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À partir du 20 juillet, l’Observatoire prend des vacances et vous fait profiter jusqu’au 19 août des meilleurs articles publiés pendant les six derniers mois.

Audiovisuel : la culture se porte mieux

Pour sa deuxième saison, « Entrée libre », le journal quotidien de la culture de France 5, animé par Laurent Goumarre, enregistre une hausse de plus de 33% de son public par rapport à la première saison (276 000 téléspectateurs).

Certes, on n’en est pas aux chiffres d’« Apos­tro­phes » de Bernard Piv­ot (deux à qua­tre mil­lions de téléspec­ta­teurs pen­dant les quinze ans qu’a duré l’émission, de 1975 à 1990). Mais à l’heure du tout-talk show, il est dif­fi­cile à une émis­sion spé­ci­fique­ment cul­turelle de tir­er son épin­gle du jeu, qu’elle soit axée sur la lit­téra­ture ou sur le ciné­ma. Un score à rap­procher du record de France Cul­ture à la ren­trée 2012 (1,1 mil­lion d’auditeurs cumulés, en hausse de 17% par rap­port à l’année précé­dente) et du boom d’Arte (+ 33% en novem­bre).

Source : Le Point, 22 novem­bre

Alexandre Lebedev : un oligarque sous pression

Le milliardaire russe, Alexandre Lebedev, patron de presse en Russie et en Grande-Bretagne, est sous pression. Copropriétaire, avec Mikhaïl Gorbatchev, du journal libéral Novaïa Gazeta, principal journal d’opposition en Russie, l’oligarque est accusé de « hooliganisme » et pourrait bien être prochainement condamné à de la prison ferme pour avoir agressé en direct un autre oligarque, le roi de l’immobilier Sergei Polonsky, en septembre 2011, à la télévision russe.

Côté bri­tan­nique, Lebe­dev est pro­prié­taire du Lon­don Evening Stan­dard, dont il a fait un gra­tu­it, et du très sérieux Inde­pen­dent, mais les deux jour­naux enreg­istrent des pertes que le mil­liar­daire ne peut plus guère se per­me­t­tre car ses autres affaires (banque, com­pag­nie aéri­enne) vont mal, elles aus­si. Résul­tat : en Russie, comme en Grande-Bre­tagne, Lebe­dev vend des parts de ses jour­naux.

Début novem­bre 2012, son fils Evgueni Lebe­dev, a mis la clé sous la porte de la « Fon­da­tion pour le jour­nal­isme », lancée à Lon­dres par son père un an plus tôt. Une fon­da­tion dont l’objectif affiché était la pro­mo­tion d’un jour­nal­isme « libre et éthique », et qui finançait des pro­jets aus­si bien en Tunisie ou au Sud-Soudan que dans les ban­lieues bri­tan­niques.

L’empire de Lebe­dev est-il en train de s’effondrer ?

Crédit pho­to : Chatham House via Wiki­me­dia (cc)

Grande Bretagne : le rapport Leveson enfin publié

La Grande-Bretagne retenait son souffle. Eh bien ça y est ! Le rapport Leveson a enfin été rendu public jeudi 29 novembre 2012. Un rapport de 2000 pages, fruit de 16 mois d’enquête sur « la culture, les pratiques et la déontologie de la presse », en particulier de la presse tabloïd. La commission Leveson a été mise en place en juillet 2011, suite à l’électrochoc provoqué par le scandale du journal News of the World, un tabloïd aujourd’hui disparu qui avait mis sur écoutes des centaines de personnalités dans le but d’obtenir des scoops.

Ver­dict du juge Leve­son et de sa com­mis­sion : le principe de l’autorégulation de la presse ayant mon­tré ses lim­ites, il faut des change­ments. À la place de la Press Com­plaints Com­mis­sion (PCC, Com­mis­sion des plaintes en matière de presse), où siè­gent des jour­nal­istes, Lord Leve­son pré­conise un organ­isme beau­coup plus indépen­dant de l’industrie médi­a­tique, et crée par la loi. Si le Pre­mier min­istre, David Cameron, s’est égale­ment déclaré en faveur d’un nou­v­el organ­isme de régu­la­tion, il est en revanche défa­vor­able à l’intervention du lég­is­la­teur.

David Cameron s’est donc décidé pour une voie inter­mé­di­aire par rap­port aux deux options qui étaient sur la table : main­tenir le sys­tème en l’état (ce que souhaitaient les médias) ou encadr­er plus stricte­ment les pra­tiques des jour­nal­istes par une nou­velle loi.

Le sujet divise la classe poli­tique. 80 hommes poli­tiques de tout bord ont adressé une let­tre au Pre­mier min­istre pour lui deman­der de ne pas s’engager dans la voie de l’encadrement, en réponse à la quar­an­taine de députés qui s’étaient, au con­traire, déclarés favor­ables à de nou­velles règles du jeu beau­coup plus strictes…

Le com­pro­mis choisi par David Cameron ne plaît évidem­ment pas à tout le monde. Il est cri­tiqué par les tra­vail­listes, ce qui est logique, mais aus­si par les Libéraux-Démoc­rates, pour­tant mem­bres de la coali­tion au pou­voir… Jeu­di, au Par­lement, le Pre­mier min­istre con­ser­va­teur et son vice Pre­mier min­istre Lib-Dem, Nick Clegg, ont don­né cha­cun une réponse dif­férente aux recom­man­da­tions du rap­port… Un désac­cord pub­lic qui est une pre­mière depuis le début de la coali­tion gou­verne­men­tale, en mai 2010. La presse en Grande-Bre­tagne est aujourd’hui un sujet explosif…

Mort d’Erik Izraelewicz : quand Télérama s’autocensure

Mardi soir, Télérama, qui appartient au groupe Le Monde, publiait un article sur la disparition d’Erik Izraelewicz, directeur du célèbre journal du soir, décédé le matin même suite à un malaise cardiaque.

L’article n’hésitait pas à porter un regard cri­tique sur le bilan du jour­nal­iste, mort subite­ment à l’âge de 58 ans. Des cri­tiques qui n’auront pas fait long feu. En effet, dès le lende­main matin, un cer­tain nom­bre de pas­sages avaient dis­parus. Ayant fait une copie du papi­er orig­i­nal, Rue89 a pub­lié les extraits en ques­tion :

« Effacé, Erik Izraelewicz a cepen­dant eu du mal, pen­dant ces presque deux ans, à s’imposer face à une rédac­tion qui lui recon­nais­sait ses qual­ités de jour­nal­iste, mais lui reprochait son manque d’autorité. Récem­ment encore, les prob­lèmes de man­age­ment avait été l’objet d’un com­mu­niqué interne. »

« Elle laisse aus­si une place vacante, qui ne pour­ra le rester longtemps. Une place aus­si con­voitée que com­plexe, à l’heure où la presse quo­ti­di­enne tra­verse une crise grave. »

Les affinités strauss-kah­ni­ennes d’Izraelewicz, dont la pre­mière ver­sion de l’article fai­sait état, ont égale­ment dis­paru suite à cette dis­crète mise à jour noc­turne. Inter­pel­lée, la rédac­tion de Téléra­ma a fourni l’explication suiv­ante : « La direc­tion de Téléra­ma a en effet décidé de couper une par­tie de l’article, con­sid­érant qu’il n’était pas oppor­tun d’établir ain­si à chaud un bilan de la direc­tion édi­to­ri­ale d’Erik Izraelewicz ».

Libération joue son avenir sur le numérique

Comme chacun sait, la presse papier est en crise. Devant la montée d’internet et son torrent d’informations gratuites, les grands quotidiens et magazines cherchent à se recycler.

C’est dans cet optique que Nico­las Demor­and, directeur de Libéra­tion, a présen­té en interne les grandes lignes de l’avenir du jour­nal. Car les ventes au numéro sont en chute libre. Ain­si, l’an­i­ma­teur d’Europe 1 a étalé ses objec­tifs : inciter les lecteurs réguliers qui achè­tent au numéro à s’abon­ner, puis les diriger pro­gres­sive­ment vers le dig­i­tal. La presse écrite n’a plus le choix : migr­er vers le numérique, ou se regarder som­br­er.

Crédit pho­to : Matthieu Riegler via Flickr (cc)

Trois licenciements suspects à « Enjeux-Les Échos »

Suite à une Assemblée Générale tenue ce mardi à la rédaction des Échos, la réunion d’un comité d’entreprise exceptionnel (CEE) a été programmée pour le 3 décembre.

En cause, trois annonces de licen­ciement envoyées à un maque­t­tiste, un icono­graphe et un rédac­teur, sans motif par­ti­c­uli­er. Si la direc­tion affirme que « rien n’est décidé », elle évoque tout de même « des motifs réels et sérieux ». De leur côté, les syn­di­cats s’étonnent : « Ce sont des per­son­nes qui sont là depuis longtemps et n’ont jamais posé de prob­lème ».

Une déci­sion d’autant plus sur­prenante que les raisons ne sem­blent pas économiques – l’entreprise ayant récem­ment lancé un plan de départs volon­taires – et que les trois salariés en ques­tion par­tic­i­paient à la con­cep­tion de la nou­velle for­mule de Enjeux-Les Échos, un mag­a­zine papi­er dis­tribué gra­tu­ite­ment chaque semaine avec le jour­nal du ven­dre­di.

Crédit pho­to : Enjeux-Les Échos

Tweets antisémites : l’UEJF assigne Twitter en référé

Après avoir obtenu le retrait des tweets précédés du hashtag #UnBonJuif sur Twitter, l’Union des Etudiants Juifs de France (UEJF) vient d’assigner le réseau social en référé.

Le but : obtenir rapi­de­ment le nom des util­isa­teurs ayant posté des mes­sages jugés anti­sémites, en par­ti­c­uli­er celui de l’auteur de « #UnBon­Juif est un juif mort ». De son côté, le par­quet de Paris a ouvert une enquête prélim­i­naire suite à une plainte du Bureau nation­al de vig­i­lance con­tre l’an­tisémitisme (BNVCA) pour « provo­ca­tion publique à la dis­crim­i­na­tion, à la haine ou la vio­lence à l’é­gard d’une per­son­ne ou d’un groupe en rai­son de son orig­ine ou son appar­te­nance à une eth­nie, une nation, une race ou une reli­gion ».

Crédit pho­to : Scott Beale via Flickr (cc)

Slate.fr rentable : Slate Afrique en profite !

Alors qu’une étude récente du Reuters insti­tute for the study of jour­nal­ism de l’Université d’Oxford sig­nalait l’ab­sence de « mod­èle économique con­va­in­cant » pour les pures play­ers d’in­for­ma­tion français, Slate.fr, fondé par Jacques Attali, Jean-Marie Colom­bani, Johan Huf­nagel, Éric Le Bouch­er et Éric Leser, annonce, pour la pre­mière fois de son exis­tence, un compte de résul­tat à l’équili­bre pour l’an­née 2012.

Selon La Let­tre A, « la rentabil­ité du titre servi­ra d’abord à ren­forcer la fil­iale Slate Afrique, lancée en févri­er 2011 », notam­ment par l’embauche de nou­veaux jour­nal­istes, l’ou­ver­ture de bureaux et la pré­pa­ra­tion d’une ver­sion anglaise prévue pour 2014.

Source : La Let­tre A

Der Spiegel annonce une cure d’austérité

Le paysage médiatique allemand est en crise. Après le dépôt de bilan du quotidien Frankfurter Rundschau, de l’agence de presse dapd, et la mort annoncée du Financial Times Deutschland, c’est au tour de Der Spiegel de faire part de ses difficultés.

Dans un entre­tien accordé au Süd­deutsche Zeitung ce jeu­di, le directeur exé­cu­tif du plus grand heb­do­madaire alle­mand, Ove Saffe, a déclaré que son « chiffre d’af­faires glob­al va baiss­er cette année de 6%, à 307 mil­lions d’eu­ros, son niveau de 2003 ». Aus­si, « Der Spiegel a per­du env­i­ron 10% de recettes pub­lic­i­taires, et même les recettes de dis­tri­b­u­tion pour­raient être en baisse pour la pre­mière fois depuis de nom­breuses années ». « Nous devons économiser et adapter notre struc­ture de coûts » a‑t-il annon­cé, affir­mant que cela ne se ferait pas au détri­ment de la qual­ité du titre.

Ove Saffe a aus­si voulu insis­ter sur la supéri­or­ité de son quo­ti­di­en sur la con­cur­rence, pour ne rien perde de son pres­tige : « Les salariés du groupe Spiegel béné­fi­cient de con­di­tions de tra­vail par­ti­c­ulière­ment bonnes, avec des ser­vices, des presta­tions sociales élevées et un salaire supérieur à la moyenne. C’est jus­ti­fié puisque ce que nous pro­duisons est aus­si supérieur à la moyenne. Pour autant, des économies sont pos­si­bles dans tous les secteurs. » Si le numérique se porte bien, cela « ne com­pensera pas les pertes dans notre cœur de méti­er à moyen-terme », a‑t-il regret­té. Ain­si, des sup­pres­sions de postes n’ont-elles pas été écartées par le directeur de l’hebdomadaire.

Crédit pho­to : Wolf­gang Mein­hart via Wiki­me­dia (cc)

Anne-Sophie Lapix reçoit le prix Caloni

La présentatrice de Dimanche, Anne-Sophie Lapix, a reçu le prix Caloni 2012, succédant à Frédéric Taddeï (2007), Emmanuel Laurentin (2008), Nicolas Demorand (2009), Jean-Jaques Bourdin (2010) et Jean-Michel Aphatie (2011).

Anne-Sophie Lapix a été récom­pen­sé pour sa pugnac­ité « dans la con­duite de l’en­tre­tien avec son invité(e), sans pour autant se dépar­tir de son calme cour­tois », selon Jean-Noël Jeanneney, prési­dent du jury, cité par Le Point.

Depuis 2007, ce prix, du nom du jour­nal­iste Philippe Caloni, décédé en 2003, récom­pense « un jour­nal­iste ayant fait preuve de tal­ent et d’éclectisme, en par­ti­c­uli­er dans l’exercice de l’interview ou de l’entretien ». Ce prix est soutenu par la SCAM, société civile des auteurs mul­ti­me­dia.

Source : Le Point

Crise à l’UMP : le CSA reste vigilant

Alors que la guerre bat son plein à l’UMP et que la couverture médiatique est importante, le CSA garde un oeil attentif sur la répartition des temps de parole.

En effet, hors cam­pagne élec­torale, le temps de parole de l’op­po­si­tion ne doit pas dépass­er 50%. Or, lors d’évène­ments médi­a­tiques comme les pri­maires de cer­tains par­tis ou encore l’af­faire DSK, celui-ci peut débor­der, et même très large­ment. Chris­tine Kel­ly, l’une des sages du Con­seil Supérieur de l’Au­dio­vi­suel, explique au Figaro qu’en sep­tem­bre 2011, lors de la pri­maire social­iste, « le temps de parole du PS était mon­té jusqu’à 180 %. C’est pourquoi nous avons mis en demeure cinq chaînes de télévi­sion et trois radios ».

Con­cer­nant la très médi­a­tique crise que tra­verse actuelle­ment l’UMP, l’an­ci­enne jour­nal­iste de LCI se veut con­fi­ante : « Nous sommes en con­tact qua­si quo­ti­di­en avec les patrons de chaînes et de radios. Le décompte du temps de parole s’ef­fectue sur trois mois pour les JT et six mois pour les mag­a­zines. Autrement dit, nous fer­ons un pre­mier bilan à fin novem­bre et les médias ont jusqu’au 31 décem­bre prochain pour rétablir l’équili­bre. Il n’y a donc pas de rai­son de s’in­quiéter. L’Af­faire DSK avait duré trois mois, nous en sommes à six jours seule­ment pour l’UMP. »

Crédit pho­to : arnaud.pedersen via Flickr (cc)

Têtu veut séduire les annonceurs

Malgré une hausse de 8,5% des ventes, le mensuel gay Têtu demeure dans le rouge et cherche par tous les moyens à accroître son chiffre d’affaires.

Soutenu finan­cière­ment par Pierre Bergé depuis sa créa­tion en 1995, le titre est encore loin de l’équilibre financier, même si la sit­u­a­tion s’améliore. Avec une moyenne de 40 382 exem­plaires ven­dus par mois en 2011–2012 (+8,5%), la for­mule mise en place en sep­tem­bre 2011 sem­ble séduire. De nou­velles rubriques ont alors été intro­duites au sein du mag­a­zine et la cou­ver­ture a été un peu édul­corée, le man­nequin de cou­ver­ture y étant sex­uelle­ment moins provo­quant qu’auparavant.

Têtu veut à présent ten­ter de raje­u­nir son lec­torat dont la moyenne d’âge est de 38 ans, et inciter ses lecteurs à s’abonner (7633 abon­nés à ce jour). Le men­su­el veut égale­ment agir sur la dif­fu­sion numérique qui est passée de 250 exem­plaires en jan­vi­er 2011 à 2200 près de deux ans plus tard, grâce notam­ment à une appli­ca­tion pour iPad.

Mais la direc­tion de Têtu souhaite surtout faire appel à des annon­ceurs « grand pub­lic » et « haut de gamme » pour redress­er les comptes. A l’occasion de la nou­velle for­mule de sep­tem­bre 2011, la rubrique « So Têtu » (« cahi­er cen­tral de 52 pages avec tous les bons plans ») a con­cen­tré les annon­ceurs com­mu­nau­taires, ce qui per­me­t­tait au reste du mag­a­zine d’accueillir des pub­lic­ités plus général­istes. Têtu compte aujourd’hui 25 pages de pub par numéro, plus 20% par rap­port à l’ancienne for­mule. L’objectif fixé est d’arriver à tir­er 80% des recettes du jour­nal par la pub­lic­ité, con­tre seule­ment 50% aujourd’hui.

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Qui a dit…

« Mélen­chon est le pire des xéno­phobes »

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