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Maurice Szafran

10 décembre 2019

Temps de lecture : 9 minutes
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Maurice Szafran

En deuil de Marianne

« Les grands médias de masse dis­ent et tien­nent les mêmes dis­cours. » (DSK, Hol­lande, etc., doc­u­men­taire de Pierre Car­les, 2012)

Co-fondateur, avec Jean-François Kahn, de l’hebdomadaire Marianne dont il est devenu le PDG après la démission de ce dernier, Maurice Szafran a dirigé jusqu’au 6 novembre 2013 le magazine qui prétend depuis quinze ans représenter une vraie alternative à la « pensée unique » et aux médias traditionnels. À cette date, il quitte en effet l’hebdomadaire en raison d’une divergence avec les autres actionnaires sur la stratégie à suivre pour tenter de redresser les comptes de Marianne qui depuis la fin de l’ère Sarkozy s’enfonce dans le rouge. Dans le retentissant documentaire de Pierre Carles sur le rôle et l’influence des médias lors d’une élection présidentielle (DSK, Hollande, etc.), en quelques minutes de conversation avec une journaliste, Maurice Szafran a exposé le rôle du magazine dont il assurait alors la direction. « Les grands médias de masse disent et tiennent les mêmes discours. », annonce-t-il en propos inaugural, pour décrire la spécificité de Marianne. « DSK, puis Hollande ont été les candidats de la Presse, ça, c’est juste… », reconnaît-il quelques minutes plus tard. Enfin, en Off, il conclue tranquillement : « Nous, on a plutôt soutenu Hollande. » Soit : on a tenu les mêmes discours que les grands médias. CQFD.

Il est né en sep­tem­bre 1954 à Paris.

Formation universitaire

Mau­rice Szafran est tit­u­laire d’une licence de droit.

Parcours professionnel

Mau­rice Szafran débute sa car­rière de jour­nal­iste en 1977 au ser­vice des sports du Matin de Paris, alors dirigé par Jacques Marc­hand. Il passe ensuite au Point, dans la sec­tion cul­ture, puis devient directeur de L’Événement du Jeu­di avec Jean-François Kahn. C’est avec le même qu’il fonde l’hebdomadaire Mar­i­anne en 1997, prenant le poste de directeur de la rédac­tion. Lorsqu’en juil­let 2008, Jean-François Kahn démis­sionne, il est élu à l’unanimité à la tête de l’hebdomadaire. De 2009 à 2012, il se trou­ve être égale­ment l’administrateur du Syn­di­cat pro­fes­sion­nel de la presse mag­a­zine et d’opinion (SPPMO). Mar­i­anne se fera, durant toute la prési­dence de Nico­las Sarkozy (de 2007 à 2012), le média anti-sarkozyste par excel­lence, enchaî­nant les cou­ver­tures offen­sives à l’encontre du chef de l’État et jouant sur son impop­u­lar­ité crois­sante. Pour­tant, lors d’un entre­tien avec les chroniqueurs de l’émission « On n’est pas couché », ani­mée par Lau­rent Ruquier, en 2011, tan­dis que Mau­rice Szafran et Nico­las Dom­e­n­ach s’expriment au sujet de leur livre : Off : Ce que Nico­las n’au­rait jamais dû nous dire, les deux jour­nal­istes admet­tent qu’ils ont pu être « proches de Nico­las Sarkozy », une posi­tion pour le moins ambiguë, donc, d’opposants fam­i­liers de leur prin­ci­pale cible. Con­tre­coup de l’élection de François Hol­lande, Mar­i­anne perd, avec l’anti-sarkozysme, sa plus grande rai­son d’être et une bonne par­tie de ses lecteurs, déçue par la tiédeur de l’hebdomadaire dans ses cri­tiques du nou­veau gou­verne­ment (https://www.ojim.fr/du-rififi-chez-marianne/?format=pdf). La seule cible véri­ta­ble et per­ma­nente du mag­a­zine demeure le Front Nation­al, à l’instar de tous les autres medias français. Une cible facile, donc, mais visée sans relâche, qu’il s’agisse de qual­i­fi­er de “salope” la prési­dente du mou­ve­ment poli­tique (Nico­las Bedos dans ses chroniques, ren­voyé avec Mau­rice Szafran devant le tri­bunal cor­rec­tion­nel pour injure publique, le 19 décem­bre 2012), ou de s’attaquer aux jour­nal­istes soupçon­nés de com­plai­sance. Ain­si Élis­a­beth Lévy, accusée de “blanchir les idées du FN” (Mar­i­anne, avril 2012), ou même Philippe Cohen, pour­tant col­lab­o­ra­teur de Mau­rice Szafran à Mar­i­anne, accusé du même crime suite à la paru­tion de Le Pen, une his­toire française, écrit avec son col­lab­o­ra­teur Pierre Péan. Par ailleurs, en mars 2012, Mau­rice Szafran organ­ise le meet­ing « Algérie, 50 ans après », déclen­chant la colère des asso­ci­a­tions de Pieds-noirs qui lui reprochent d’avoir évo­qué la ques­tion de manière uni­latérale et d’avoir accueil­li Zohra Drif, anci­enne activiste du FLN ayant com­mis l’attentat du Milk Bar en sep­tem­bre 1956…

Au print­emps 2014, Mau­rice Szafran fait l’ac­qui­si­tion, aux côtés de Thier­ry Ver­ret et Gilles Gra­mat, du groupe Sophia Pub­li­ca­tions. Cette société édite notam­ment Le Mag­a­zine Lit­téraire ou encore His­to­ria.

Il déclenche une polémique sur le plateau du Grand Jour­nal en 2016 lorsqu’on lui demande de réa­gir à l’affaire dite du café de Sevran qui met­tait en lumière le com­porte­ment dis­crim­i­na­toire affiché des habi­tants issus de l’immigration maghrébine. Dans une volon­té de dédouan­er la cul­ture islamique et de diriger le feu de la cri­tique vers une autre cible, il affirme que la misog­y­nie islamique est sim­i­laire à celle que l’on peut observ­er en Corse, en pré­cisant que les femmes ne sont pas les bien­v­enues dans cer­tains espaces publics dans l’île de Beauté. Devant l’avalanche de com­men­taires sar­cas­tiques sur les réseaux soci­aux, il recon­naî­tra avoir fait preuve de mal­adresse.

En 2017, alors qu’il n’est qu’éditorialiste invité au mag­a­zine Chal­lenges, il prend active­ment le par­ti de Macron et éreinte à longueur de tri­bunes les adver­saires du can­di­dat tout en louant la can­di­da­ture sub­ver­sive et hardie de celui dont il estime qu’il n’est en aucun cas le « can­di­dat des médias », allant jusqu’à qual­i­fi­er cette accu­sa­tion de « cryp­to-com­plo­tiste ». Sa dévo­tion est telle qu’il fait pres­sion sur les jour­nal­istes, à l’instigation de l’équipe de cam­pagne de Macron, pour retir­er du site un arti­cle cri­ti­quant la vérac­ité de la déc­la­ra­tion de pat­ri­moine du futur prési­dent. Devant ces infrac­tions répétées à la neu­tral­ité de la ligne édi­to­ri­ale, la Société des Jour­nal­istes de l’hebdomadaire pub­lie un com­mu­niqué le 16 mars, déplo­rant le traite­ment par­ti­san de la cam­pagne par Mau­rice Szafran et Bruno Roger-Petit et les inter­ven­tions déplacées du pre­mier cité. Si Bruno Roger-Petit sera nom­mée porte-parole du Prési­dent l’année suiv­ante en recon­nais­sance de bons et loy­aux ser­vices, Szafran gag­n­era, quant à lui, un accès priv­ilégié à l’Élysée qui lui per­me­t­tra d’étoffer son hagiogra­phie con­sacrée au Prési­dent « Le Tueur et le poète ».

Mau­rice Szafran claque la porte de Radio Clas­sique, après cinq ans comme débat­teur sur les ondes, au début de l’année 2019. Cette déci­sion résulte de la volon­té de la direc­tion de la radio d’inviter Eric Zem­mour dans le pan­el d’éditorialistes qui débat­te chaque jeu­di matin dans l’émission Esprits Libres présen­tée par Guil­laume Durand. Il jus­ti­fie son choix dans les colonnes du Nou­veau Mag­a­zine Lit­téraire : « C’est incom­préhen­si­ble. Éric Zem­mour défend des thès­es racistes, révi­sion­nistes, et déli­rantes sur l’Is­lam. Il n’a rien à voir avec les valeurs défendues par cette radio, libérale, intel­lectuelle et de haut niveau, je ne com­prends pas ce qu’il vient faire là. […] Débat­tre avec lui, je l’ai déjà fait. Appartenir à la même équipe que lui, c’est non. D’i­ci deux mois, le scan­dale sera inéluctable, il y aura une polémique. »

Combien il gagne

« Chaud l’am­biance à Mar­i­anne ! Il n’y a pas que l’af­faire Macé-Scaron. Dans le cadre des élec­tions au Comité d’en­tre­prise en juin 2011, la liste SNJ-CGT a dif­fusé un tract dénonçant la forte aug­men­ta­tion des cinq plus hauts salaires de l’en­tre­prise et l’im­por­tance des notes de frais de ces dirigeants (d’un mon­tant total de 190 000 euros pour l’an­née 2010). Selon nos infor­ma­tions, ce tract a fait grand bruit au sein de la rédac­tion et une salariée, déléguée syn­di­cale, a été poussée vers la sor­tie. » Source : Arrêt sur Images

Publications

  • Les familles du prési­dent, avec Sam­my Ketz, Gras­set, 1982.
  • Chirac ou les pas­sions du pou­voir, Gras­set, 1986.
  • Les Juifs dans la poli­tique française, Flam­mar­i­on, 1992.
  • Le Tes­ta­ment inachevé, avec Nico­las Dom­e­n­ach (Entre­tien entre les deux jour­nal­istes et le car­di­nal Albert Decour­tray), Paris, Flam­mar­i­on, 1994.
  • De si bons amis, (au sujet des rap­ports entre Chirac et Bal­ladur) avec Nico­las Dom­e­n­ach, Plon, 1994.
  • Simone Veil. Des­tin, Flam­mar­i­on, 1994.
  • Le Roman d’un prési­dent, avec Nico­las Dom­e­n­ach, Paris, Plon — Biogra­phie de Jacques Chirac en 3 tomes :
  • L’hu­mil­i­a­tion, la résur­rec­tion, le reniement (1988–1995), vol. 1, 1997.
  • Le Mirac­ulé, vol. 2, 2000.
  • Le Sacre, vol. 3, 2003.
  • Les cig­a­res, Flam­mar­i­on, 1999.
  • La grande his­toire du cig­a­re, avec Bernard Le Roy, Flam­mar­i­on, 2001.
  • Malaise dans la République : inté­gra­tion et dés­in­té­gra­tion, avec Anne Révah-Lévy, Plon, 2002
  • Off : Ce que Nico­las n’au­rait jamais dû nous dire, avec Nico­las Dom­e­n­ach, Fayard, 2011.
  • Il faut tout chang­er!, avec Chris­t­ian Estrosi, Albin Michel, 2017.
  • Le Tueur et le Poète, avec Nico­las Dom­e­n­ach, Albin Michel, 2019.

Collaborations

  • Forum « Libéra­tion » à Greno­ble sur le thème « Vivre la République », 27 jan­vi­er 2012, avec Jean-Luc Mélen­chon et Nico­las Demor­and.
  • Col­loque : « L’Algérie, cinquante ans après, une his­toire com­mune », organ­isé avec Chérif Rez­ki, mars 2012. » »
  • « Presse, poli­tique et indépen­dance rédac­tion­nelle », débat avec Lau­rent Jof­frin, organ­isé à la BNF, le 6 juil­let 2012.
  • Sémi­naire « La guerre des droites aura-t-elle lieu ? » avec Camille Bedin, Jean-Claude Casano­va, Jean-Luc Mano, 14 octo­bre 2012.
  • Con­férence-débat « La France peut-elle cess­er de tomber ? » avec Nico­las Baverez, organ­isée par La Règle du Jeu au ciné­ma Etoile Saint-Ger­main-des-Prés, le 30 mars 2014.
  • Con­férence « Le jour­nal­iste est-il par déf­i­ni­tion engagé ? », organ­isée à l’Université de Nantes, le 4 novem­bre 2016.
  • Fes­ti­val lit­téraire « Les Idées mènent le monde », dia­logue avec Nico­las Dom­e­n­ach, organ­isé au Palais Beau­mont de Pau, le 23 novem­bre 2019.

Il l’a dit

« Il y a deux choses qui m’importent. Une que n’a pas dite Monique Pinçon-Char­lot et une sec­onde qu’elle a dite, je vais com­mencer par ça. Vous par­lez d’un tra­vail de soci­o­logues, c’est tout le prob­lème en réal­ité. C’est tout le prob­lème parce que, est-ce que c’est un livre qui répond aux règles de l’enquête soci­ologique ? – cha­cun pense ce qu’il veut – ; ou est-ce que c’est un livre, et dans ma bouche ça n’a rien de déshon­o­rant tout au con­traire, est-ce que c’est un livre de mil­i­tant ? C’est ça la ques­tion que pose ce livre. […] Je par­le pas de vous en par­ti­c­uli­er [à Monique Pinçon-Char­lot, ndlr]. J’en ai marre. J’en ai marre, j’en ai marre des uni­ver­si­taires ou des sci­en­tifiques qui, util­isant le cur­sus, leur car­rière, leur pro­fes­so­rat, etc., dis­simu­lent le fait qu’ils sont qu’ils sont des mil­i­tants.», C dans l’air, 2 févri­er 2019.

« On a réus­si en dix ans, avec très peu de moyens, un jour­nal qui tient et qui tien­dra après lui (Jean-François Kahn) et après le pape ! », Straté­gies, 10 avril 2008.

« Le paysage jour­nal­is­tique est uni­forme et, pour les lecteurs, sans intérêt. Il y a une ligne, tout le monde pense pareil. C’est le tri­om­phe économique, poli­tique et cul­turel du néolibéral­isme. La presse toute entière s’est engouf­frée dans ce dis­cours, à de très rares excep­tions près. Le prob­lème, ce n’est pas la lib­erté de ton, mais la pen­sée unique, la pen­sée con­formiste », 2e journées du grand reportage et de la parole libre à Mar­seille, décem­bre 2008.

« C’est l’un des grands prob­lèmes de ce méti­er: c’est un méti­er de petits bour­geois, avec des salaires de petits bour­geois, qui passent leurs journées avec des gens de pou­voir et des gens rich­es », ibid.

« Renaud Camus est un besogneux de la plume et une petite frappe anti­sémite… » (Source)

« Dans quel pays vit Mlle Lévy et ses com­pagnons de route ? Cer­taine­ment pas dans le pays “réel”. Mlle Lévy ferait bien de le fréquenter davan­tage, ce pays ”réel”. Cela lui évit­erait quelques stu­pid­ités d’anthologie », Marianne2, avril 2012.

Nébuleuse

Jean-François Kahn ; Nico­las Dom­e­n­ach ; Edwy Plenel ; Jacques Marc­hand ; Renaud Dély ; Elie Bar­navi ; Nico­las Bedos ; Philippe Cohen ; Jacques Jul­liard ; Aude Lancelin ; Emmanuel Lévy ; Joseph Macé-Scaron ; Lau­rent Mauduit ; Alain Rémond.

Ils ont dit

« Mau­rice Szafran est la voix du peu­ple. Qui n’est pas d’accord avec lui est “inca­pable“ de “pren­dre en compte le réel“, inca­pable d’entendre “ces mil­lions de citoyens scan­dal­isés“ par “ces ado­les­cents retardés“, inca­pable d’entendre aus­si “le dégout“ qui “monte de la rue, des bistrots, des vil­lages“ (sic) », Blog de Julien Dray, juin 2010)

« Dès mes pre­mières dif­fi­cultés, cer­tains se sont démar­qués de moi le plus vite pos­si­ble. Mau­rice Szafran, par exem­ple. Il venait sur mon bateau pass­er des vacances. Il mon­tait dans mon avion pour aller voir les match­es. On était des amis. Pour­tant, lui et quelques autres ont écrit les pires choses », Bernard Tapie, Médias, décem­bre 2008

« Ils vien­nent par­ler indépen­dance, alors que ce sont les larbins du cap­i­tal­isme et que l’on n’entend qu’eux, tout le temps », Nina, une mil­i­tante du mou­ve­ment FTP (“Faites taire les per­ro­quets”) lors de l’action entre­prise à l’occasion du débat : “Presse, poli­tique et indépen­dance rédac­tion­nelle”, à la BNF, le 6 juil­let 2012

« Depuis que Mau­rice Szafran s’est lancé dans Sophia Pub­li­ca­tions, le Mag­a­zine lit­téraire aurait-il per­du quelques-uns de ses nucléotides ? La cou­ver­ture du futur numéro est élo­quente : Françoise Sagan et Bernard-Hen­ri Levy côte à côte, ou plutôt l’un au-dessus de l’autre… le duo laisse rêveur. Il paraît, pour­ra-t-on lire à la fin de la chronique, qu’il y a de la poésie dans BHL… du sur­réal­isme, peut-être ? Ou du Dada ? Pas même : pour la pièce de théâtre Hôtel Europa. Mais ce qui émou­vra cer­taine­ment le plus, c’est l’édi­to poli­tique que l’on retrou­vera, qui fait état du silence des écrivains israéliens dans le con­flit entre Pales­tine et Israël. Signé par Mau­rice Szafran, cer­tains se deman­dent si l’on n’as­siste pas à une résur­gence anci­enne du rôle poli­tique de l’in­téressé, au sein de Mar­i­anne.» Actu­aLit­té, 27 Août 2014

« Elle [la polémique con­cer­nant le livre de Péan et Cohen sur Le Pen, ndlr] est symp­to­ma­tique de la dégénéres­cence de la presse française. La cri­tique de Mau­rice Szafran est un cours de morale. Ce n’est pas une réponse sur des faits. Les jour­nal­istes ont peur du monde dans lequel ils vivent. », Mar­cel Gauchet, Le Débat, 9 novem­bre 2012.

« D’autre part, ce qui explique la sévérité par­ti­c­ulière de la con­damna­tion infligée à Mar­i­anne, c’est le com­porte­ment par­ti­c­uli­er de la jour­nal­iste Lisa Vig­no­li, qui d’ailleurs a quit­té l’hebdomadaire depuis, comme de son ancien PDG, Mau­rice Szafran. J’ose donc espér­er que le « nou­veau Mar­i­anne » est aujourd’hui dif­férent. Je rap­pelle en effet que la jour­nal­iste en ques­tion a totale­ment manip­ulé l’interview du philosophe Vivien Hoch dont elle se pré­valait pour se livr­er à des accu­sa­tions aus­si extrav­a­gantes con­tre Robert Ménard. D’autre part, Mau­rice Szafran, tout en recon­nais­sant le bien-fondé de notre posi­tion, a pré­ten­du que présen­ter ses excus­es était « étranger à la tra­di­tion de la presse française », ce qui est à la fois faux et d’une arro­gance sig­ni­fica­tive de cer­tains jour­nal­istes.», Gilles-William Gold­nadel, com­men­tant la déci­sion du tri­bunal con­cer­nant la plainte pour diffama­tion de Robert Ménard visant Mar­i­anne, Boule­vard Voltaire, 18 jan­vi­er 2014.

Crédit pho­to : Matthieu Riegler via Wiki­me­dia (cc)

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