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L’OJIM emporté par le scandale de la Ligue du LOL

1 avril 2019

Temps de lecture : 2 minutes
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L’OJIM emporté par le scandale de la Ligue du LOL

Chacun se souvient de l’affaire du LOL où de jeunes journalistes politiquement corrects se moquaient parfois cruellement de leurs confrères et consœurs. Une longue enquête de Check News de Libération et de Libertex de Polemia vient de mettre à jour le rôle néfaste du fondateur de l’OJIM, Claude C (nous préférons ne mettre que l’initiale du nom propre) dans une affaire proche de la ligue du LOL. L’individu a été dénoncé sur les réseaux sociaux pour ses traitements inhumains envers son personnel. Nous avons retrouvé Julie (le prénom a été changé), une stagiaire de l’Observatoire du journalisme qui nous a livré son témoignage sur les sévices qu’elle a subis de la part de ce personnage nauséabond.

OJIM : Julie, vous aviez quel âge lors de votre stage à l’été 2017 ?

Julie : J’avais 23 ans, encore étu­di­ante cher­chais un boulot d’été dans le jour­nal­isme, j’ai écrit à plusieurs médias, seul l’OJIM m’a répon­du, son fon­da­teur (Claude C) était mon chef direct.

Par­lez-nous de votre mar­tyre ?

Tout d’abord l’Observatoire est très mal instal­lé, les locaux sont très petits, il n’y est pas pos­si­ble de tra­vailler en musique, je pen­sais qu’ils auraient plus de moyens. J’étais payée au tarif sta­giaire plus la moitié de ma carte nav­i­go. Mais atten­tion, pas de tick­ets restau­rants, pas d’aire de détente, pas de bois­sons ou de piz­zas gra­tu­ites comme chez Google, pas de baby-foot ni de table de ping-pong, pas de mas­sages con­tre le mal de dos comme chez Face­book, pas de chèques vacances ou ciné­ma, pas de sophro­logue ni psy­cho­logue détaché, la dèche quoi.

Et sur un plan per­son­nel, vous avez par­lé d’humiliations ?

Ce fut vrai­ment l’enfer. Pensez que le directeur de la pub­li­ca­tion refu­sait l’orthographe inclu­sive et en plus cor­rigeait mes fautes. Mes fautes font par­tie de ma per­son­nal­ité, pourquoi cette dis­crim­i­na­tion par le savoir ? Je devais non seule­ment rédi­ger un arti­cle voire deux arti­cles par jour mais – tenez vous bien – ils étaient relus ! Relus, revus, par­fois mod­i­fiés, sous pré­texte de m’améliorer. Un argu­ment d’autorité style macho. Je n’en dor­mais plus. On m’a fait plusieurs remar­ques sex­istes comme quoi « Je ne savais pas angler mes arti­cles », une allu­sion salace évi­dente. J’ai fail­li faire une dépres­sion. Et les tweets pater­nal­istes « Allez Julie, on est avec toi ». Et les « mon petit » par ci et par là ! Je ne par­le pas des regards en douce… ni d’une main par­fois baladeuse.

Com­ment tout cela s’est il ter­miné ?

Un jour mon chef, le dénom­mé Claude C, m’a demandé de faire un café avec la machine du bureau. Non, deux cafés ! Et de les apporter. Mon sang n’a fait qu’un tour : j’ai bal­ancé les deux tass­es sur la veste de l’invité. Le croirez vous ? Ils ne m’ont pas lais­sé finir mon stage. Depuis je béné­fi­cie d’un sou­tien psy­chologique quo­ti­di­en et je ne peux plus boire de café.

Mer­ci chère Julie, tout ceci est sor­dide et sul­fureux mais pour­ra servir à prévenir d’autres vic­times poten­tielles. Aux dernières nou­velles le dénom­mé Claude C serait en fuite, on par­le du Venezuela.

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