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À partir du 20 juillet, l’Observatoire prend des vacances et vous fait profiter jusqu’au 19 août des meilleurs articles publiés pendant les six derniers mois.

Du mouvement au Parisien

Deux mois après son pre­mier numéro, Le Parisien mag­a­zine reçoit du ren­fort, en la per­son­ne de Chris­t­ian de Vil­leneuve, ancien directeur de la rédac­tion de France Soir. Celui-ci vient de rejoin­dre le mag­a­zine comme con­seiller édi­to­r­i­al, à la demande de Thier­ry Bor­sa, directeur des rédac­tions du Parisien Aujourd’hui en France.

Dans un com­mu­niqué interne pub­lié le 20 novem­bre, il est pré­cisé que Chris­t­ian de Vil­leneuve « apportera sa con­nais­sance du Parisien et de la presse mag­a­zine à la rédac­tion du Parisien Mag­a­zine, afin de ren­forcer le con­tenu édi­to­r­i­al du mag­a­zine, dans le cadre de la stratégie générale de développe­ment du Parisien Aujourd’hui en France ».

Au Parisien, Chris­t­ian de Vil­leneuve n’est, en effet, pas un incon­nu, puisqu’il en a été le directeur des rédac­tions, jusqu’en jan­vi­er 2007.

Source : La Cor­re­spon­dance de la Presse

Record du nombre de journalistes tués

Selon l’Inter­na­tion­al Press Insti­tute (IPI), 119 jour­nal­istes ont été tués dans le monde depuis le début de l’an­née 2012. Un chiffre en hausse par rap­port à 2011 (102) et le plus élevé depuis que l’IPI effectue ce macabre comp­tage (1997). La faute, notam­ment, à la guerre en Syrie dans laque­lle 36 jour­nal­istes ont per­du la vie. 16 sont morts en Soma­lie, 7 au Mex­ique (dont 5 dans l’E­tat du Ver­acruz), 5 au Pak­istan, aux Philip­pines et au Nige­ria, 4 au Brésil, 3 en Irak, 3 dans les ter­ri­toires pales­tiniens, etc. Ven­dre­di 23 novem­bre, l’IPI a par­ticipé à la Journée inter­na­tionale pour faire cess­er l’im­punité (IDEI) qui car­ac­térise l’im­mense majorité de ces assas­si­nats.

La BBC se trouve un nouveau patron

Le choix du BBC Trust, annon­cé jeu­di, sem­ble pour l’instant faire l’unanimité. Tony Hall, né en 1951 à Birken­head, devenu Lord Hall of Birken­head, est un homme de la BBC. Il y a débuté comme sta­giaire en 1973 et en a gravi suc­ces­sive­ment tous les éch­e­lons. Rédac­teur en chef du jour­nal de 21h en 1985, puis directeur de l’information en 1990, il a présidé aux bal­bu­tiements de la BBC numérique et à la créa­tion de la chaîne d’information con­tin­ue de la BBC (BBC News 24) et de sa cinquième chaîne de radio, Radio 5 Live (con­sacrée au sport).

Autre avan­tage, Hall n’a rien à voir avec les récents scan­dales qui ont sec­oué la grande mai­son et provo­qué la démis­sion for­cée de son précé­dent directeur-général il y a deux semaines. En effet, en 2001, il a quit­té la BBC pour diriger une grande insti­tu­tion cul­turelle, le Roy­al Opera House (Covent Gar­den), alors en pleine crise. Onze ans plus tard, le monde des arts et de l’opéra le voit à regret repar­tir vers les médias.

C’est donc fort de ses deux expéri­ences réussies, à l’intérieur de la BBC comme en dehors, que Tony Hall doit relever les défis qui atten­dent la vénérable mai­son : restau­r­er la con­fi­ance du pub­lic après une série de scan­dales et rené­goci­er la charte de la BBC.

La ques­tion qui est sur toutes les lèvres : parvien­dra-t-il faire à la BBC (17.000 employés et un bud­get de 3,5 mil­liards de livres) ce qu’il a fait à Covent Gar­den (1000 employés et un bud­get de 109 mil­lions de livres) ?

Crédit pho­to : BBC

Un magazine de supermarchés plus lu que The Sun

Révolution au pays de Sa Majesté. Le magazine Tesco, enseigne de supermarché britannique leader du marché au Royaume-Uni, vient de dépasser le journal The Sun en termes de lecteurs.

Selon les chiffres offi­ciels du Nation­al Read­er­ship Sur­vey, près de 7,22 mil­lions de per­son­nes lisent Tesco Mag­a­zine, soit env­i­ron 100.000 de plus que le grand tabloïd. Ce coup de force mis en avant par l’enseigne dans le but d’assurer sa pro­mo­tion a été cepen­dant vive­ment cri­tiqué. En effet, beau­coup jugent incom­pa­ra­bles un mag­a­zine gra­tu­it qui parait tous les deux mois et un grand quo­ti­di­en. En France, c’est comme si un mag­a­zine édité par Fran­prix se tar­guait de devancer le jour­nal Le Parisien en matière d’audience.

D’autres super­marchés bri­tan­niques égale­ment présents dans le monde de la presse présen­tent eux aus­si des chiffres impres­sion­nants : Asda (6 mil­lions de lecteurs), Mark & Spencer (3,7 mil­lions de lecteurs) et Sains­bury’s (3,4 mil­lions de lecteurs).

Crédits pho­to : Tesco Mag­a­zine

Vers une remise à plat des aides à la presse

Le 20 novem­bre dernier, réagis­sant aux dif­fi­cultés du quo­ti­di­en Sud Ouest, Mar­tine Lig­nières-Cas­sou, député-maire de Pau, a inter­rogé Aurélie Fil­ip­pet­ti, min­istre de la cul­ture, au sujet des aides à la presse, « une presse aujourd’hui en sit­u­a­tion très dif­fi­cile ».

La min­istre a répon­du que « l’État dépense 1,2 mil­liards d’euros pour aider et accom­pa­g­n­er la presse, ce qui représente beau­coup d’argent mais n’empêche pas, mal­heureuse­ment, les dif­fi­cultés que nous con­nais­sons ». « J’engage un tra­vail de fond sur un meilleur ciblage des aides à la presse, afin d’accompagner la restruc­tura­tion de la fil­ière » a con­tin­ué Aurélie Fil­ip­pet­ti.

Autre axe de tra­vail pour le gou­verne­ment, un pro­jet de loi, créant un droit voisin numérique, la fameuse taxe Google, en cas d’échec des négo­ci­a­tions entre le moteur de recherche améri­cain et les édi­teurs de presse français.

Un dossier à suiv­re.

Sources : La Cor­re­spon­dance de la presse – Sud Ouest

Crédit pho­to : Jérémy-Jean via Wikimé­dia (copy­left)

Free et la liberté d’expression

Solveig Godeluck, jour­nal­iste aux Échos, a été mise en exa­m­en pour diffama­tion, jeu­di 22 novem­bre, à la suite d’une plainte déposée par Free Mobile après la pub­li­ca­tion le 1er mars 2012 d’un arti­cle inti­t­ulé « Pour faire face à Free, Bouygues lance un plan d’é­conomies ». La faute à une cita­tion de Didi­er Casas, secré­taire général de Bouygues Tele­com, iro­nisant sur une « notion nou­velle de réseau vide qui cou­vre » à pro­pos de celui de l’opéra­teur. Lui-même fait l’ob­jet d’une plainte en diffama­tion.

Le 8 mars dernier, Ili­ad, la mai­son-mère de Free Mobile, avait prévenu qu’« à compter de ce jour », elle « en jus­tice toute per­son­ne dén­i­grant la réal­ité de cou­ver­ture ou de ses investisse­ments ». Le grand pub­lic décou­vre alors un Xavier Niel (jusque là réputé défenseur de la lib­erté d’ex­pres­sion) « très procé­duri­er », comme l’ex­plique au Monde Renaud Lecadre, jour­nal­iste à Libéra­tion, qui a rem­porté les cinq procès en diffama­tion que lui a déjà fait le patron de Free.

Celui-ci s’en défend et explique au Monde que « la plainte n’est pas dirigée con­tre un jour­nal­iste, mais con­tre les pro­pos d’un con­cur­rent. Par le passé, j’ai porté plainte con­tre Libéra­tion, ce qui a entraîné une inter­pel­la­tion vio­lente de Vit­to­rio de Fil­ip­pis. Je n’ai tiré aucune fierté de cet épisode et j’ai arrêté avec ces bêtis­es. Dans le cas de l’ar­ti­cle des Échos, il s’ag­it de con­cur­rents qui tien­nent des pro­pos diffamants et agres­sifs. »

L’Express et le buzz négatif

L’objectif était clair : provo­quer un « buzz négatif » autour de la une de son mag­a­zine. En titrant sur « Le vrai coût de l’immigration » (L’Express, 14 novem­bre 2012) avec, en illus­tra­tion, une femme voilée devant une caisse d’allocations famil­iales, Christophe Bar­bi­er s’est attiré les foudres de sa rédac­tion. À l’occasion d’une Assem­blée Générale organ­isée jeu­di dernier par la Société Des Jour­nal­istes de l’hebdomadaire, ce dernier a dû expli­quer son geste et ses moti­va­tions.

« Dans l’esprit des Français, c’est une immi­gra­tion venue de la Méditer­ranée qui pose prob­lème » a estimé le patron de la rédac­tion. Et ce dernier de pour­suiv­re : « La société se droi­tise. L’Ex­press ne peut pas se décon­necter de ce lec­torat. La une cible les tripes. C’est à l’in­térieur qu’on s’adresse aux cerveaux ». Car le con­tenu du dossier est bien à l’opposé de ce que le titre lais­serait enten­dre. Un « buzz négatif » avoue Christophe Bar­bi­er qui recon­naît même se lancer dans « une course à l’échalote » avec les heb­do­madaires con­cur­rents. « On ne peut plus se per­me­t­tre des couv’ tièdes » renchérit-il.

Peu sat­is­faits de ces expli­ca­tions, les jour­nal­istes de L’Express sont repar­tis aus­si per­plex­es qu’ils étaient arrivés.

François Pinault intéressé par La Provence

Après Jean-Noël Guéri­ni, le duo Mougeotte – Safa et même Bernard Tapie, c’est au tour du mil­liar­daire français François Pin­ault de lorgn­er sur le pôle PACA du Groupe Her­sant Média (qui détient les jour­naux La Provence, Nice-Matin, Var-Matin et Corse Matin), révèle LeFigaro.fr ce jeu­di. « L’in­dus­triel, qui a récem­ment déje­uné avec François Hol­lande, aurait les faveurs de l’Élysée, qui voit d’un mau­vais œil les mar­ques d’in­térêt de Bernard Tapie » indique le quo­ti­di­en à la devise de Beau­mar­chais.

Déjà pro­prié­taire du Point, d’His­to­ria et de La Recherche via Artémis, sa hold­ing famil­iale, François Pin­ault aurait con­fié à Cyril Duval, P‑DG du pre­mier titre, et à Franz-Olivi­er Gies­bert, directeur et directeur de la pub­li­ca­tion, « le soin d’é­tudi­er de près le dossier ». Le 11 avril 2007, ce dernier avait été enten­du par la police pour la pub­li­ca­tion en 2005 d’un arti­cle (« Un PDG inter­dit de séjour ») jugé com­plaisant par le juge Philippe Cour­roye et paru dans son jour­nal Le Point sur le mil­liar­daire français Iskan­dar Safa, alors recher­ché par la jus­tice…

La nuit des nouveaux chiens de garde

Le documentaire de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat, Les nouveaux chiens de garde, paraît en DVD le 4 décembre prochain.

À cette occa­sion, les auteurs du film organ­isent « La nuit des nou­veaux chiens de garde » le 28 novem­bre 2012, au cours de laque­lle « le prix de la Laisse d’or » sera décerné au « meilleur chien de garde de l’ordre médi­a­tique » et des extraits du film dif­fusés.

Sor­ti en salle en 2011, Les nou­veaux chiens de garde a été vu par plus de 210 000 spec­ta­teurs, ce qui le classe par­mi les doc­u­men­taires français les plus vus de ces dernières années.

Le film de 1h40 dresse un réquisi­toire cru­el et argu­men­té de la presse, de la télévi­sion et de la radio français­es où l’absence de plu­ral­isme, d’indépendance et d’objectivité ont trans­for­mé les jour­nal­istes, qui pré­ten­dent incar­n­er un improb­a­ble « con­tre-pou­voir », en pré­cisé­ment l’inverse : des « chiens de garde du pou­voir ».

Le titre du doc­u­men­taire est inspiré du livre de Paul Nizan, Les chiens de garde, paru en 1932, dans lequel l’écrivain com­mu­niste dénonçait écrivains et philosophes de son temps qui, sous cou­vert de neu­tral­ité poli­tique, s’érigeaient en gar­di­ens de l’ordre établi. « Aujourd’hui, les chiens de garde, ce sont les jour­nal­istes, édi­to­ri­al­istes et experts médi­a­tiques devenus évangélistes du marché et gar­di­ens de l’ordre social », avan­cent les auteurs.

La nuit des nou­veaux chiens de garde, 28 novem­bre 2012, de 18h à 22h à la Bourse du Tra­vail, salle Eugène Hénaff, 29 bld du Tem­ple, 75003 Paris. Plus d’information sur www.lesnouveauxchiensdegarde.com

Le Financial Times Deutschland met la clé sous la porte

Ce quotidien économique en langue allemande, fondé il y a douze ans, n’en a plus que pour deux semaines à vivre. Sa dernière édition papier est annoncée pour le 7 décembre, et le personnel ne sait toujours pas si le journal a une chance de continuer sous forme numérique.

Lancé en févri­er 2000 pour con­cur­rencer le Han­dels­blatt, le Finan­cial Times Deutsch­land (FTD) a rapi­de­ment atteint une dif­fu­sion quo­ti­di­enne de 100 000 exem­plaires, mais jamais la rentabil­ité. Le groupe bri­tan­nique Pear­son (pre­mier édi­teur mon­di­al et pro­prié­taire de presse via sa fil­iale FT Group) a reven­du ses parts en 2008 au groupe alle­mand Gruner + Jahr, divi­sion mag­a­zine du groupe Ber­tels­mann (la plus grosse entre­prise média d’Europe).

Gruner + Jahr enreg­istre 15 mil­lions d’euros de pertes pour ses titres économiques, dont 10 mil­lions pour le seul FTD, ce qui motive sa déci­sion d’en finir avec le titre. Il cherche aujour­d’hui un repre­neur.

En Alle­magne comme ailleurs, les temps sont dif­fi­ciles pour la presse : cette annonce fait suite à celle de la fail­lite du quo­ti­di­en Frank­furter Rund­schau, et aux dif­fi­cultés de la DADP, deux­ième agence de presse ger­manique, qui a annon­cé une cen­taine de licen­ciements.

Bernard Tapie, futur patron de presse ?

Un de plus ! Après le gag Jean-Noël Guéri­ni, et la propo­si­tion, plus sérieuse, du duo Mougeotte – Safa, c’est au tour de Bernard Tapie d’an­non­cer son inten­tion d’in­ve­stir dans La Provence, Nice-Matin, Var-Matin et Corse Matin, titres actuelle­ment détenus le Groupe Her­sant Média.

L’an­cien patron de l’OM pré­cise dans une inter­view à France Bleue Provence : « ce n’est pas La Provence qui m’in­téresse, c’est une par­tic­i­pa­tion dans l’in­té­gral­ité des quo­ti­di­ens du Sud ». Selon lui, le groupe de presse n’a « pas du tout l’in­ten­tion de ven­dre tel ou tel titre pour le moment », mais cherche sim­ple­ment des investis­seurs pour l’« accom­pa­g­n­er ».

« C’est hal­lu­ci­nant comme enjeu », con­tin­ue-t-il, rap­pelant les 4000 emplois du Groupe Her­sant Média dans le sud de la France. Selon Le Nou­v­el Obs, Bernard Tapie « aurait évo­qué le dossier au min­istère de l’é­conomie, espérant le sou­tien de la nou­velle majorité ».

Crédit pho­to : cap­ture d’écran RTL via Youtube

Alain Duhamel à l’Institut de France ?

Le journaliste Alain Duhamel sera candidat, le 10 décembre prochain, au fauteuil de l’historien Jean Dupaquier à l’Académie des Sciences morales et politiques. Jean-Christian Petitfils, historien, est également candidat.

Alain Duhamel, né à Caen en mai 1940, est diplômé de l’Institut d’Études Poli­tiques de Paris. Il est le frère de Patrice Duhamel, ancien directeur général de France Télévi­sion. Chroniqueur au jour­nal Le Monde depuis 1963 (soit depuis près de 50 ans !), Alain Duhamel sem­ble être passé par toutes les rédac­tions parisi­ennes. Ain­si il a d’abord été chroniqueur à l’hebdomadaire Témoignage Chré­tien en 1965, à L’Express en 1966, édi­to­ri­al­iste au Nou­v­el Écon­o­miste de 1975 à 1981, édi­to­ri­al­iste poli­tique à Antenne 2 de 1976 à 1981, chroniqueur au Quo­ti­di­en de Paris de 1981 à 1992 et au Parisien de 1986 à 1990.

En par­al­lèle, il devient édi­to­ri­al­iste poli­tique sur Europe 1, puis directeur poli­tique de l’an­tenne en 1988 et prési­dent du comité édi­to­r­i­al en 1994 et jusqu’en 1999. Il passe ensuite sur RTL, où il sévit encore comme édi­to­ri­al­iste poli­tique quo­ti­di­en. De 2001 à 2009, il a ani­mé l’interview poli­tique heb­do­madaire de France 2 « Ques­tion ouverte ».

Chroniqueur au Monde depuis 1963, au Point depuis 1986, à Libéra­tion depuis 1992, au Dernières Nou­velles d’Alsace et à Nice Matin, Alain Duhamel est égale­ment l’auteur de nom­breux ouvrages poli­tiques, dont La République gis­car­di­enne, anatomie poli­tique de la France, édi­tions Gras­set, 1980, Les Pré­ten­dants, édi­tions Gal­li­mard, 1983, Le Vème Prési­dent, édi­tions Gal­li­mard, 1987, De Gaulle-Mit­ter­rand, la mar­que et la trace, édi­tions Flam­mar­i­on, 1991, La poli­tique imag­i­naire, les mythes poli­tiques français, édi­tions Flam­mar­i­on, 1995 (Prix de l’essai de l’Académie française), La Marche con­sulaire, édi­tions Plon, 2009 ou encore Por­traits sou­venirs : 50 ans de vie poli­tique, édi­tions Plon, 2012. Il a gag­né l’aimable surnom de “Le Cumu­la­rd”.

Crédit pho­to : ΛΦΠ via Wikipé­dia (cc)

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Qui a dit…

« J’e­spère qu’un jour on arrivera à ce que ce soit aus­si évi­dent de lut­ter de manière directe con­tre le dog­ma­tisme religieux que con­tre le FN »

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