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Culture générale : parution de la revue L’Éléphant

La culture générale sera à l’honneur le 24 janvier prochain avec la parution d’un nouveau magazine trimestriel intitulé « L’Éléphant ».

Ce « mook » (à mi-chemin entre le mag­a­zine et le livre) comptera 160 pages et s’attachera à la mémori­sa­tion des savoirs. Le pro­jet a été lancé en fin d’année 2012 par Gué­naëlle Le Solleu, anci­enne rédac­trice en chef adjoint à La Tri­bune, et Jean-Paul Arif, fon­da­teur de la mai­son d’édition Scri­neo. « La cul­ture générale est vrai­ment un sujet qui nous taraude depuis longtemps », a indiqué ce dernier à La Cor­re­spon­dance de la presse avant de pour­suiv­re : « Nous avons tra­vail­lé avec le Lab­o­ra­toire d’étude des mécan­ismes cog­ni­tifs de l’Université Lyon 2 et notre pro­jet est de per­me­t­tre de mieux retenir la cul­ture générale : le thème nous sem­ble por­teur et ce seg­ment, en péri­od­ic­ité trimestrielle, était vierge en ter­mes de con­cur­rence. »

Pour son pre­mier numéro à paraître le 24 jan­vi­er dans les librairies et kiosques, L’Élephant, tiré à 30 000 exem­plaires et ven­du 15 euros, fera sa cou­ver­ture sur Aris­tote et pro­posera, entre autres, une longue inter­view de Jacques Attali, ain­si que des sujets sur le Big-Bang et l’Histoire de France. « La cul­ture général et l’éducation con­tribueront à sauver le monde », peut-on lire dans « le man­i­feste de L’Éléphant », présent au dos de la revue. « La ques­tion est de rap­a­tri­er vers le cerveau un peu de cette con­nais­sance, de la mémoris­er pour enrichir cette base et irriguer ses neu­rones dans le cer­cle vertueux du plus je sais, plus j’apprends, mieux je com­prends », écrivent les fon­da­teurs.

La revue est éditée par la Société de L’Éléphant. Une cam­pagne de pub­lic­ité est prévue à son lance­ment sur Europe 1 et en une du Figaro Lit­téraire.

Médiamétrie publie les audiences télé 2012

Médiamétrie vient de publier, ce lundi 7 janvier 2013, son rapport annuel des audiences télévisées pour l’année 2012.

Prin­ci­pal acteur audio­vi­suel, c’est TF1 qui se tar­gue des meilleures audi­ences pour 2012 avec 22,7 % de parts d’audience (pda). Mal­gré une baisse d’un point et l’échec que furent ses émis­sions poli­tiques, la pre­mière chaîne d’Europe peut tou­jours compter sur ses séries améri­caines pour capter l’audimat. France 2 et France 3 (14,9 et 9,7 % de PdA) ont pu, de leur côté, s’appuyer sur la retrans­mis­sion de grands événe­ments sportifs (Jeux Olympiques…) pour rester sta­bles. Avec 11 %, M6 est à la hausse (+ 0,4 point) tout comme France 5 (3,5 % / +0,2 point) et Arte (qui atteint, à 1,8 %, de pda un niveau his­torique, notam­ment grâce à ses prime-time).

Du côté de la TNT, TMC reste leader (3,6 % / + 0,1 point), suiv­ie de près par W9 (3,2 % / — 0,2 point) et NRJ12 (2,4 % / + 0,1 point). BFM TV domine tou­jours le secteur de l’information en con­tin­ue en restant, avec 1,8 % (+ 0,4 point) de part d’audience, loin devant I-Télé (qui stagne à 0,8 %).

Crédit pho­to : Daniel Y. Go via Flickr (cc)

Les Français passent de plus en plus de temps devant la télévision

Un nouveau record vient d’être atteint en ce qui concerne la durée d’écoute individuelle (DEI) de la télévision.

Pour l’année 2012, les Français de 4 ans et plus ont passé 3h50 par jour devant la télévi­sion, selon le Média­mat annuel de Médi­amétrie pub­lié lun­di 7 jan­vi­er 2013, soit trois min­utes de plus que l’année précé­dente. L’étude pré­cise que toutes les tranch­es d’âge sont en pro­gres­sion à l’exception des 4–14 ans, qui enreg­istrent une baisse de 3 min­utes par rap­port à l’année 2011.

Une con­clu­sion demeure : la mul­ti­pli­ca­tion des écrans (télévi­sion, ordi­na­teur, smart­phone…) ne réduit en rien le temps passé devant la télévi­sion mais a, au con­traire, ten­dance à le faire aug­menter. Le prin­ci­pal per­dant, dans cette his­toire, reste le temps libre hors écran qui se voit ain­si amput­er au prof­it de l’utilisation d’ordinateurs et de télé­phones porta­bles (au dépend, évidem­ment, du temps de lec­ture, de sor­tie, et autres activ­ités sociales et famil­iales…). Un record dont on se serait, au final, bien passé…

La revue XXI plaide pour un « autre journalisme »

Pour ses cinq ans, la revue XXI, qui fait dans le journaliste de récit, a proposé un manifeste pour un « autre journalisme », « sans publicité ».

Dans ce man­i­feste de 20 pages, les deux fon­da­teurs plaident pour un « jour­nal­isme utile », sans pub­lic­ité, financé par les lecteurs, et où la qual­ité prime sur la quan­tité. Les con­seils s’articulent autour de qua­tre piliers : pren­dre le temps de réalis­er de bonnes enquêtes, se ren­dre sur le ter­rain, renouer avec le pho­tore­portage et la belle image, et enfin être « cohérent ». Et ces derniers de cri­ti­quer « la fig­ure du jour­nal­iste assis der­rière son écran » qui « agrège, trie, com­mente et nour­rit la con­ver­sa­tion ».

Pour eux, sur inter­net, « l’équation économique reste insol­u­ble ». « Pour la presse habituée à compter sur la pub­lic­ité, la rentabil­ité sur le Web est une ligne d’horizon qui se dérobe per­pétuelle­ment » ajoutent-ils, voy­ant dans le pas­sage au numérique un gouf­fre financier où « au bout de deux heures, une infor­ma­tion est con­sid­érée comme old, démonétisée ». La course au buzz, à l’audience n’est pas une bonne recette pour les auteurs.

Bien-sûr, la revue trimestrielle, ven­due 15,50 euros et où ne fig­ure aucune pub­lic­ité, s’érige implicite­ment comme un mod­èle du genre. Dif­fusée à près de 50 000 exem­ples, par abon­nement ou en librairie, XXI est béné­fi­ci­aire et a ren­con­tré un franc suc­cès dès son lance­ment en 2008. Sur 200 pages, jour­nal­istes et pho­tographes souhait­ent racon­ter « l’information grand for­mat » et priv­ilégi­er à tout prix la qual­ité édi­to­ri­ale.

Cohen et Marianne, c’est fini !

C’est une page qui se tourne chez Marianne. PresseNews annonce en effet que Philippe Cohen, l’un des fondateurs de l’hebdomadaire quittera le journal à la fin du mois.

On savait que les rela­tions entre Mau­rice Szafran, directeur de l’hebdo, et Philippe Cohen n’étaient pas faciles. Déjà, durant l’été 2012, ce dernier avait démis­sion­né de son poste de rédac­teur en chef de la ver­sion Web de l’hebdo, en désac­cord avec son patron sur la stratégie numérique à adopter pour relancer et renou­vel­er le site.

La sor­tie du livre de Philippe Cohen et de Pierre Péan, Le Pen, une his­toire française, avait été l’occasion d’un nou­v­el accrochage entre les deux hommes. On se sou­vient, en effet, que Pierre Szafran avait pub­lié deux pages dans l’hebdomadaire, accu­sant le livre et ses auteurs – et donc son jour­nal­iste — d’avoir lancé une « entre­prise de blanchi­ment » du Front Nation­al et de son fon­da­teur.

Aujourd’hui, la rup­ture est con­som­mée. On ignore cepen­dant quel accord financier a été con­clu.

Source : Presse­News — Crédit pho­to : cap­ture d’écran BFMTV

Kahn et Marianne, c’est également fini !

Décidément, beaucoup de changements à Marianne. Après Philippe Cohen, l’un des fondateur du journal, qui claque la porte, en désaccord avec Maurice Szafran, on apprend que Jean-François Kahn vient de quitter définitivement l’hebdo.

En effet, un peu avant Noël, ce dernier a cédé à Mau­rice Szafran, ses parts de la société Mar­i­anne finances (37% de Mar­i­anne SA). Presse­News, qui révèle l’information, pré­cise que « le pro­duit de la ces­sion per­me­t­tra en pre­mier lieu à JFK de rem­bours­er plusieurs prêts con­trac­tés auprès des indus­triels Mar­tin Bouygues et François Pin­ault lors de la créa­tion de Mar­i­anne en 1997 ».

Le jour­nal­iste, aujourd’hui âgé de 74 ans, n’exerce plus aucune fonc­tion édi­to­ri­ale dans l’hebdomadaire depuis 2008 et a annon­cé qu’il ces­sait le jour­nal­isme en 2011, après avoir, notam­ment, évo­qué un « trous­sage de domes­tique » qui avait choqué, au moment de l’affaire Strauss Kahn. Cette retraite ne l’empêche cepen­dant pas de sign­er plusieurs fois par semaine des con­tri­bu­tions sur le site du Huf­fig­ton­Post, « le tweet de Jean-François Kahn ».

Quoiqu’il en soit, il est clair qu’aujourd’hui Mar­i­anne et Kahn, c’est fini !

Source : Presse­News — Crédit pho­to : cap­ture d’écran TV5 Monde

Irlande : on ne rigole pas avec internet

Alors qu’en règle générale, les violations du droit d’auteur concernent plutôt les reproductions, partielles ou complètes, d’un article de presse, en Irlande cela s’étend jusqu’aux liens hypertextes.

En effet, selon l’association des jour­naux irlandais nationaux (NNI) « la pub­li­ca­tion de liens représente une vio­la­tion du droit d’auteur », surtout lorsqu’il s’agit d’une util­i­sa­tion com­mer­ciale.

La semaine dernière, une organ­i­sa­tion irlandaise de lutte con­tre les vio­lences con­ju­gales en a fait les frais. Women’s Aid a ain­si révélé qu’une fil­iale de la NNI lui avait réclamé près de 300 euros pour la repro­duc­tion de cinq liens sur son site inter­net…

Crédit pho­to : Ben Lan­cast­er via sxc (cc)

Wikipédia perd 37,5 % de contributeurs en 5 ans

Selon une étude menée par Aaron Halfaker, de l’université du Minnesota, publiée la semaine dernière dans American Behavioral Scientist, les contributeurs à l’encyclopédie en ligne Wikipédia sont passés de 56 000 en 2007 à 35 000 en 2012, soit une baisse de 37,5 %.

En cause ? Un dur­cisse­ment des con­di­tions de par­tic­i­pa­tion afin d’éviter les nou­veaux rédac­teurs médiocres, pub­liant du con­tenu erroné ou mal rédigé et faisant ain­si per­dre de sa crédi­bil­ité à Wikipé­dia, qui se veut mal­gré tout une ency­clopédie gra­tu­ite et par­tic­i­pa­tive. « Plusieurs change­ments apportés par la com­mu­nauté de Wikipé­dia pour assur­er la qual­ité et la cohérence du ser­vice, en prise avec une crois­sance très rapi­de de ses con­tribu­teurs, ont, de façon para­doxale, entravé la crois­sance qu’ils étaient cen­sés accom­pa­g­n­er », ont souligné les chercheurs, met­tant en cause l’effet dis­suasif du « mécan­isme de con­trôle qual­ité » et des « out­ils algo­rith­miques util­isés pour rejeter cer­taines con­tri­bu­tions ».

L’encyclopédie en ligne, qui vient de lever 25 mil­lions de dol­lars de dons en un mois, doit inces­sam­ment choisir entre qual­ité et quan­tité, entre crédi­bil­ité et pro­duc­tiv­ité.

Crédit pho­to : cap­ture d’écran Wikipé­dia

Quatre quotidiens français augmentent leur prix

En ce début d’année 2013, quatre quotidiens ont augmenté leur prix dans un contexte de grave crise de la presse papier.

Le Figaro, qui était à 1,50 euros, vient de pass­er à 1,60 euros. La Croix a égale­ment pris 10 cen­times et pas­sant de 1,40 à 1,50 euros. De son côté, Libéra­tion passe de 1,50 à 1,60 euros, comme Le Figaro, avec les expli­ca­tions de son directeur, Nico­las Demor­and, qui explique dans un édi­to­r­i­al les raisons de cette aug­men­ta­tion : « la pro­duc­tion d’informations de qual­ité coûte cher, comme une pho­togra­phie inédite, à la une ou en pages intérieures, qui mar­quera durable­ment l’œil et l’esprit de celui qui la regarde. La mise en scène, la mise en forme, la styl­i­sa­tion des «news» requièrent des équipes douées de savoir-faire rares, aux con­fins de l’art. » Aus­si, ce dernier rap­pelle que « la dis­tri­b­u­tion de la presse » est « en crise pro­fonde, endémique ». Et de juger ces 1,60 euros comme « le prix de la dif­férence ».

Dès la mi-décem­bre, c’est le grand quo­ti­di­en du soir, Le Monde, qui avait annon­cé une aug­men­ta­tion de son prix d’ici 2013, cette fois-ci de 20 cen­times. Cette aug­men­ta­tion, faisant pass­er le jour­nal de 1,60 à 1,80 euros, en fait le quo­ti­di­en le plus cher de France devant Les Échos (1,70 euros). À not­er que les prix des jour­naux français est l’un des plus élevés en Europe.

Crédit pho­to : miy­oneza via Flickr (cc)

« En pays catalan, tous les talents ont de l’avenir ! »

Cette année, en Pyrénées-Orientales, les vœux 2013 ont comme un arrière-goût superficiel. Fort de sa volonté de mettre en avant le dynamisme du département, le Conseil Général s’est permis quelques négligences pour sa carte de vœux 2013.

En effet, sur cette dernière fig­ure en bonne place, sous le slo­gan « En pays cata­lan, tous les tal­ents ont de l’avenir ! », une série de pho­togra­phies cen­sées représen­ter, en principe, les habi­tants. Mais comme l’a révélé François Liet­ta, prési­dent des jeunes UMP 66, ces per­son­nes de tout âge n’ont rien de Cata­lan… Elles sont russ­es, alle­man­des voire même ital­i­ennes, le Con­seil Général ayant acheté ces pho­tos sur une banque d’images en ligne.

« Il est assez osé de faire une cam­pagne de com­mu­ni­ca­tion met­tant en avant les tal­ents cata­lans et d’être inca­pable d’en trou­ver un seul ! » fait remar­quer M. Liet­ta avant de soulign­er qu’un jeune gui­tariste russe, présent sur la carte, avait égale­ment été util­isé en pleine page dans le mag­a­zine du Con­seil Général. Selon lui, ce genre de pra­tique est courant « mais dans ce cas-là on ne met pas en avant “des Cata­lans qui ont du tal­ent”, le côté ter­ri­to­r­i­al et iden­ti­taire. Le jeune gui­tariste, il est russe ! Là, la supercherie est fla­grante ! »

Ces ban­ques d’images en ligne fac­turent en général de 1,50 à plus de 60 euros l’image. L’identité n’a pas de prix…

Crédit pho­to : DR

Mediapart enquête sur Xaviel Niel

Quelques semaines après la publication d’une infographie de l’OJIM sur la galaxie Xavier Niel, c’est au tour de Mediapart de lancer une grande enquête sur le propriétaire de Free, actionnaire du Monde, de la télévision N23, ainsi que d’un certain nombre de pure player, dont… Mediapart, de façon très minoritaire, il est vrai (12,88% de la Société des amis de Mediapart, détenant elle-même 12,99% du capital).

D’après Le Point, Lau­rent Mauduit, qui a con­duit l’enquête, avait cher­ché à join­dre l’industriel. Dans un cour­ri­er, pub­lié par Le Point, ce dernier avait décliné la propo­si­tion, refu­sant « tout arti­cle “per­son­nel” », esti­mant même ne « pas être une “per­son­nal­ité très impor­tante des affaires” », mem­bre « d’aucun cer­cle, d’aucun syn­di­cat, d’aucune loge ou équiv­a­lent ». Une mod­estie sur­prenante, pour un homme aux réseaux impres­sion­nants et très présent dans le monde des médias.

A la fin de son cour­riel, Xavier Niel passe à l’attaque et dénonce la « volon­té forte » de Medi­a­part de lui « taper dessus ».

Dans sa présen­ta­tion, Medi­a­part explique les raisons qui l’ont poussé à réalis­er cette enquête : « de tous les grands patrons français, Xavier Niel est sûre­ment celui dont l’ascension ces dernières années a été la plus spec­tac­u­laire. Mais aus­si l’un de ceux qui se mon­trent le plus secret. Mul­ti­pli­ant les procé­dures con­tre les jour­nal­istes, il n’aime guère en par­ti­c­uli­er que l’on s’attarde sur son par­cours. »

A décou­vrir donc, cette enquête en six volets, sur Medi­a­part

Source : Le Point, Medi­a­part — Crédit pho­to : cap­ture d’écran www.mediapart.fr

Avec Sérillon, la communication, c’est maintenant !

La rumeur existait depuis le mois de novembre. C’est officiel depuis quelques jours : Claude Sérillon, ancien présentateur du JT de France 2, a été nommé conseiller en communication auprès du Président de la République, François Hollande.

Il est vrai qu’après six mois de cafouil­lages, la com­mu­ni­ca­tion prési­den­tielle avait bien besoin de ren­fort. C’est donc un ancien jour­nal­iste, qui va « aider le prési­dent de la République à don­ner une image plus claire de sa com­mu­ni­ca­tion » selon Jean-Christophe Cam­badélis, député social­iste et can­di­dat mal­heureux au poste de pre­mier secré­taire du par­ti.

Selon Le Monde, Claude Séril­lon ne devrait d’ailleurs pas être en con­tact direct avec les médias. « Son périmètre est assez vague. Il sera chargé de la com­mu­ni­ca­tion, mais aus­si de la stratégie et de la coor­di­na­tion avec Matignon. » Pour Le Point, Claude Ser­il­lon aura égale­ment comme mis­sion de rabi­bocher François Hol­lande et les médias, rap­pelant que « dernière­ment, les directeurs des rédac­tions de France Inter, France Info, RTL et Europe 1 ont protesté, car leurs jour­nal­istes avaient été tenus à l’écart de la vis­ite de François Hol­lande à Rungis ».

Du pain sur la planche, donc, pour Claude Séril­lon, d’autant plus que cette nom­i­na­tion est large­ment com­men­tée… et déjà con­testée. Ain­si, le spé­cial­iste médias de L’Express, Renaud Rev­el, estime que « les jour­nal­istes sont sou­vent les moins bien placés pour occu­per de telles fonc­tions », évo­quant même un « curieux mélange des gen­res ».

Spin doc­tor ? Sim­ple con­seiller en com­mu­ni­ca­tion ? « Mon­sieur anti-couac », comme le bap­tise déjà Le Point ?

A suiv­re.

Source : Le Monde — Crédit pho­to : Claude Séril­lon inter­ro­geant François Hol­lande — cap­ture d’écran BFMTV

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Qui a dit…

« BHL est l’écrivain le plus médi­a­tique de France, l’idéologue le plus con­tro­ver­sé, mais aus­si le plus fameux, le sym­bole de l’intellectuel engagé. »

Pour le découvrir, cliquez ici