’hebdomadaire, à l’encontre du livre de Pierre Péan et Philippe Cohen, Le Pen, une his­toire française. Les deux auteurs, dont l’un est jour­nal­iste à Mar­i­anne, n’ont pas appré­cié d’être accusés d’avoir ten­té, avec ce livre, une « entre­prise de blanchi­ment idéologique » du Front Nation­al et de son fon­da­teur.

Autant de sujets qui ali­menteront, ces prochains jours, les dis­cus­sions entre la direc­tion du jour­nal et sa rédac­tion.

Source : Presse­News

Fondation Lejeune : le Nouvel Obs au pilori !

Volée de bois vert sur Twitter et dans les médias contre le Nouvel Observateur ! Le supplément télévision et cinéma du magazine, daté du 6 décembre 2012, a en effet publié une publicité de la Fondation Jérôme Lejeune contre les recherches sur l’embryon, en réaction à la loi qui vient d’être votée au Sénat à ce sujet.

Sur cette pub­lic­ité, on peut voir une baleine et un embry­on humain, avec le com­men­taire suiv­ant : « Vous trou­vez ça nor­mal ? On arme des bateaux pour défendre des baleines alors qu’on laisse les embryons sans défense ».

Deux jours après sa pub­li­ca­tion passée inaperçue, la pub est remar­quée par des lecteurs et les Tweets com­men­cent à pleu­voir. Aurore Bergé, mem­bre du Con­seil nation­al de l’UMP, voy­ant dans cette pub un acte mil­i­tant con­tre l’avortement, embraye le lende­main dimanche et inter­pelle le directeur de la rédac­tion Renaud Dély et le directeur de la pub­li­ca­tion Lau­rent Jof­frin, avant d’écrire une let­tre ouverte au Nou­v­el Obser­va­teur. « Il est ques­tion d’une pho­to d’un embry­on “lais­sé sans défense”. Sous enten­du, sans statut juridique. Et qui dit recon­nais­sance du statut juridique de l’embryon dit remise en cause de l’avortement », y écrit-elle notam­ment.

Devant la bron­ca que sus­cite doré­na­vant cette mal­heureuse pub, Renaud Dély est con­traint de s’excuser sur Twit­ter, pour ce « dys­fonc­tion­nement » tout en promet­tant d’y revenir dans le numéro de la semaine suiv­ante. Lau­rent Jof­frin, quant à lui, pub­lie un com­mu­niqué sur le site du Nou­v­el Obs, pour dénon­cer un « impair », et un « inci­dent », évo­quant « une erreur de fonc­tion­nement interne », sans autre pré­ci­sion.

Mais ces excus­es ne suff­isent vis­i­ble­ment pas à tout le monde puisque Pas­cale Clark s’interroge, à son tour, sur Twit­ter : « un “impair” qui a rap­porté com­bi­en ? », reprochant en quelque sorte à l’hebdomadaire de vouloir à la fois le beurre et l’argent du beurre…

Pour le Nou­v­el Obs, c’est cafouil­lage à tous les étages. Mais pour la fon­da­tion Leje­une, cette fameuse page de pub se retrou­ve pour le coup très large­ment amor­tie.

Source : Metro

Fin d’année difficile pour le Nouvel Obs

L’hebdomadaire de gauche connaît une fin d’année difficile et affiche aujourd’hui une perte de 5 millions d’euros. En cause, comme pour beaucoup de ses confrères, une baisse de la publicité, mais également une baisse de 6% des ventes. De même, le rachat, il y a un an, pour 7,5 millions d’euros, du pure player Rue89, n’a pas engendré la dynamique souhaitée.

A ce sujet, Le Monde sig­nale même une « crise d’i­den­tité chez Rue89 ». Le pure play­er, qui n’a tou­jours pas trou­vé son équili­bre financier, con­naît, lui aus­si, une éro­sion de son lec­torat, pas­sant sous la barre des deux mil­lions de vis­i­teurs. Un « ancien du site », cité par Le Monde, estime que « le rachat par Le Nou­v­el Obser­va­teur laisse plan­er des soupçons sur son indépen­dance ». A cela, il faut ajouter une rude con­cur­rence, avec notam­ment l’ap­pari­tion de la ver­sion française du Huff­in­g­ton Post, tout début 2012.

Devant ces résul­tats, Claude Per­driel, PDG du groupe, a annon­cé une réduc­tion de la pag­i­na­tion du Nou­v­el Obs, ain­si qu’une restruc­tura­tion de Rue89.

Mais, dans le même temps, Pierre Has­ki, cofon­da­teur du site, inter­rogé par BFMTV.com sur d’éventuels licen­ciements, a démen­ti « formelle­ment cette infor­ma­tion ».

Un nou­veau dossier à suiv­re…

Sources : La Let­tre de l’Ex­pan­sion / Le Monde / BFMTV.com. Crédit pho­to : mon­tage Ojim

Reprise à rebondissements pour les titres du GHM

La reprise du « pôle sud » du Groupe Hersant Media (La Provence, Nice-Matin, Var-Matin et Corse-Matin) est, décidément, bien difficile à suivre.

Ven­dre­di 7 décem­bre 2012, le Comité inter­min­istériel de restruc­tura­tion indus­trielle (CIRI), un organ­isme de sou­tien et d’intervention gou­verne­men­tal au béné­fice des entre­pris­es en dif­fi­culté, se réu­nis­sait pour étudi­er la seule offre glob­ale de reprise des titres, celle de Bernard Tapie.

Mais, coup de théâtre de dernière minute : le groupe belge Rossel (RTL, Le Soir, Nord-Eclair, La Voix du Nord, Le Cour­ri­er picard…) dépose alors une autre offre de reprise glob­ale des titres.

Le directeur général de GHM résume ain­si la sit­u­a­tion dans un entre­tien au Figaro : « nous dis­po­sions d’une offre glob­ale, ferme et défini­tive de 50,5 mil­lions d’eu­ros et financée par la famille Her­sant et Bernard Tapie. La sig­na­ture du pro­to­cole était prévue pour 15 heures mais, à 15 h 45, le con­cil­i­a­teur a reçu une offre du groupe Rossel avec un finance­ment de BNP Paribas ».

Pour Le Figaro, il ne fait pas de doute que « le gou­verne­ment a tout fait en coulisse pour pouss­er le groupe belge à se man­i­fester, bar­rant ain­si la route à une arrivée de Bernard Tapie dans le paysage de la presse régionale française ».

La réac­tion de l’homme d’af­faire ne tarde pas. Bernard Tapie annonce en effet dans la foulée qu’il renonce à son offre, con­tre l’avis du GHM qui « demande au con­cil­i­a­teur Christophe Thévenot de sol­liciter Bernard Tapie pour qu’il revi­enne sur son retrait »…

Bernard Tapie main­tient cepen­dant son retrait qu’il qual­i­fie de défini­tif, ton­nant au pas­sage con­tre l’in­ter­ven­tion du gou­verne­ment : « quand Bercy fait le monde entier pour essay­er de trou­ver, coûte que coûte, un repre­neur, parce que celui qui est là ne lui plaît pas, alors on n’est plus dans le pays dans lequel je croy­ais encore me trou­ver. On est plus en Corée du Nord qu’en France, surtout quand il s’agit d’une entre­prise de presse ».

Dernier rebondisse­ment : le 10 décem­bre, le tri­bunal de com­merce de Paris annonce qu’il pro­longe le délai de dépôt des offres jusqu’au 24 décem­bre prochain. Sans une offre ferme, prévient Frank Gen­tin, son prési­dent, cité par l’heb­do­madaire Chal­lenges, le tri­bunal « se trou­vera dans l’oblig­a­tion de pronon­cer la liq­ui­da­tion ».

Un dossier à suiv­re…

Source : Le Figaro / Chal­lenges. Crédit pho­to : cap­ture d’écran vidéo France 2

GB : création d’un organisme indépendant de régulation

Le scandale News of the World, la mise en place de la commission Leveson (juillet 2011) et la publication du rapport du même nom (29 novembre 2012) n’en finissent pas de produire leurs effets.

Mar­di 4 décem­bre, les rédac­teurs en chef des prin­ci­paux jour­naux bri­tan­niques sont con­vo­qués à Down­ing Street par le Pre­mier min­istre, qui leur met la pres­sion : comme le pré­conise le rap­port Leve­son, un nou­v­el organ­isme de régu­la­tion de la presse doit être crée, plus indépen­dant que celui qui existe actuelle­ment. Le statu quo souhaité par les médias n’est « pas une option », insiste David Cameron. A la dif­férence de ses parte­naires de coali­tion libéraux-démoc­rates, du juge Leve­son, et de l’opposition tra­vail­liste, le Pre­mier min­istre n’est pas favor­able à la loi pour encadr­er cet organ­isme, mais men­ace pour­tant de pass­er par elle si la presse n’arrive pas à trou­ver une solu­tion « en interne ».

Mer­cre­di 5 décem­bre : les rédac­teurs en chef de tous les jour­naux tombent d’accord sur 40 propo­si­tions du rap­port Leve­son (sur 47). Points les plus nota­bles : le nou­v­el organ­isme ne sera pas com­posé de rédac­teurs en chef comme l’est l’actuelle et dis­créditée Press Com­plaints Com­mis­sion ; il pour­ra men­er ses pro­pres enquêtes et impos­er aux indéli­cats des amendes pou­vant aller jusqu’à un mil­lion de livres.

Cet accord, auquel les jour­naux étaient d’une cer­taine manière con­traints et for­cés, est cepen­dant loin de sat­is­faire tout le monde. Une péti­tion appelant à une loi de régle­men­ta­tion de la presse à réu­ni plus de 143 000 sig­na­tures, dont celle de l’écrivain Salman Rushdie, à qui l’on recon­naît générale­ment une cer­taine légitim­ité en matière de lib­erté d’expression et de pro­tec­tion de la vie privée.

Lun­di 10 décem­bre au matin : le Par­ti tra­vail­liste pub­lie ses propo­si­tions. La prin­ci­pale d’entre elle stip­ule que le nou­v­el organ­isme, qui s’appellerait « Press Stan­dards Trust », soit cer­ti­fié tous les trois ans par une com­mis­sion de con­trôle com­posée de trois juges, dont Leve­son lui-même. À suiv­re…

Crédit pho­to : cac­tus­bones via Flickr (cc)

Berlusconi : la presse française unanime

Après l’annonce de la démission imminente de Mario Monti et de la candidature prochaine de Silvio Berlusconi au poste de chef de gouvernement en Italie, la presse française, dans sa quasi-unanimité, s’inquiète du retour possible du Cavaliere aux affaires.

« Au sec­ours, il revient ! », écrit par exem­ple Denis Dau­min dans La Nou­velle République du Cen­tre-Ouest du lun­di 10 décem­bre 2012, exp­ri­mant ain­si l’avis général.

Dans Les Échos, Nico­las Bar­ré bran­dit le spec­tre d’une crise poli­tique « qui bris­erait l’élan des réformes engagées par Mario Mon­ti », un risque que l’Italie devrait « ironique­ment à celui que les marchés financiers ont chas­sé du pou­voir en novem­bre 2011 ».

Hormis le fait que plus per­son­ne ne sem­ble trou­ver prob­lé­ma­tique le fait que les marchés financiers puis­sent aujourd’hui chas­s­er du pou­voir un dirigeant démoc­ra­tique­ment élu, la presse oublie de s’interroger sur l’essentiel : le fos­sé gran­dis­sant entre les exi­gences démoc­ra­tiques d’un côté, et celles du marché, de l’autre, exi­gences qui ont de plus en plus de mal à coex­is­ter.

Le retour de Berlus­coni men­ac­erait de « pénalis­er » l’Italie, écrit Christophe Lucet dans Sud-Ouest. Il men­ac­erait égale­ment « d’allonger la liste des grands sin­istrés après le Grèce, l’Espagne et le Por­tu­gal », estime Ivan Dra­peau dans La Char­ente libre. Certes. Mais que faire si les Ital­iens votent à nou­veau pour lui ?

À se deman­der si les jour­nal­istes ne pré­par­ent pas les esprits à légitimer par avance un nou­veau coup de force anti-démoc­ra­tique.

Source : Le Monde. Crédit pho­to : cap­ture d’écran LeMonde.fr

Nouvelle République et désinformation

Un des signes de non-respect de la déontologie journalistique – les faits d’abord les faits – est l’emploi de mots creux, d’euphémismes. Les violences faites aux personnes et aux biens deviennent des incivilités, les voyous deviennent des jeunes.

Un de nos obser­va­teurs de ter­rain nous sig­nale un fla­grant délit. Les voitures brûlées devi­en­nent telle­ment quo­ti­di­ennes que la pré­fec­ture de Paris a préféré ne plus pub­li­er de sta­tis­tiques sur ce sujet (cass­er le ther­momètre fait baiss­er la fièvre, c’est bien con­nu). Et en province ? Dans son édi­tion du lun­di 13 novem­bre 2012 (Tours et aggloméra­tion) La Nou­velle République par­le de « feux de voitures ». Notre obser­va­teur com­mente : « Ces voitures s’enflamment sans doute toutes seules. »

Source : Obser­va­teur de l’Ojim à Tours

Défense de la photographie de presse

Une profession est en train de mourir, celle de photographe de presse. L’usage des plates-formes numériques dites microstocks tue le métier.

En l’e­space de dix ans les revenus totaux des pho­tographes de presse ont été divisés par sept. Le col­loque organ­isé au Sénat par PAJ (Pho­tographes, Auteurs, Jour­nal­istes) en novem­bre a pro­posé des solu­tions. Vous trou­verez en lien les actes présen­tés par Mario Fourmy (PDF), Prési­dent de PAJ.

Crédit pho­to : cap­ture d’écran paj-photographe-auteur-journaliste.org

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Qui a dit…

« Je ne suis pas là pour être pop­u­laire, mais pour l’intérêt général. Les gens ne sup­por­t­ent pas qu’on leur dise la réal­ité. Moi, j’ai vite vu que danser au Crazy Horse, ce ne serait pas pos­si­ble. Moi je n’étais pas blonde aux yeux bleus. On m’a bien fait com­pren­dre, à une péri­ode, qu’avec ma tronche, j’avais peu de chance de présen­ter une émis­sion. Quand on n’est pas ravis­sante à 25 ans, on paraît moins moche à 50 ! »

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