Ojim.fr
Veille médias
Dossiers
Portraits
Infographies
Vidéos
Faire un don
Entre Niel et Safa, la lutte pour Nice-Matin s’intensifie

17 juillet 2019

Temps de lecture : 2 minutes
Accueil | Veille médias | Entre Niel et Safa, la lutte pour Nice-Matin s’intensifie

Entre Niel et Safa, la lutte pour Nice-Matin s’intensifie

Résumé du feuilleton : le belge Nethys détient 34% du capital de Nice-Matin et une option (qu’il ne souhaite pas exercer) pour détenir la majorité ou la totalité. Iskandar Safa (propriétaire de Valeurs Actuelles et des chantiers navals CMN) veut racheter ces parts. Mais Niel lui fauche l’herbe sous le pied en jouant la surenchère et signe un accord séparé avec Nethys. Mais Safa n’a pas dit son dernier mot.

Des salariés actionnaires

Nice-Matin n’est pas une société comme les autres. Elle est détenue (sous forme coopéra­tive) à 66% par les 456 salariés qui ont souscrit à son cap­i­tal. Les 34% étaient détenus par la belge Nethys. Le belge a préféré Xavier Niel (déjà pro­prié­taire par­tiel du Monde) à Safa, sans doute pour des raisons à la fois poli­tiques et économiques. Niel est donc pro­prié­taire de 34% des actions avec une option pour racheter les 66% de la coopéra­tive en 2020, année des élec­tions munic­i­pales, nous y revien­drons.

L’AG dit non à Xavier Niel

Sur­prise, le 12 juil­let 2019 au matin, jour de l’assemblée générale du groupe de presse, Niel annonce avoir signé avec les belges, envoie un cour­ri­er aux salariés leur promet­tant monts et mer­veilles, finance­ments, absence de licen­ciements. De son côté Safa mouille la chemise, se déplace à Nice le jour de l’AG, s’engage à soutenir la tré­sorerie du titre en cas de procé­dure judi­ci­aire et les salariés rejet­tent l’offre de Niel à 60%. Les jour­nal­istes du titre (réputés grosso modo libéraux lib­er­taires avec quelques excep­tions) ont voté à 94% pour Niel, et le reste de la société pour Safa.

Si les salariés dénon­cent formelle­ment le pacte d’actionnaires coopérative/Nethys repris par Niel, le risque de mise en redresse­ment n’est pas exclu. Le tout sur fond de lutte entre Chris­t­ian Estrosi le maire de Nice, de plus en plus Macron com­pat­i­ble (Xavier Niel lui-même et son beau-père Bernard Arnault sont des sou­tiens dis­crets mais effi­caces du prési­dent) et Eric Ciot­ti réputé plus proche de Safa. Par­lant de cette lutte, Xavier Niel a assuré au Monde des 14/15 juil­let, « C’est pas mes sujets, je m’en moque ». Sans rire.

Procès Ramzi Khiroun contre Ojim/Claude Chollet : la première audience a eu lieu

La première audience s’est déroulée le 7 octobre 2020 au nouveau Palais de Justice de Paris devant la 17ème chambre qui suit les délits de presse. Notre avocat Maître Benoît Derieux a choisi de plaider la nullité pour vice de forme. Si l’avocat de la partie adverse était présent, Monsieur Ramzi Khiroun ne s’est pas présenté. Compte-rendu dans notre article du 12 octobre.

Derniers portraits ajoutés

Éric Brunet

PORTRAIT — Né en juil­let 1964 à Chi­non (Indre et Loire) d’un père ingénieur à EDF et d’une mère compt­able, Éric Brunet est un chroniqueur, ani­ma­teur radio et essay­iste français con­nu pour son engage­ment à droite et son sou­tien incon­di­tion­nel à Nico­las Sarkozy.

Salhia Brakhlia

PORTRAIT — Sal­hia Brakhlia a apporté, avec suc­cès, les méth­odes con­tro­ver­sées du Petit Jour­nal sur BFMTV. Le mélange détonne.

Caroline Monnot

PORTRAIT — Car­o­line Mon­not est une jour­nal­iste aimant se représen­ter sur les réseaux soci­aux avec une tête d’autruche, libre à cha­cun d’en faire sa pro­pre inter­pré­ta­tion. Elle tra­vaille au jour­nal Le Monde depuis 25 ans, chef adjointe du ser­vice poli­tique, elle se con­cen­tre prin­ci­pale­ment sur les rad­i­cal­ités poli­tiques.

Tristan Mendès France

PORTRAIT — Petit-fils de Pierre Mendès France et neveu de Frantz Fanon, l’homme pense marcher dans les pas du pre­mier, pas peu fier d’avoir hérité d’un cos­tume trop grand pour lui.

Taha Bouhafs

PORTRAIT — À la croisée des mou­ve­ments soci­aux et com­mu­nau­taires, le jeune Bouhafs mène habile­ment sa bar­que en rêvant de ses lende­mains qui chantent à lui, un soulève­ment des ban­lieues sous la ban­nière du crois­sant islamique. Et il ne recule ni devant les fake news éhon­tées, ni devant une vio­lence ver­bale peu com­mune sur les réseaux soci­aux.