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Robert Ménard

Ou Voltaire pour de vrai

Dernière mod­i­fi­ca­tion le 17/12/2017

« Je déteste vos idées, mais je suis prêt à mourir pour que vous ayez le droit de les exprimer » : Voltaire, qui est mort dans son lit sans s’être jamais soucié de ses adversaires, n’a peut-être pas prononcé cette phrase célèbre, mais c’est Robert Ménard qui la met le plus sincèrement en pratique de nos jours. Le journaliste fondateur de Reporters sans frontières, lui, n’a jamais hésité à porter la plume dans la plaie et même à brûler ses vaisseaux pour défendre une liberté d’expression qu’il envisage une et indivisible.

« Son nom de Français moyen explose à l’audimat, nous dit Le Point. Il est partout, Ménard. Sur les plateaux télé, avec sa rhé­torique de boule­dogue. Au som­met de Notre-Dame, avec son sens du sym­bole. “Je suis une agence de mau­vaise pub­lic­ité”, jubile-t-il dans un sourire de sale gosse. » « Ménard, emmerdeur sans fron­tières » (L’Express, 29/05/2008).

Robert Ménard est né le 6 juil­let 1953 à Oran. Fils d’Emile Ménard, imprimeur « mil­i­tant de l’OAS » (Minute, 18 juil­let 2012), et de Roberte Car­rière, il grandit dans « une famille de vieille souche algéri­enne » et catholique, instal­lée en Algérie depuis 1850 (« une par­tie de mes ancêtres étaient des répub­li­cains qui ont résisté au coup d’État de Louis-Napoléon Bona­parte, en 1850. Et les autres sont des Alsa­ciens qui ont refusé de devenir Alle­mands quand l’Alsace a été prise à la France en 1870 »). Début juin 1962, sa famille doit fuir l’Algérie pour regag­n­er la métro­pole et s’installer à Brusque, dans l’Aveyron.

Il com­mence un par­cours mil­i­tant à l’extrême gauche, qui le mèn­era aux som­mets du com­bat pour la cause human­i­taire et à une belle car­rière dans les médias. Avant d’évoluer vers des pris­es de posi­tion plus con­ser­va­tri­ces et droitières, qui lui valent d’être lâché – voire lynché – par ses con­frères et anciens com­pagnons d’arme.

Il est mar­ié depuis 2003 avec Emmanuelle Duverg­er, juriste, spé­cial­isée dans le droit pénal inter­na­tion­al, à l’époque per­ma­nente de la Fédéra­tion inter­na­tionale des droits de l’homme, chargée de l’Afrique et de la jus­tice inter­na­tionale. Direc­trice des édi­tions Mordi­cus, elle dirigeait égale­ment, jusqu’à sa récente liq­ui­da­tion, la revue Média.

Formation

Col­lège privé Saint-Gabriel de Saint-Affrique. Ménard se des­tine un temps à la prêtrise, mais sa mère s’y oppose.

Diplôme d’études supérieures de philoso­phie à l’université Paul Valéry de Mont­pel­li­er.

Parcours professionnel

1978 : Il crée Radio Pomarède (du nom d’un ban­dit de Caux, vil­lage du Biter­rois exé­cuté en 1843 à Pézenas), radio libre inter­dite par le Min­istère de l’Intérieur, mais qui con­tin­ue à émet­tre mal­gré tout. Son objec­tif ini­tial est de servir son com­bat con­tre La Lit­torale, fil­iale d’Union Car­bide, qui fab­rique alors à Béziers le Temik, l’insecticide respon­s­able de la cat­a­stro­phe de Bhopal. Devenu prési­dent de l’Association Con­sen­sus Lib­erté Radio, il est la cible de très nom­breuses pour­suites judi­ci­aires. Lors d’un de ses procès, François Mit­ter­rand, alors pre­mier secré­taire du Par­ti social­iste, se porte témoin de moral­ité à son égard.

1979 : Il lance à Béziers un jour­nal gra­tu­it d’informations et d’annonces créé par la Régie Occ­i­tane de pub­lic­ité, inti­t­ulé Le Petit Biter­rois. Celui-ci est con­traint de l’arrêter un an plus tard à la suite de dif­fi­cultés avec ses annon­ceurs

1983–1989 : Il est jour­nal­iste à Radio France Hérault

2008 : Robert Ménard est pro­mu cheva­lier de la Légion d’honneur le 23 mars 2008 sur propo­si­tion de Bernard Kouch­n­er. Au même moment, il co-organ­ise des man­i­fes­ta­tions de RSF con­tre l’attribution des JO à la Chine au moment du pas­sage de la flamme, d’abord en Grèce, puis à Paris, afin de pro­test­er con­tre les mul­ti­ples vio­la­tions des droits de l’Homme en Chine.

Le 1er mars 2008 il a pris les fonc­tions de directeur général du cen­tre pour la lib­erté de l’information à Doha au Qatar créé en décem­bre 2007 sous l’impulsion de RSF37, cen­sé accueil­lir et soutenir des jour­nal­istes per­sé­cutés dans leur pays, et doté d’une sub­ven­tion annuelle de 3 mil­lions de dol­lars par l’émir. Le 30 sep­tem­bre 2008 il démis­sionne de RSF.

En juin 2009 il quitte la direc­tion du cen­tre pour la lib­erté de l’information à Doha, sur fond de dis­sentions avec Sheikh Hamad Bin Thamer Al Thani, prési­dent de la chaîne Al-Jazeera.

2009 à juil­let 2010 : Robert Ménard reçoit un invité chaque matin à 11h05 dans « Ménard sans inter­dit », sur i>Télé. Puis il rejoint l’équipe du 17h/20h (« L’Info sans inter­dit »), de Julian Bugi­er et Sonia Chi­roni, tout en restant présent dans la tranche 6h-9h, pour édi­to­ri­alis­er et débat­tre avec son con­frère Claude Askolovitch.

Débar­qué de la mati­nale de RTL en juin 2011, où il dis­po­sait d’une chronique et par­tic­i­pait à l’émission « On refait le monde », il prend la tête de la mati­nale de Sud Radio (7h-8h30) en août 2011 jusqu’en juin 2012.

En juin 2012, la revue trimestrielle Médias dirigée par Robert Ménard et Emmanuelle Duverg­er doit s’arrêter en rai­son notam­ment d’une baisse de 80% des recettes pub­lic­i­taires en deux ans, mais aus­si parce que RSF et Stéphane Cour­bit, action­naires, avaient décidé de jeter l’éponge.

La chaîne d’information i>Télé lui sig­ni­fie en juil­let 2012 l’arrêt de son émis­sion « Ménard sans inter­dit », pro­gram­mée chaque jour à 17h45.

En sep­tem­bre 2012, il réédite Mirages et cheikh en blanc, co-écrit avec Thier­ry Stein­er, faisant le réc­it d’une année passée au Qatar à ten­ter de met­tre en place un cen­tre de défense de la lib­erté d’information.

En sep­tem­bre 2012, il rejoint le Comité con­sul­tatif inter­na­tion­al de Chan­nel 9, une chaîne de télévi­sion géorgi­en­ne con­trôlée par l’homme d’affaires et poli­tique Bidz­i­na Ivanichvili.

Le 1er octo­bre 2012, il lance avec son épouse Emmanuelle Duverg­er, Dominique Jamet et Denis Chey­rouze, un site d’information inti­t­ulé « Boule­vard Voltaire » et dont le con­tenu est fourni par des édi­to­ri­al­istes comme André Bercoff, Éric Brunet, Gilles-William Gold­nadel, Jean Sévil­lia ou Denis Til­l­inac.

Le 9 avril 2014 il annonce son retrait de Boule­vard Voltaire pour se con­sacr­er à la mairie de Béziers.

En mai 2016, il fonde le mou­ve­ment « Oz ta droite », qui a voca­tion à présen­ter des propo­si­tions aux can­di­dats de droite pour l’élection prési­den­tielle de 2017. Celui-ci rassem­ble entre 1 500 et 2 000 per­son­nes à Béziers à la fin du mois, dont de nom­breuses per­son­nal­ités allant de la droite rad­i­cale à l’extrême droite, et pro­duit une cinquan­taine de propo­si­tions d’orientation iden­ti­taire et libérale. Le rassem­ble­ment, coor­gan­isé par Valeurs Actuelles et Boule­vard Voltaire, est mar­qué par le départ pré­maturé de Mar­i­on Maréchal le Pen, qui entend pro­test­er con­tre des pro­pos tenus à l’encontre du FN. Fin octo­bre 2017 il recon­naît l’échec d’Oz ta droite et apporte son sou­tien aux « Amoureux de la France », une plate-forme lancée par Nico­las Dupont-Aig­nan avec des objec­tifs sem­blables.

Parcours militant

Ado­les­cent, il se rap­proche des milieux anar­chistes et trot­skistes. Il fait fer­mer son col­lège lors des grèves étu­di­antes de mai 1968 et suit la mou­vance anar­chiste jusqu’au coup d’État de Pinochet au Chili en 1973 (France-Soir, 28 novem­bre 2000). À cette époque, « il décide de devenir “révo­lu­tion­naire pro­fes­sion­nel” » (La Vie, 3 mai 2000). Il rejoint donc la Ligue com­mu­niste puis la Ligue com­mu­niste révo­lu­tion­naire de 1973 à 1979 « livrant à la fin des années 70 ses pre­miers com­bats con­tre une usine de pro­duits chim­iques respon­s­ables de la mort de 2000 per­son­nes à Bhopal, en Inde » (France-Soir, 28 novem­bre 2000). Par la suite, il s’inscrit briève­ment au Par­ti social­iste, il sera délégué du CERES (aile gauche du PS) pour la fédéra­tion de l’Hérault au con­grès de Metz (6 au 8 avril 1979). Il démis­sionne du PS six mois après l’élection de François Miter­rand, stupé­fait par tous ceux qui se « pré­cip­i­taient sur les places ».

Il fonde, en 1985, l’organisation non gou­verne­men­tale inter­na­tionale « Reporters sans fron­tières » avec Rémy Loury, Jacques Mole­nat et Émi­lien Jubineau (Rony Brau­man et Jean-Claude Guille­baud les rejoin­dront plus tard). De 1985 à 2008, Robert Ménard a été secré­taire général de cette organ­i­sa­tion qui « œuvre au quo­ti­di­en pour la lib­erté de la presse. » Hélas, elle n’a pas eu un mot pour con­damn­er l’éviction (claire­ment poli­tique) de Robert Ménard sur RTL en 2011 ; on ne l’a pas plus enten­due pour pro­test­er con­tre son limo­geage de i>Télé fin 2011.

En juil­let 2013, Robert Ménard annonce sa can­di­da­ture aux élec­tions munic­i­pales de 2014 à Béziers avec une liste transpar­ti­sane com­posée de mil­i­tants du Front nation­al, du Rassem­ble­ment Bleu Marine, du Bloc iden­ti­taire, de Debout la République, du Rassem­ble­ment pour la France et d’UMP ou ex-UMP, ain­si que d’autres non encar­tés « ayant tou­jours voté à gauche », selon lui. Il est notam­ment opposé à Élie Aboud pour l’UMP (mem­bre de l’équipe munic­i­pale du maire Ray­mond Coud­erc, élu depuis 1995) et à Jean-Michel Du Plaa pour le PS, « un ami de longue date ». Il est élu maire de Béziers le 30 mars 2014, au terme d’une tri­an­gu­laire, avec 46,98% des voix. Il prof­ite de son ancrage local, d’un UMP à bout de souf­fle, de l’effondrement économique de la ville et de ses appuis dans la com­mu­nauté des rap­a­triés d’Algérie.

Comme maire, il est la cible de nom­breuses cri­tiques notam­ment quand il souhaite lancer une « garde biter­roise », sorte de mil­ice urbaine con­sti­tuée de bénév­oles – finale­ment reto­quée par la jus­tice, affirme qu’il y a 64.9% d’élèves musul­mans dans les écoles de la ville ou souhaite don­ner des œuvres du musée des Beaux-Arts inutil­isées (et pour­tant inal­ién­ables). Il est surtout con­fron­té à l’hostilité nette de Midi Libre, jour­nal his­torique­ment de gauche plongé dans une crise pro­fonde, et con­tre lequel il mus­cle le jour­nal munic­i­pal. Doté d’un bud­get pro­pre de 200.000 €, il est rédigé par un employé munic­i­pal à plein temps et paraît tous les 15 jours, tiré à 44.000 exem­plaires.

Cepen­dant la pop­u­la­tion est plutôt séduite par le ren­force­ment de la sécu­rité dans la ville – jusque là livrée à la délin­quance – la baisse des impôts, la gra­tu­ité des musées com­mu­naux pour les biter­rois, la baisse des can­tines et d’autres mesures à car­ac­tère social. Mal­gré des rela­tions houleuses avec la com­mu­nauté de com­munes de Béziers, il développe des col­lab­o­ra­tions avec Nar­bonne et Car­cas­sonne, Taïwan pour y exporter du vin et Maaloula en Syrie, «  une petite com­mune qui a été mar­tyrisée, occupée par les islamistes, libérée, occupée, libérée » et le «  dernier vil­lage où l’on par­le l’araméen, la langue du Christ ».

Après la défaite à la prési­den­tielle de 2017 il remet en cause le lead­er­ship de Marine le Pen à la tête du FN, appelle à en finir avec « la vieille chimère de l’alliance avec les sou­verain­istes de gauche » et au départ de Philip­pot.

Sa femme, Emmanuelle Ménard, est élue députée dans la six­ième cir­con­scrip­tion de l’Hérault en juin 2017, avec le sou­tien du FN, de Debout la France, des Indépen­dants et paysans (CNIP), du SIEL et du Mou­ve­ment pour la France. Catholique pra­ti­quante, opposée à la PMA pour les cou­ples de les­bi­ennes et opposée à l’immigration, elle rejoint la plate­forme « Amoureux de la France » lancée par Nico­las Dupont-Aig­nan à l’automne 2017.

Publications

  • Club des 500 : les 500 qui font le Langue­doc-Rous­sil­lon,Mont­pel­li­er, Édi­tions ensoleil­lées Intel­li­gence Média, 1990.
  • Ces jour­nal­istes que l’on fait taire (avec Géral­dine Faes), Édi­tions Albin Michel, 2001.
  • La Cen­sure des bien-pen­sants (avec Emmanuelle Duverg­er), Albin Michel, 2003.
  • Les jeux de la honte, Cherche-Midi, 2008.
  • Des lib­ertés et autres chi­nois­eries, Robert Laf­font, 2008.
  • Les Français sont-ils anti­sémites ? (avec Élis­a­beth Lévy, Léonard Vin­cent), Mordi­cus, 2009.
  • Mirages et cheikhs en blanc : enquête sur la face cachée du Qatar, le cof­fre-fort de la France (avec Thier­ry Stein­er), 2010.
  • Vive Le Pen ! (avec Emmanuelle Duverg­er), Mordi­cus.
  • Vive l’Algérie française ! (avec Thier­ry Rolan­do), Mordi­cus.

Collaborations

Décembre 2005

Il reçoit en tant que secré­taire général de Reporters sans Fron­tières (RSF) le « prix Sakharov pour la lib­erté de penser » décerné par le Par­lement européen. Ce prix « récom­pense des per­son­nal­ités excep­tion­nelles qui lut­tent con­tre l’intolérance, le fanatisme et l’oppression. À l’instar d’Andreï Sakharov, les lau­réats du Prix Sakharov témoignent com­bi­en il faut de courage pour défendre les droits de l’homme et la lib­erté d’expression »

Février 2007

Il par­ticipe à la soirée de sou­tien à Flo­rence Aube­nas, Giu­liana Sgrena et Hus­sein Hanoun Al- Saa­di, en com­pag­nie de Jacque­line Aube­nas (mère de la jour­nal­iste retenue en otage), Rose­lyne Godard, une des accusées du procès d’Outreau, Mar­tine Aubry et Serge July.

Automne 2008 à juin 2009

Directeur du Cen­tre de Doha pour la lib­erté d’information, basé au Qatar. Le Cen­tre de Doha a été créé en décem­bre 2007 par la fon­da­tion du Qatar, que pré­side l’épouse de l’émir, cheikha Mozah bint Nass­er al-Missned, et RSF pour œuvr­er à « la défense de la lib­erté de la presse et pour la pro­mo­tion de sa qual­ité au Qatar, au Moyen-Ori­ent et dans le Monde entier. » Ménard en claque vite la porte. « Aujourd’hui, le Cen­tre est asphyx­ié. Nous n’avons plus ni la lib­erté ni les moyens de tra­vailler ».

Mars 2008

Élevé au grade d’officier de Légion d’honneur par décret du 21 mars 2008 sur choix du prési­dent de la République, Nico­las Sarkozy.

Mai 2010

Par­ticipe à un débat avec Edwy Plenel sur le thème « Lib­erté, indépen­dance, qual­ité de l’information, démoc­ra­tie : faut-il un pro­jet poli­tique pour les media ? » organ­isé par le Mou­ve­ment Utopia. Le « mou­ve­ment poli­tique UTOPIA appelle à l’émergence d’une gauche d’avant-garde fondée sur une iden­tité écol­o­giste, alter­mon­di­al­iste et anti pro­duc­tiviste, capa­ble de trans­former la société, de porter de nou­veaux idéaux et de les réalis­er »

Janvier 2011

Il témoigne en faveur d’Éric Zem­mour pour­suivi pour diffama­tion et provo­ca­tion à la haine raciale par SOS Racisme, la Licra, le Mrap, l’UEJF et J’accuse.

Février 2011

Sig­nataire de la péti­tion pour l’abrogation de la loi Gayssot et pour la libéra­tion de Vin­cent Rey­nouard ini­tiée par Paul-Eric Blan­rue.

Printemps 2011

Lance la péti­tion « Man­i­feste pour la lib­erté d’expression » : « Alertée par un “médi­a­tique­ment cor­rect” de plus en plus prég­nant, un recours aux tri­bunaux de plus en plus fréquent, nou­velle épée de Damo­clès au-dessus de la tête de tout “mal-pen­sant”, par la ten­ta­tion tou­jours plus mar­quée d’exclure du débat ceux qui n’ont pas l’heur de plaire au petit monde de la pen­sée bien pro­pre sur soi, Médias lance un man­i­feste afin de rap­pel­er aux uns et aux autres que la lib­erté d’expression vaut pour tous, même ceux dont nous abhor­rons et com­bat­tons les idées ».

Mai 2011

Il est invité au col­loque sur « La lib­erté d’expression » organ­isé par le Cer­cle des Avo­cats libres.

Juin 2011

Il est invité à la vingt-deux­ième « Fête de la Cour­toisie » organ­isée par Radio Cour­toisie.

Septembre 2011

Il est invité du pre­mier Grand Dîn­er de la Grande Loge de France (GLDF).

Octobre 2011

Invité à la qua­trième journée de la Réin­for­ma­tion organ­isée par la fon­da­tion Polémia sur le thème « Com­ment les blogs changent les médias dom­i­nants ? ».

Janvier 2012

Il par­ticipe au 38ème con­grès nation­al du Cer­cle algéri­an­iste sur le thème « 50 ans après l’exode, les Français d’Algérie sont-ils tou­jours des exilés ? ».

Mars 2012

Invité à une con­férence-débat sur le thème « Lib­erté d’expression : peut-on tout dire ? Doit-on tout dire ? » organ­isée par le B’nai B’rith France avec Sam­my Gho­zlan et Richard Abit­bol.

Ce qu’il gagne

En 2008, il déclare 5 000 euros par mois (L’Express, « Ménard, emmerdeur sans fron­tières », 29/05/2008)

Il l’a dit

« La mon­di­al­i­sa­tion de l’information […] nous oblige à nous inter­roger sur le bien-fondé de cer­taines des inter­dic­tions que la lég­is­la­tion française, notam­ment avec la loi Gayssot, a con­stru­ites autour de l’expression de ce qui peut être sus­pec­té d’incitation à la haine raciale ou de pro­pos “néga­tion­nistes” […] Tout pro­pos morale­ment con­damnable ne doit pas force­ment être judi­ci­aire­ment con­damnable. » — Libéra­tion, 23 novem­bre 2000

« Il faut en finir avec la mau­vaise con­science tiers-mondiste et arrêter de trou­ver de bonnes excus­es à cer­tains. Il faut se bat­tre pour le droit des autres y com­pris ceux qui seront dan­gereux pour nos démoc­ra­ties » (source)

« Je suis déçu et en colère. Il y a encore quelques semaines, Cécil­ia Rague­neau, la direc­trice générale d’i>Télé, m’assurait que tout allait bien. Mais c’est vrai, l’air du temps est au con­formisme… et pas à l’impertinence. Que voulez-vous, le manque de courage, la peur de déplaire, les pres­sions, tout cela fait beau­coup pour cer­tains. Je le regrette. J’ai aimé tra­vailler sur cette chaîne. Aujourd’hui, sur i>télé, comme dans d’autres médias d’ailleurs, on assiste à une reprise en mains. C’est dom­mage pour le plu­ral­isme de l’information. » « EXCLU: iTélé décide de se sépar­er de Robert Ménard qui évoque “des pres­sions” »

« Inter­net et les blogs ne tuent pas les médias. Ils les oblig­ent à inven­ter de nou­veaux quo­ti­di­ens, lancer des nou­veaux sites Inter­net d’information, repenser la télévi­sion général­iste. Et il faut rompre avec l’idée que c’est l’Etat qui va trou­ver pour nous la solu­tion à la crise. Le pire enne­mi du jour­nal­isme, c’est la pau­vreté. Nous devons rompre avec nos habi­tudes de mépris face à l’argent. La seule façon de recon­quérir du temps pour l’information, c’est d’avoir des médias rich­es. » La revue des 60 ans du Cen­tre de for­ma­tion des jour­nal­istes, « Jour­nal­iste, un méti­er à réin­ven­ter ».

« Les écoles de jour­nal­isme doivent lut­ter con­tre la bien-pen­sance insup­port­able qui domine trop sou­vent l’information. La presse française est corsetée d’interdits lég­is­lat­ifs qui n’existent pas ailleurs, sur le racisme, l’homophobie, la mémoire, etc. Toutes ces bar­rières doivent sauter. Elles sauteront, comme toutes les autres, avec les groupes de presse étrangers, comme cela s’est passé sur le peo­ple. » Ibid.

« Ce que je dis juste, c’est que la lib­erté d’expression de l’extrême droite doit être défendue. Je ne suis pas d’extrême droite mais je défends la lib­erté d’expression de tous, y com­pris et surtout de ceux qui ne pensent pas comme moi. En France, il n’y a que le jour du bac qu’on est voltairien. Cha­cun défend la lib­erté d’expression dans son pré-car­ré. Per­son­ne ne s’occupe de la lib­erté d’expression de ses opposants. Par exem­ple, la droite dure veut faire taire le PCF et récipro­que­ment. Et puis, en France, on peut dire du bien de tous les allumés mais pas des Le Pen ! (…) Ceci dit, je partage avec Marine Le Pen sa cri­tique de la classe poli­tique, coupée des réal­ités et des Français. » Nou­velles de France, « Robert Ménard : “Olivi­er Besan­cenot est au moins aus­si dan­gereux que Marine Le Pen” »

« En France, tout le monde est “pour” [lib­erté d’expression] mais cha­cun ajoute : “sauf…”. On a rem­placé ce que fut la cen­sure de l’Église aux siè­cles anciens, ou la cen­sure d’État, par celle des asso­ci­a­tions. Chaque lob­by, chaque sen­si­bil­ité, chaque com­mu­nauté se crée ain­si un espace où il est désor­mais impos­si­ble de par­ler libre­ment. Des coali­tions d’intérêts se sont con­sti­tuées, qui, cha­cune dans sa “niche”, enten­dent faire la loi. À quoi s’ajoute une judi­cia­ri­sa­tion générale. Chaque fois que vous pronon­cez un mot qui n’a pas l’heur de plaire à tel ou tel, on vous men­ace des tri­bunaux. D’où l’effet d’autocensure : la seule men­ace d’un procès fait de vous un paria, vous êtes dis­qual­i­fié et vous finis­sez par per­dre toute lib­erté. » — Valeurs actuelles, « Robert Ménard “On n’ose plus braver la cen­sure” », 1 avril 2010

« Je n’ai pas envie qu’il y ait autant de mosquées que d’églises dans mon pays (…) Je n’ai pas envie qu’il y ait un minaret dans tous les vil­lages de France (…) Aujourd’hui, il y a 200 000 immi­grés qui vien­nent chaque année en France, 80% arrivent dans le cadre du regroupe­ment famil­ial. 80 ou 90% sont musul­mans. Il faut arrêter ça. » — RTL, « On refait le monde », 14 décem­bre 2010

« Dire qu’il existe un lob­by juif, qu’il y a des sol­i­dar­ités con­fes­sion­nelles, ce n’est pas anti­sémite. Je suis pied-noir et je peux vous dire que le lob­by pied-noir en France, c’était quelque chose ces 25 dernières années ! D’ailleurs, aux États-Unis, ça ne choque per­son­ne de par­ler de “lob­by juif”. C’est en France que ça pose prob­lème compte tenu de notre his­toire… Lob­by juif, c’est casse-gueule, je l’admets. (…) Je suis con­tre le fait que le CSA s’érige en grand prêtre de ce qui est accept­able et ne l’est pas. (…) Au CSA, ce sont des faux culs de pre­mière ! » « Robert Ménard : “Au CSA, ce sont des faux culs de pre­mière !” » Le Point, 7 sep­tem­bre 2011

« Moi, un facho ? J’ai fondé Reporters sans fron­tières, je me suis bat­tu con­tre la cen­sure et je serais un facho ? Parce que je me déclare plus du côté des vic­times que des agresseurs, parce que je suis pour le rétab­lisse­ment de l’autorité parentale, ça ferait de moi un facho ? Parce que je ne me bat­trais pas pour empêch­er la con­damna­tion à mort de Marc Dutroux, je serais un facho ? Eh bien, dites-moi, on est un sacré paquet de fachos en France ! J’ai été viré de RTL parce que j’ai dit que j’étais d’accord avec cer­taines idées du Front nation­al et que j’estimais anor­mal qu’un par­ti qui pèse de 15 à 20 % dans l’opinion n’ait pas de représen­tants au Par­lement. Qu’on s’entende bien, je ne vote pas pour le Front nation­al. Et on me vire à cause de ça ! Le monde du jour­nal­isme vit coupé du pays réel. On par­le en euphémismes. Moi, je fais avec la vie ! Et je fais par­tie de ceux que ça ne gêne pas d’aller voir. La vérité, c’est que Sud Radio gêne RTL, RMC et Europe 1. » Ibid

« On peut chang­er le peu­ple, aus­si, Paul Amar, si vous voulez.» — France 5, « Revu et cor­rigé », 18 sep­tem­bre 2011

« Cela fait 20 ans que je suis con­tre la loi Gayssot. Je pense que c’est une loi absurde, parce que ce n’est pas aux tri­bunaux de dire ce qu’il en est de la vérité his­torique. Deux­ième­ment, c’est une loi absurde, car elle a per­mis à une secte, les révi­sion­nistes et les néga­tion­nistes, 15–20 per­son­nes, d’illuminés, qui dis­ent n’importe quoi (…) mais l’effet per­vers de cette loi fait de ces révi­sion­nistes des héros. (…) Défendre les vic­times de la loi Gayssot est sui­cidaire. » (source)

« Ce dont je rêve, c’est qu’on puisse dire claire­ment ce qui est arrivé aux mil­liers de pieds-noirs et de harkis “dis­parus” après les accords d’Évian : ils ont été découpés en morceaux, assas­s­inés, leurs femmes et leurs filles pros­ti­tuées. Le sim­ple fait de pou­voir dire ça en toute lib­erté serait une immense libéra­tion. » — Minute, « Entre­tien avec Robert Ménard », 27 juin 2012

« Mer­ci à ceux qui ont suivi cette émis­sion depuis deux ans, une émis­sion que vous ne retrou­verez pas. C’est ter­miné, les inter­dits sont de retour ! Ici comme dans d’autres médias, l’heure est à la reprise en main. Fini l’impertinence, bon­soir le con­formisme. À bien­tôt, mais ailleurs… » « Ménard sans inter­dit »i>Télé, 13 juil­let 2012

« Il faut le dire sans hésiter, sans ter­gi­vers­er : Manuel Valls mène une poli­tique juste et courageuse quand il fait appli­quer les déci­sions de jus­tice con­cer­nant le déman­tèle­ment des regroupe­ments illé­gaux de Roms, réduits à vivre dans des con­di­tions d’insalubrité inac­cept­a­bles. La droite devrait d’ailleurs l’applaudir sans retenue. Au risque, sinon, d’apparaître pour des politi­ciens guidés par leurs seuls intérêts par­ti­sans. » « Soutenir Valls » — www.robertmenard.fr, 16 août 2012

« On a le droit, ne leur en déplaise, d’être opposé au mariage gay sans pour autant être homo­phobe. On peut com­bat­tre les dis­crim­i­na­tions dont sont encore vic­times trop d’homosexuels sans approu­ver ce nou­veau pas dans la destruc­tion méthodique de la famille. Con­traire­ment à ce qu’on nous ser­monne, ce n’est pas là un com­bat « d’arrière-garde ». Ce n’est pas parce que d’autres pays occi­den­taux ont légal­isé mariage et adop­tion homo­sex­uels, que nous devons le faire à notre tour. » « Con­tre le mariage gay » — www.robertmenard.fr, 21 août 2012

« “Ils me détes­tent mais je suis leur fonds de com­merce, pas un jour sans qu’ils par­lent de moi. Je suis un “bon client” !” » (au sujet des jour­nal­istes biter­rois), TéléObs, 25/4/2016.

« J ‘ai des rela­tions cor­diales avec cer­tains d’entre eux mais ils ne font pas de l’info, ils sont dans un com­bat, ils pensent qu’ils défend­ent la lib­erté, ils se rêvent reporters à “Libéra­tion” » (au sujet des jour­nal­istes de Midi Libre), ibid.

« La plu­part des jour­nal­istes, y com­pris ceux de “l’Obs”, vien­nent à Béziers en sachant déjà ce qu’ils vont écrire, ils pensent qu’interroger trois élus de l’opposition suf­fit à pren­dre la mesure de la ville », ibid.

« Le rôle de la presse est de défendre le peu­ple con­tre les gens qui le diri­gent et, para­doxale­ment, qu’elle soit de droite ou de gauche, elle défend le pou­voir en place et se défend elle-même », ibid.

« Dans la vie nor­male, per­son­ne ne me par­le de la sor­tie de l’euro. Il faut arrêter de faire peur aux gens avec l’euro. Il faut être moins antieu­ropéen, moins étatiste. Ça n’est pas l’état qui règle les choses, c’est l’initiative privée. Il faut foutre la paix aux petites entre­pris­es », Le Figaro, 21/09/2017

« Philip­pot, c’est un Mélen­chon de droite. C’est la même chose! Sur le statut des fonc­tion­naires, sur la retraite à 60 ans, sur les 35 heures, sur l’interventionnisme à tout crin de l’État… Lui il red­it la même chose en étant situé très à droite. Or c’est la meilleure façon de faire fuir tout un élec­torat dont on a besoin si l’on veut faire chang­er le pays », ibid.

« C’est quelqu’un qui n’a jamais été élu sur son nom. Les gens autour de lui n’existaient que par le FN, ils n’étaient élus que par le scrutin pro­por­tion­nel, où il suf­fit d’être en tête pour être élu. Quand (Flo­ri­an Philip­pot) s’est présen­té lui-même, il n’a jamais gag­né une élec­tion. (…) Flo­ri­an Philip­pot ne représente rien de plus que la place que lui a don­né Marine Le Pen à l’intérieur du FN », ibid.

« Si Marine Le Pen fait du Philip­pot sans Philip­pot, on per­dra toutes les prochaines élec­tions. Si sac­ri­fi­er Flo­ri­an Philip­pot aujourd’hui ne change rien à la ligne poli­tique (de demain), cela veut dire qu’elle n’aura rien com­pris à ce qu’il s’est passé, et cela sera la garantie d’un échec total aux prochaines élec­tions », ibid.

Sa nébuleuse

Non ren­seigné.

Ils ont dit

« Quand il ne cosigne pas une tri­bune dans Le Monde avec Patrick Poivre d’Arvor ou ne remet pas un prix lit­téraire à Bernard-Hen­ri Lévy, son gourou Robert Ménard sem­ble d’ailleurs aus­si présent à l’antenne que la météo ou les cours de la Bourse. Objecte-t-on que le taux d’accidents du tra­vail est beau­coup moins élevé dans le secteur de l’information que dans ceux du bâti­ment ou du trans­port routi­er ? Objec­tion aus­sitôt rejetée : ces vic­times-là n’intéressent guère la presse et lui seraient infin­i­ment moins utiles. Le con­trôle de l’agenda par les médias per­met en revanche de mobilis­er un pays tout entier quand un jour­nal­iste est pris en otage. » Serge Hal­i­mi, Les nou­veaux chiens de garde Nou­velle édi­tion actu­al­isée et aug­men­tée, Rai­son d’Agir Édi­tions, 2005

« Reporters sans fron­tières jouit, en France, d’une hon­or­able répu­ta­tion, tan­dis que des médias lati­no-améri­cains l’accusent d’être à la sol­de de la NED/CIA. L’association col­lecte plus de 2 mil­lions d’euros par an auprès du pub­lic français pour venir en aide aux jour­nal­istes opprimés dans le monde. En réal­ité, seule­ment 7 % du bud­get général de RSF est affec­té à sa mis­sion prin­ci­pale. La véri­ta­ble activ­ité de l’association, depuis qu’elle a con­clu un con­trat avec l’officine d’Otto Reich, c’est la lutte con­tre les régimes pro­gres­sistes lati­no-améri­cains (Cuba, Haïti, Venezuela). » « Reporters sans Fron­tières cou­vre la CIA » — site Investig’Action, 7 décem­bre 2005

« Il a tou­jours revendiqué cet inté­grisme idéologique. Son Coran, c’est la lib­erté de la presse. » Ben Ami Fih­man, ex-directeur de jour­naux au Venezuela, « Ménard, emmerdeur sans fron­tières » — L’Express, 29 mai 2008

« Il y a les amis d’un par­cours et les amis de tou­jours. Robert Ménard et nous fûmes proches, du temps où cet emmerdeur sans fron­tières était le cauchemar d’une cohorte d’autocrates censeurs et l’éveilleur de con­sciences de toute une généra­tion de jour­nal­istes africains indépen­dants. Nous ne le sommes plus – com­ment pour­rions-nous l’être ? – depuis que le pour­fend­eur de Ben Ali (…) a pub­lié, il y a six mois, son « Vive Le Pen ! », avant de fréquenter les think-tanks de l’extrême droite. La lente dérive auto­cen­trée de ce pied-noir iconique l’a con­duit en des marécages pour nous infréquenta­bles. Le fon­da­teur de Reporters sans fron­tières défend Dieudon­né à pro­pos des Juifs, Zem­mour sur les « immi­grés délin­quants », Péan sur les « Tut­sis menteurs », la peine de mort, les néo­cons, les théoriciens du com­plot, peut-être Gbag­bo et pourquoi pas Kaddafi, je ne sais pas, tout est pos­si­ble tant l’éclectisme de ses com­bats le con­duit à dessin­er sa pro­pre car­i­ca­ture ». « Indignés » — Jeune Afrique, 2 au 8 octo­bre 2011 – N° 2647

« Je crois que le quo­ta de Ménard est dépassé » Louis-Georges Tin (prési­dent du Con­seil représen­tatif des asso­ci­a­tions noires de France), « Ménard sans inter­dit » — i>Télé, 13 juil­let 2012.

« Il y a une semaine, nous avons expliqué à Robert Ménard qu’il y avait un prob­lème de lis­i­bil­ité avec son émis­sion qui mélangeait l’interview et l’opinion. Nous lui avons pro­posé une chronique en tant qu’éditorialiste où il pour­rait exprimer son point de vue. Il vient de nous don­ner sa réponse par l’intermédiaire des médias. Mais nous n’avons jamais voulu nous sépar­er de lui. » « Viré, Ménard accuse i>Télé de céder aux pres­sions », TV Mag.

« Dans le même genre, début juil­let, nous appre­nions la dis­pari­tion de la revue « Médias », de Robert Ménard. Depuis deux ans, celui-ci a per­du 80 % de ses annon­ceurs, qui trou­vaient le ton du mag­a­zine trop « sul­fureux » : autrement dit, trop à droite! Car au lieu d’ouvrir ses colonnes exclu­sive­ment à la gauche, Ménard a cru qu’il pou­vait aus­si don­ner la parole à des per­son­nal­ités non-con­formistes. Sans pour autant les ménag­er, il a ain­si inter­rogé notre ancien dessi­na­teur, Konk, l’écrivain Denis Til­l­inac, la jour­nal­iste Élis­a­beth Lévy, mais aus­si – dans le dernier numéro – l’historien Rey­nald Sech­er, le chro- niqueur du « Figaro » Ivan Rioufol ou le philosophe Alain de Benoist… (…) Hélas, c’était déjà trop : les annon­ceurs ne passent leur pub qu’à con­di­tion de voir couler le robi­net d’eau tiède. » « Médias: grande offen­sive con­tre la droite » — Minute, 18 juil­let 2012.

Pour Olivi­er Roy, Ménard fait par­tie des pop­ulistes qui « recon­stru­isent volon­tiers un chris­tian­isme folk­lorique (crèch­es, croix, mess­es avant les cor­ri­das…), com­plète­ment détaché des valeurs et des normes religieuses » (Esprit, févri­er 2016)

« Répon­dre con­stam­ment aux attaques crée un lien pénible , on n’est pas là pour ça. On par­le de lui parce qu’il est plus sur le devant de la scène que ne l’était Ray­mond Coud­erc, le précé­dent maire, et, for­cé­ment, on évoque aus­si ses côtés négat­ifs. C’est un homme poli­tique, il a besoin d’un adver­saire, alors il tape sur les médias comme il tape sur ses opposants. Les pre­miers qui l’ont attaqué publique­ment se sont fait descen­dre dans le “JDB”, alors ceux qui s’opposent à sa poli­tique pren­nent désor­mais des pré­cau­tions », Arnaud Gau­thi­er, chef d’agence à Midi Libre, au sujet de Ménard dans TéléObs, 21/04/2016, op. cit.

« Un maire doit être au-dessus de la mêlée alors que lui divise. Sa poli­tique, c’est “sécu­rité-pro­preté-prox­im­ité”. L’argent qu’il met dans ce pro­gramme n’est pas investi ailleurs. Son jour­nal munic­i­pal c’est de la presse poubelle à l’image de la presse à scan­dale, plus c’est gros, plus ça passe. Mais en tant que jour­nal­iste, quel kif ! Il est le méchant qu’on adore détester. Il n’a peur de per­son­ne et cul­tive ce côté-là. Il dis­tribue les rôles à ses opposants et les trans­forme en mar­i­on­nettes. Il a été trot­skiste, social­iste, reporter sans fron­tière et main­tenant “facho”. Ce type serait capa­ble de ven­dre des chas­se-neige au Sahara ! », Pierre-Emmanuel Azam, rédac­teur-chef de la Pieu­vre du Midi, au sujet de Ménard, op. cit.

« Mon­sieur Ménard, à chaque fois qu’il s’exprime, c’est pour avoir un pro­pos désoblig­eant en l’occurrence là sur Marine Le Pen… tout en ayant été capa­ble de deman­der le sou­tien du Front nation­al quand il le voulait. Donc, c’est que Marine Le Pen n’était pas si nulle que cela. Il est tou­jours dans le pro­pos polémique. Lui, il a tou­jours une vision assez rabougrie, assez fer­mée, assez rétro­grade des choses où il nous par­le d’union des droites. Enfin, ça c’était le Front, il y a 25 ans. On ne va pas faire l’union des droites avec des gens qui nous ont trahi méthodique­ment quand ils sont arrivés au pou­voir  », Flo­ri­an Philip­pot à son sujet, 23/08/2017.

Crédit pho­to : Pablo29 via Wiki­me­dia (cc)

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