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Yves Thréard

Un réac’ dans son genre

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 12/12/2019

PORTRAIT. Yves Thréard est un journaliste politique qui a mis sa plume dite réac’ au service du Figaro. Né à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine, en 1960, il est considéré par la gauche Libé comme étant un journaliste de droite et se démarque en effet de la majorité des journalistes par des postures que d’aucuns pourraient qualifier de « réactionnaires », notamment sur le plan sociétal avec une opposition marquée au « mariage » entre couples de même sexe, à l’adoption pour ces mêmes couples, à l’avortement et à la théorie du genre à l’école. Sur le plan politique (et économique), Yves Thréard est un critique acerbe des socialistes, communistes et autres marxistes. Il figurait, parmi d’autres, sur le fameux « mur des cons » réalisé par le syndicat de la magistrature.

Formation

Yves Thréard n’a pas suivi un par­cours de jour­nal­iste clas­sique. Loin des grandes écoles de jour­nal­isme, il a fait des études de droit à l’issue desquelles il a obtenu sa licence, puis s’est dirigé vers les Let­tres en obtenant un DEA dans ce domaine.

Parcours de journaliste

Il débute en tant que jour­nal­iste en province, au Dauphiné Libéré, avant de par­tir pour l’Afrique de l’Est. Basé au Kenya, il cou­vre l’ac­tu­al­ité de tous les pays de la région (Ougan­da, Ethiopie, Soudan, Soma­lie, Tan­zanie, Rwan­da, Burun­di, Malawi, Mozam­bique, Mau­rice, Mada­gas­car) pour le compte de deux médias, The Voice of Kenya et The Voice of Amer­i­ca. De retour en France, il passe par dif­férents titres dont France-Soir où il occupe les postes de directeur de la rédac­tion et directeur général adjoint de 1997 à 1999.

Il ter­mine sa tra­jec­toire jour­nal­is­tique au Figaro, où il est aujourd’hui directeur-adjoint de la rédac­tion. On peut le retrou­ver, depuis le début de la sai­son 2013–2014, tous les midis pour le « Talk Orange-Le Figaro ». En novem­bre 2013, il lance une série de vidéos sur lefigaro.fr, inti­t­ulée « Répon­dez-moi ! », où il inter­pelle des respon­s­ables poli­tiques sur des sujets d’actualité.

Il tient depuis plusieurs années un blog, « Con­tro­ver­s­es », sur lefigaro.fr et par­ticipe depuis sa créa­tion à la nou­velle plate­forme de débat du quo­ti­di­en, « FigaroVox ».

Yves Thréard est en out­re pro­fesseur à Sci­ences Po Paris, en 5ème année, où il donne un cours sur les poli­tiques édi­to­ri­ales. Il est égale­ment inter­venant extérieur auprès de l’Institut de Rela­tions Inter­na­tionales et Stratégiques dirigé par Pas­cal Boni­face.

Journaliste audiovisuel

Out­re son statut prin­ci­pal de jour­nal­iste de presse écrite, Yves Thréard col­la­bore à plusieurs émis­sions à la radio et à la télévi­sion. Sur les ondes, il par­ticipe à « On refait de monde », émis­sion de RTL ani­mée par Nico­las Poin­caré de 19h15 à 20h. Sur le petit écran, il a col­laboré au « Club BFMTV » de Ruth Elkrief (le mar­di de 12h45 à 13h20) ain­si qu’au « Match d’i>Télé » de Lau­rent Bazin le ven­dre­di de 8h15 à 8h20 où il était opposé à Mau­rice Szafran.

Il est aujourd’hui un inter­venant réguli­er du « Duel » présen­té par Olivi­er Galzi du lun­di au jeu­di à 23h35 sur i>Télé, aujourd’hui CNEWS, de la mati­nale LCP, mais aus­si de LCI et de BFM Radio.

Positionnement

En mars 2012, un con­seiller région­al PS, Jérôme Impel­lizzieri, a saisi le CSA afin qu’il se penche sur le temps de parole d’édi­to­ri­al­istes « proches de la droite ». Yves Thréard fig­u­rait sur cette liste non-exhaus­tive : Jean-Pierre Elk­a­b­bach (Europe 1), Éti­enne Mougeotte (LCI, RTL), Éric Rev­el (LCI, RTL), Éric Brunet (RMC, BFMTV), Cather­ine Nay (Europe 1), Yvan Rioufol (RTL, i>Télé), Yves Thréard (i>Télé), Guil­laume Roquette (LCI, France Inter, France 2), Robert Ménard (Sud Radio, i>Télé) et Jean-Pierre Per­naut (TF1).

Yves Thréard s’est beau­coup exprimé, sur son blog où à la télévi­sion, sur des sujets socié­taux tels que le « mariage pour tous », l’adoption pour les cou­ples homo­sex­uels, la théorie du genre à l’école ain­si que l’avortement (IVG). Récem­ment, il a traité le min­istre de l’éducation, Vin­cent Peil­lon, de « menteur » suite aux déc­la­ra­tions du min­istre sur la théorie du genre à l’école. Il a égale­ment inter­pel­lé Manuel Valls, min­istre de l’Intérieur, pour qu’il s’explique sur le deux-poids deux-mesures entre le sort de Dieudon­né et celui des Femen dont il demande la dis­so­lu­tion.

En avril 2013, fig­u­rant par­mi les « cons » du syn­di­cat de la mag­i­s­tra­ture, il dénonce ces agisse­ments de la part de représen­tants de la jus­tice, a pri­ori impar­tiale, et demande sa dis­so­lu­tion « illi­co-presto ».

Yves Thréard est con­sid­éré comme proche du CRIF, il a déjà été invité par la Com­mis­sion d’études poli­tiques de l’association pour débat­tre de la pen­sée unique et du poli­tique­ment cor­rect avec Nat­acha Polony en avril 2016 et est le mod­éra­teur d’un débat sur le thème « La France, une et divis­i­ble ? » à l’occasion de la 10ème con­ven­tion nationale du CRIF. Ce n’est pas la pre­mière fois qu’il prend part à cette con­ven­tion, il avait déjà pris la parole au cours d’une table-ronde sur la per­cep­tion d’Israël dans les médias en 2011 pour témoign­er du biais pro-pales­tinien dans les médias français. Il se per­met toute­fois de cri­ti­quer le prési­dent du CRIF, Fran­cis Khal­i­fat, après que celui-ci a pris la déci­sion d’exclure Jean-Luc Mélen­chon et Marine le Pen de la man­i­fes­ta­tion pop­u­laire en hom­mage à Mireille Knoll, une femme âgée de con­fes­sion juive tuée le 23 mars 2018 par son voisin musul­man dans ce qui ressem­ble à un meurtre motivé par l’antisémitisme. Les deux per­son­nal­ités bravent l’interdit du CRIF et se joignent au cortège coûte que coûte, pour en être exfil­trés manu mil­i­tari par les mil­ices de la LDJ. Thréard déplore ce cam­ou­flet qui a per­tur­bé la com­mu­nion répub­li­caine : « par la faute de Fran­cis Khal­i­fa, […] la déter­mi­na­tion de tout un peu­ple à lut­ter con­tre lantisémitisme, a pris un tour scan­daleux, indigne, mépris­able. »

À l’orée des man­i­fes­ta­tions des Gilets Jaunes, Thréard fait mon­tre d’un cer­tain ent­hou­si­asme et croit décel­er dans cette insur­rec­tion une man­i­fes­ta­tion de défi­ance con­tre la poli­tique d’immigration. Il déclare à ce sujet sur LCI le 14 jan­vi­er 2019 : « L’immigration, con­traire­ment à ce qui a été dit, est au cœur aus­si de la révolte des Gilets jaunes : “Nous on est invis­i­ble, pen­dant 30 ans vous vous êtes occupés des minorités, des immi­grés …” et ils dis­ent “Mais occu­pez-vous de nous main­tenant ! ». Thréard vire de bord lorsque la révolte fis­cale orig­inelle est détournée par des élé­ments de la gauche alter­mon­di­al­iste et se mue en ter­rain de jeux pour casseurs, pil­lards de ban­lieue et autres mil­i­tants antifas­cistes. Il pub­lie un édi­to­r­i­al dans Le Figaro où il appelle de ses vœux un retour à l’ordre et à une cer­taine civil­ité : « Il revient au gou­verne­ment de trou­ver la parade sécu­ri­taire et de se mon­tr­er implaca­ble avec les fau­teurs de trou­bles. Mais il est aus­si de la respon­s­abil­ité des protes­tataires « paci­fiques » de ne plus appel­er à man­i­fester, de ne plus con­verg­er chaque fin de semaine vers les cen­tres-villes. De chang­er de ton égale­ment. La haine le dis­pute trop sou­vent à la grossièreté dans l’expression de leurs reven­di­ca­tions. »

Ce revire­ment lui vau­dra l’hostilité des man­i­fes­tants, comme le mon­tre une vidéo datant du 14 juil­let 2019 où il est pris à par­tie par des man­i­fes­tants et insulté dans la rue. Libéral, con­sid­éré comme sion­iste, plutôt bour­geois et par­ti­san du par­ti de l’ordre, il aurait dif­fi­cile­ment pu échap­per à la vin­dicte pop­u­laire, d’autant plus qu’il sem­ble ne pas être hos­tile à Emmanuel Macron, alors même qu’il était classé en 2015 par Acrimed par­mi les « édi­to­ri­al­istes VRP du Front Nation­al » aux côtés de ses col­lègues Ivan Rioufol et Eric Zem­mour.

Le 14 octo­bre 2019, ses déc­la­ra­tions incen­di­aires sur la reli­gion musul­mane, et qui font suite à la déci­sion du député FN Julien Odoul d’exclure une femme voilée de l’hémicycle où se tient le con­seil région­al de Bour­gogne-Franche Comté, défrayent la chronique. Il affirme notam­ment sur LCI qu’“il m’est arrivé, en France, de pren­dre le bus ou un bateau où il y avait quelqu’un avec un voile, et je suis descen­du”, tout en ajoutant peu après « Je déteste la reli­gion musul­mane […] On a le droit de détester une reli­gion, on tout à fait le droit de le dire. » Devant l’émoi sus­cité, et prob­a­ble­ment des pres­sions de la part de la chaîne, Thréard offre son mea cul­pa au cours de la même émis­sion le lende­main : « Je me suis très mal exprimé […] Je me suis lais­sé emporter, cest pas bien […] Je respecte toutes les reli­gions.» 

Le Figaro et Serge Dassault

Lors d’une con­férence organ­isée à Mont­pel­li­er le 17 jan­vi­er 2008 sur « la lib­erté de l’information en France » et à laque­lle par­tic­i­pait aus­si Edwy Plenel, fon­da­teur de Medi­a­part, Yves Thréard a dit tout haut ce qu’il pen­sait de Serge Das­sault, pro­prié­taire du jour­nal dans lequel il tra­vaille, Le Figaro. Pour lui, « M. Das­sault a un but pure­ment poli­tique, un but mil­i­tant ». Et de pour­suiv­re : « Il faut le dire, et je le dit parce que je le pense et je le sais : M. Das­sault a un jour­nal pour faire œuvre de mil­i­tan­tisme poli­tique. » Des déc­la­ra­tions pour le moins sur­prenantes provenant des rangs même du Figaro. Celles-ci ne seront suiv­ies d’aucunes con­séquences quant à sa place dans la rédac­tion.

Plus tôt, le 28 juin 2007 sur RTL, il avait cepen­dant défendu son employeur en déclarant : « Je vais dire quelque chose de très impor­tant. Pen­dant toute la cam­pagne [élec­torale de 2007], j’ai enten­du que Das­sault vivait des com­man­des de l’État. C’est faux ! Archi-faux ! Das­sault n’a pas eu une seule com­mande de l’État en matière mil­i­taire. » Repris par Nico­las Poin­caré, qui lui rap­pellera que Das­sault vend bien ses avions Rafale à l’État français, et que cela est admis, Thréard ne saura quoi répon­dre et bafouillera avant de chang­er de sujet.

Ils l’ont dit

Le jour­nal L’Humanité réag­it sou­vent aux chroniques d’Yves Thréard. Selon les papiers, celui-ci est qual­i­fié de « binaire indécrot­table » et est accusé d’avoir pour « men­tor » Nico­las Sarkozy.

Sans sur­prise, Yves Fau­coup exprime toute la répul­sion (plutôt ridicule) que le per­son­nage lui inspire sur Medi­a­part : « Cela fait des années que jécris sur Yves Thréard (directeur-adjoint du Figaro) que jai qual­i­fié de droite-extrême et même dextrême-droite. Avant de pren­dre la défense dEmmanuel Macron sur les ques­tions économiques, il mil­i­tait ouverte­ment pour un lien entre LR et FN et reste, sur les ques­tions socié­tales, très à droite. Et là il est car­ré­ment raciste et islam­o­phobe. Et con­tin­ue, comme un vul­gaire Zem­mour, de par­courir les plateaux de télé. »

Il l’a dit

«Depuis la fin des Trente Glo­rieuses, cest-à-dire le pre­mier choc pétroli­er, les mau­vais­es déci­sions se sont suc­cédé, le mal sest instal­lé. Savez-vous que, sur les vingt dernières années, seules trois grandes réformes ont été menées en France? Les 35 heures, les retraites en 2010 et le mariage pour tous. Autant de débats qui ont énor­mé­ment agité la société, mais ne lont pas fait avancer. Aujourdhui, le con­texte a changé par la grâce dun homme, Emmanuel Macron. Et ce sont les Français qui ont con­gédié les par­tis tra­di­tion­nels et qui, au lieu de vers­er dans les extrêmes comme annon­cé, ont porté Macron au pou­voir. Cest une belle rai­son d’être opti­miste.», Le Bien Pub­lic, 09/03/2018.

« Les jeunes, les ruraux, les ouvri­ers, ils votent tous en majorité pour elle comme un seul homme. Pourquoi ? Parce que les autres – lUMP et le PS – sont mau­vais, divisés, inaudi­bles. Du coup, ils lui lais­sent un boule­vard pour sexprimer et caress­er dans le sens du vote tout ce peu­ple des invis­i­bles, des déclassés, des orphe­lins dune France forte et grande. Com­ment fait-elle ? Par cap­ta­tions dritages. Lhéritage répub­li­cain, cest le FN qui sen fait le défenseur. Ain­si sur la laïcité. Lhéritage gaulliste, cest la FN qui sen fait le pro­mo­teur. Ain­si sur lindépen­dance nationale. Lhéritage dun État fort, stratège, inter­ven­tion­niste, cest le FN qui sen fait lapôtre, bien mieux que Mélen­chon. Ain­si en économie. Marine Le Pen présidente, cest pos­si­ble ? On nen est pas là, loin de là. Mais Hol­lande et Sarkozy qui rêvent de se retrou­ver con­tre elle au sec­ond tour de la prési­den­tielle de 2017 seraient bien inspirés de ne pas trop faire les malins. », Europe 1, 13 août 2014.

« Au Syn­di­cat de la mag­i­s­tra­ture, ils révè­lent qui ils sont vrai­ment : des cryp­to-marx­istes qui n’ai­ment pas les gens de droite », lefigaro.fr, 24/04/2013.

« Mélen­chon est le pire des xéno­phobes », « Médias le Mag », France 5, 09/12/12.

« Edwy Plenel se pense mis­sion­né, en qual­ité de jour­nal­iste, pour jeter l’op­pro­bre alors même qu’il n’a pas tou­jours toutes les preuves », France 5, « C dans l’air » du 30 avril 2012 (à pro­pos de l’affaire Cahuzac).

« On perd du temps en démon­tant le pro­gramme du Front Nation­al qui ne repose sur rien, on sait que c’est nul de toute manière et per­son­ne ne peut imag­in­er que ça puisse marcher deux sec­on­des », France 2, « le 13H15 », 20/11/2011.

« Faut-il rap­pel­er qu’à l’antisémitisme ram­pant de cer­tains mil­i­tants du FN répond la judéo­pho­bie de quelques-uns des mil­i­tants du Par­ti de Gauche de Mélen­chon et du Nou­veau par­ti ant­i­cap­i­tal­iste de Besan­cenot », « Le blog d’Yves Thréard », lefigaro.fr, 22/03/11.

« Il y a un lien entre immi­gra­tion et délin­quance », « C dans l’air », France 5, 25/08/2010.

« Il y a beau­coup d’é­trangers qui vien­nent en France ou de Français d’o­rig­ine étrangère qui ne veu­lent pas épouser les valeurs de la République », « C dans l’air » France 5, 25/08/2010.

« En France, les par­quets sont placés sous l’autorité du garde des Sceaux, qui définit la poli­tique pénale du gou­verne­ment. Ils ne sont donc jamais tout à fait neu­tres », « Le blog d’Yves Thréard », lefigaro.fr, 05/02/14.

« Der­rière son amour des mots et de la poésie, cette femme cache un acharne­ment mil­i­tant dont il serait sage de se méfi­er », (à pro­pos de Chris­tiane Taubi­ra), « Le blog d’Yves Thréard », lefigaro.fr, 19/02/13.

« Nico­las Sarkozy n’est pas plus censeur que ses prédécesseurs. Il n’aime pas les jour­nal­istes, il déteste les jour­nal­istes, car nous sommes des empêcheurs de tourn­er en rond », Con­férence à la fac­ulté de Mont­pel­li­er, le 17/01/09.

« Vous avez décidé de par­tir en guerre con­tre Mon­sieur Dieudon­né M’Bala M’bala en inter­dis­ant ses spec­ta­cles “à relents anti­sémites”, pourquoi n’interdisez-vous pas l’association des “Femen” en France qui se livre à des actes de provo­ca­tions qui heur­tent la foi et la con­science de beau­coup dans notre pays ? M. Valls, répon­dez-moi ! », lefigaro.fr, le 06/01/14.

Crédit pho­to : fon­dapol via Flickr (cc)

Ce portrait a été financé par les donateurs de l’OJIM

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