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Accueil | Veille médias | Le Point, pas si bien pas si mal
Le Point, pas si bien pas si mal

30 mars 2019

Temps de lecture : 2 minutes

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Le Point, pas si bien pas si mal

Le Point, pas si bien pas si mal

Au milieu de la morosité des hebdomadaires généralistes le journal de François Pinault tire mieux que les autres son épingle du jeu. Alors que L’Express vient d’être racheté pour un euro symbolique par Alain Weill et que L’Obs se prépare à un nouveau plan social, Le Point est en meilleur état que ses confrères sans écarter toute difficulté pour l’avenir.

Des comptes déposés avec retard

Habituelle­ment les comptes annuels des sociétés ayant un exer­ci­ce calqué sur l’année civile sont déposés dans l’année en cours, à l’été ou au plus tard à l’automne. Il aura fal­lu (source Let­tre A du 21mars 2019) atten­dre févri­er 2019 pour décou­vrir au greffe les comptes de l’année 2017.

Si le chiffre d’affaires des abon­nements faib­lit un peu les revenus de la pub­lic­ité flanchent – comme ailleurs – en baisse de près de 9%. Au total la société d’édition, béné­fi­ci­aire depuis 2014 enreg­istre une perte de 1.8M€ en 2017. Une perte raisonnable com­parée à celle de L’Express, bien supérieure.

Une diffusion qui suit la tendance générale

Alors que la dif­fu­sion totale (source ACPM) dépas­sait les 400.000 exem­plaires en 2014, celle ci a fléchi à un peu plus de 350.000 exem­plaires en 2016 et a tout juste atteint les 300.000 en 2018. Une per­for­mance qui suit la ten­dance générale à l’érosion des heb­do­madaires (Mar­i­anne et Valeurs Actuelles faisant un peu exception).

Le jour­nal s’appuie sur un fort porte­feuille d’abonnés surtout papi­er même si le numérique approche les 30.000 abon­nés dig­i­taux. Le pro­fil du lec­torat (et c’est une force) reste celui d’un CSP+.

Alors que le plan social de 2015/2016 sem­ble digéré, la société éditrice prévoit de nou­velles sources d’économies : sup­pres­sion de qua­tre jours de con­gés, réal­i­sa­tion mai­son des hors séries. Si le jour­nal souf­fre comme ses con­frères, il sem­ble plutôt mieux armé que les autres pour sur­vivre dans un envi­ron­nement défavorable.

NB Chez un con­cur­rent, le ménage de print­emps se pour­suit à L’Express qui incite les jour­nal­istes les plus âgés au départ. Pour les plus de 47 ans c’est 19 mois de salaire en sus de l’indemnité con­ven­tion­nelle. À 47 ans on est déjà con­sid­éré « vieux ».

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