Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Taxe sur les GAFA, un coup pour pas grand chose ?

13 mars 2019

Temps de lecture : 2 minutes
Accueil | Veille médias | Taxe sur les GAFA, un coup pour pas grand chose ?

Taxe sur les GAFA, un coup pour pas grand chose ?

Tout ou presque tout a été dit sur les astuces financières des Google, Apple, Facebook, Amazon (manque le M de Microsoft). Au moyen de mécanismes ingénieux, parfois avec la complicité des États (l’Irlande et le Luxembourg de Jean-Claude Juncker sont des spécialistes), aidés par des armadas de juristes, ils font remonter les profits là où la taxation est faible voire inexistante. Comment établir une solidarité là où les sociétés les plus riches échappent à l’impôt ? Les 28 bientôt 27 incapables de se mettre d’accord sur le sujet (les lobbyistes sont passés par là), la France se lance sans enthousiasme dans un début de solution.

Quelles entreprises concernées ?

Une taxe de 3% sur le chiffre d’affaires réal­isé en France pour les entre­pris­es suiv­antes : celles qui réalisent des activ­ités de ciblage pub­lic­i­taire, récolte et revente de don­nées indi­vidu­elles à fins pub­lic­i­taires, com­mis­sions touchées sur les plate­formes. Les entre­pris­es français­es y seront aus­si soumis­es mais avec deux filets de sécu­rité, un chiffre d’affaires mon­di­al de 750M€ et un chiffre d’affaires en France de 25M€. Toutes don­nées faciles à obtenir si l’opérateur n’agit qu’en France (raris­sime), plus dif­fi­ciles à déter­min­er en cas d’activité mon­di­ale. Il fau­dra alors appli­quer un « coef­fi­cient de présence numérique en France ».

Les entre­pris­es devront con­serv­er leurs don­nées trois ans pour pou­voir les présen­ter en cas de con­trôle. Seront con­cernés les cinq majeurs (les GAFAM) mais aus­si Rakuten (ex Price Min­is­ter devenu japon­ais), et Criteo. Les cas de Blablacar et Le Bon Coin seraient tangents.

Inconvénients ?

Bien enten­du les intéressés glapis­sent et avan­cent sans rire la défense du con­som­ma­teur men­acé par la hausse des prix. Une taxe de 3% sur des sociétés où les prof­its tour­nent autour de 20 à 30% du CA sem­ble pour­tant bien timide. Pour le seul Face­book, le chiffre d’affaires mon­di­al a été en 2018 de 57 mil­liards de dol­lars pour 22 mil­liards de prof­its.

L’argument « les jeunes entre­pris­es débu­tantes dans le numérique vont souf­frir » ne tient pas avec les deux chiffres planch­ers d’activité en France et sur le plan mon­di­al. Même une entre­prise comme Le Bon Coin n’est pas cer­taine d’être assu­jet­tie. La France table sur un petit 400 mil­lions de recettes en 2019, et plus de 600 mil­lions en 2022. Des sommes plutôt mod­estes si on con­sid­ère les prof­its des sociétés con­cernées. Et si les lob­by­istes ne détri­co­tent pas le pro­jet de loi qui doit être exam­iné au print­emps 2019.

Publicité

Derniers portraits ajoutés

Michel Cymes

PORTRAIT — “Ani­ma­teur préféré des téléspec­ta­teurs” plusieurs années durant, le doc­teur Michel Cymes est une star de la vul­gar­i­sa­tion médi­cale, que ce soit sur le petit écran ou à la radio. Il est à nou­veau sur le devant de la scène à l’oc­ca­sion de l’épidémie de coronavirus.

Bernard de la Villardière

PORTRAIT — Bernard de la Vil­lardière, né Bernard Berg­er de la Vil­lardière, est un jour­nal­iste et ani­ma­teur de télévi­sion et de radio français. Né en mars 1958 au Rheu, dans le départe­ment d’Ille-et-Vilaine en Bre­tagne, il a trois frères et est désor­mais père de qua­tre enfants.

Alexis Orsini

PORTRAIT — Alex­is Orsi­ni traque les dés­in­for­ma­teurs tous azimuts pour 20 Min­utes. Il se dis­tingue régulière­ment par son manque de scrupules dans la véri­fi­ca­tion des faits et sa célérité à point­er du doigt l’extrême-droite, comme nom­bre de ses confrères

Ruth Elkrief

PORTRAIT — Par­ti­sane d’une droite libérale lib­er­taire et mod­érée, Ruth Elkrief a tou­jours affiché une détes­ta­tion du Front nation­al. Elle défend vigoureuse­ment les droits de l’homme en France, et ceux du sion­isme en Israël.

Franz-Olivier Giesbert

PORTRAIT — Celui qui a quit­té début 2014 la direc­tion du Point a passé sa vie dans une ambiguïté toute assumée avec philoso­phie, jonglant entre la droite et la gauche, entre la cam­pagne et la ville, entre les chèvres et le Siè­cle, entre l’indépendance et la con­nivence. FOG, c’est la schiz­o­phrénie réfléchie.