Soros met 30 mil­lions sur la table
George Soros met 30 mil­lions pour racheter des radios en Pologne. Une paille pour le bud­get d’un mil­liard de dol­lars de son Open Soci­ety Foun­da­tion. L’Observatoire du jour­nal­isme ne sera jamais financé par Soros. C’est pourquoi nous avons besoin de vous. Pour nous aider, nous aimer, vous pou­vez don­ner avec un reçu fis­cal de 66% de votre don, c’est par ici.

 
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Madec tente d’empêcher Duquesne de travailler

Selon JeanMarcMorandini.com, le maire du 19e arrondisse­ment de Paris Roger Madec a ten­té d’empêcher l’interview de Frigide Bar­jot, humoriste catholique engagée dans la défense du mariage tra­di­tion­nel et opposée au « mariage pour tous », par le jour­nal­iste Benoît Duquesne pour l’émission « Com­plé­ment d’Enquête » de ce jeu­di. Des employés de la mairie ont cher­ché à com­pro­met­tre le tour­nage avant que le maire ne décide de couper le courant dans la salle des mariages où avait lieu le tour­nage.

Le jour­nal­iste a toute­fois prévenu : « Cette séquence serait dif­fusée en inté­gral­ité ce soir (à 22h15 sur France 2, ndlr), y com­pris la par­tie d’interview réal­isée dans le noir. » La voici :

Benoît Duquesne racon­te à France Télévi­sions : « D’entrée, (Roger Madec) s’est mon­tré agres­sif, en expli­quant que ça ne se ferait jamais dans SA mairie. Je ne savais que ce mon­sieur était pro­prié­taire de la mairie. » C’est la pre­mière fois qu’il se retrou­ve « face à un tel agisse­ment (…) en douze ans d’émission ».

De son côté, le maire explique au Huff­in­g­ton Post : « Ce matin, nous nous sommes retrou­vés devant le fait accom­pli quand nous avons appris que Frigide Bar­jot serait inter­viewée dans nos locaux. Le maire a con­sid­éré que l’accord n’était pas respec­té et que les équipes de l’émission avaient été mal­hon­nêtes. Il a donc demandé que l’interview ne soit pas enreg­istrée dans la mairie, ce que l’équipe de tour­nage a refusé. Après plusieurs échanges télé­phoniques entre des respon­s­ables de la mairie et de « Com­plé­ment d’enquête », et un échange assez vif entre Benoît Duquesne et Roger Madec, l’équipe ne voulait tou­jours pas aban­don­ner son tour­nage. Le maire a donc fait couper l’électricité. »

Patrick Eveno, l’avenir de la presse

En 2005 la presse écrite française consommait un peu moins d’un million quatre cent cinquante mille tonnes de papier par an. En 2011 les chiffres sont d’un million de tonnes, une diminution du tiers. De 2007 à 2012 la publicité de la presse écrite a également diminué du tiers, seulement moins 9% pour la PQR (presse quotidienne régionale) mais moins 55% pour la PQN (presse quotidienne nationale).

Ces chiffres effrayants sont ceux d’un spé­cial­iste incon­testable des médias, le pro­fesseur Patrick Eveno (Paris 1, Panthéon/Sorbonne). Il nous prévient : la général­i­sa­tion du numérique représente un véri­ta­ble change­ment de civil­i­sa­tion. Le jour­nal est un instru­ment de com­mu­ni­ca­tion fer­mé. Inter­net est ouvert, acces­si­ble aus­si bien sur un télé­phone intel­li­gent, un ordi­na­teur que sur une tablette. Patrick Eveno par­le joli­ment de « miroir aux tablettes » pour l’avenir immé­di­at des revenus financiers dérivés des tablettes mais il souligne aus­si le change­ment de par­a­digme autour des tablettes/téléphones pour les nou­veaux mod­èles économiques à con­stru­ire

L’avenir ? Plus de con­tenu, sur le papi­er comme en ligne. Cer­tains comme le Finan­cial Times veu­lent s’affranchir du papi­er. D’autres priv­ilégient des mod­èles mixtes. Mais les grands titres français, coû­tant de plus en plus cher (1.60€ pour Le Monde) avec de moins en moins de con­tenu (fer­me­ture des bureaux à l’étranger, absence de spé­cial­istes, moins d’argent pour les enquêtes) ont du souci à se faire. La mort soudaine d’Éric Israelewicz sous ten­sion par ses action­naires et sa rédac­tion est un symp­tôme.

Patrick Eveno est l’auteur de nom­breux ouvrages sur la presse dont un indis­pens­able « His­toire de la presse française. De Théophraste Renau­dot à la révo­lu­tion numérique », Flam­mar­i­on, 2012.

Source : envoyé spé­cial, La presse au futur 2012, table ronde organ­isée par la SEPREM, Cap 15, 28 novem­bre 2012.

Sur le même sujet voir aus­si notre recen­sion de Jean Stern, Les patrons de presse, tous mau­vais, La Fab­rique, 2012

Télé Lyon Métropole : réorganisation en vue

Confrontée à de graves difficultés financières, la télévision locale lyonnaise a été placée en procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce de Lyon, mardi 27 novembre 2012.

Télé Lyon Métro­pole (TLM) est à ce jour détenue par une quin­zaine d’actionnaires, dont le Crédit Agri­cole Cen­tre-Est, l’Institut Mérieux et son pro­pre PDG, Jean-Pierre Vach­er.

De son côté, Jean-Michel Aulas, prési­dent du club de foot­ball L’Olympique lyon­nais, s’est dit la semaine dernière « intéressé par un rap­proche­ment » et a indiqué avoir été « con­tac­té par les action­naires » de la télévi­sion locale. À not­er que Jean-Michel Aulas pos­sède déjà une petite télévi­sion dédié à son club de foot (OL TV) et qu’il avait déjà été can­di­dat pour la reprise de TLM en 2010.

Si la chaîne est con­fron­tée à la crise du marché pub­lic­i­taire, elle pos­sède en revanche cer­tains atouts et « sur ses pro­pres modes de dis­tri­b­u­tion, jouit d’une posi­tion locale et de prox­im­ité intéres­sante», a estimé le prési­dent de l’OL.

La chaîne emploie actuelle­ment 30 per­son­nes, dont une douzaine de jour­nal­istes.

« Je pense qu’il y a un intérêt pour TLM car il y a une struc­ture per­for­mante sur OL TV qui a trou­vé les moyens de son développe­ment avec notam­ment la sig­na­ture avec des opéra­teurs, dont Canal +, pour dif­fuser des émis­sions sur l’ensemble des modes de dis­tri­b­u­tion », a égale­ment déclaré Jean-Michel Aulas.

Une nou­velle chaîne de télévi­sion locale adossée au club de foot­ball va-t-elle bien­tôt voir le jour ?

Crédit pho­to : cap­ture d’écran www.tlm.fr

Un acteur de série TV US flingue… sa série et la TV !

Il n’est pas courant qu’un acteur cri­tique ses presta­tions télévi­suelles, et pour­tant, c’est ce qui vient de se pass­er aux États-Unis. Angus T. Jones, acteur vedette de la série « Mon Oncle Char­lie » dif­fusée sur CBS, a pub­lié sur le site Fore­run­ner chron­i­cles, une vidéo dans laque­lle il demande car­ré­ment aux téléspec­ta­teurs de ne plus… la regarder. En effet, les idées qu’elles véhicu­lent ne sont pas com­pat­i­bles avec « ce que la Bible dit », assure-t-il.

L’acteur déclare : « Si vous regardez « Mon Oncle Char­lie », veuillez arrêter. Je joue dans cette série et je ne veux pas y être. S’il vous plaît, arrêtez de regarder et de rem­plir votre tête avec des obscénités. Faites des recherch­es sur les effets de la télévi­sion sur votre cerveau, et je vous promets que vous devrez pren­dre une déci­sion sur la télévi­sion, en par­ti­c­uli­er sur ce que vous regardez ». Il ajoute que « le pub­lic pense que c’est un diver­tisse­ment mais ça a de mau­vais effets sur leur esprit. Je ne veux pas con­tribuer aux plans de l’ennemi. Vous ne pou­vez pas être un vrai croy­ant qui craint Dieu et être dans une série comme celle-là. Je sais que je ne peux pas. »

Une prise de posi­tion qui vaut à ce jeune garçon de 19 ans de se met­tre en porte-à-faux avec les pro­duc­teurs de la série (qui n’ont tou­jours pas réa­gi). En 2010, il avait signé un con­trat de 20,9 mil­lions de dol­lars pour deux saisons (26 épisodes) de la série, ce à quoi s’ajoutait un bonus de 500 000 dol­lars. Un gagne-pain auquel le jeune acteur pour­rait bien­tôt devoir renon­cer…

Source : ndf.fr

Erik Izraelewicz (Le Monde) nous a quittés

Erik Izraelewicz (HEC, Cen­tre de For­ma­tion des Jour­nal­istes, doc­teur en économie), directeur des rédac­tions du Monde depuis févri­er 2011 et vice-prési­dent du con­seil de sur­veil­lance des heb­do­madaires Téléra­ma et Cour­ri­er inter­na­tion­al, est mort bru­tale­ment mar­di soir, à l’âge de 58 ans, des suites d’un malaise dans les locaux du quo­ti­di­en l’après-midi. Il avait été hos­pi­tal­isé à la Salpêtrière.

Le prési­dent de la République François Hol­lande a regret­té dans un com­mu­niqué « un jour­nal­iste de grand tal­ent, respec­té de tous », « un écon­o­miste réputé, d’un pro­fes­sion­nel recon­nu » et « un homme aus­si exigeant que généreux ». La min­istre de la Cul­ture Aurélie Fil­ip­pet­ti a évo­qué le sou­venir d’« un grand jour­nal­iste et un digne représen­tant de sa pro­fes­sion » tan­dis que le pre­mier secré­taire du Par­ti social­iste Harlem Désir déclarait : « C’est une immense fig­ure du jour­nal­isme français qui dis­paraît, c’est une grande perte pour notre pays. »

Selon une jour­nal­iste du Monde, Erik Izraelewicz devait affron­ter une grosse pres­sion ces derniers temps : « Depuis quelques semaines, c’est la panique à bord chez les action­naires et ils met­taient une pres­sion très forte sur (Louis) Drey­fus (prési­dent du direc­toire du groupe, ndlr) et sur lui. On lui reprochait notam­ment beau­coup son absence au sein de la rédac­tion. Depuis trois, qua­tre semaines, il était davan­tage présent, il pre­nait plus claire­ment les choses en main. »

Marianne en crise

Un site inter­net de moins en moins fréquen­té (-800 000 vis­i­teurs uniques entre mai et octo­bre 2012), des ventes en kiosque en chute de 12% au pre­mier semes­tre… Mar­i­anne tra­verse une mau­vaise péri­ode.

Une réu­nion de crise (une de plus) « houleuse » s’est tenue à la rédac­tion le 13 novem­bre, révèle PressNews.fr, durant laque­lle aurait été notam­ment évo­qué l’échec de la cou­ver­ture de l’élection prési­den­tielle améri­caine.

Marianne.fr ne fonc­tion­nera actuelle­ment plus qu’avec deux jour­nal­istes et pro­pose aux inter­nautes un con­tenu essen­tielle­ment tiré de l’hebdomadaire, ce qui ne les encour­age pas à l’acheter.

Il est loin le temps de Marianne2, celui de l’époque du rédac­teur en chef Philippe Cohen et de son adjoint Math­ieu Maire du Poset, par­tis cet été suite à des désac­cords stratégiques.

Stanis­las Sabati­er, le nou­veau directeur des activ­ités numériques, tra­vaille à ce que la rédac­tion de Mar­i­anne four­nisse aus­si du con­tenu à Marianne.fr, bref, à ce que le titre devi­enne un vrai bimé­dia.

Une offre freemi­um (com­pi­lant une offre gra­tu­ite, en libre accès, et une offre « Pre­mi­um », haut de gamme, en accès payant) est égale­ment prévue pour juin.

VA : plus anglo-saxon, moins populiste

Selon PressNews.fr, le « con­cep­teur de nou­velles for­mules de presse » Jean Bayle a reçu une feuille de route pré­cise pour la refonte de la maque­tte de Valeurs Actuelles prévue en jan­vi­er. Yves de Ker­drel, son nou­veau directeur général, souhaite faire de l’hebdomadaire de Pierre Fab­re « un news­magazine libéral à l’anglo-saxonne » et « cass­er codes pop­ulistes ».

Valeurs Actuelles a inau­guré en novem­bre un nou­veau site inter­net.

En 2011–2012, sa dif­fu­sion payée en France s’est élevée à 83 933 exem­plaires par semaine, en baisse de 6,51% sur un an, revenant à son niveau de 2007.

Syrie : les journalistes paient le prix fort

Le 11 jan­vi­er 2012, la mort à Homs de Gilles Jacquier, grand reporter pour France 2 et pre­mier jour­nal­iste occi­den­tal tué en Syrie, avait sus­cité des con­damna­tions unanimes à l’encontre du régime de Damas, jusqu’au moment où on a décou­vert qu’il avait été tué par un tir d’obus des rebelles.

La sit­u­a­tion s’est aggravée récem­ment, avec la mort de sept jour­nal­istes, pro­fes­sion­nels ou « jour­nal­istes-citoyens », en une semaine, ce qui porte le nom­bre de vic­times à quinze jour­nal­istes et 41 « jour­nal­istes-citoyens » depuis le début du con­flit.

On décou­vre que le régime syrien n’est pas le seul respon­s­able de ces morts, loin s’en faut :

Le 16 novem­bre, Mustafa Ker­man, « mil­i­tant de l’information » à Alep, a été mortelle­ment blessé dans le bom­barde­ment d’un quarti­er d’Alep tenu par les rebelles.

L’association des jour­nal­istes syriens (SJA) indique qu’Abdullah Has­san Kaake, « mil­i­tant de l’information », a été tué sous la tor­ture par les ser­vices de ren­seigne­ments mil­i­taires à Alep, le 17 novem­bre 2012. Deux de ses frères ont égale­ment per­du la vie depuis le début du soulève­ment.

Le lende­main, 18 novem­bre, Mohammed Al-Khalid, « jour­nal­iste-citoyen » orig­i­naire de Homs, a été exé­cuté par un batail­lon de l’Armée Syri­enne Libre à Alep.

Le 19 novem­bre, Moham­mad Al-Zaher, « jour­nal­iste-citoyen », a été tué dans un bom­barde­ment d’une ban­lieue de Damas.

Le même jour, Abed Khalil, Prési­dent du Con­seil munic­i­pal kurde de la ville, jour­nal­iste de pro­fes­sion, avait été tué par un sniper de l’Armée Syri­enne Libre à Ras Al-Ain .

Par ailleurs, la Syr­i­an Jour­nal­is­tic Asso­ci­a­tion (SJA) indique que le « jour­nal­iste-citoyen » Hozan Abdel Hal­im Mah­moud a été tué le 20 novem­bre 2012 dans la même ville de Ras Al-Ain, par les forces de sécu­rité kur­des du Par­ti de l’Union Démoc­ra­tique (PYD).

Dernière­ment, l’agence de presse offi­cielle Sana nous apprend quun jour­nal­iste de la télévi­sion d’Etat syri­enne, Bas­sel Taw­fiq Youssef, a été tué par des rebelles le 21 novem­bre 2012, au sud de Damas, infor­ma­tion con­fir­mée par l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH).

Source : RSF

Christophe Barbier invite Renaud Dély à respecter son travail

Le débat fait rage sur Newsring, le site de Frédéric Taddeï consacré justement à la libre opposition des opinions. Alors que Renaud Dély du Nouvel Observateur avait critiqué la une de L’Express consacrée à l’immigration, Christophe Barbier a tenu à lui répondre.

Car le directeur de la rédac­tion de l’Obs n’y est pas allé par qua­tre chemins à pro­pos de son con­frère et con­cur­rent : « il ne faut pas con­fon­dre l’intérêt com­mer­cial avec un naufrage dans une sorte de pop­ulisme dan­gereux, illus­tré par cer­taines unes récentes, qui vont jusqu’à flirter avec la xéno­pho­bie en stig­ma­ti­sant une com­mu­nauté prise comme bouc-émis­saire. » Et ce dernier de dénon­cer « un cal­cul à courte vue : quand vous faites une cou­ver­ture provo­ca­trice, et que cette une ne cor­re­spond pas au con­tenu du jour­nal, cela se retourne imman­quable­ment con­tre les auteurs de ce tour de passe-passe. Il ne faut pas pren­dre les lecteurs pour des imbé­ciles. Vous pou­vez tromper une fois le lecteur, mais vous ne le roulerez pas dix fois, il fini­ra par ne plus acheter votre mag­a­zine ». Selon Renaud Dély, il ne faut pas chercher à copi­er la presse trash, sinon quoi cela ris­querait de « nuire à la crédi­bil­ité de votre titre » tout en atti­sant « les mau­vais­es pas­sions du pays ».

Christophe Bar­bi­er, inter­rogé par News­ring, a défendu ses posi­tions, esti­mant que « ce que dit Renaud Dély est faux. Ce qui excite la xéno­pho­bie, c’est cette presse parisi­enne – dont Le Nou­v­el Obs est une bonne illus­tra­tion – qui dit aux gens qu’il n’y a pas de prob­lème. Il y a dans la bien-pen­sance ger­manopra­tine, celle des bobos parisiens, une forme d’arrogance qui provoque la xéno­pho­bie de “la France d’en bas”. En posant le prob­lème, en mon­trant qu’on entend ce qu’elle dit (“il y a trop d’immigrés”), et en répon­dant péd­a­gogique­ment, on apporte une réponse plus effi­cace à la xéno­pho­bie, bien plus qu’en prenant des pos­tures morales ».

Coup pour coup, le patron de L’Express ne manque pas de rap­pel­er que le Nou­v­el Obs « a récem­ment fait sa une avec une croix gam­mée. Ils savent bien que cela peut faire fris­son­ner dans notre pays, et ils en jouent. Ils ont d’ailleurs bien ven­du ce numéro… Je ne vais pas leur dire qu’ils flat­tent le néon­azisme en met­tant une croix gam­mée à la une, alors que la croix gam­mée est inter­dite d’exposition! Ils ont fait un tra­vail jour­nal­is­tique, avec un visuel cru. Ils ont bien fait leur tra­vail, mais il faut qu’ils respectent le tra­vail de leurs con­frères ».

Crédit pho­to : Manuguf via Wikimé­dia Com­mons (cc)

Une fin d’année difficile pour Le Télégramme

Le Télégramme de Brest connaît une fin d’année 2012 particulièrement difficile, avec un chiffre d’affaire en baisse et moins d’un million d’euros de bénéfices, contre quatre millions en 2011.

En cause, la baisse de 8% des recettes pub­lic­i­taires sur les trois pre­miers semes­tres de l’année. De même, les achats en kiosque du quo­ti­di­en ont chuté de 4,5%, tan­dis que le nom­bre de con­nex­ion sur le site inter­net Letelegramme.fr chutait égale­ment. Seules les ventes par tiers ont aug­men­té de presque 14%.

Pour ten­ter de rebondir, les frères Edouard et Hubert Couduri­er, PDG et directeur de l’information du titre, ont pris un cer­tain nom­bre de mesures depuis quelques semaines. Le gra­tu­it 7 jours à Quim­per, lancé en juin dernier, a été arrêté début octo­bre. Le Télé­gramme voit égale­ment son for­mat se réduire de qua­tre pages les mois de novem­bre et de décem­bre. Par ailleurs, une refonte glob­ale du site inter­net est prévue pour le début de l’année 2013.

Enfin, Bernard Helle­quin, directeur général de Viamé­dia, la régie pub­lic­i­taire du groupe, a été débar­qué tout dernière­ment. Selon Presse News, « Bernard Helle­quin n’aurait pas été jugé assez com­bat­tif face à la baisse des recettes pub­lic­i­taires . Le nom de son rem­plaçant devrait être annon­cé d’ici fin novem­bre ».

Source : Presse News / La Let­tre A

L’Amérique Latine, tombeau des journalistes

Si, depuis le début de l’année, 119 journalistes ont été tués dans le monde, une grande partie peut être imputée à l’Amérique Latine.

En effet, selon un rap­port rédigé par IFEX-ALC, un réseau d’organisations de défense de la lib­erté de la presse basé au Guatemala, 74 jour­nal­istes y ont trou­vé la mort ces trois dernières années. Le décompte mor­bide place le Mex­ique en tête avec 25 tués, suivi de près par le Hon­duras (24 tués). Et les autres ne sont pas en reste : 9 au Brésil, 7 en Équa­teur, 3 au Pérou, 3 en Colom­bie, 2 au Guatemala et 1 en Argen­tine.

Selon Ciu­dad Guatemala Pedro Vaca, mem­bre du réseau à l’origine de ce rap­port, la présence du crime organ­isé, l’intolérance de cer­tains pou­voirs publics, ain­si que la vio­lence sex­uelle seraient en cause. « On doit garan­tir le libre exer­ci­ce du jour­nal­isme dans des envi­ron­nements menaçants et met­tre en place des mesures de pro­tec­tion de pair avec des poli­tiques de jus­tice » a-t-il com­men­té. Ce dernier souhaite « en finir avec la cul­ture de l’impunité et (…) pren­dre au sérieux le droit à la jus­tice. Le but est de pro­mou­voir une réflex­ion dans les États, dans l’espoir que ces élé­ments se traduisent par des actions ».

Rap­pelons enfin que, selon l’ONG, aucun de ces 74 meurtres n’a été élu­cidé…

Crédit pho­to : Mon­terey Nightview via Wikimé­dia

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Qui a dit…

« Les Français sont beau­coup plus racistes que les Alle­mands à cause de leur manque d’éducation antiraciste »

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