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Données personnelles : le comportement ambivalent des internautes

La confidentialité sur internet est un sujet on ne peut plus brûlant, et plus particulièrement en ce qui concerne les photos.

Selon une étude menée par la Com­mis­sion Nationale de l’Informatique et des Lib­ertés (CNIL), 54% des inter­nautes avouent pub­li­er des pho­tos sur les sites, blogs et réseaux soci­aux. Même si 60% des sondés déclar­ent que le niveau de con­fi­den­tial­ité ne leur con­vient pas, leur com­porte­ment est jugé « ambiva­lent » par Isabelle Falque-Pier­rotin, prési­dente de la CNIL. D’après les déc­la­ra­tions faites par les inter­nautes lors de cette étude, seuls 36% de ceux-ci deman­dent l’avis de leurs amis pour les iden­ti­fi­er sur des pho­tos, et 44% le font avant de les pub­li­er.

Pour­tant, la pub­li­ca­tion de clichés par des amis est un prob­lème grave pour cer­tains. 43% avouent avoir été « gênés » par des pho­tos d’eux-mêmes. Pire : 18% déclar­ent que cela a eu un impact négatif sur leur vie per­son­nelle ou pro­fes­sion­nelle (12%). Aus­si, 31% des per­son­nes inter­rogées dis­ent ne pas bien maîtris­er leurs paramètres de con­fi­den­tial­ité.

Con­clu­ant son étude, la CNIL con­seille pré­cisé­ment aux inter­nautes de « bien définir les paramètres de con­fi­den­tial­ité » autour de leurs pho­tos et surtout de « réfléchir » avant d’en pub­li­er. Réfléchir : tel est peut-être le mot clé de l’affaire…

Crédit pho­to : Olivi­er Ezrat­ty via Wiki­me­dia (cc)

TNT : 6 nouvelles chaînes font leur apparition

Mercredi 12 décembre 2012, 6 nouvelles chaînes télévisées ont fait leur apparition sur la TNT, portant leur nombre total à 25.

Pour Michel Boy­on, prési­dent du Con­seil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA), cette nou­velle vague de chaînes gra­tu­ites ne représente en rien un risque financier pour ces dernières. « En sept ans, une majorité des nou­velles chaînes a équili­bré ses comptes », a-t-il assuré au sup­plé­ment économique du Figaro. Très con­fi­ant, il estime que les 6 nou­velles arrivantes « étant plus ciblées et plus thé­ma­tiques, elles attireront de nou­veaux annon­ceurs qui ne sont pas aujourd’hui présents car les écrans pub­lic­i­taires sont trop chers pour eux ».

Présentation et enjeux

  • HD1 : Appar­tient au groupe TF1. Cette chaîne con­sacrée au ciné­ma pro­posera 15% de films exclusifs.
  • L’Équipe 21 : Dérivée audio­vi­suel du célèbre quo­ti­di­en du même nom, L’Equipe 21 trait­era de l’actualité sportive grâce à des jour­naux TV, des doc­u­men­taires et des mag­a­zines. La chaîne se réservera aus­si quelques dif­fu­sions olympiques en direct.
  • RMC Décou­verte : Appar­tient au groupe Nex­tRa­dioTV. RMC Décou­verte se veut représen­ter la chaîne doc­u­men­taire de la TNT axée sur le « doc­u­men­taire de diver­tisse­ment ». Directe­ment adap­tée du mod­èle améri­cain, style Dis­cov­ery, la chaîne pro­posera, en atten­dant de pro­duire ses pro­pres pro­grammes, des doc­u­men­taires venus des grands groupes comme Nation­al Geo­graph­ic.
  • Chérie 25 : Appar­tient au groupe NRJ. Ouverte­ment « chaîne pour les femmes », Chérie 25 dif­fusera aus­si bien des mag­a­zines du quo­ti­di­en et de beauté/­bi­en-être que des fic­tions.
  • 6Ter : Appar­tient au groupe M6. 6Ter s’est placée sur le créneau « chaîne famil­iale » avec pour leit­mo­tiv : rien d’interdit au moins de 12 ans. Elle pro­posera des doc­u­men­taires ani­maliers, des séries, des films et des dessins ani­més pour toute la famille.

Zoom sur Numéro 23

Cette chaîne, qui n’appartient à aucun grand groupe audio­vi­suel mais à la société Diver­sité TV (la régie pub­lic­i­taire est con­fiée à TF1), veut être un pro­jecteur diver­tis­sant sur toutes les diver­sités de la société française. Pas­cal Houzelot, fon­da­teur de la chaîne, explique que celle-ci « s’adresse à l’ensemble du pub­lic, mais elle traite plus par­ti­c­ulière­ment des diver­sités qu’elles soient d’origine cul­turelle, sit­u­a­tion famil­iale, physique… Nous ne sommes pas dans une démarche démon­stra­tive, pesante et admin­is­tra­tive sur la diver­sité. Nous sommes dans le diver­tisse­ment et nous souhaitons faire de la diver­sité une évi­dence ».

La nou­velle chaine ne se privera pas d’intervenir sur les thèmes poli­tiques du moment comme « le mariage pour tous ou le vote des étrangers ». Reste à savoir sur quel angle la chaîne va se plac­er : le traite­ment sera-t-il objec­tif, infor­matif… ou sera-t-il celui des défenseurs des minorités ? En plein débat nation­al sur ces sujets, la ques­tion se pose sérieuse­ment.

Les Échos se penchent sur la presse de demain

« Pour la première fois cette année, on passe plus de temps à s’informer sur internet qu’à la télévision ». C’est un constat sans appel qui a été dressé par Francis Morel, PDG du groupe Les Echos, dans son introduction à la conférence Médias 2012, organisée par son groupe de presse, le 11 décembre dernier.

Con­séquence directe de cette « hyper-con­nec­tion » des con­som­ma­teurs, la presse et la pub­lic­ité doivent s’adapter. Ain­si, « en 2013, les investisse­ments pub­lic­i­taires sur inter­net seront supérieurs à ceux de la presse », con­state Axel Ganz, gérant de la société de presse AG+J. Plusieurs évo­lu­tions ont donc été présen­tées par les inter­venants de ce col­loque.

Pour le soci­o­logue Jean-Marie Charon, spé­cial­iste de la ques­tion, les groupes de presse se doivent d’être inno­vants, et doivent, par là même, renou­vel­er « la rela­tion entre jour­nal­istes et experts », ces derniers étant de plus en plus sol­lic­ités. En revanche, pour le directeur général du secteur numérique des Echos, Frédéric Fil­loux, c’est à la pub­lic­ité de s’améliorer et de s’intégrer au con­tenu édi­to­r­i­al, en pro­posant moins de pub­lic­ité « tra­di­tion­nelle » et plus de « brand con­tent », autrement dit du con­tenu pro­duit directe­ment par une mar­que à des fins pub­lic­i­taires, celle-ci se trans­for­mant ain­si en quelque sorte en son pro­pre médi­um.

En bref, pour sur­vivre ou pour con­tin­uer à se dévelop­per, selon les points de vue, les groupes de presse sont de plus en plus for­cés de lier des « parte­nar­i­ats » avec des mar­ques.

Source : Cor­re­spon­dance de la presse / www.lesechos-conferences.fr. Crédit pho­to : cap­ture d’écran LesÉchos.fr

A. Duhamel à l’Académie des sciences morales et politiques

Le journaliste et éditorialiste politique Alain Duhamel a rejoint l’Académie des Sciences morales et politiques, une des cinq académies de l’Institut de France dont le rôle est de favoriser et d’accompagner le développement des sciences humaines.

Alain Duhamel a été élu le 10 décem­bre 2012 au pre­mier tour de scrutin, au fau­teuil de l’historien et démo­graphe, Jacques Dupâquier, décédé en juil­let 2010. Il a été préféré à un autre his­to­rien, Jean-Chris­t­ian Petit­fils, auteur d’essais et de biogra­phies his­toriques, et notam­ment d’un Louis XIV (Tal­landi­er, 2001) très remar­qué lors de sa paru­tion. Tit­u­laire du fau­teuil n°7, Duhamel intè­gre la sec­tion « His­toire et Géo­gra­phie »… lui qui n’a écrit ni sur l’histoire, ni sur la géo­gra­phie !

Rap­pelons que l’incontournable Alain Duhamel, âgé de 72 ans, est chroniqueur au Monde depuis… 1963. Il sévit égale­ment (ou a sévi) au Point, à Libéra­tion, aux Dernières Nou­velles d’Alsace, à Nice Matin, sur RTL, etc. Il est d’autre part le frère de l’ancien directeur général de France Télévi­sions Patrice Duhamel.

Par­mi ses livres pub­liés on retien­dra surtout Les Pré­ten­dants 2007 (Plon, 2006), où notre ana­lyste pointu pro­po­sait quinze por­traits de can­di­dats poten­tiels à l’élection prési­den­tielle de 2007. « Le grand clas­si­cisme dans l’art du por­trait », salu­ait Raphaëlle Bac­qué dans Le Monde. A ce détail près que la can­di­date Ségolène Roy­al qui allait affron­ter Nico­las Sarkozy au sec­ond tour… était tout sim­ple­ment absente du livre. Détail amu­sant : dans l’édition poche parue l’année suiv­ante (Pock­et, 2007), celle-ci rem­plac­era dis­crète­ment Noël Mamère, ce qui n’empêchera pas l’éditeur d’indiquer « texte inté­gral » au dos du livre…

Alain Duhamel rejoint ain­si François d’Orcival, autre jour­nal­iste mem­bre de l’Académie des Sci­ences morales et poli­tiques à siéger au palais de l’Institut.

Crédit pho­to : mon­tage Ojim

Martine Gozlan publie Israël contre Israël

Martine Gozlan, grand reporter et rédactrice en chef du service Monde à l’hebdomadaire Marianne, publie Israël contre Israël aux éditions L’Archipel.

« Vient-on en Israël pour s’unir ou pour s’affronter ? Pour se guérir ou pour se meur­trir ? Laïcs con­tre ultra­religieux, ratio­nal­istes con­tre mes­sian­istes, paci­fistes con­tre nation­al­istes, philosophes con­tre mys­tiques : ces frac­tures sont plus béantes que jamais dans la société israéli­enne. À son image, la Dias­po­ra se déchire aus­si, écartelée entre ceux qui sou­ti­en­nent l’ultranationalisme et ceux qui l’accusent de trahir les valeurs morales du judaïsme », explique l’auteur. Dans cet ouvrage qui mêle his­toire et reportage, Mar­tine Gozlan « explore les arcanes du con­flit judéo-juif » dans le but de racon­ter la « désunion sacrée des deux Israël ».

Spé­cial­iste des prob­lèmes de société et de reli­gion, en par­ti­c­uli­er de l’Islam et du con­flit israé­lo-pales­tinien, Mar­tine Gozlan est l’auteur de nom­breux ouvrages sur le sujet : L’Islam et la République, Bel­fond, 1994 ; Pour com­pren­dre l’intégrisme islamiste, Albin Michel, 1996 ; Le Sexe d’Allah, Gras­set, 2004 ; Le Désir d’Islam, Gras­set, 2005 ; Sun­nites, Chi­ites, pourquoi ils s’entretuent, Seuil, 2008 ; Tunisie, Algérie, Maroc : la colère des peu­ples, L’Archipel, 2011 et L’imposture turque, Gras­set, 2011.

Pho­to : cap­ture d’écran du site editionsarchipel.com

Inrocks : Audrey Pulvar sur le départ ?

La directrice générale des Inrockuptibles Audrey Pulvar pourrait quitter ses fonctions prochainement selon PresseNews qui a contacté des sources proches du dossier.

Un con­seil d’administration des Édi­tions indépen­dantes (société éditrice des Inrocks), tenu le 21 décem­bre, pour­rait entériner son départ. C’est après ceux de Bernard Zekri, directeur de la rédac­tion, de Marc Beaugé, rédac­teur en chef des infor­ma­tions générales, et d’Arnaud Aubron, directeur du développe­ment, que les ennuis d’Audrey Pul­var auraient com­mencé. Récem­ment, ses rela­tions avec le pro­prié­taire des Inrocks, le ban­quier d’affaires Matthieu Pigasse, se seraient égale­ment dégradées. « Ils ne com­mu­niquent pra­tique­ment plus entre eux », a affir­mé un jour­nal­iste du mag­a­zine.

Aus­si, la sit­u­a­tion économique des Inrocks n’est guère au beau fixe. Le change­ment de for­mule ver­sion « news mag­a­zine », inter­venu à la ren­trée 2010, n’a pas eu le suc­cès espéré. Les pertes du mag­a­zine en 2011 se sont élevées à 3 mil­lions d’euros, et ce dernier a vu ses ventes chuter de 7% en 2011–2012. Seul point posi­tif : une mul­ti­pli­ca­tion par cinq des ventes aux tiers (hôtels, aéro­ports, écoles…).

Ces raisons économiques sont-elles à l’origine du départ prob­a­ble d’Audrey Pul­var, le mag­a­zine souhai­tant se renou­vel­er ? Quoi qu’il en soit, désor­mais séparée du min­istre Arnaud Mon­te­bourg, « il n’est pas exclu qu’elle retrou­ve un poste à Radio France », a fait savoir la même source. De son côté, Audrey Pul­var a indiqué « être tou­jours à son poste ».

Pho­to : mon­tage Ojim

Public Sénat : premier contrat d’objectifs et de moyens

La chaîne de télévision Public Sénat a signé mercredi 12 décembre son premier « contrat d’objectifs et de moyens » (COM) avec le Sénat, son actionnaire unique.

Ce con­trat engage la chaîne par­lemen­taire sur la péri­ode allant de 2013 à 2015 et com­porte plusieurs volets : straté­gies édi­to­ri­ale, numérique et parte­nar­i­ale ; gou­ver­nance et ges­tion. Il engage notam­ment la chaîne à un traite­ment accru des « ter­ri­toires » et à une approche plus var­iée des travaux du Sénat et des séna­teurs.

Le COM engage Pub­lic Sénat « à ne pas rater deux ren­dez-vous fon­da­men­taux : celui de la télévi­sion con­nec­tée et de la dif­fu­sion en haute déf­i­ni­tion » prévue en 2015. Une plus grande syn­ergie est réclamée avec la chaîne LCP-Assem­blée nationale, avec laque­lle elle partage son canal sur la TNT, afin « de trou­ver des sources d’économie et d’améliorer la flu­id­ité de l’antenne ». Les chaînes con­tin­ueront donc à pro­pos­er « des émis­sions en com­mun (…) et pour­ront égale­ment se con­cert­er pour arrêter un choix com­mun de prestataires pour le développe­ment de tech­nolo­gies futures ».

Côté financier, la dota­tion du Sénat à Pub­lic Sénat pour 2013 sera iden­tique à celle de 2012 (17,857 mil­lions d’euros), mais sera indexée sur l’inflation, soit une hausse d’1,75 %.

Pub­lic Sénat, fondée en 2000, est dirigée par Gilles Leclerc depuis 2009. La chaîne emploie 50 per­son­nes, dont 25 jour­nal­istes, et réalise 12 heures de pro­gramme par jour, dif­fusées en alter­nance avec LCP sur la TNT, sur Inter­net et sur la télévi­sion par xDSL.

Source : cor­re­spon­dance de la presse, n°16082

La Dépêche du midi se met au fitness

Fin d’année difficile pour le groupe La Dépêche du Midi : marges en baisse, ventes en régression (-2.5%) et surtout recettes publicitaires en chute libre.

Aus­si, le con­seil d’administration du groupe de presse, tou­jours dirigé par le prési­dent du par­ti rad­i­cal Jean-Michel Baylet, a annon­cé le lance­ment d’un « plan fit­ness » pour l’année 2013. Un terme sexy pour une réal­ité qui l’est moins.

C’est en effet à une cure d’amaigrissement que doit s’attendre La Dépêche du midi. Une restruc­tura­tion des pôles mag­a­zine (Toulouse Mag, In Toulouse, Les Décideurs de Midi-Pyrénées) et heb­do du groupe est prévue, ain­si que le départ de 100 à 150 salariés.

Ce « plan fit­ness », qui sera présen­té en comité d’entreprise le 18 décem­bre prochain, « a sus­cité la répro­ba­tion des syn­di­cats du groupe », selon un com­mu­niqué du syn­di­cat des jour­nal­istes de la CFDT.

Sources : Presse­News, Jour­nal­istes CFDT

Du rififi chez Marianne…

On se souvient que l’hebdomadaire Marianne s’était illustré tout au long du mandat de Nicolas Sarkozy par sa constante et virulente opposition au président de la République. Avec un président et un gouvernement de gauche, on pouvait s’attendre à une critique moins acerbe. L’hebdomadaire allait-il en perdre de l’intérêt ?

C’est ce que pensent, d’après Presse­News, les jour­nal­istes du titre. En effet, la rédac­tion de Mar­i­anne est en colère et cette grogne aurait trois caus­es prin­ci­pales. La tiédeur de l’hebdomadaire dans sa cri­tique du gou­verne­ment tout d’abord. La perte des lecteurs ensuite, que la rédac­tion tient pour une con­séquence directe de cette tiédeur. La nou­velle for­mule, lancée en octo­bre, n’aurait sur ce point rien changé, puisque « cer­taines paru­tions n’auraient pas dépassé la barre sym­bol­ique des 100 000 exem­plaires ven­dus en kiosque ». Le site Marianne2.fr perdrait, lui aus­si, ses lecteurs.

Enfin, dernière cause de ce cour­roux jour­nal­is­tique : la cri­tique de Mau­rice Szafran, PDG de l’hebdomadaire, à l’encontre du livre de Pierre Péan et Philippe Cohen, Le Pen, une his­toire française. Les deux auteurs, dont l’un est jour­nal­iste à Mar­i­anne, n’ont pas appré­cié d’être accusés d’avoir ten­té, avec ce livre, une « entre­prise de blanchi­ment idéologique » du Front Nation­al et de son fon­da­teur.

Autant de sujets qui ali­menteront, ces prochains jours, les dis­cus­sions entre la direc­tion du jour­nal et sa rédac­tion.

Source : Presse­News

Fondation Lejeune : le Nouvel Obs au pilori !

Volée de bois vert sur Twitter et dans les médias contre le Nouvel Observateur ! Le supplément télévision et cinéma du magazine, daté du 6 décembre 2012, a en effet publié une publicité de la Fondation Jérôme Lejeune contre les recherches sur l’embryon, en réaction à la loi qui vient d’être votée au Sénat à ce sujet.

Sur cette pub­lic­ité, on peut voir une baleine et un embry­on humain, avec le com­men­taire suiv­ant : « Vous trou­vez ça nor­mal ? On arme des bateaux pour défendre des baleines alors qu’on laisse les embryons sans défense ».

Deux jours après sa pub­li­ca­tion passée inaperçue, la pub est remar­quée par des lecteurs et les Tweets com­men­cent à pleu­voir. Aurore Bergé, mem­bre du Con­seil nation­al de l’UMP, voy­ant dans cette pub un acte mil­i­tant con­tre l’avortement, embraye le lende­main dimanche et inter­pelle le directeur de la rédac­tion Renaud Dély et le directeur de la pub­li­ca­tion Lau­rent Jof­frin, avant d’écrire une let­tre ouverte au Nou­v­el Obser­va­teur. « Il est ques­tion d’une pho­to d’un embry­on “lais­sé sans défense”. Sous enten­du, sans statut juridique. Et qui dit recon­nais­sance du statut juridique de l’embryon dit remise en cause de l’avortement », y écrit-elle notam­ment.

Devant la bron­ca que sus­cite doré­na­vant cette mal­heureuse pub, Renaud Dély est con­traint de s’excuser sur Twit­ter, pour ce « dys­fonc­tion­nement » tout en promet­tant d’y revenir dans le numéro de la semaine suiv­ante. Lau­rent Jof­frin, quant à lui, pub­lie un com­mu­niqué sur le site du Nou­v­el Obs, pour dénon­cer un « impair », et un « inci­dent », évo­quant « une erreur de fonc­tion­nement interne », sans autre pré­ci­sion.

Mais ces excus­es ne suff­isent vis­i­ble­ment pas à tout le monde puisque Pas­cale Clark s’interroge, à son tour, sur Twit­ter : « un “impair” qui a rap­porté com­bi­en ? », reprochant en quelque sorte à l’hebdomadaire de vouloir à la fois le beurre et l’argent du beurre…

Pour le Nou­v­el Obs, c’est cafouil­lage à tous les étages. Mais pour la fon­da­tion Leje­une, cette fameuse page de pub se retrou­ve pour le coup très large­ment amor­tie.

Source : Metro

Fin d’année difficile pour le Nouvel Obs

L’hebdomadaire de gauche connaît une fin d’année difficile et affiche aujourd’hui une perte de 5 millions d’euros. En cause, comme pour beaucoup de ses confrères, une baisse de la publicité, mais également une baisse de 6% des ventes. De même, le rachat, il y a un an, pour 7,5 millions d’euros, du pure player Rue89, n’a pas engendré la dynamique souhaitée.

A ce sujet, Le Monde sig­nale même une « crise d’identité chez Rue89 ». Le pure play­er, qui n’a tou­jours pas trou­vé son équili­bre financier, con­naît, lui aus­si, une éro­sion de son lec­torat, pas­sant sous la barre des deux mil­lions de vis­i­teurs. Un « ancien du site », cité par Le Monde, estime que « le rachat par Le Nou­v­el Obser­va­teur laisse plan­er des soupçons sur son indépen­dance ». A cela, il faut ajouter une rude con­cur­rence, avec notam­ment l’apparition de la ver­sion française du Huff­in­g­ton Post, tout début 2012.

Devant ces résul­tats, Claude Per­driel, PDG du groupe, a annon­cé une réduc­tion de la pag­i­na­tion du Nou­v­el Obs, ain­si qu’une restruc­tura­tion de Rue89.

Mais, dans le même temps, Pierre Has­ki, cofon­da­teur du site, inter­rogé par BFMTV.com sur d’éventuels licen­ciements, a démen­ti « formelle­ment cette infor­ma­tion ».

Un nou­veau dossier à suiv­re…

Sources : La Let­tre de l’Expansion / Le Monde / BFMTV.com. Crédit pho­to : mon­tage Ojim

Reprise à rebondissements pour les titres du GHM

La reprise du « pôle sud » du Groupe Hersant Media (La Provence, Nice-Matin, Var-Matin et Corse-Matin) est, décidément, bien difficile à suivre.

Ven­dre­di 7 décem­bre 2012, le Comité inter­min­istériel de restruc­tura­tion indus­trielle (CIRI), un organ­isme de sou­tien et d’intervention gou­verne­men­tal au béné­fice des entre­pris­es en dif­fi­culté, se réu­nis­sait pour étudi­er la seule offre glob­ale de reprise des titres, celle de Bernard Tapie.

Mais, coup de théâtre de dernière minute : le groupe belge Rossel (RTL, Le Soir, Nord-Eclair, La Voix du Nord, Le Cour­ri­er picard…) dépose alors une autre offre de reprise glob­ale des titres.

Le directeur général de GHM résume ain­si la sit­u­a­tion dans un entre­tien au Figaro : « nous dis­po­sions d’une offre glob­ale, ferme et défini­tive de 50,5 mil­lions d’euros et financée par la famille Her­sant et Bernard Tapie. La sig­na­ture du pro­to­cole était prévue pour 15 heures mais, à 15 h 45, le con­cil­i­a­teur a reçu une offre du groupe Rossel avec un finance­ment de BNP Paribas ».

Pour Le Figaro, il ne fait pas de doute que « le gou­verne­ment a tout fait en coulisse pour pouss­er le groupe belge à se man­i­fester, bar­rant ain­si la route à une arrivée de Bernard Tapie dans le paysage de la presse régionale française ».

La réac­tion de l’homme d’affaire ne tarde pas. Bernard Tapie annonce en effet dans la foulée qu’il renonce à son offre, con­tre l’avis du GHM qui « demande au con­cil­i­a­teur Christophe Thévenot de sol­liciter Bernard Tapie pour qu’il revi­enne sur son retrait »…

Bernard Tapie main­tient cepen­dant son retrait qu’il qual­i­fie de défini­tif, ton­nant au pas­sage con­tre l’intervention du gou­verne­ment : « quand Bercy fait le monde entier pour essay­er de trou­ver, coûte que coûte, un repre­neur, parce que celui qui est là ne lui plaît pas, alors on n’est plus dans le pays dans lequel je croy­ais encore me trou­ver. On est plus en Corée du Nord qu’en France, surtout quand il s’agit d’une entre­prise de presse ».

Dernier rebondisse­ment : le 10 décem­bre, le tri­bunal de com­merce de Paris annonce qu’il pro­longe le délai de dépôt des offres jusqu’au 24 décem­bre prochain. Sans une offre ferme, prévient Frank Gen­tin, son prési­dent, cité par l’hebdomadaire Chal­lenges, le tri­bunal « se trou­vera dans l’obligation de pronon­cer la liq­ui­da­tion ».

Un dossier à suiv­re…

Source : Le Figaro / Chal­lenges. Crédit pho­to : cap­ture d’écran vidéo France 2

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Qui a dit…

« Moi, je suis une vraie girou­ette, je n’ai aucune colonne vertébrale poli­tique… »

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