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Anne Sinclair

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Dernière mod­i­fi­ca­tion le 08/05/2018

Anne Sinclair est née le 15 juillet 1948 à New York aux États-Unis. De nationalité franco-américaine, elle a passé les cinq premières années de sa vie aux États-Unis. En 1991, elle a épousé Dominique Strauss-Kahn (ex ministre des Finances, ex député-maire de Sarcelles, ex directeur général du Fonds monétaire international (FMI) et membre du Parti Socialiste). Le couple divorce en mars 2013, elle est désormais en couple avec l’historien Pierre Nora.

Elle est la fille de Joseph-Robert Schwartz (change son nom en Sin­clair par décret du 3 août 1949) et de Miche­line Rosen­berg. Ancien résis­tant, Schwartz fut directeur de Radio-Lev­ant à Bey­routh, puis secré­taire général de la délé­ga­tion de la France libre au Caire. Proche ami de Pierre Mendès-France, il devien­dra directeur général des par­fums Élis­a­beth Arden, directeur tech­nique des par­fums Caron, directeur de Revlon Inter­na­tion­al et admin­is­tra­teur de nom­breuses sociétés.

Sa mère, Miche­line Nanette Rosen­berg était la fille de l’un des plus grands marchands d’art et galeristes de l’entre-deux-guerres, Paul Rosen­berg. Anne Sin­clair est divor­cée du jour­nal­iste Ivan Lev­aï, qui lui a don­né deux enfants : David et Élie.

Elle divorce d’Ivan Lev­aï après avoir ren­con­tré en 1988 Dominique Strauss-Khan qu’elle épouse finale­ment le 26 novem­bre 1991. Elle divorce de lui en mars 2013 deux ans après qu’il ait été mis en cause dans l’affaire d’agression sex­uelle sur Nafis­satou Dial­lo à New-York et se remet en cou­ple avec l’historien Pierre Nora.

Formation universitaire

Cours Hat­te­mer. Licen­ciée en droit, diplômée de l’Institut d’études poli­tiques de Paris (fil­ière Poli­tique et Social, 1972).

Parcours professionnel

Ani­ma­trice de « L’homme en ques­tions » (FR3,1973–1976) et de « L’Invité du jeu­di » (A2, 1978–1982).

Jour­nal­iste à Europe 1 de 1973 à 1976.

Elle entre à France 3 en 1976.

En 1982, elle com­mence à tra­vailler pour TF1 en tant que présen­ta­trice de l’émission « Les Vis­i­teurs du jour », arrêtée faute d’audience suff­isante en juil­let 1982. Suiv­ent « Édi­tion spé­ciale » (1983) et « Ques­tions à domi­cile » avant la con­sécra­tion avec « 7 sur 7 » (1984–1997). À par­tir de 1986, elle est direc­trice adjointe de l’information de la chaîne, puis direc­trice générale de TF1 Entre­prise, direc­trice générale de e-TF1 en 1997, la fil­iale inter­net du groupe, en enfin vice-prési­dente. Elle quitte le groupe TF1 début 2001, à la suite de « désac­cords » avec le PDG du groupe, Patrick Le Lay. Elle engage un procès aux prud’hommes et gagne 1,86 mil­lions d’euro.

À par­tir de 2001, elle tente une excur­sion hors de la presse et intè­gre le Groupe Net­gem, une start-up spé­cial­isée dans la vente de décodeurs de télévi­sions numérique.

En 2002, sur RTL, elle dirige des entre­tiens avec de grands patrons. Elle col­la­bore égale­ment à l’hebdomadaire Paris Match.

Ani­me sur France Inter, de 2003 à 2007, l’émission « Libre cours ».

Par­ticipe, en 2008, à l’émission « Le Grand Jour­nal » sur Canal++, en tant que cor­re­spon­dante aux États-Unis en vue de l’élection prési­den­tielle améri­caine de 2008.

Direc­trice édi­to­ri­ale du site français d’actualité, le Huff­in­g­ton Post, lancé le 23 jan­vi­er 2012. The Huff­in­g­ton Post est un jour­nal d’information améri­cain pub­lié exclu­sive­ment sur Inter­net et afin d’offrir une réponse « libérale » (au sens anglo-sax­on, c’est-à-dire non con­ser­va­trice) à d’autres sites con­ser­va­teurs.

Elle est faite Cheva­lier de la Légion d’Honneur en 2015.

À par­tir de sep­tem­bre 2017, Anne Sin­clair tient un bil­let heb­do­madaire dans Le JDD.

Parcours militant

Pro­fondé­ment mar­quée par son engage­ment à gauche et ses racines juives, elle a par­fois lais­sé ses opin­ions per­son­nelles pren­dre le pas sur sa neu­tral­ité jour­nal­is­tique ou sa con­fra­ter­nité pro­fes­sion­nelle.

Elle a par exem­ple tou­jours refusé de recevoir le prési­dent du Front nation­al, Jean-Marie Le Pen dans ses émis­sions.

Elle tra­vaille pour l’ancien pre­mier min­istre rad­i­cal-social­iste Pierre Mendès-France à la direc­tion de son bul­letin Le Cour­ri­er de la République (1970–1973).

Elle par­ticipe au spot offi­ciel de François Mit­ter­rand lors de la cam­pagne offi­cielle de l’élection prési­den­tielle française de 1981.

Elle refuse cepen­dant de diriger la com­mu­ni­ca­tion de Matignon que lui pro­pose Lau­rent Fabius en 1983.

D’après Le Monde du 18 jan­vi­er 1987, « Au lende­main du pre­mier tour de l’élection de Dreux, qui vit le FN rafler plus de 16% des voix, elle organ­ise une dis­cus­sion sur le racisme en prenant soin de ne réu­nir autour d’elle que des antiracistes con­va­in­cus, ne per­me­t­tant aux autres inter­locu­teurs que de par­ler en duplex ou encore par le biais d’interventions préen­reg­istrées. Elle recon­naît aujourd’hui que “cela ne fut pas très équili­bré” ».

La jour­nal­iste Flo­rence Belka­cem a racon­té com­ment, en 1995, Anne Sin­clair avait demandé son évic­tion de TF1, car « j’aurais insulté la mémoire du peu­ple juif ». Motif : lors d’un entre­tien avec Jean-Marie Le Pen pour son émis­sion « Je suis venu vous dire » en jan­vi­er 1995, Flo­rence Belka­cem lui avait fait observ­er une minute de silence en l’honneur du 50ème anniver­saire de la libéra­tion du camp d’Auschwitz.

Selon Nico­las Dom­e­n­ach, elle refuse le poste de min­istre de la Cul­ture pour suc­cèder à Fleur Pel­lerin en févri­er 2016.

Publications

  • Une année par­ti­c­ulière, Fayard, 1982.
  • Deux ou trois choses que je sais d’eux, Gras­set, 1997.
  • Caméra sub­jec­tive, Gras­set, 2002.
  • 21 Rue La Boétie, Gras­set, 2012.
  • Chronique d’une France blessée, Gras­set, 2017.

Collaborations

Le 11 mai 2017 elle présente ses Chroniques d’une France blessée à l’Hexagon soci­ety, à Lon­dres (25 livres l’entrée). The Hexa­gon soci­ety « s’inspire de l’esprit du judaïsme » et béné­fi­cie du sou­tien de Bernard-Hen­ri Lévy. Elle compte aus­si par­mi ses parte­naires l’Institut français du Roy­aume-Uni, I24 news ou encore les édi­tions Gras­set.

Ce qu’elle gagne

Héri­tière du marc­hand d’art Paul Rosen­berg (représen­tant de Picas­so, Matisse et d’un grand nom­bre de pein­tres français), elle pos­sède plusieurs cen­taines d’œuvres de grande valeur. Sa for­tune est dif­fi­cile­ment estimable – de plusieurs cen­taines de mil­lions à quelques mil­liards d’euros. À titre d’exemple, un tableau de Léger « La femme en rouge et vert » (1914), a été ven­du aux enchères, en 2003, pour 22,4 mil­lions de dol­lars. « L’Odalisque, har­monie bleue » (1937) de Matisse, a été adjugé pour 33,6 mil­lions de dol­lars en 2007.

Pat­ri­moine immo­bili­er : aux États-Unis, Anne Sin­clair a acquis pour 4 mil­lions de dol­lars, une demeure située au cœur de Wash­ing­ton, dans le quarti­er de George­town (380 mètres car­rés inclu­ant cinq cham­bres, six salles de bains, une piscine et un jardin). À Paris, elle pos­sède un apparte­ment place des Vos­ges, acheté plus de 4 mil­lions d’euros (une somme réglée comp­tant) et un autre dans le XVIème arrondisse­ment, acheté pour la somme de 2,59 mil­lions d’euros. Au Maroc, elle a acquis un riad en plein cœur de Mar­rakech pour un peu moins de 500.000 €.

Elle l’a dit

« Nous avons vu, l’an dernier, les con­séquences poli­tiques d’une Amérique moyenne blessée. Nous sommes aux pris­es, aujourd’hui, avec une France moyenne blessée. Est-ce une anom­alie? Non. Le monde entier est frac­turé. […] La volon­té de bal­ay­er ceux qui sont au pou­voir, le dén­i­gre­ment des savants et des sachants, tout cela est très ancré, aujourd’hui, dans une grande par­tie du pays. Mon livre est né de cette inquié­tude. Oui, cette France m’inquiète », Le Temps, 5 mai 2017

« Je ne pousserai aucun ouf de soulage­ment si Marine Le Pen est battue dimanche après avoir réu­ni 40% des électeurs. Une ter­ri­ble ques­tion restera posée: que veut la France désem­parée qui aura voté pour elle? Et quelles seront les con­séquences, pour notre vie publique, de ce fos­sé élec­toral ? », ibid.

« La dédi­a­boli­sa­tion était une supercherie. Le Pen is back! Il y a de quoi être très inqui­et pour un avenir proche », ibid.

« Il y a bien sûr le renou­velle­ment promis par Emmanuel Macron. Je suis le témoin de cette classe poli­tique française immuable depuis trente, voire quar­ante ans. Je l’ai accom­pa­g­née. Son départ est aujourd’hui pro­gram­mé », ibid.

« Toutes les portes se sont ouvertes devant lui. Les planètes se sont alignées d’une façon presque impens­able. Hol­lande a renon­cé. Fil­lon s’est écroulé en huit jours après la pri­maire de la droite, enseveli sous ses pro­pres affaires. Manuel Valls a été bat­tu. Alain Jup­pé a été écarté. L’observatrice poli­tique que je suis est toute­fois inter­pel­lée. Est-ce que le cen­tre a aujourd’hui un avenir en France? Est-ce que l’élection d’Emmanuel Macron, si elle survient, va faire dis­paraître les frac­tures? Je n’y crois pas », ibid.

« Il y a d’abord deux France. Une France qui a con­fi­ance dans l’avenir. Et une France qui en a peur. Ce pays-là, ten­té par les extrêmes, se sent à l’écart de tout, de la mon­di­al­i­sa­tion, de la révo­lu­tion numérique, du pro­grès social. Cette France ne vit la moder­nité que comme une source d’inégalités accrues », ibid.

« Je me demande par­fois si vingt ans de ma vie ont été vingt ans de men­songes », Van­i­ty Fair, mars 2017.

« je m’insurge con­tre cette ten­dance qui veut que la trans­parence soit ­dev­enue une exi­gence absolue. Je revendique le secret comme étant vital pour la sauve­g­arde per­son­nelle, les rap­ports humains, comme la poli­tique, d’ailleurs. Hol­lande n’aurait jamais dû se con­fess­er aux deux jour­nal­istes du Monde, encore moins révéler des secrets d’État », ibid.

« Je l’avoue : je n’ai rien vu, ni ça [la déci­sion de François Hol­lande de ne pas se représen­ter] ni la défaite de Sarko. Je suis très mau­vaise en pré­dic­tion poli­tique », ibid

« Hol­lande, il lui aura man­qué l’épaisseur, la déter­mi­na­tion, et peut-être surtout la grav­ité, hors atten­tats », ibid.

« Je vous le dis, je ne savais rien, je suis stu­pide, naïve, sans doute, je ne savais rien, je fais con­fi­ance, je ne fli­quais rien. Oui, sûre­ment, il y a du déni, de la femme qui ne veut pas voir. Mais quand j’avais des doutes, car j’en ai eu, des doutes, Dominique me don­nait toutes les assur­ances », ibid.

Au sujet de Marine le Pen : « Rien ne l’ébranle. Elle est une femme de cer­ti­tudes dont l’absence de doute est impres­sion­nante et inquié­tante », ibid.

« Être de gauche, c’est ne pas se sat­is­faire de ce qui existe », ibid.

« Fal­lait-il ou non inviter le prési­dent du FN ? J’y ai pour ma part, à par­tir de 1988, répon­du par la néga­tive, assez isolée d’ailleurs par­mi la con­frérie. Je pen­sais, et pense tou­jours, qu’être inter­vieweur exige de la mod­estie. J’ai tou­jours été con­sciente que l’invité d’une émis­sion, quelle que soit la pugnac­ité du jour­nal­iste, a quand même le dernier mot, ce qui finale­ment ne pose pas de prob­lème avec l’ensemble de la classe poli­tique. La ques­tion dans ces années-là était donc de savoir si on ne don­nait pas tout sim­ple­ment une tri­bune à un dirigeant plus sul­fureux que les autres, habitué à l’outrance et à la provo­ca­tion, et donc, si en l’interrogeant, on ne le met­tait pas plus en valeur qu’on ne l’embarrassait. Du coup j’en dédui­sais que, dans ce cas pré­cis, seul le débat entre élus, pou­vait per­me­t­tre une vraie con­fronta­tion entre les représen­tants des par­tis tra­di­tion­nels et ceux du Front Nation­al. J’ai sans doute eu tort, non sur le plan des principes qui appar­ti­en­nent à cha­cun, mais sur celui de l’efficacité : le dia­bolis­er, le tenir à l’écart n’a pas empêché le 21 avril 2002 où Le Pen s’est retrou­vé au sec­ond tour de l’élection prési­den­tielle. » « En regar­dant Marine Le Pen », Huff­in­g­ton Post — 27 févri­er 2012

« Un exem­ple : le très polémique débat de l’immigration et de la loi prise par l’État d’Arizona pour ren­forcer les con­trôles. Alors que l’administration Oba­ma vient de porter le dossier en jus­tice, un autre sondage, de l’Institut Gallup cette fois révèle que la majorité des citoyens améri­cains approu­vent le dur­cisse­ment pris par le Con­grès d’Arizona, et surtout, dés­ap­prou­vent la ten­ta­tive de bar­rage entre­prise par le Départe­ment de la Jus­tice. (…) Ils sont incroy­ables ces Améri­cains : ils votent pour un prési­dent Noir, mais à la pre­mière loi d’un État qui institue le “délit de sale gueule”, ils applaud­is­sent ! » « Un porte-parole qui porte la poisse », blog d’Anne Sin­clair — 15 juil­let 2010

« Juif assumé et détesté beau­coup à cause de cela, il a très tôt organ­isé les ren­con­tres et dia­logues entre Israéliens et Pales­tiniens, et était plus que favor­able à la paix, et s’est le pre­mier (?) soucié du prix des matières pre­mières qui grèvent les pays pau­vres. Il fait par­tie des quelques fig­ures du passé — je ne veux à des­sein citer aucune du présent — qui sont capa­bles de redonner espoir et con­fi­ance à tout un pays, parce que l’homme était juste, droit, intel­li­gent, com­pé­tent et respectable. J’ai sou­vent dit que mon goût pour la poli­tique — même si ce ne fut pas de l’action mais de l’observation et de l’analyse — je le devais à Pierre Mendès-France. Et si, mal­gré les dévi­a­tions, les petitesses, et les médi­ocrités, si je garde une image de la grandeur de l’engagement dans la vie publique, c’est à Mendès que je le dois, comme plus tard à Rocard ou Delors, ou d’autres… (…) Oba­ma, par la fer­veur qu’il sus­cite, peut devenir un Mendès améri­cain ». « À pro­pos de Pierre Mendès-France », blog d’Anne Sin­clair — 23 décem­bre 2008

« Le pape, à l’occasion de son voy­age au Proche-Ori­ent et de son escale en Israël, s’est ren­du à Yad Vashem, à Jérusalem, le mémo­r­i­al où brûle jour et nuit la flamme en mémoire des déportés des camps d’extermination nazis. Il s’est recueil­li devant la dalle où sont gravés les noms des camps, et a pronon­cé ce qu’il fal­lait de paroles sans ambiguïté sur le car­ac­tère inef­façable de la Shoah, pour met­tre un terme à la polémique ayant suivi la lev­ée de l’excommunication de l’évêque néga­tion­niste Williamson. Mais apparem­ment d’autre con­tentieux sub­sis­tent. Il aurait refusé, lors de cette vis­ite, de pass­er devant l’effigie de Pie XII, ce Pape qui fut telle­ment silen­cieux sur le sort des Juifs — y com­pris sur la dépor­ta­tion des Juifs romains — pen­dant la Sec­onde Guerre mon­di­ale, et dont la légende sous la pho­to relatait la pas­siv­ité. Évidem­ment, pour le Vat­i­can qui souhaite canon­is­er Pie XII (oui, je dis bien canon­is­er !) cela aurait fait désor­dre. Le Wash­ing­ton Post nous apprend d’autre part que le pape aurait remis à l’honneur une vieille prière en latin deman­dant à Dieu de délivr­er les Juifs des ténèbres et leur faire recon­naître la divinité de Jésus. Enfin, déplorent cer­tains, il n’aurait pas eu un mot de regret en sou­venir de ses jeunes années enrôlées dans les Jeuness­es Hitléri­ennes. » « Le Pape et Israël. Oba­ma et le monde arabe », blog d’Anne Sin­clair — 13 mai 2009

« Il faut témoign­er et con­tin­uer à se bat­tre pour l’identité juive. » Actu­al­ité juive, 24 jan­vi­er 2002

« Oui, je suis jalouse, parce que mon mari est beau, intel­li­gent et sym­pa­thique. (…) Je me moque qu’une nana lui tourne autour. Là où ça ne m’amuserait plus, c’est s’il en regar­dait une. Là, je trou­verais ça vrai­ment moins drôle. » Paris Match, 1997

« On vit une époque de renon­ce­ment, l’étiquette fas­ciste n’est plus un obsta­cle à la pro­gres­sion du FN (…) J’ai du accueil­lir Bruno Mégret pen­dant la cam­pagne élec­torale (…) Mais je m’enfonçais les ongles dans la main d’énervement. Ma détes­ta­tion s’est vue à l’antenne (…) mais je ne vais pas me trans­former. » Mar­i­anne, 2 juin 1997

« Il faut bien recon­naître que Le Pen n’est pas un homme poli­tique comme les autres, qu’il n’a pas d’idées, qu’il n’a que la haine. » Le Nou­v­el Obser­va­teur, 17 mai 1990

Sa nébuleuse

Manuel Valls

Anne Sin­clair a tou­jours su être au cen­tre des réseaux poli­tiques, notam­ment ceux de Manuel Valls. Le pre­mier min­istre était présent en octo­bre 2015, avec deux anciens pre­miers min­istres (Jospin, Rocard), lors de la dis­crète remise de la Légion d’honneur à Anne Sin­clair dans le cab­i­net de l’avocat de la jour­nal­iste, Jean Veil. En févri­er 2016, lors du remaniement min­istériel, elle refusera même sa propo­si­tion de devenir min­istre de la Cul­ture au sein de son nou­veau gou­verne­ment.

Ses fils David et Elie

Ses deux fils David et Elie se sont dirigés vers des respon­s­abil­ités poli­tiques ; David est depuis 2013 au min­istère des Affaires étrangères. Elie, qui a été coor­di­na­teur de la cam­pagne de Jean-Paul Huchon en Ile-de-France en 2009–2010 est rédac­teur en chef d’Opin­ion Inter­na­tionale, un média en ligne spé­cial­isé en géopoli­tique et droits de l’Homme, et écrit aus­si ponctuelle­ment pour le site du Huff­in­g­ton Post.

On l’a dit à son sujet

« Sa naïveté, Anne Sin­clair en a usé jusqu’au bout, et même ce 14 mai 2011. Pour elle, Dominique Strauss-Kahn ne pou­vait pas avoir com­mis un viol, c’était impos­si­ble. Engageant sa légitim­ité et son hon­neur dans son com­bat pour la vérité, elle est tou­jours restée impar­tiale et dis­crète », Le Figaro Madame, 20/02/2017.

« Longtemps, elle n’a pas voulu accepter l’idée d’un époux per­vers. Mais l’affaire du Carl­ton a tout changé, et le déclic s’est enclenché. «Les par­ties fines, les pros­ti­tuées, Dodo la Saumure, c’en était trop», écrit Sophie des Déserts. C’est au print­emps 2012 qu’Anne Sin­clair a franchi le pas de la rup­ture », ibid.

« Pour son livre, Anne Sin­clair a mul­ti­plié les ren­con­tres avec les grands de ce pays. Elle en rap­porte moult con­fi­dences. Ain­si, on apprend que Bernard Cazeneuve classe ses con­génères en deux caté­gories : « Ceux qui se pensent indis­pens­ables et ceux qui se veu­lent utiles  », l’Opinion, 01/03/2017.

« À 68 ans, le cœur à gauche tou­jours, mais un peu lourd, la jour­nal­iste arpente encore les allées du pou­voir, à l’Élysée, à Matignon, en s’offrant même, sans crain­dre les sar­casmes, une virée dans le « 9–3 » au bras d’un préfet avant de se ressourcer chez elle, place des Vos­ges, entre les livres et la musique clas­sique », Van­i­ty Fair, mars 2017.

Pho­to : cou­ver­ture de Paris Match, n°3291 juin 2012

Ce portrait a été financé par les donateurs de l’OJIM

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