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#RugyGate : Les dîners de François de Rugy, au service de la promotion de sa femme journaliste à Gala

15 juillet 2019

Temps de lecture : 3 minutes

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#RugyGate : Les dîners de François de Rugy, au service de la promotion de sa femme journaliste à Gala

#RugyGate : Les dîners de François de Rugy, au service de la promotion de sa femme journaliste à Gala

François de Rugy a‑t-il fait la carrière de sa nouvelle femme Séverine Servat aux frais des contribuables ? La question mérite d’être posée, alors que cette dernière, journaliste people à Gala, a déjà créé la polémique à plusieurs reprises, et le fait à nouveau, cette fois pour une série de dîners fastueux à l’hôtel de Lassay, lorsque de Rugy était président de l’Assemblée Nationale.

Le sèche-cheveux était doré sur tranche

Selon Le Parisien et Fran­ce­In­fo, d’autres frais posent ques­tion, notam­ment un sèche-cheveux doré à l’or fin (499 €), un appareil à raclette (200,57 €) rem­boursé par l’Assemblée Nationale ou un troisième chauf­feur mis à dis­po­si­tion du min­istre et de sa femme.

Lors des neuf dîn­ers fastueux, il y a eu une série de con­vives qui venaient du monde du jour­nal­isme. BFM en a dressé la liste : out­re Jean-Michel https://www.ojim.fr/portraits/jean-michel-aphatie/

Aphatie qui a regret­té sa présence après coup, il y avait « Serge Raffy ; le directeur de Fran­ce­in­fo, Alexan­dre Kara ; l’au­teur et reporter Guil­laume Dasquié ; l’écrivaine et jour­nal­iste Besma Lahouri ; le rédac­teur en chef du mag­a­zine Cap­i­tal François Gen­thiel, la prési­dente du direc­toire d’Arte France, Véronique Cay­la ; ou encore le jour­nal­iste Patrice Rome­denne, mais aus­si la pro­duc­trice Vanes­sa Djian et le réal­isa­teur Philippe Fau­con ».

Lady Gala et l’entre soi

Sou­vent appelée « Lady Gala » par ses col­lègues, Séver­ine Ser­vat de Rugy a ren­con­tré François de Rugy en 2017 et s’est mar­iée avec lui quelques mois après, le 16 décem­bre 2017 à la mairie du 7e arrondisse­ment de Paris. Après un DEA d’histoire et un mas­ter de com­mu­ni­ca­tion à l’ESCP, elle a inté­gré le ser­vice com­mu­ni­ca­tion de TF1 – où elle rédi­geait les dossiers de presse des émis­sions – puis fait des chroniques cul­turelles pour Radio Notre-Dame avant de rejoin­dre Gala il y a dix ans. Son appar­te­nance actuelle à la rédac­tion n’est pas claire.

Voir aussi  [Dossier] L’affaire Méric ou le recyclage d’un cadavre

Issue d’un milieu assez proche de François de Rugy, sinon endogamique, elle le recon­naît à Femme Actuelle : « La ren­con­tre, c’é­tait un peu un con­seil de classe ! On est d’un milieu assez proche ». Néan­moins, les nan­tais se sou­vi­en­nent d’un François de Rugy très sobre : « oh il était sobre, peut-être un peu trop. Il pre­nait tou­jours le plat ou le menu du jour, il mangeait pour pas cher », se rap­pelle le serveur d’un restau­rant où il avait l’habitude de venir lorsque sa per­ma­nence était au milieu de la rue Bellamy.

Séver­ine Ser­vat de Rugy a déjà provo­qué la polémique plusieurs fois. Notam­ment lorsque le déje­uner de son mariage avec François a eu lieu à l’hôtel de Las­say – mais ce dernier l’a payé lui-même. Puis quand elle a essayé d’interdire le roman d’Emilie Freche, nou­velle com­pagne du père de son enfant, l’ex-député social­iste Jérôme Guedj, en août 2018.

L’ancien député n’a pas hésité à sor­tir l’artillerie lourde alors : « Depuis des années, nous entretenons une rela­tion chao­tique qui s’est con­sid­érable­ment dégradée lorsque Séver­ine a appris que je partageais la vie d’Ém­i­lie. Elle m’a dès lors envoyé des cen­taines de tex­tos d’in­sultes et d’outrages à l’en­con­tre de ma nou­velle com­pagne » ; le cœur de la polémique était lié à la garde de l’enfant.

Elle a aus­si bien aimé – trop peut-être – les choco­lats de l’hôtel de Las­say, alors que son mari était prési­dent de l’Assemblée Nationale. Depuis qu’il est min­istre de l’écologie, c’est la réno­va­tion de leur apparte­ment privé à Paris qui crée la polémique : 33.000 € de pein­ture, presque 17.000 € pour un dress­ing énorme sur mesure, des mil­liers d’euros encore pour les par­quets, la moquette, la salle de bains, selon Medi­a­part.

Quant à ses sug­ges­tions de mode à Paris, elle sug­gèrent un « goût du lucre » fort dévelop­pé, entre les robes en soie des Petites, le sac Twist de Louis Vuit­ton (2700 € en bleu), le Mont Blanc chez Angeli­na, et des talons hauts chez Delage à Paris (pre­mier prix à 440 €). Bref, éco­lo peut-être, mais surtout tape-à‑l’œil et culte de l’entre-soi. Tout ce que les gilets jaunes et les Français aiment…

Voir aussi  Chiffres de la délinquance : un enfumage très médiatique

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