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Ruth Elkrief

20 août 2020

Temps de lecture : 14 minutes
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Ruth Elkrief

Des idées bien tranchées

Ruth Elkrief est née le 1er décembre 1960 à Meknès (Maroc), « dans une “famille juive traditionnelle” implantée là-bas depuis plusieurs générations. Sa mère est prof de français [Marie-Louise, née Rouach], son père [Joseph Elkrief], directeur d’une agence automobile. Elle a un frère [Guy] et une sœur [Danielle]. Le premier est aujourd’hui journaliste à France Télé, la seconde, avocate » (Le Nouvel Obs, 04/04/2017). Chalom Messas, ancien grand rabbin du Maroc et de Jérusalem, est son grand-oncle. La famille Elkrief rejoint la France en 1974 et s’installe à Saint-Cloud.

Elle est mar­iée à Claude Czechovs­ki, respon­s­able du con­seil et de l’intégration des sys­tèmes pour la région EMEA (Europe, Moyen-Ori­ent et Afrique du Sud) et dirigeant des activ­ités inter­na­tionales de l’entreprise améri­caine Com­put­er Sci­ences Cor­po­ra­tion, un des lead­ers mon­di­aux des ser­vices infor­ma­tiques.

Ruth Elkrief met volon­tiers ses tri­bunes au ser­vice des caus­es qui lui sont chères, par­fois au détri­ment de la neu­tral­ité jour­nal­is­tique. Elle a vis­i­ble­ment soutenu Nico­las Sarkozy durant la cam­pagne prési­den­tielle. Par­ti­sane d’une droite libérale lib­er­taire et mod­érée, elle a tou­jours affiché une détes­ta­tion du Front nation­al. Elle défend vigoureuse­ment les droits de l’homme en France, et ceux du sion­isme en Israël.

Formation

Ruth Elkrief est diplômée de l’In­sti­tut d’é­tudes poli­tiques de Paris (1981) et du Cen­tre de for­ma­tion des jour­nal­istes (1984). A la ren­trée uni­ver­si­taire 2004, elle a enseigné le jour­nal­isme à l’IEP de Paris.

Elle est poly­glotte, par­le l’anglais, l’espagnol, l’hébreu et com­prend l’arabe.

Parcours professionnel

Ruth Elkrief débute sa car­rière au sein de deux médias impor­tants de la com­mu­nauté juive, L’Arche et Radio Chalom, où elle côtoie Claude Askolovitch et Frédéric Haz­iza.  Elle pige égale­ment pour Le Monde et Libéra­tion, où elle ne sera pas embauchée en rai­son de son jeune âge.

Elle devient par la suite rédac­trice à l’agence Asso­ci­at­ed Press, puis au ser­vice poli­tique du Matin de Paris à par­tir de 1984.

Repérée par la direc­trice de l’information de TF1, Michèle Cot­ta, elle est embauchée sur la pre­mière chaîne en 1987 et devient trois ans plus tard cor­re­spon­dante à Wash­ing­ton au moment de la pre­mière guerre du Golfe, avant d’être nom­mée chef du ser­vice poli­tique.

En 1991–1992, elle présente le jour­nal de 23 heures le week-end.

En 1994, elle par­ticipe à la créa­tion de la pre­mière chaîne d’information en con­tinu LCI (fil­iale de TF1), où elle présente « Le grand Jour­nal », aux côtés de David Pujadas, et con­duit l’interview quo­ti­di­enne.

De 1997 à 1999, elle présente quo­ti­di­en­nement « Le RV de Ruth Elkrief » sur LCI, ain­si que l’émission heb­do­madaire « 19 heures, dimanche » sur TF1.

En 2001, elle rejoint RTL pour réalis­er l’in­ter­view poli­tique du matin (du lun­di au ven­dre­di à 7h50). De 2003 à 2005, elle présente avec Pierre-Luc Séguil­lon « Le Grand Jury RTL-Le Monde-LCI ».

En novem­bre 2005, Ruth Elkrief par­ticipe au lance­ment de la chaîne d’information en con­tinu BFM-TV. Elle présente le tout pre­mier jour­nal le 28 novem­bre 2005 à 18h en inter­viewant en direct Dominique Baud­is, prési­dent du CSA. Elle présente ensuite du lun­di au ven­dre­di à 18h et à 19h deux jour­naux de 30 min­utes cha­cun.

En mai 2006, elle par­ticipe au lance­ment de la « ver­sion 2 » de BFM-TV (nou­veaux décors, nou­v­el habil­lage et sup­pres­sion du tout-image en semaine) et ani­me la tranche de 18h à 20h du lun­di au ven­dre­di.

De novem­bre 2006 jusqu’à fin 2007, elle présente chaque jeu­di, avec Hed­wige Chevril­lon, de BFM, « Le Duo BFM », pre­mière émis­sion com­mune d’informations économique dif­fusée sur BFM et BFM-TV (qui appar­ti­en­nent toutes les deux au groupe Nex­tRa­dioTV), dans laque­lle les deux jour­nal­istes inter­viewent une per­son­nal­ité poli­tique.

À par­tir de jan­vi­er 2007, elle occupe la case du 19h — 20h du lun­di au ven­dre­di (Nathalie Lévy reprenant le 18h — 19h) en ani­mant un mag­a­zine sur l’élec­tion prési­den­tielle française de 2007, « Élysée 2007 » où elle arbi­tre notam­ment un débat entre deux acteurs poli­tiques. En juin 2007, cette case horaire devient un grand jour­nal télévisé sobre­ment inti­t­ulé « 19h Ruth Elkrief ».

De jan­vi­er 2008 à juin 2008, elle co-présente, avec Hed­wige Chevril­lon et Olivi­er Maze­rolle, « La Tri­bune BFM » le dimanche de 18h à 19h.

En sep­tem­bre 2008, elle présente, en com­pag­nie de Stéphanie de Muru et de Gilane Bar­ret, une nou­velle édi­tion de la mi-journée, inti­t­ulée « Midi Ruth Elkrief », du lun­di au ven­dre­di de 12h à 14h.

Depuis sep­tem­bre 2010, elle ani­me à nou­veau le « 19h Ruth Elkrief », pour une émis­sion de débat avec un ou plusieurs invités.

Le 3 novem­bre 2016, elle ani­me avec Lau­rence Fer­rari, le sec­ond débat de la pri­maire prési­den­tielle des Répub­li­cains, dif­fusé sur BFMTV et i>Télé.

Le 15 jan­vi­er 2017, elle ani­me avec Lau­rence Fer­rari et Lau­rent Neu­mann, le sec­ond débat de la pri­maire de la Belle Alliance Pop­u­laire (PS et par­tis satel­lites), dif­fusé là encore sur BFMTV et i>Télé.

Le 4 avril 2017, elle ani­me tou­jours avec Lau­rence Fer­rari, un débat opposant les onze can­di­dats à l’élec­tion prési­den­tielle, dif­fusé sur BFMTV et CNews ain­si que sur RMC, Dai­ly­mo­tion et Youtube.

Pen­dant la cam­pagne de 2017, elle s’il­lus­tre à plusieurs repris­es : ten­sions avec Marine Le Pen qu’elle cloue au pilori, ten­ta­tive mal­adroite de mon­tr­er sa « sol­i­dar­ité » avec Péne­lope Fil­lon, con­damna­tion de la polémique sur les emplois famil­i­aux de Fil­lon, poignée de main jugée com­plice avec Macron juste avant son meet­ing à Arras, échanges ten­dus avec le can­di­dat du NPA Philippe Poutou…

En 2020, Elkrief décide ne plus présen­ter son émis­sion 19H Ruth Elkrief, par souci de mieux équili­br­er sa vie per­son­nelle et pro­fes­sion­nelle. Fatiguée de courir après l’actualité, elle dit préfér­er désor­mais les longs for­mats et les inter­views exclu­sives : elle présente à la ren­trée 2020 une grande inter­view heb­do­madaire dif­fusée le same­di à 13 heures, puis red­if­fusée le soir-même.

Parcours militant

Le 27 sep­tem­bre 2010, le prési­dent de l’autorité pales­tini­enne, Mah­moud Abbas, ren­con­tre « un groupe de per­son­nal­ités juives » dont Ruth Elkrief. « Cette ini­tia­tive vient d’Ofer Bron­stein un mil­i­tant de Shalom Akhshav rési­dant à, Paris et prési­dent du forum pour la paix. Par­mi les per­son­nes con­nues, il y avait l’ancien grand rab­bin de France, le rab­bin René Sir­at, les jour­nal­istes Jean-Pierre Elk­a­b­bach et Ruth Elkrief, la prési­dente de l’Union des étu­di­ants juifs de France Arielle Schwab, l’ancienne secré­taire d’État de Chirac Nicole Guedj, Valérie Hof­fen­berg, Simone Rodin déléguée de l’American Jew­ish Com­mi­tee à Paris, le prési­dent du Mémo­r­i­al de la Shoah Éric de Roth­schild, le pro­fesseur de l’École Poly­tech­nique Alain Finkielkraut et d’autres. » (sources : www.fmradiosjuives.com ; www.lepoint.fr)

En décem­bre 2003, Ruth Elkrief ani­mait avec Rachid Arhab un meet­ing organ­isé par le col­lec­tif Deux peu­ples, Deux États pour soutenir le pacte de Genève (Israël/Autorité pales­tini­enne). Le col­lec­tif était com­posé de : Les Amis de Shalom Arshav (La Paix Main­tenant) — Groupe de con­tact européen des accords de Genève – l’hebdomadaire Mar­i­anneAsso­ci­a­tion pour un judaïsme human­iste et laïque (AJHL) SOS Racisme — Ni putes, ni soumis­es — Radio Shalom — Le Mou­ve­ment de la paix — Le Con­seil français des musul­mans laics — L’Union des familles laïques — Le mou­ve­ment des musul­mans laïcs — Insti­tut Pierre-Mendes-France — Cer­cle Bernard Lazare — Hachomer Hatzair – Ani­mafac.

« Sur le ter­rain des con­vic­tions, elle se définit comme répub­li­caine et fémin­iste. “Je suis extrême­ment attachée à la République et à ses rites.” Elle vote à chaque élec­tion depuis 1981 mais ne s’est déplacée à aucune pri­maire. Elle n’en dira pas davan­tage. Pourquoi le ferait-elle ? Même ses deux filles ne savent pas pour qui elle vote », Le Nou­v­el Obser­va­teur, 04/04/2017.

Publications

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Collaborations

Sep­tem­bre 2013 : Invitée chez l’écrivain Marek Hal­ter pour célébr­er le Nou­v­el An juif (Roch Hachana) avec notam­ment le pre­mier min­istre, Jean-Marc Ayrault, deux min­istres du gou­verne­ment : Yam­i­na Ben­guigui, min­istre déléguée auprès du min­istre des Affaires étrangères, chargée de la Fran­coph­o­nie et Michèle Delau­nay, min­istre déléguée auprès du min­istre des Affaires sociales et de la San­té, chargée des per­son­nes âgées et de l’Au­tonomie. « Le monde poli­tique, de droite comme de gauche était bien représen­té avec Harlem Désir, Pre­mier secré­taire du Par­ti Social­iste, David Assouline, Anne Hidal­go, Pierre Aiden­baum, Bernard Kouch­n­er, Valérie Pécresse, Frédéric Lefèb­vre, Nicole Guedj ou encore Jean-Jacques Curiel du Par­ti rad­i­cal. Par­mi les nom­breux représen­tants du monde de la presse : Ruth Elkrief, Chris­tine Ock­rent, Éti­enne Mougeotte Alain Chouf­fan du Nou­v­el Obser­va­teur et Judith Wain­traub, du Figaro. On notait égale­ment la présence de Samuel Pis­ar et de son épouse, de Gérard et Claude Unger, de Car­o­line Fourest, de Gérard Miller, de François Weil, recteur de l’A­cadémie de Paris, des pro­fesseurs Dominique Reynié et Philippe Théry, du pro­duc­teur Tarek Ben Ammar, de Duc Co Minh, prési­dent du Club d’Ini­tia­tive des Français d’O­rig­ine Asi­a­tique, de Claude Barouch de l’UPJF et de son épouse, d’Hen­ri Cukier­man et de son épouse, de Macha Méril et de Chan­tal Thomass. Très entouré, l’i­mam de Dran­cy, Has­sen Chal­go­u­mi, récem­ment vic­time d’une agres­sion en Tunisie, se déplaçait dif­fi­cile­ment avec des béquilles. À ses côtés, très pro­tecteur, le père Alain Mail­lard de la Morandais. Plusieurs respon­s­ables du CRIF étaient présents : Jean-Pierre Allali et Arié Bensemhoun, mem­bres du Bureau Exé­cu­tif, Paul Rechter, con­seiller du prési­dent Roger Cukier­man, et Patrick Klug­man, mem­bre du Comité directeur. » (source : crif.org)

En octo­bre 2011, elle par­ticipe avec sa mère au déje­uner de souc­cot (une grande fête juive) à la syn­a­gogue de Neuil­ly-sur-Seine au prof­it de la crèche de la ville israéli­enne de Kfar Saba, déje­uner organ­isé par l’Organisation inter­na­tionale des femmes sion­istes (WIZO : Women Inter­na­tion­al Zion­ist Organ­i­sa­tion) dont sa mère est mem­bre « de longue date ». (Source : Wizo d’ici et d’ailleurs jan­vi­er 2012).

« Secré­taire nation­al de l’UMP, Guil­laume Pelti­er promeut le bilan du prési­dent de la République et les réformes du quin­quen­nat dans les medias. Il inter­vient à la télé, chaque mar­di à 19h30, dans un débat ani­mé par Ruth Elkrief sur BFMTV » (doc­u­ment élec­toral de Guil­laume Pelti­er pour les élec­tions lég­isla­tives de juin 2012).

En octo­bre 2011, elle par­ticipe à un débat avec Dov Alfon, directeur de la rédac­tion du jour­nal Haaretz Israël, sur le thème : « Médias tra­di­tion­nels et révoltes pop­u­laires ? » lors du Forum de Lyon organ­isé par le jour­nal Libéra­tion.

En novem­bre 2010, elle par­ticipe à un débat avec Michèle Fitous­si, à l’occasion de la paru­tion de l’ouvrage Hele­na Rubin­stein, la femme qui inven­ta la beauté au musée d’art et d’histoire du judaïsme (lien).

En mai 2010, à l’occasion de la 2ème édi­tion des « Assis­es Nationales de la lutte con­tre les préjugés » organ­isées par l’Union des étu­di­ants juifs de France (UEJF), SOS Racisme et les sig­nataires du Man­i­feste du Vivre-Ensem­ble à l’IEP Paris, elle ani­me la table ronde « Les préjugés libérés en 2010 ? Tous acteurs et tous vic­times », avec Louis Schweitzer, prési­dent sor­tant de la HALDE ; François Dur­paire, his­to­rien ; Kais Mar­zou­ki, directeur du ser­vice de sou­tien à la vie asso­cia­tive à l’ACSE et Éric Fassin, soci­o­logue.

En décem­bre 2008, elle ani­me le débat « propo­si­tions pour struc­tur­er la crois­sance » entre Jacques Attali, prési­dent de la com­mis­sion pour la stim­u­la­tion de la crois­sance française, et Jean-François Copé, ancien min­istre, prési­dent du groupe UMP à l’Assemblée nationale, lors des « Entre­tiens de Roy­au­mont » dont le thème prin­ci­pal est : « Struc­tur­er la crois­sance française ».

Tou­jours en décem­bre 2008, aux journées de clô­ture des états généraux des Cham­bres de com­merce et d’industrie (CCI), elle ani­me la deux­ième séance plénière inti­t­ulée : « Les CCI de demain au cœur d’une économie mon­di­al­isée ».

Par décret du 11 juil­let 2008 (Jour­nal offi­ciel du 13 juil­let 2008), elle a été nom­mée cheva­lier dans l’Ordre nation­al de la Légion d’honneur par Chris­tine Albanel, alors min­istre de la Cul­ture.

En 2007, elle est inter­rogée par le Haut con­seil à l’intégration sur la ques­tion du « loge­ment des per­son­nes immi­grées ».

En sep­tem­bre 2002, elle ani­me les tables ron­des « Pri­or­ité Sécu­rité routière. Un ren­dez-vous nation­al pour agir » organ­isées par le min­istère de l’Équipement et des Trans­ports. Allo­cu­tion de Gilles de Robi­en et de Nico­las Sarkozy, Min­istre de l’Intérieur.

En 2000, elle est lau­réate du Trophée Whirlpool « Com­mu­ni­ca­tion »

Ce qu’elle gagne

Le site de l’Observatoire des médias, Acrimed, citant un arti­cle de Cap­i­tal d’octobre 2001 sur les « ménages » (déf­i­ni­tion : « presta­tions des jour­nal­istes qui met­tent leur notoriété au ser­vice de l’animation de débats en tous gen­res ») des jour­nal­istes : « Ruth Elkrief, bien qu’elle nég­lige, paraît-il, les réu­nions pré­para­toires, vaudrait 75 000 F » (soit 11 433 euros). Dans le livre Le tien du mien. Regards sur les con­flits d’intérêts dans l’information, l’auteur Bertrand Ver­fail­lie cite le chiffre de 15 000 euros pour un ménage. Selon lui, « les ménages et autres bro­cantes s’exercent au grand jour, en pub­lic. Mais l’argent que rap­porte aux jour­nal­istes ces ani­ma­tions de col­lo­ques ou sémi­naires est rarement sur la table. Un ani­ma­teur-chroniqueur d’Europe 1 avait frap­pé fort, en 2006, en lâchant des chiffres à l’antenne ».

Sur BFMTV elle touche un salaire men­su­el de 15.000 € selon Télé2Semaines paru en jan­vi­er 2017 ; en 2012, selon la même pub­li­ca­tion, elle avait un salaire de 11.000 € men­su­els.

Selon Le Dauphiné Libéré, qui prend plus de pré­cau­tions, son salaire estimé est supérieur à 10 000 € par mois.

Elle l’a dit

«  C’est une fig­ure qui a émergé, beau­coup plus sym­pa­thique qu’en 2012, mais sur le fond per­son­ne n’a regardé ce qu’il pro­pose. Deux cent mille fonc­tion­naires de plus, grand emprunt de 100 mil­liards, aller rené­goci­er l’Europe et con­vo­quer une Con­sti­tu­ante… C’est pas la paix, ça, c’est la guerre civile. Je vous passe la fis­cal­ité, on va tous pay­er plus d’impôts.  Si la paix de Jean-Luc Mélen­chon, c’est la paix de Vladimir Pou­tine, très peu pour moi. Le dis­cours de l’URSS des années 50, c’est le dis­cours de la paix », au sujet de Mélen­chon sur BFMTV, 10/04/2017.

« Cette cam­pagne est mon­strueuse, glauque, dure, insta­ble. Nous sommes dans une phase de décom­po­si­tion et, pour l’in­stant,  je peine à voir la recom­po­si­tion », Le Nou­v­el Obser­va­teur, 04/04/2017.

« Rater, c’est tou­jours une bonne expéri­ence, philosophe aujour­d’hui la jour­nal­iste. On com­prend, on apprend, on se renou­velle », ibid.

« Est-ce que vous avez l’in­ten­tion de feuil­leton­ner encore longtemps ? Vous le savez, c’est une forme de poi­son lent qui va, en l’oc­cur­rence, peut-être influer sur le déroule­ment de l’élec­tion prési­den­tielle ? », au rédac­teur en chef du Canard Enchaîné Louis-Marie Hore­au, au sujet du Pene­lope Gate, sur BFMTV le 01/02/2017.

« Ce qui m’in­quiète plus, c’est la péri­ode d’é­gal­ité totale du temps de parole durant les cinq dernières semaines de la cam­pagne. Est-ce qu’on va pou­voir faire du jour­nal­isme avec cette égal­ité stricte ? Je com­prends le principe dic­té par le CSA, mais je pense que sur cinq semaines, c’est trop long et que ce n’est pas si équitable, si jus­ti­fié que cela. » Le Figaro - 24 jan­vi­er 2012

« Une règle : ni Marine Le Pen, ni Tariq Ramadan » Ruth Elkrief, BFMTV — 25 mars 2011

« Marine Le Pen con­tin­ue de mon­ter, atten­tion ». Ruth Elkrief, BFMTV — 10 décem­bre 2010

« Nous avons tous envie de croire que ces révo­lu­tions, pour qu’elles restent uniques, parvien­dront à éviter l’écueil des précé­dents mou­ve­ments de libéra­tion nation­al­istes arabes : l’antisémitisme » Ruth Elkrief, BFMTV – 1er févri­er 2011

« Mer­ci aus­si aux familles français­es d’origine immi­grée (…) Mal­gré tous les dis­cours dis­crim­i­nants, elles per­me­t­tent à la France de voir l’avenir en rose. » BFMTV — 18 jan­vi­er 2011

Sa nébuleuse

Son époux, Claude Czechovs­ki, respon­s­able du con­seil et de l’intégration des sys­tèmes pour la région EMEA (Europe, Moyen-Ori­ent et Afrique du Sud) et dirigeant des activ­ités inter­na­tionales de l’entreprise améri­caine Com­put­er Sci­ences Cor­po­ra­tion, un des lead­ers mon­di­aux des ser­vices infor­ma­tiques.

Très liée à la CIA (ser­vices secrets améri­cains), la société Com­put­er Sci­ences Cor­po­ra­tion est accusée « d’avoir aidé à organ­is­er des vols secrets du gou­verne­ment améri­cain de per­son­nes sus­pectes de ter­ror­isme » vers des bases secrètes améri­caines situées prin­ci­pale­ment en Europe (sources : www.guardian.co.uk 1 ; www.guardian.co.uk 2). En out­re, la Com­put­er Sci­ences Cor­po­ra­tion avait racheté en 2003 (avant de la céder en 2005), l’une des plus impor­tantes sociétés mil­i­taires privées au monde, la Dyn­corop Inter­na­tion­al, employ­ant « 26 000 per­son­nes avec un chiffre d’af­faires de 2,3 mil­liards de dol­lars en 2002, dont 98 % avec le gou­verne­ment des États-Unis ». (Wikipé­dia)

Alain Weill (mem­bre du Club Le Siè­cle), prési­dent du groupe Nex­tRa­dioTV, pro­prié­taire de RMC, BFM Busi­ness, BFMTV, du Groupe 01 (ex Groupe Tests).

Ils ont dit

« Hier, on a atten­du jusqu’à 14h53 la nom­i­na­tion du Pre­mier Min­istre, elle a par­lé, par­lé, par­lé, sans s’arrêter depuis le matin. Quand on attendait la con­férence de presse de Fil­lon qui ne venait pas, c’était pareil. Quand on attendait le ral­liement de François Bay­rou qui n’est jamais venu, c’était pareil. Pri­maires de la droite, pri­maires de la gauche, débats des pri­maires, débats d’avant-scrutin, débats d’entre-deux tours, affaires, votes, com­men­taires des résul­tats, Ruth Elkrief par­le », Sonia Dev­illers pour France Info, 16/05/2017.

« Le banal devient l’exceptionnel, l’exception une banal­ité. Les sur­réal­istes auraient adoré. Or, en quoi con­siste ce ren­verse­ment séman­tique ? A faire par­ler Ruth Elkrief. Huit mois qu’elle par­le, par­le, par­le, par­le, par­le avec son sautoir autour du cou. Ce n’est plus de la per­for­mance à ce stade, c’est du hap­pen­ing artis­tique », ibid.

« La pau­vre, chaque fois que j’al­lume ma télé, elle dit une con­ner­ie, je vais arrêter ! Si Les Guig­nols étaient encore ce qu’ils étaient, je vous fiche mon bil­let qu’elle serait LA jour­nal­iste de la cam­pagne », Char­line Van Hoe­nack­er à son sujet, Grazia, 06/05/2017.

« Faute de mar­i­on­nette, Char­line en a fait un per­son­nage récur­rent de ses chroniques. Une fig­ure du jour­nal­isme à qui elle prête des infor­ma­teurs comme “Paco Rabanne ou Eliz­a­beth Teissier” , une par­faite “pom-pom girl” pour les meet­ings de Fil­lon, quand elle ne feint pas de la plain­dre face à la tour­nure prise par la cam­pagne d’un ” c’est vrai quoi, main­tenant Ruth est oblig­ée de lire le Canard enc »haîné et Medi­a­part ! », ibid.

« Son plateau est un pas­sage obligé. Elle a la meilleure place des stands de télé dans les meet­ings. Quand, à celui de Benoît Hamon, le 19 mars dernier, Chris­tiane Taubi­ra ne donne qu’une inter­view télévisée, c’est à elle », ibid.

« Sur ‘le secret des affaires’ comme vous dites : vous ne con­nais­sez pas le texte, vous ne l’avez pas lu. Vous vous êtes con­tentée de lire une dépêche AFP. Ce n’est pas un tra­vail de jour­nal­iste, ça ! », Marine le Pen répon­dant à Ruth Elkrief, sur BFMTV, le 28/04/2017.

« Madame, excusez-moi mais c’est un inter­roga­toire là? Je croy­ais que c’était un débat. Il sem­blerait que là les pro­cureurs, tout d’un coup, aient mis leur veste non? Leur robe peut-être? », Marine le Pen qui répond à une de ses ques­tions, lors du débat de la prési­den­tielle, le 04/04/2017.

« Emmanuel Macron était l’in­vité de BFMTV, mer­cre­di 26 avril, à Arras (Pas-de-Calais), juste avant son meet­ing. Le mini plateau de la chaîne d’in­for­ma­tions se trou­vait à deux pas de la scène, juste der­rière un rideau. Alors que le can­di­dat d’En marche ! quitte le plateau, la jour­nal­iste Ruth Elkrief, qui est en plein direct, plisse des yeux et lève la main pour le saluer. L’an­cien min­istre de l’E­conomie lui serre alors la main de façon très rapi­de », France Info, 27/04/2017.

« Pour Ruth Elkrief, ce qui est gênant, ce n’est pas que M. Poutou invec­tive les can­di­dats en les appelant unique­ment par leur nom de famille. Non, ce qui offusque la jour­nal­iste, c’est que cer­tains spec­ta­teurs osent répon­dre par des applaud­isse­ments à ce qu’elle-même s’applique à faire ressem­bler à un show en cher­chant par ses ques­tions à dress­er des can­di­dats l’un con­tre l’autre ou en leur coupant sans cesse la parole pour leur pos­er des ques­tions aux­quelles ils sont pré­cisé­ment en train de répon­dre. Le jour­nal­iste mod­erne, en effet, n’est pas là pour pass­er les plats, il doit être le cen­tre du débat. Si polémique ou irrévérence il y a, il faut qu’il en soit l’instigateur », Causeur, 06/04/2017.

« Comme Ruth Elkrief ne peut pas se mon­tr­er en train de télé­phon­er ou de pré­par­er un sujet sur son ordi­na­teur comme les jour­nal­istes de FranceTV info ou de Cash inves­ti­ga­tion, elle rap­pelle sa présence en inter­rompant les can­di­dats à tout va au cas où l’exposition du pro­gramme de l’un d’eux deviendrait trop flu­ide et lui vol­erait la vedette. Ou pire, qu’un « petit can­di­dat » parvi­enne à déclencher les rires d’une par­tie du pub­lic », ibid.

« On veut bien inviter les « petits » can­di­dats, à con­di­tion qu’ils restent à leur place. Il ne faudrait pas qu’ils fassent trop d’ombre aux favoris des sondages et encore moins aux jour­nal­istes, les véri­ta­bles stars des débats. Ruth Elkrief est déjà trop bonne d’accepter qu’on l’interrompe aus­si sou­vent », ibid.

« Fig­ure tutélaire de la toute-puis­sante chaîne info, qu’elle a inau­gurée un soir de novem­bre 2005 et sur laque­lle elle règne depuis main­tenant douze saisons, Ruth Elkrief nous a don­né ren­dez-vous à l’heure du petit déje­uner dans un salon de thé du 6e arrondisse­ment parisien. Elle y a ses habi­tudes », Le Nou­v­el Obser­va­teur, 04/04/2017.

« Cette prési­den­tielle est un peu la sienne. En pre­mière ligne depuis les prémices de la cam­pagne, Ruth Elkrief bouffe du direct, court les meet­ings, ani­me les grands débats télé, jon­gle entre sa quo­ti­di­enne et des inter­views de can­di­dats réal­isées depuis leur QG. Elle est incon­testable­ment “le” vis­age cathodique de cette élec­tion », ibid.

« Les poli­tiques la recherchent. Un pas­sage chez Ruth est, pour eux, un ren­dez-vous impor­tant », Alain Weill à son sujet, ibid.

« Mal­gré un rapi­de pas­sage rue Hérold [au Matin de Paris, en 1984–87], elle a le temps de se lier avec un jeune chroniqueur éco tou­jours prompt à apporter des infos sur le gou­verne­ment : un cer­tain François Hol­lande. Ruth Elkrief sera, des années plus tard, une famil­ière des dîn­ers du cou­ple Hol­lande-Roy­al », ibid.

« Elle n’est pas jour­nal­iste, mais édi­to­ri­al­iste, c’est à dire qu’elle par­le avant tout en son nom, c’est son avis per­son­nel qui perce à tra­vers de longs moments de direct, elle dit exacte­ment ce qu’elle pense, sans cacher ses sym­pa­thies. Elle est beau­coup plus proche du pou­voir que du con­tre-pou­voir que peu­vent incar­n­er les jour­nal­istes », un col­lab­o­ra­teur d’Arrêts sur Images à son sujet, Les Inrocks, 19/02/2017.

« Les ques­tions posées par Ruth Elkrief ne ressem­blaient guère à celles d’une inter­vieweuse, mais plutôt à celles d’une avo­cate des insti­tu­tions européennes. Un cas exem­plaire de ces inter­views « made in Troï­ka », dont la moti­va­tion prin­ci­pale ne sem­ble pas être celle d’informer, mais plutôt de défendre un point de vue anti-Tsipras sous cou­vert de « ques­tions » large­ment inspirées par les afi­ciona­dos de l’eurocratie. Peut-être dira-t-on que Ruth Elkrief se fait l’avocate du dia­ble. Mais la ressem­blance avec une pro­cureure ne laisse plan­er aucun doute : elle se com­porte en attachée de presse de la Troï­ka », Acrimed, le 02/07/2015 au sujet de l’in­ter­view de Jacques Sapir, qui por­tait notam­ment sur la Grèce, le 29/06/2015 sur BFMTV.

Marine Le Pen : « Vous êtes aveuglée par votre défense de la caste et des élites et votre admi­ra­tion absolue que vous avez pour Nico­las Sarkozy et vous exprimez en toutes cir­con­stances et la mal­hon­nêteté que vous avez à présen­ter mes idées […], mais ce n’est pas grave, je com­prends, c’est un réflexe de caste de votre part, vous défend­ez en sorte la classe à laque­lle vous appartenez, […] cela fait une grande dif­férence et je pense que les Français ne seront pas dupes de cette grande dif­férence. » BFMTV — 19 févri­er 2012

Chris­tine Albanel, min­istre de la Cul­ture lors de la remise des insignes de cheva­lier dans l’Ordre nation­al de la Légion d’honneur le 26 jan­vi­er 2009 : « Vous êtes remar­quée par votre ton direct, sans com­plai­sance, votre imper­ti­nence à peine masquée par votre charme et votre sourire. Vous avez l’art de pos­er les ques­tions qui font mouche, avec une vraie volon­té de com­pren­dre vos invités, mais en vous plaçant tou­jours du côté du téléspec­ta­teur. Ces qual­ités ont fait de vous l’une des plus grandes inter­vieweuses du PAF (…) Par votre tal­ent, votre intel­li­gence, vos qual­ités humaines, vous incar­nez ce que le méti­er que vous avez choisi a de plus pas­sion­nant et de plus noble. »

Le patron de Medi­a­part, Edwy Plenel, sur sa Légion d’Honneur : « Dans l’am­ple pro­mo­tion du récent 14 juil­let, on trou­ve donc quelques égarés, oublieux des règles de dis­tance et d’indépen­dance qui, en théorie, fondent et légiti­ment leur iden­tité pro­fes­sion­nelle. L’in­tel­lectuel sup­posé­ment cri­tique et le jour­nal­iste sup­posé­ment libre ne devraient-ils pas s’en­têter à refuser ces dis­tinc­tions éta­tiques qui les annex­ent, les apprivoisent et les cir­con­vi­en­nent ? (…) Quant à notre méti­er, chaque fournée (Légion d’honneur) égrène quelques noms sym­bol­isant sa prise en otage. On remar­que, cette fois, ceux de Ruth Elkrief, nom­mée cheva­lier au titre de ses “vingt-trois ans d’ac­tiv­ités pro­fes­sion­nelles” ».

Pho­to : cap­ture d’écran vidéo Le Figaro Live

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