Accueil | Actualités | Médias | France Télévisions : Michel Field fragilisé par une motion de défiance
Pub­lié le 22 avril 2016 | Éti­quettes : ,

France Télévisions : Michel Field fragilisé par une motion de défiance

Mardi 19 avril, les rédactions de France 2, France 3 et Francetv info ont adopté une motion de défiance contre Michel Field, directeur de l'information du groupe depuis décembre 2015 et contesté dès son arrivée.

Critiqué pour ses projets de réforme sans aucun dialogue, Field se voit ainsi fragilisé par les salariés. À la question « Faites-vous confiance à Michel Field pour diriger l’information de France Télévisions ? », 65,14 % des journalistes ont répondu non, 18,26 % ont opté pour le « oui » et 16,60 % ne se sont pas prononcés. La participation s'est portée à 67 %.

Organisé par les sociétés des journalistes des différentes chaînes, ce vote avait pour but de dénoncer « le mépris, la désinvolture et parfois la grossièreté affichés par le directeur de l’info », ainsi que « l’absence de réponses concrètes aux multiples interrogations suscitées par le projet de chaîne d’info publique ». Autre dossier contesté : le projet de fusion des rédactions de France 2 et France 3.

« Chaque rédaction a son cheval de bataille : France 3 l’arrêt de la fusion, France 2 la défense de ses magazines, et Francetv info le nom de la future chaîne tout-info qui est aussi une offre numérique. Mais nous avons tous en commun la volonté d’offrir au public une offre diversifiée », expliquait la SDJ de France 3, ajoutant que cette position démontrait l'unité des rédactions. « Il n’y a pas eu de dialogue depuis l’arrivée de Michel Field », a quant à lui rappelé Bastien Hugues, de la SDJ de Francetv info.

Dans un entretien au Parisien, Michel Field avait réagi quelques jour avant le vote, estimant que lorsqu'il y a « une motion de défiance, c’est un singulier rappel à l’ordre (…) On écoute ce que cela veut dire et on y répond ». S'il assure qu'il « entend le malaise et les critiques », ce dernier n'a toutefois « pas l'intention de démissionner ». Malgré tout, il reconnaît certaines erreurs : « Il s’agit de tisser un lien que je n’ai pas su tisser à mon arrivée. J’hérite d’une immensité de dossiers simultanés. »

Voir notre portrait de Michel Field

Crédit photo : DR

Ce contenu a été financé par les donateurs de l'OJIM

Ce portrait a été financé par les donateurs de l'OJIM

Aider l'Observatoire du journalisme, c’est contribuer au développement d’un outil indépendant, librement accessible à tous et à votre service.

Notre site est en effet entièrement gratuit, nous refusons toute publicité et toute subvention - ce sont les lecteurs/donateurs qui assurent notre indépendance. En donnant 100 € vous financez un portrait de journaliste et avec l'avantage fiscal de 66% ceci ne vous coûte que 33 €. En donnant 200 € vous financez un dossier. Vous pouvez régler par CB, par PayPal, par chèque ou par virement. Rejoignez les donateurs de l'Ojim ! Nous n'avons pas d'autres sources de financement que nos lecteurs, d'avance merci pour votre soutien.

19% récolté
Objec­tif : avril 2019 ! Nous avons récolté 375,00€ sur 2.000,00€. Vous appré­ciez notre tra­vail ? Rejoignez les dona­teurs de l’Ojim !

Suivez-nous sur les réseaux sociaux