Devinette de la fête des rois
Nous sommes autour de la fête des rois, par­lons galette. Quel est le groupe de presse détenu par la pre­mière for­tune de France et que vous sub­ven­tion­nez à hau­teur de 12 mil­lions d’euros par an via les aides à la presse (chiffres 2016) ? C’est le groupe de Bernard Arnault (Les Échos, Le Parisien). L’Observatoire est moins riche qu’Arnault, plus libre que Le Parisien et tous les jours vous informe sur ceux qui vous infor­ment. Pour nous aider, nous aimer, nous soutenir, vous pou­vez don­ner avec un reçu fis­cal de 66% de votre don, c’est par ici.

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France Télévisions licencie à tour de bras…

C’est timide­ment que Rémy Pfim­lin, prési­dent de France Télévi­sions, a admis, le 30 août, qu’il y aurait sans doute « une réduc­tion des effec­tifs plus impor­tante que les 5 % prévus » pour la péri­ode 2011–2015. Selon les syn­di­cats, les licen­ciements pour­raient par­ti­c­ulière­ment frap­per France 3, engagée dans une réor­gan­i­sa­tion com­pliquée.

Une mau­vaise nou­velle qui arrive sur fond de querelle autour du rétab­lisse­ment de la pub­lic­ité en soirée sur les chaînes publiques. Le min­istre de la Cul­ture, Aurélie Fil­ip­pet­ti a claire­ment annon­cé que l’interdiction serait main­tenue. Or, sans recettes sup­plé­men­taires, Pfim­lin ne pour­ra pas boucler son bud­get. Et pas ques­tion d’augmenter la rede­vance ou de deman­der une sub­ven­tion au gou­verne­ment, qui vient de cri­ti­quer la mau­vaise qual­ité des pro­grammes. Autrement dit, Pfim­lin, fidèle sarkozyste, se retrou­ve coincé par le nou­veau pou­voir. En atten­dant d’être poussé vers la sor­tie.

Faveurs financières pour Le Monde et Les Inrocks ?

En don­nant à la banque Lazard man­dat pour con­seiller son min­istère sur la créa­tion de la Banque Publique d’Investissement, Pierre Moscovi­ci a don­né lieu à soupçon de con­flit d’intérêt où les médias représen­tent le cen­tre d’un pos­si­ble échange de (bons ?) ser­vices. Comme le mon­tre l’infographie ci-dessous Matthieu Pigasse est le piv­ot de l’affaire. La (fausse ?) protes­ta­tion d’Arnaud Mon­te­bourg peut appa­raître comme un écran de fumée pour cacher une opéra­tion clas­sique : je te donne, tu me donnes.

Olivier Truchot

PORTRAIT — Olivi­er Tru­chot est un jour­nal­iste de radio et de télévi­sion né le 16 juin 1968 à Paris. Il est diplômé de l’Institut pra­tique de jour­nal­isme (IPJ). Pro­mo­tion 1992. Olivi­er Tru­chot a com­mencé sa car­rière en présen­tant le jour­nal sur la FM puis en tant que rédac­teur en chef d’Autoroute FM.

Sondage Ifop-UMP : collusion entre médias et politiques ?

Le 25 juil­let, un sondage IFOP pub­lié dans L’Express annonçait : « Les sym­pa­thisants UMP préfèrent les motions mod­érées aux droitières ». À la ques­tion de savoir pour la motion de quelle sen­si­bil­ité ils voteraient, s’ils le pou­vaient, les sym­pa­thisants plac­eraient en tête celle de la Droite mod­erne des libéraux emmenés par l’ancien min­istre Luc Cha­tel (31%), juste devant celle des Human­istes de l’ex-premier min­istre Jean-Pierre Raf­farin (29%).

Viendraient ensuite la Droite forte (18%), lancée par le sarkozyste Guil­laume Pelti­er. Presque bonne dernière, arriverait la Droite pop­u­laire (12%), dont le chef de file est l’ancien min­istre Thier­ry Mar­i­ani.

Au total donc, les courants « cen­tristes » et libéraux de l’UMP récolteraient près de 60% des suf­frages ; et le mou­ve­ment ayant incar­né la « droiti­sa­tion » de Nico­las Sarkozy se retrou­verait aux pelotes. Exit, donc, la fameuse « ligne Buis­son ».

Cette analyse a été rapi­de­ment reprise par Le Monde et l’AFP, puis leurs con­frères, sans le moin­dre recul. Or, le résul­tat de ce « sondage » appelle plusieurs remar­ques :

Il est d’abord en con­tra­dic­tion avec ceux effec­tués durant les cam­pagnes prési­den­tielle et lég­isla­tives, où la majorité des sym­pa­thisants et adhérents de l’UMP se clas­sait très net­te­ment à droite, sur la fameuse « ligne Buis­son », du nom du prin­ci­pal con­seiller de Nico­las Sarkozy. Régulière­ment, les électeurs de droite se dis­aient majori­taire­ment favor­ables à des accords avec le Front nation­al. Et la Droite pop­u­laire sem­blait le courant le mieux placé pour répon­dre à leurs attentes (sources : lien 1, lien 2).

Com­ment expli­quer cet appar­ent revire­ment des « sym­pa­thisants » UMP annon­cé par L’Express, Le Monde et l’AFP – entre autres ?

Tout sim­ple­ment en regar­dant en détail com­ment l’IFOP a tra­vail­lé : « Ce sondage, nous dit l’institut, a été réal­isé par Inter­net du 10 au 24 juil­let auprès d’un échan­til­lon de 544 sym­pa­thisants de l’UMP ». Autrement dit, il s’agit d’un sim­ple coup de sonde sur Inter­net, avec toutes les lim­ites de l’exercice, et non d’un sondage effec­tué avec la rigueur habituelle, sur l’ensemble de la pop­u­la­tion, à par­tir d’un échan­til­lon dépas­sant 1 000 per­son­nes.

Ensuite, les son­deurs ont inter­rogé des gens se dis­ant « sym­pa­thisants » de l’UMP et non des adhérents – qui seront pour­tant les seuls à vot­er lors du con­grès.

À ce niveau de super­fi­cial­ité, on peut dif­fi­cile­ment tir­er des con­clu­sions per­ti­nentes de ce qui, dans le jar­gon spé­cial­isé, n’est même pas un « sondage », mais une sim­ple « con­sul­ta­tion ».

Il serait intéressant de savoir qui l’a commandée et s’il ne s’agirait pas d’un coup de communication émanant de certains « spécialistes » des relations publiques au sein de l’UMP.

Le but pour­rait être de con­solid­er une ligne « cen­triste » et libérale en prévi­sion du con­grès du 18 novem­bre. Et d’asphyxier l’incontrôlable Droite pop­u­laire.

Les médias qui ont don­né à cette con­sul­ta­tion la valeur d’un sondage ont fait preuve d’imprudence : ils lui don­nent une dimen­sion per­for­ma­tive : les adhérents de l’UMP, influ­encés par les com­men­taires des jour­naux « de référence » pour­raient bien caler leur vote en fonc­tion des prin­ci­pales con­clu­sions de qu’ils perçoivent comme une étude sérieuse. À ce stade, faut-il blâmer la légèreté des jour­nal­istes ou car­ré­ment leur col­lu­sion avec cer­tains poli­tiques ? Les analy­ses du poli­to­logue Alain Gar­rigou, L’ivresse des sondages, La Décou­verte, 2006 sem­blent par­faite­ment validées.

Paul Amar

PORTRAIT — Paul Amar est né le 11 jan­vi­er 1950 à Con­stan­tine (Algérie) de Charles (agent de la SNCF) et Julie Ghenas­sia. La famille sera rap­a­triée en 1961 et s’installera dans la région lyon­naise.

Gérard Gachet, victime de l’alternance

Ce sont les joies de l’alternance : le jour­nal­iste Gérard Gachet a été ren­voyé de la Délé­ga­tion à l’information et à la com­mu­ni­ca­tion de la Défense (DICoD), qu’il dirigeait depuis le début de l’année, après qua­tre ans passés à la direc­tion de la com­mu­ni­ca­tion du min­istère de l’Intérieur.

Con­nu pour son tem­péra­ment « droiti­er », l’ancien patron de Valeurs actuelles a été plac­ardisé et devient… délégué min­istériel à la Jeunesse. On sent qu’il va s’y amuser !

Le Monde : flagrant délit

Le quo­ti­di­en Le Monde, qui sou­tient claire­ment les insurgés syriens con­tre le régime de Bachar Al-Assad, se fait pren­dre la main dans le sac en page 3 dans son édi­tion du 29/30 juil­let 2012.

Une page entière est con­sacrée aux insurgés, à tra­vers deux arti­cles. D’abord un excel­lent reportage de Flo­rence Aube­nas, sur lequel il n’y a rien à redire. Les insurgés sont con­tre le régime et man­i­fes­tent aux cris de « Allah Akbar », rien de sur­prenant. On peut saluer l’honnêteté et le courage de Flo­rence Aube­nas, grand reporter de ter­rain.

Il n’en est pas de même pour un papi­er de tête signé Ben­jamin Barthe. La local­i­sa­tion du jour­nal­iste n’est pas indiquée (sur place, Paris, Bey­routh, ailleurs ?). Une chose est sûre, il com­mence très fort !

Citons l’entame du papier de Benjamin Barthe

« Sim­ple coïnci­dence ou sin­istre cal­cul ? Comme Moscou qui avait envoyé ses chars à lassaut de la Géorgie le jour même de la cérémonie douver­ture des jeux olympiques de Pékin, il y a qua­tre ans, en août 2008, Damas a déclenché son attaque con­tre Alep quelques heures après le lance­ment offi­ciel des olympiades de Lon­dres ».

Décryptage : en deux phrases, un jugement et un mensonge.

Le juge­ment est presque naïf. Qu’il y ait une sim­ple coïnci­dence ou un sin­istre cal­cul (art de l’insinuation, on n’affirme pas, on glisse le mot sous le tapis), il existe bel et bien un axe du mal : « Comme Moscou Damas». Le mal (– le sin­istre – Lit­tré : per­ni­cieux, dan­gereux, funeste) est désigné, c’est l’axe Russie-Syrie. La suite va per­me­t­tre de con­firmer l’existence du dia­ble.

Car suit le men­songe. Le lecteur non aver­ti com­prend : le jour de l’ouverture des précé­dents jeux olympiques la féroce Russie a envahi la pais­i­ble Géorgie. Mais, il y a un mais. Il y a men­songe par omis­sion (vous me copierez trois fois le code de déon­tolo­gie du Monde). Retour sur les faits, chronolo­gie en main. Le 8 août 2008 à 23h10, le gou­verne­ment GÉORGIEN informe le général russe com­man­dant les troupes russ­es en Ossétie du Sud, dans la cap­i­tale Tskhin­vali, de son inten­tion de rétablir « l’ordre con­sti­tu­tion­nel » PAR LA FORCE. Dans l’heure qui suit, une ving­taine de sol­dats russ­es sont tués. C’est l’engrenage que tout le monde con­naît, les forces russ­es inter­vi­en­nent, les troupes géorgi­en­nes sont écrasées, le 12 août Nico­las Sarkozy pro­pose sa médi­a­tion qui débouche sur un plan de paix signé le 15 août.

HISTORIQUEMENT C’EST BIEN LA GÉORGIE QUI A ATTAQUE UN TERRITOIRE – L’OSSÉTIE DU SUD – SOUS CONTRÔLE INDÉPENDANTISTE ET RUSSE DEPUIS 1992 (accords de Sotchi, signés par le prési­dent géorgien Édouard Chevard­nadze le 24 juil­let 1992).

L’article de Ben­jamin Barthe sous entend que Moscou était l’agresseur. Moscou qui aujourd’hui sou­tient le régime mau­dit de Bachar Al-Assad. Dont les troupes vien­nent d’agresser les insurgés d’Alep. CQFD : revoilà l’axe du mal qui vient per­turber une grande man­i­fes­ta­tion paci­fique et sportive suiv­ie par des mil­liards de per­son­nes. Car­ton rouge pour Le Monde et expul­sion tem­po­raire du ter­rain de la déon­tolo­gie jour­nal­is­tique !

Pho­to : cap­ture d’écran LeMonde.fr

Inrocks : Audrey Pulvar répond aux critiques

Pour Téléra­ma, l’arrivée d’Audrey Pul­var aux Inrocks « fait mal à la pro­fes­sion », tan­dis que l’hebdomadaire Mar­i­anne regrette qu’une jour­nal­iste « alliée de la façon la plus intime qui soit avec le pou­voir, désignée pour diriger un organe du con­tre-pou­voir ». Répon­dant aux cri­tiques qui ont suivi l’annonce de sa nom­i­na­tion comme direc­trice édi­to­ri­ale de l’hebdomadaire, la com­pagne d’Arnaud Mon­te­bourg a promis que Les Inrocks ne deviendraient pas un organe de pro­pa­gande du gou­verne­ment, et regret­té « l’idée archaïque » selon laque­lle elle pour­rait être « manip­ulée par son com­pagnon ». L’idée qu’elle pour­rait tout sim­ple­ment l’aimer et vouloir lui éviter des ennuis, en revanche, est-elle absol­u­ment ridicule ?

Audrey Pul­var dirig­era Les Inrocks avec le jour­nal­iste Arnaud Aubron en rem­place­ment de David Kessler, par­ti rejoin­dre le cab­i­net du prési­dent… François Hol­lande.

Pho­to : cap­ture d’écran Le Parisien

Audrey Pulvar : clash aux Inrocks

L’arrivée d’Audrey Pul­var, com­pagne du min­istre Arnaud Mon­te­bourg, au poste de direc­trice du développe­ment édi­to­r­i­al des Inrock­upt­ibles vient de provo­quer la démis­sion de Thomas Legrand, respon­s­able des pages poli­tiques du mag­a­zine.

Dans une inter­view don­née à Téléra­ma, il déclare : « Pour moi, c’était impos­si­ble de rester (…) For­cé­ment, elle aura des infos : si elle les dit, elletrahit son com­pagnon. Si elle ne les dit pas, elle trahit son jour­nal et sa con­di­tion de jour­nal­iste. (…) On ne peut plus être lu pour ce qu’on écrit. Tout sera for­cé­ment inter­prété ! On a juste­ment un arti­cle sur Mon­te­bourg, ce mer­cre­di. Et j’ai fait un édi­to très “anti” Mon­te­bourg. C’est le hasard, c’était prévu avant l’annonce de l’arrivée d’Audrey Pul­var. Mais vous voyez bien com­ment ça va être lu ! ».

Le jour­nal­iste estime ain­si qu’il y a « un gros malaise », au sein du ser­vice poli­tique du mag­a­zine avant d’affirmer « qu’il ne peut plus y avoir de traite­ment crédi­ble de la poli­tique aux Inrocks. »

Thomas Legrand écrivait pour Les Inrock­upt­ibles depuis sep­tem­bre 2010. Il col­la­bore égale­ment au site Slate.fr et par­ticipe régulière­ment au club de la presse du ven­dre­di du « Grand Jour­nal » sur Canal+.

L’écoute des podcasts radio progresse

Les audi­teurs de radio mon­trent un intérêt crois­sant pour l’écoute de la radio « en rat­tra­page » via les pod­casts, que ce soit par abon­nement ou en télécharge­ment à l’unité : ils sont près de 8 sur 10 à écouter les pod­casts téléchargés, con­tre 7 sur 10 il y a un an.

Menée pour la deux­ième année con­séc­u­tive, l’étude porte sur les com­porte­ments d’écoute des pod­cas­teurs, sur la base des sta­tions de radio mesurées par Médi­amétrie-eStat dans le cadre de la mesure des Pod­casts*.
Sur un mois, les pod­cas­teurs téléchar­gent en moyenne 15,5 pod­casts et en écoutent 12,1, soit 78% des pod­casts téléchargés qui sont écoutés. Cam­pagne prési­den­tielle, développe­ment de l’offre, et ancrage de cette pra­tique ont prob­a­ble­ment con­tribué à la pro­gres­sion de cette écoute par rap­port à 2011 : 69% des pod­casts téléchargés étaient écoutés.

Les plus adeptes des pod­casts sont les 25–34 ans, les Caté­gories Socio Pro­fes­sion­nelles Supérieures et les habi­tants de la Région Parisi­enne : les « pio­nniers » des pod­casts.

L’ordinateur : prin­ci­pal sup­port d’écoute des pod­casts… pour une écoute qui a le plus sou­vent lieu à domi­cile

Si les audi­teurs sont plus nom­breux à écouter leurs pod­casts sur un ordi­na­teur et à domi­cile, cette étude mon­tre égale­ment l’intérêt de l’offre en sit­u­a­tion de mobil­ité. Ain­si, les plus « gros con­som­ma­teurs » de pod­casts sont ceux qui les écoutent sur un télé­phone mobile – ils en écoutent en moyenne 17,2 par mois (con­tre 10 par mois chez ceux qui les écoutent sur un ordi­na­teur) – et ceux qui les écoutent en déplace­ment : 15,8 pod­casts écoutés en moyenne par mois (con­tre 10,8 par mois chez ceux qui les écoutent à domi­cile).

*Sta­tions étudiées : Europe 1, France Bleu, France Cul­ture, France Info, France Inter, France Musique, Le Mouv’ et RTL.

NRJ : première radio de France

Selon la dernière étude Médiamétrie, NRJ, radio musicale « jeune », détrône RTL en gagnant un point de part d’audience par rapport à la période avril-juin 2011 (11,7% de PDA contre 10,7%)*. Cette radio est suivie par 6,16 millions d’auditeurs contre 6,06 million pour RTL. Une performance qui est notamment à mettre sur le compte de l’émission « C’Cauet » qui progresse, sur une année, de 73%.

En début de sai­son, la radio musi­cale avait annon­cé son inten­tion de repren­dre le som­met du podi­um, qu’elle avait per­du depuis 2006 – péri­ode qui avait coïn­cidé avec l’intense actu­al­ité poli­tique de la cam­pagne prési­den­tielle pour 2007. Durant les années suiv­antes, NRJ n’avait jamais pu repren­dre le lead­er­ship. C’est désor­mais chose faite puisque Médi­amétrie révèle que, sur les mois d’avril à juin 2012, NRJ a, cette fois, dépassé tous ses con­cur­rents. Ce qui revient à con­stater qu’au cœur des cam­pagnes prési­den­tielles et lég­isla­tives, la radio la plus écoutée de France était celle des ado­les­cents et des fans de Cauet… Une grande leçon de mod­estie pour les jour­nal­istes poli­tiques !

Cet état de fait ne remet pas en ques­tion l’intérêt des Français pour la chose publique, puisque les qua­tre radios suiv­antes (RTL, France inter, France info et Europe 1) sont toutes des radios d’information ; mais il illus­tre peut-être une forme de las­si­tude face aux manières de ren­dre compte de l’actualité poli­tique.

Dans un pays où la droite et l’extrême droite réu­nies rassem­blent des scores élec­toraux plus élevés que ceux de la gauche, la con­tre-per­for­mance de RTL s’explique peut-être égale­ment par ses recen­trages con­stants depuis un an. À la fin de l’été 2011, la direc­tion avait annon­cé l’éviction de Robert Ménard, qui offi­cie depuis sur Sud-Radio. Le feuil­leton sur l’éviction ou la sim­ple plac­ardi­s­a­tion d’Éric Zem­mour a occupé une bonne par­tie du print­emps 2012, avant de se con­clure par une côte mal tail­lée . Une chose est sûre : cette perte d’audience de RTL implique des remaniements évi­dents de la grille de pro­gramme et la néces­sité de retrou­ver des snipers capa­bles de fidélis­er le grand pub­lic.

Le suc­cès de France Inter, qui s’installe solide­ment — avec 11% de part d’audience con­tre 10,2% et 5,77 mil­lions d’auditeurs — à la troisième place, lui, sem­ble résul­ter du suc­cès de la mati­nale emmenée par Patrick Cohen ain­si que des nom­breux chroniqueurs, sou­vent mar­qués à gauche, qui per­me­t­tent de mari­er infor­ma­tion et diver­tisse­ment. Philippe Val, directeur général de France Inter, veut pour­suiv­re dans cette voie à la ren­trée.

France Info a réal­isé un très bon score avec, comme l’an dernier, 9% de PDA, ce qui peut être con­sid­éré comme un résul­tat sat­is­faisant, les Français ayant claire­ment pris, courant juin, leurs dis­tances avec la poli­tique, ain­si que le fort taux d’abstention aux élec­tions lég­isla­tives l’a révélé.

Avec 8,7% de part d’audience, Europe 1 con­serve le même chiffre que l’an dernier. L’ennui, c’est que, pour crev­er ce pla­fond, la radio avait pro­fondé­ment renou­velé ses équipes en con­fi­ant la mati­nale à Bruce Tou­s­saint et en nom­mant Fabi­en Namias à la direc­tion de l’information. La vague de départs qui frappe actuelle­ment cette radio est révéla­trice d’une nou­velle crise. Après l’éviction d’Arlette Chabot, plusieurs jour­nal­istes quit­tent Europe 1 : Thier­ry Guer­ri­er, Guil­laume Cahour, Stéphane Grand, Patrick Fay et Cather­ine Boulay.

Enfin, le sondage Médi­amétrie révèle égale­ment une nette pro­gres­sion de RMC qui, avec 7,7% de PDA con­tre 6,7 % en 2011, se taille une hon­nête six­ième place. Un suc­cès qui s’explique, de toute évi­dence, par le ton « pop­uliste », hon­nête et sans con­ces­sion de la mati­nale de Jean-Jacques Bour­din. Les débats sportifs sur le foot­ball et sur le rug­by sem­blent égale­ment avoir attiré un nou­veau pub­lic. Ain­si que le note Le Figaro, « une petite radio s’invite désor­mais dans la cour des grands avec toutes les con­séquences que cela peut avoir sur le marché pub­lic­i­taire. » De quoi offrir bien des espoirs aux radios asso­cia­tives ou à celles qui osent une ligne édi­to­ri­ale tranchée et orig­i­nale.

* L’audience cumulée mesure le pour­cent­age des per­son­nes ayant écouté la radio au moins une fois dans la journée, tan­dis que la part d’audience tient compte de la durée d’écoute.

De Valeurs Actuelles à la direction du Fig’ Mag

Guil­laume Roquette, directeur des rédac­tions de Valeurs actuelles et du Spec­ta­cle du monde a annon­cé ce mer­cre­di son prochain départ… Il pren­dra en effet sous peu la direc­tion du Figaro Mag­a­zine en rem­place­ment d’Alexis Brézet, nou­veau directeur des rédac­tions du Figaro et lui-même… ancien de Valeurs actuelles !

Avec cette nom­i­na­tion, Serge Das­sault choisit un homme d’écrit et de con­vic­tions, claire­ment posi­tion­né à droite de l’échiquier poli­tique.

Ce trans­fert accom­pli en moins d’une semaine prou­ve que le groupe Val­monde est une superbe poupon­nière pour le groupe Das­sault.

Crédit pho­to : etnobofin (Flickr cc) + DR

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Qui a dit…

« Les Français sont beau­coup plus racistes que les Alle­mands à cause de leur manque d’éducation antiraciste »

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